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 Jeter les armes |Appel du Loup|

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Épopée des Lucioles
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MessageSujet: Jeter les armes |Appel du Loup|   Dim 1 Juil - 17:17


Épopée des Lucioles




Jeter les armes
feat. Appel du Loup

«Tu n’es pas responsable, Luciole.»

Ses mots m’étreignent, tentative futile d’interrompre ma contemplation pensive de ces événements. La chose m’obsède. Je ne peux plus fonctionner sans y revenir sans cesse malgré tous mes efforts pour m’en détacher. Parmi la forêt de brume, j’entends sa voix au loin, son Appel qui détruit tout ce que j’ai mis du temps à construire. Pourquoi dois-je être si fragile? Si vulnérable? Je jette un coup d’œil vers la silhouette étoilée qui me scrute depuis les ombres. Elle s’avance, toujours à ma poursuite, toujours aussi désespérée. Je croise son regard, celui là si ancien et pourtant jeune et inexpérimenté. Je sens qu’il cherche les mots pour me sortir de ma propre prison, mais je me cambre et m’éloigne à nouveau. Heureusement, il est persistant. Il a vu d’autres plus obstinés avant moi. Il n’a jamais abandonné.

«Tous ne peuvent pas t’aimer, tu sais?»

«Bien sûr que s…»

«Crois-moi, j’ai essayé. J’ai même perdu une vie à cause de cette idée naïve. Puis j’ai perdu toutes les autres en me disant qu’on m’aimerait si je les défendais tous. Je regrette encore cette décision, Luciole, et maintenant je te vois sacrifier les mêmes parts de toi. Ça suffit.»


Je détourne les yeux. On m’a dit, on m’a conté. Comment le brave Étoile Sombre a foncé dans la mêlée, furieux, destructeur. On m’a dit comment il est mort, surchargé. On m’a dit qu’il a donné sa vie pour nous. Je n’aime pas ces discours, plus avoir l’avoir connu dans le monde des songes là où il tente de veiller sur moi malgré toutes mes réticences.

«Je ne comprends pas, Étoile Sombre. J’essaie si fort. J’ai tout tenté, mais ce n’est jamais suffisant.»

«Tu crois qu’il s’en soucie? Épopée des Lucioles, il ne mérite même pas tout ce que tu fais pour lui. Ce qui le pousse à la haine lui appartient. Même si c’est difficile pour toi à admettre.»

«Va t’en!»


Je m’éveille. La nuit est encore sombre, le ciel derrière le couvert des arbres piqué d’étoiles. Je soupire, la tête encore alourdie par le poids des songes, les réflexes émoussés. Je mets un moment à réaliser que j’ai trouvé sommeil au pied d’un chêne, loin encore une fois de la tanière des guerriers. De toute manière, je n’y trouve pas la paix depuis ma conversation avec Appel du Loup, que je tente désormais d’éviter. Partagée encore la rancœur et le désespoir, j’ai préféré opter pour une approche prudente. De m’éviter une fois de plus ses reproches creux. Il a voulu détruire ce masque qui me permet d’avancer, il n’a pas vu que c’était nécessaire. Et à présent, il a raffermi mes défenses. Je ne sais plus à quand remonte ma dernière conversation sincère. Je me suis perdue à mon propre jeu, mais celui-ci me rend un peu malade aussi. Je ressens encore une fois les brûlements au creux de mon estomac, ceux-là que j’ai décidé de ne pas traiter. Mon frère, je préfère ne pas le mêler de mes histoires.

Je m’étire à travers une aube paresseuse. Le Clan, bientôt, se lèvera. Je devrai distribuer les tâches et m’enquérir du bien-être de chacun. Pourtant, aujourd’hui je n’ai que l’envie de fuir. Loin vers l’horizon, loin pour qu’on ne me trouve plus. Lorsque je sens ma gorge me piquer, je décide de plutôt obéir aux responsabilités qui me pèsent. Les pensées m’affligent; je me dirige par automatisme en direction du campement. Étoile Sombre m’a souvent dit de suivre mes pattes car elles connaissent le chemin du cœur. Aujourd’hui, ces pattes me mènent directement au cœur d’un trou que j’ai manqué de repérer. La chute me tire un cri qui bientôt s’étouffe. Je me heurte contre les parois et atterris lourdement contre ma patte avant droite. Le choc envahit tout mon corps et je peine à reprendre ma respiration devant la violence de cet atterrissage. Je vois sans mal l’ouverture par laquelle je suis entrée, mais je sais que je ne parviendrai jamais à y grimper, les parois trop raides pour me permettre de m’y hisser avec mes trois pattes fonctionnelles. Je lèche frénétiquement ma patte blessée, inutilisable, les larmes me venant aux yeux. Entre deux léchées, j’appelle pour qu’on vienne me sortir de là, tremblante et en proie d’une grande douleur. Les parois de ma prison semblent se refermer un peu plus contre moi et je me sens paniquer.

Pourvu qu’on me trouve.
(c)Golden

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Mélodie des Étoiles
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MessageSujet: Re: Jeter les armes |Appel du Loup|   Ven 13 Juil - 19:41

Jeter les armes
Épopée des Lucioles & Appel du Loup
Half in the shadows
Half burned in flames


Il sort à contrecœur de la torpeur bienfaitrice. Le sommeil lui apporte chaque nuit la paix qu’il ne trouve plus nulle part ailleurs. Devoir s’éveiller reste tous les matins la même épreuve, et les bruits du camp ne le motivent pas vraiment. S’ils sont parfois rassurants, ils sont bien plus souvent irritants, surtout en ces jours. Mais aujourd’hui, lorsqu’il ouvre les yeux, tout est silencieux. Les félins dorment encore. Une silhouette floue lui jette un coup d’œil avant de sortir de la tanière, et ça lui revient. Patrouille de l’aube. Il ne sait plus qui sont ses co-équipiers, n’en a pas grand-chose à faire. Au lieu de suivre celui qui l’a réveillé, il prend le temps d’ajuster sa vision encore troublée par les brumes du sommeil. Ses yeux cherchent une seule fourrure parmi toutes celles qui l’entourent, et ne la trouve pas. Il s’y attendait, elle n’était pas rentrée dans la tanière le soir précédent. Mais malgré lui une légère pique vient se ficher au creux de son ventre. Il ne comprend lui-même pas pourquoi il la cherche encore. S’il venait à poser ses iris sur elle, seul le ressentiment le récompenserait. C’est comme un tic, quelque chose d’inconscient dont il se rend compte seulement après l’avoir effectué.

Il soupire, une habitude depuis peu. Il se fait pitié à lui-même. Un ancien coincé dans la peau d’un jeune. Il a du mal à se lever et ne communique plus. Super, quel brave guerrier il fait. Il n’est plus qu’amertume. Il rejoint bientôt ses camarades, les salue brièvement, sans se gêner pour leur montrer qu’il n’est pas d’humeur à se pencher sur les derniers potins. Le soleil n’est même pas encore levé, le ciel de nuit grisâtre déprime encore plus le matou.

La patrouille se dirige vers la rivière. Les odeurs de la forêt et le chant des oiseaux apaisent un instant Loup, qui se calme et apprécie même pendant un court instant l’escapade. Mais lorsque les félins s’arrêtent sur les rives, il recommence à s’impatienter. Ses pensées tournent en rond dans son crâne sans sens. Il s’ennui, veut bouger. De l’air. Ici, il étouffe. Et pour ne rien arranger, des souvenirs indésirables l’importune. Ici, c’est exactement l’endroit ou il a tourné le dos à la lieutenante, faisant le vœu silencieux de ne plus jamais avoir à lui faire face. Et maintenant, ça revient le tourmenter. Fichue patrouille, il serait tellement mieux à dormir…

« Je vais… Hm, je vais marquer la frontière plus loin là-bas. On se retrouve plus bas. »

Il s’éclipse, s’enfonce à nouveau sous le couvert des arbres. Il se demande un instant s’il va vraiment s’arrêter et marquer la frontière. Mais non, aujourd’hui il n’en a pas la force. Comme très souvent en ce moment. Peu importe, il sortira une quelconque excuse au chef de patrouille plus tard. C’est bien la cadette de ses occupations. Il bifurque, s’éloigne dans la direction opposée le plus vite possible. Pourvu que le bruit de cette satanée rivière s’estompe vite, elle lui martèle sur le crâne, l’irritant au possible. Comme s’il ne l’était pas déjà assez, irrité, exécrable, exténué. Pourtant, il vient à peine de se lever.

Devant lui se dresse un pin. Appel du Loup s’arrête, prend le temps d’observer son environnement. La forêt des passages. Ouf, il a un instant craint d’avoir traversé une frontière. Mais il pense encore être chez lui, sinon une patrouille de l’ombre aurait déjà fait de la charpie de sa belle fourrure. Il avance prudemment, incertain. Il ne sait pas vraiment ou se trouve la frontière entre son monde et celui des ombreux ici. Il se fait ombre parmi les troncs, tente de taire le moindre de ses pas, s’entoure de silence. Celui-ci dure quelques temps, à peine troublé par les bruits de la nature, mais il vient vite être perturbé par autre chose, un petit bruit bien plus pressant et désespéré que le tranquille chant des oiseaux.  

Il croit d’abord se tromper, après tout les hallucinations auditives doivent être l’étape de plus qui le conduira vers la sénilité… Mais non, il a bien entendu. Quelqu’un appelle. Il se dirige vers la voix, pour découvrir quelqu’un de beaucoup trop familier au fond d’un trou. Peut-être n’avait-il pas reconnu la voix d’Épopée des Lucioles à cause de sa détresse ou du fait qu’elle venait de sous la terre… Peu importe, à présent il est face à elle, ou plutôt au-dessus, et totalement démunis.

« …il semble donc que quelqu’un là-haut tient vraiment à ce que nous nous retrouvions face à face le plus souvent possible ahah… »

Piètre tentative de blague, il sent l’échec de sa tentative arriver avant même qu’il ne finisse sa phrase. Il n’a jamais été doué pour l’humour ou le timing, et il vient encore une fois de se vautrer. Il tente vainement de reprendre contenance, puis se rend soudain compte que la guerrière n’a pas l’air au plus haut de sa forme.

« Euh-euh, tu vas bien ? Tu as mal quelque part ? Attends, je vais essayer de… »

Il cherche comment la sortir de là. Le trou n’est pas si profond que ça, quelques longueurs de queues au plus, mais assez pour que la remontée pose un véritable problème. Il faut une branche assez solide… Il s’éloigne quelques instants, ne sachant trop ce qui ferait l’affaire. Puis il trouve après quelques recherches un tronc tombé au sol. Il choisit une longue branche qu’il met de longues minutes à réussir à détacher du tronc, et revient finalement auprès de Lucioles.

« Tiens, je ne sais pas trop si ça va convenir… Tu crois que tu peux l’utiliser pour t’y agripper ? Et je vais essayer de te hisser. »

Il espère que ça va marcher, mais redoute dans le même temps l’instant où elle se tiendra devant lui. Comment est-il sensé seulement lui faire face ?

_________________

*Mélodie des Étoiles

Spoiler:
 


Lumy sourit en #cc6600. ~ Minuit songe en #009900. ~ Loup hurle en #006699. ~ Ardeur se moque en #cc0066. ~ Vestale danse en #9999cc.
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