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 Chapitre final.

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Cendres de Rosée
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MessageSujet: Chapitre final.   Lun 5 Mar - 19:39

C'est le début de la fin...

crédit : colacatinthehat on tumblr



La lutte contre les Etoiles Noires a été une guerre silencieuse mais bien réelle : voici comment elle s'achève. Avec ce sujet se termine donc l'Event qui a animé le forum durant plusieurs années, et ce pour préparer la suite que nous avons esquissée dans ce sujet.

star Le spoiler ci-dessous résume les derniers événements menant à la bataille finale des clans contre les Etoiles Noires. La lecture en est indispensable ! Car l'issue du conflit est déjà fixée - mais le destin de votre personnage, quant à lui, est entre vos pattes ! Vous êtes libres de répondre à la suite de ce post pour décrire la participation de vos félins et les inscrire dans la légende...
star Une seule contrainte : un seul post maximum par personnage ! Vous pouvez cependant poster un message pour chacun de vos persos, ou un seul pour tous, c'est comme vous préférez :3 Et bien sûr, les chatons et Solitaires ne sont pas autorisés à participer :p
star Pour le reste, vous êtes libres d'inventer des PNJ et de choisir l'impact qu'aura la bataille sur votre personnage : en sortira-t-il gravement blessé ou relativement indemne ? S'illustrera-t-il par sa bravoure ou bien fuira-il le combat ?

A vos plumes !


Il était une dernière fois, dans la forêt de Cerflblanc et au-delà... :
 

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Spoiler:
 

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Étreinte des Chouettes
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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Mer 7 Mar - 21:35



Chapitre final. (16)
-  This is the end, hold your breathe and count to ten.

10.
Elles ont deux lunes. Petite Clarté, Petite Étincelle, Petite Danse et Petite Aile. Elles sont déjà robustes et turbulentes, gigotant sur leurs quatre pattes et animant l'Astre plus que la tribu ne l'a jamais été. Je suis une mère comblée et je peux voir dans les yeux d'Ivoire qu'il n'aurait jamais rêvé de mieux. Je peux même entrevoir la carapace de Foi, ma chère sœur, s'effacer à mesure que les filles grandissent et l'accablent de leurs mignonneries. Je suis une Guide ravie, car je peux voir l'Astre se développer, telle une famille heureuse. Et pourtant ce soir, tout pourrait s'arrêter.

9.
Je ne sais pas pourquoi j'ai pris cette décision, pourquoi j'ai accepté de me battre aux côtés des cinq clans de la forêt. Après tout, Étoile Destinée l'a déjà dit elle-même: ce n'est pas le combat de l'Astre. Les Étoiles n'ont jamais nourri notre culture, alors pourquoi se battre pour elles ? Et les clans, qu'ont-ils fait pour nous, à part nous insulter et nous ignorer à cause de préjugés ? Peut-être qu'au fond de moi, j'ai envie de prouver à la forêt entière que l'Astre a totalement dépassé la Meute, que nous sommes différents et que nous méritons notre place ici. Ou peut-être que je me bats car je sais que cette fois-ci, je suis du côté des gentils. Ce n'est pas de ma faute si cette mère a perdu son chaton, mais celle des Étoiles Noires. Je peux me battre car je suis libre, et innocente.

8.
Ainsi je vous quitte, mes filles, mes chéries. J'espère de tout mon cœur qu'on se reverra et que je continuerai à vous voir grandir. Aujourd'hui, vous n'avez pas besoin de moi. Si on gagne, vous serez en sécurité pour toujours ; j'espère que vous serez fières de moi. Je vous laisse aux pattes des Astreux qui ne désirent pas se joindre à la bataille. Ne les haïssez pas pour cela, c'est leur choix et ils ont tous les droits de rester derrière. Faites ce que vous avez toujours fait: riez, dansez, courrez. Ne vous demandez pas pourquoi ce soir votre mère ne vient pas se lover contre vous pour dormir. Si vous fermez les yeux, vous pourrez me voir, car je serai toujours à vos côtés.

7.
Nous ne sommes pas beaucoup à attendre et le froid de l'hiver me glace l'échine ; ou peut-être est-ce la peur qui commence à se manifester et me dit de reculer. Il est encore temps, les clans ne sont pas encore arrivés. Je pourrais retourner en arrière, rejoindre ma famille et simplement m'endormir pour ne constater les dégâts de la bataille qu'au petit matin. Ce serait tellement simple - et tellement moi. Combien de fois dans ma vie ai-je fui ? Mais cette fois-ci, je ne peux pas, ou alors je serais bonne à exiler. Derrière moi, je sens la présence d'Ivoire qui me rassure. Il n'a pas hésité à venir lui non plus, prêt à protéger ses filles. Mais l'angoisse m'assaille: si on meurt tous les deux, qui s'occupera des prunelles de nos yeux ?

6.
J'ai à peine le temps d'y penser que j'entends les chats des clans dévaler les dernières parcelles de la forêt pour se réunir au cœur des Hautes Pierres. Ainsi, j'ai un bref aperçu de l'ampleur que forme tous ces chats lorsqu'ils se réunissent en assemblée et je me demande si l'Astre pourra un jour y prendre part. Peut-être, mais faut-il encore prouver que nous sommes capables de protéger la forêt, nous aussi. Je soupire et silencieusement je rejoins les clans pour me positionner auprès d'Étoile Destinée, seul pelage familier dans toute cette foule de chats mélangés. Certains ont peur mais la plupart dégagent une détermination contagieuse. Les Étoiles Noires partiront ce soir, ou alors ce seront les chats de la forêt. Dans tous les cas, un des deux disparaîtra. Et je prie le clan des Étoiles pour que ce ne soit pas nous.


5.
Une prière commune apparemment et une source de lumière commence à nous éblouir. Je tente de croiser le regard d'Ivoire, apeurée, mais je ne parviens même pas à distinguer sa silhouette dans toute cette luminosité. Je me mets en position de combat, bien décidée à ne pas me laisser surprendre par les spectres maléfiques. Mais je comprends à la réaction des chats des clans que tout le contraire est en train de se produire ; devant nous apparaît le clan des Étoiles. Cette fois-ci, les guerriers étoilés sont beaucoup plus visibles que lors de notre visite à la Pierre de Lune. Ils ne sont pas nombreux et pourtant leur force m'émerveille. Comment pourrais-je prétendre ne pas y croire après un tel spectacle ? J'en suis sûre désormais: j'ai la foi.

4.
L'Astre retrouve finalement son rôle de guide et je me rends compte que c'est à moi de montrer le chemin de la Pierre de Lune aux chats des clans. J'aimerais leur parler, pour qu'ils se souviennent de moi, de ma famille, mais je sais que ce n'est pas le bon d'un moment. Alors accompagnée par les Étoiles, je me lance à travers les grottes des Hautes Pierres et sans même hésiter je retrouve le chemin vers leur lieu sacré. Comme Typhon Nuageux auparavant, je m'amuse de voir les plus jeunes chats s'extasier devant la beauté de cette Pierre. Après tout, rares sont les chanceux qui ont l'occasion de la voir aussi resplendissante, placée dans l'axe parfait des rayons de l'astre nocturne. Le temps cependant n'est pas à l'émerveillement et tous les chats se lancent à travers la faille, ne formant presque qu'une entité abstraite qui se mouve sans bruit. La Plaine Étoilée n'a rien à envier à la Pierre de Lune, car je n'ai jamais visité un endroit aussi magnifique. J'ai l'impression que tout le clan des Étoiles s'y est réuni, prêt à se joindre aux chats de la forêt pour repousser les forces maléfiques. A ce moment-là, je suis sûre qu'on va gagner. Mais à quel prix ?

3.
La Forêt Noire me glace le sang, tellement que je dois reculer un instant avant d'y prendre place définitivement. Tout espoir semble avoir disparu et j'imagine que le soleil ne l'a jamais éclairée de ses rayons. J'ai la nausée et mes pattes tremblent. Je ne suis pas prête, et aucun chat ne devrait l'être ; les Étoiles Noires ont le dessus rien que par le champ de bataille. J'espère dans un dernier élan de lâcheté que les clans vont battre en retraite et s'avouer vaincus, mais les cinq meneurs n'ont pas l'air de cet avis et se lancent sur les Étoiles Noires sans grande hésitation, bien vite suivis de leurs guerriers et apprentis. J'adresse une dernière prière à qui voudra bien m'entendre cette fois-ci et je rejoins la mêlée de chats enragés. La bataille a commencé.

2.
Je me fiche bien que mes pattes soient ensanglantées et que mon crâne me fasse affreusement mal ; je me bats comme je ne l'avais jamais fait. Je mets à ma disposition toute mon énergie, ma force, mon apprentissage. C'est la première fois que je suis heureuse d'avoir été entraînée par la Meute ; ainsi je connais des techniques infaillibles et je mets au sol quelques adversaires sans grande difficulté. Les chats des clans ont même l'air de me faire confiance dans une telle situation, je me retrouve à leurs côtés à plusieurs reprises et, sans même communiquer, on parvient toujours à vaincre. J'avais peur de tuer, cette promesse de ne jamais recommencer que je m'étais faite en fuyant la meute ; mais peut-on vraiment tuer ce qui est déjà mort ? L'adrénaline a remplacé toute anxiété et de brefs coups d'oeil à Ivoire permettent de me rassurer. Nous allons gagner. Cette simple pensée suffit à me procurer encore plus d'énergie et de rage et j'espère que mes parents sont fiers de moi. Mes vrais parents, ces chats des clans qui peut-être se battent avec moi sans le savoir ; guerriers étoilés ou êtres vivants, je n'ai jamais été aussi proche d'eux. Alors je continue de me battre: pour eux, pour mes filles, pour Ivoire et pour cette forêt. Nous allons gagner.

1.
Ma foi vacille lorsque je vois le corps d'Étoile Sombre inerte sur un tapis de feuilles. J'ai à peine le temps d'y penser, mais j'espère que ce valeureux meneur trouvera sa place parmi ses Étoiles car il le mérite ; j'aurais aimé apprendre à le connaître et je m'accroche à notre seule conversation pour repousser un dernier attaquant. J'entends un cri et je comprends que la bataille est sur le point de se terminer. Les deux têtes des Étoiles Noires ont été vaincues et les quelques derniers guerriers restants finissent par s'exiler, dépités. Je retrouve Ivoire et compte avec une immense tristesse le nombre de cadavres qui habillent la Forêt Noire. Des Astreux y ont perdu la vie et une pointe de culpabilité m'envahit, car sans moi, ils ne seraient pas morts. Les Étoiles ne nous laissent cependant pas le temps de déplorer toutes nos pertes qu'elles s'empressent de refermer la faille, piégeant ainsi les Étoiles Noires à jamais. Je soupire, soulagée. C'est terminé. Et ce soir, je m'endormirai sous les étoiles, près d'Ivoire et de mes filles.

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Merci à Asyx, Desty, Ambrou, Cataries, & Lyx pour tout ce qui constitue ma signature, mes en-têtes de Rps et pour tout ce qui ne rentre pas ici. ♡
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Éclat de Rire
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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Jeu 8 Mar - 18:29

                                                   Nuage de Rose 
                           C'est le début de la fin.... 

 1° Avant, avant tout cela.
 
L'effevécence était au comble dans le clan du vent. Tout bougeait, tout le monde s'activait, mangait, reprenait des forces, tout ce qu'il fallait faire avant un combat acharné. Le clan sentait la peur, la peur et l'apréhension, ces deux odeurs qui ne présagaient rien de bon. Elles annoçaient la mort, le combat et le sang, tout ce qu'une jeune aprentie comme Nuage de Rose ne pouvait supporter, Tout ce qu'un aprenti ne pouvait supporter. Mais elle avait tenue à venir. Le mal vert était sortit de son corp, il y a à peine une nuit, et elle voulait partir avec son clan, à l'aventure. Avant sa maladie, elle n'aurait jamais voulue partir avec des gens qu'elle n'aimait pas, ou qu'elle ne connaissait pas, mais cette sensation de ne pas avoir été utile l'avait poussé à se battre, et a vaincre ceux qu'elle aimait encore moins. Plume de Lune avait insisté pour qu'elle reste au près d'elle ne serait-ce qu'une nuit, mais l'envie était trop forte, et elle avait voulue partir. La douleur persistait encore un peut, et elle la prenait parfois d'un coup, sans qu'elle puisse sans rendre compte, mais elle avait appris à la maitriser. La guérisseuse lui avait dit qu'elle garderait toujours des marques de la maladie, qu'elle aurait peut-être toujours très mal à certains moments,  mais que tout redeviendrait comme avant. Mais pour Nuage de Rose, rien ne serait jamais comme avant. Elle pensait sans cesse aux plantes, aux remèdes et aux autres choses des plus intéréssantes qu'elle avait put observer, jusqu'à hier, dans la tanière de la guérisseuse. Elle savait qu'elle aurait du mal à recommencer l'entrainement, qu'elle serait trop distraite pour s'appliquer, mais elle n'avait pas eu le courage de demander à Plume de Lune ce qu'elle pourrait faire. Tant pis, elle restera bloquée comme cela, toujours... A moins que... A moins que sa vie ne s'achève ici.. Elle n'osait pas y penser. 



Assise au millieu du camp, droite, sa queue enroulée autour d'elle, elle vivait peut-être en ces lieux les derniers moments de sa courte vie. Le soleil se couchait, et le rouge de ses derniers rayons s'unissait parfaitement avec le gris argenté des hautes pierres, où elle allait bientôt se rendre. Cet endroit l'avait toujours inquiété, et ce lieu symbolique sluifaisait quelque peut peur. Elle s'y était rendue, une fois, avec Plume de Sang, et elle avait vécu le moment, sans doute, le plus douloureux de sa vie. Après son passage au mal vert, bien sur... Elle avait tenté de manger un morceau de campagnol, mais l'envie n'y était pas, et elle avait donné la faim à un chaton, qui en avait sans doute plus besoin qu'elle. Sa maladie l'avait terriblement amaigrie, et on pouvait voir ses côtes à travers sa frêle shilouette. Elle aallait avoir énormément de mal à se battre, vraiment, mais c'était comme ça, elle ne pouvait pas rester ici, près des chatons. Elle avait encore du mal  à marcher, et le voyage serait pénible, mais elle assumait ses choix, et se battre était son choix. 



Alors qu'elle commençait à paniquer, et à se demander si tout cela était bien, si ce n'était pas trop dangeureux, un mouvement se fit autour de la sortie du clan, et, guidé par les trois membres du conseil, le clan du vent se drigie, peut-être, vers sa mort. Nuage de Rose voit les reines embrasser leur chatons, et les guerriers qui partent rassurer leur famille. Peut-être qu'il ne se verront jamais plus, peut-être que ce clan, ce placard ne leur ouvrir plus jamais ses portes....



2° Un voyage des plus longs... 



La longue traversée de la forêt commença. Enfin longue... Le Clan du Vent était le plus proche des Hautes Pierres, mais dans un cas comme celui de Nuage de Rose, le voyage est lent, très lent. Pourtant, le clan marche bien, presque vite, et tout le monde se presse. En fait, cette marche ressemble plus à une marche funéraire qu'à autre chose. La mine est triste, anxcieuse à l'idée de devoir se battre contre ceux qu'ils redoutent le plus. Mais l'espoir les anime, autant elle que ses compagnons. Personne ne parle, la marche se fait dans le silence. Le clan parait bien vide sans les boule d'énergies qu'on appelle chatons. Ou alors tout simplement, tout le monde est déprimé. Nuage de Rose marche au millieu, à côté de deux guerriers, et quelques aprentis qui lui sont inconnus. Pour une fois, elle ne se sent pas seule. Bien que ce ne soit pas le moment, elle est heureuse, pour une fois. Quand on oublie tout ce qui est entrain de se passer, tout va bien, tout. Mais oublier des choses comme celles ci sont difficles, très difficiles. 



La jeune aprentie ne peut retenir son excitation, elle sourit et saute, pouvant parraître très différent qu'à l'habitude. Et en effet,  elle l'est. Si seulement, elle pouvait éviter d'être comme cela dans des moments si triste. 



Nuage de Rose ne regardait pas où elle allait, elle suivait celui de devant, et elle ne s'était pas rendu compte qu'elle était arrivé aux Hautes Pierres, et que tous les clans étaient déjà arrivés. Elle a marché longtemps, sans aucun problèmes...



3° Papa et combat....

Sans qu'elle ai put dire ouf, des Etoiles apparaissent sous ses yeux émerveillés. Elles sont belles magnifique, et leurs fourrures argentés la fait rêver. Elles prononcent des paroles, parlent aux chefs mais elle n'écoute rien, trop occupé à les admirer, elles sont si belles ! Nuage de Rose rêve de devenir un jour aussi belles qu'elles, aussi merveilleuses et gracieuse. Elles sont mortes, mais la jeune aprentie lit en elles une forme de vie, l'espoir. L'espoir, qui, vit aussi dans les corps de tous ceux qui se sont rassemblés ici. C'est la première fois qu'elle est aussi optimiste, et cela lui procure une sensation étonnante, différente. Elle cherche des yeux Fleur d'Oranger, sa mère qui lui maque tant, mais qu'elle n'a vu qu'une seule fois dans sa courte vie. Toujours est-il, elle ne la trouve pas, elle n'a pas dut venir. En voyant les mères, les frères et les soeur, les amis s'embrasser rire ensemble, elle ressent un petit pincement au coeur. Ils s'aiment. 


Alors qu'elle continuait à rêvasser, des chuchotements la tire de ses pensées.  Elle entends alors ce qu'elle rêve d'entendre depuis sa naissance : Etoile de Mystère est délivrée ! Elle est comme délivrée d'un poid qui lui pesait sur les épaules depuis une éternitée, le poid de l'inquiétude. Sa mère va pouvoir reprendre une vie normale ! Enfin, sauf si elle meurt... 


Alors, le groupe commence à avancer, et elle peut découvrir les plaines qu'elle a toujours rêver de découvrir, les plaines étoilées de ses ancêtres. Elles sont magnifiques, avec ses herbes qui ondulent au vent comme ondulerait un des roseaux de la rivière, elles sont si éclatante de beauté que Nuage de Rose en est aveuglée. Elle a du mal à se rappeler qu'elle est là pour se battre, pour défendre la forêt. 

Alors,  tout commence à bouger, les premières Etoiles Noires à arriver, pareils à des spectres. Mais elle, ce n'est pas une mauvaise Etoile qu'elle voit s'approcher d'elle, mais son père. 

"Nuage de Rose.." Murmure t"il "Je te regarde depuis le début, tu as tellement grandis !"
Elle lui sourit, et lui saute dans les bras. Mais son visage s'assombrit aussitôt.

"Je n'aime pas te voir comme cela, ce n'est pas ta faute."

Alros qu'elle allait répondre, une Etoile Noire lui sauta dessus. Prise par surprise, elle ne peut se défendre aussi bien que normalement. Commence alors un combat acharné,  qui ne dura que quelques minutes... Alors qu'elle se battait avec rage, une crise de douleur la prit par le ventre, une crise qu'elle n'a put maitriser. Elle se tord de douleur, laissant, sans s'en rendre compte, Une chance à l'Etoile Noire de la tuer. Celle ci pose sa patte sur le coup de l'aprentie, eet celle ci voit la mort s'pprocher d'elle, encpuchonée. C'est une bipède, grande, mince, portant une cape en soie sur son dos. Elle tend la main à Nuage de Rose, mais celle ci s'acrroche au sol, refusant de partir. Mais, alors que la mort approchait dangeureusement sa main de la petite, celle cit reconnut une sihlouette différente, bien différente, celle de son père. D'un coup de griffe, il tua l'Etoile Noire qui s'était approchée de sa fille. 



C'était fini. Terminé. Dans un sourir, l'aprentie s'endormit, pour se réveiller, dans son clan, au chaud. N'était-ce qu'un doux rêvee ? 

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Étoile des Ouragans
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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Lun 12 Mar - 18:32




Réunis par les Étoiles, les clans ne forment plus qu'une seule griffe vengeresse, reprenant le Ciel et l’Éternel.

Je les vois se battre, tous, sans exception. Qu'importe la provenance de notre sang, qu'importe nos convictions et nos rivalités, tout est oublié à cet instant précis. Seul le combat, la rage et la mort dominent dans nos esprits. Je n'ai pas le temps d'observer mon environnement en détail, concentré sur la défense de mon corps et de celui des autres autour de moi. Je suis guidé par mon instinct, par ma foi et je me bats. Parfois je vois un guerrier étoilé à mes côtes, parfois c'est un membre d'un autre clan. J'en reconnais certains, d'autres non mais cela importe peu.

Mes oreilles sifflent tant l'intensité sonore de la bataille est puissante. Entre les cris, les feulements et les bruits de course, il semblerait que la Forêt Noire garderait à jamais une cicatrice de cette bataille, tout comme les clans. Impossible de savoir si nous allons nous en sortir, quel sera l'issu de la bataille mais notre haine et notre conviction sont si puissantes qu'il me semble impossible que nous perdions. Alors j'enchaîne les adversaires, les envoyant à terre mais prenant aussi de sales griffures et morsures. Je ne fais plus la différence entre le sang de mes ennemis et le mien et moi qui pensait que je ne sentirais pas la douleur, j'avais tort. Je la ressens, vive et brûlante mais je l'ignore car je ne dois pas m'arrêter. Non loin de moi, Rivière Mélodieuse se bat courageusement contre deux ennemis à la fois. Je viens l'épauler et nous réussissons sans aucun problème à vaincre les deux fantômes de la Forêt Noire, synchronisant nos coups et nos attaques. Je lui jette un regard pour savoir si tout va bien, m'inquiétant plus pour elle que pour n'importe qui à cet instant précis. Me sentant un peu coupable de penser ainsi, je repars dans la mêlée. J'entends derrière moi un nouvel ennemi me foncer dessus mais le temps de me retourner, un autre guerrier avait déjà intercepté sa course, à la vitesse de l'éclair. Un chat de petite taille, à la fourrure très longue et au regard bicolore.

Pendant ces quelques secondes de répit, j'aperçois Étoile Sombre un peu plus loin se battant corps et âme contre un Spectre. Je fonce à ses côtés et ensemble nous le repoussons sans problème. Sans une seconde pour se parler ou même se regarder, d'autres assaillants nous arrivent dessus et surveillant les arrières de chacun, nous continuons encore et encore à les envoyer au sol. A quelques longueurs de queue de moi, je vois un félin robuste aux poils argentés et rayés de noir se battre aux côtés d'un guerrier étoilé. A première vue, je dirais qu'ils sont de la même famille, sûrement frères. Je fonce vers eux pour empêcher une autre Étoile Noire de les prendre à revers mais après avoir donné quelques coups de griffes, une plainte terrible me glace le sang.

Je me retourne, juste à temps pour voir Étoile Sombre tomber au sol, soulevant un nuage de poussière noire. Par le Clan des Étoiles, non... Mon rythme cardiaque accélère, si fort que ma tête me tourne et que ma vision se trouble. Le temps que j'aide ces deux guerriers, une horde d’Étoiles Noires l'avait attaqué. Plus rapide que jamais, je cours vers mon ami, mon cousin, pour assaillir avec toute ma rage les défunts des ténèbres qui lui ont infligé sa blessure. Je suis plus violent que je ne l'ai jamais été, et que je ne le serai plus jamais. Je ne contrôle même plus mes mouvements et mon esprit est vide de toute conscience. Je parviens par je ne sais quel miracle à repousser les ennemis et je me jette près du corps du meneur du Tonnerre pour essayer de l'emmener dans un coin plus calme. Chacun de mes muscles peinent à la tâche et mes blessures me font terriblement mal. Cependant, je n'abandonne pas Étoile Sombre, jamais je ne le ferai. Et pourtant je me suis éloigné de lui au moment où il avait le plus besoin d'aide... Son souffle est faible et il laisse derrière lui une horrible traînée de sang. J'entends qu'il essaye de me dire quelque chose mais sa voix est brisée, je dois m'arrêter de le traîner pour approcher mon visage du sien. C'est alors que j'entends ses mots,  ses derniers mots qui me déchirent le cœur et serrent de plus en plus ma gorge. J'ai la sensation d'être étranglé, étranglé par les remords, la tristesse et le déni. Il me demande de partir, de me sauver et d'aller aider les autres. Il me parle de ses enfants, oh ses si jeunes enfants... Des larmes s'échappent de mes yeux, chose qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps. Ses chatons vont grandir sans leur père.

« Je les protégerai mon ami, je ne laisserai rien leur arriver, tu as ma parole... Tu as ma parole... »

C'est alors que j'assiste au moment le plus horrible de mon existence. Je regarde la vie quitter le corps de mon ami le plus proche et il n'y a rien que je puisse faire, je ne peux qu'être témoin du terrible spectacle qui s'offre à moi. J'aurais pu l'aider. Mon esprit bouillonne et ce n'est qu'après avoir laissé ma tristesse s'échapper violemment de moi que je peux le regarder une dernière fois avec une douleur immense mais aussi avec fierté. Il était parti, en tournant ses dernières pensées vers son clan et ses enfants. Pour un guerrier qui n'avait pas voulu être chef, il était mort comme un des plus grand, avec honneur.

« Que le Clan des Étoiles illumine ton chemin Étoile Sombre, et puisses-tu le rejoindre en paix... »

A peine ai-je fini de prononcer ces mots qu'une douleur insupportable me traverse le flan. Je tombe, lâchant un hoquet de douleur en heurtant le sol et regardant ma blessure. Elle est profonde et beaucoup de sang s'en échappe, à sa vue je ne peux m'empêcher d'avoir un haut-le-cœur. Mes yeux se tournent ensuite vers l’Étoile Noire qui m'a infligé ça alors que j'avais baissé ma garde. Elle se tient juste au-dessus de moi, prête à m’asséner le coup de grâce. Cependant, un mâle écaille de tortue que je reconnais surgit de nulle part sur mon agresseur pour le repousser. Masque Illusoire. Je n'ai pas le temps de voir l'issu du duel que tout devient flou autour de moi et que je m'évanouis, pour m'endormir pendant un long moment, près du corps de mon chef.

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Mélodie des Étoiles
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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Lun 12 Mar - 21:00

Musiques : Stephen - Crossfire & The Score - Revolution


 
Chapitre FinalWake me up the time is now. Can you hear the drumming? There’s a revolution coming.

And I keep wakin’ up, but it’s not to the sound of birds.

Elle erre dans le camp, ses pensées s’agitant un peu plus à chacun de ses pas. Elle tourne en rond, comme un lion en cage, promène encore une fois son regard autour d’elle. Elle se dit à chacun de ses regards qu’il est peut-être l’un des derniers, mais ne peut pourtant s’empêcher d’essayer de tout voir, de tout retenir. Elle s’imprègne de ce lieu dans lequel elle a grandi, et se raccroche à ses souvenirs avec l’énergie du désespoir. Elle quittera ce soir ce lieu entourée de camarades et d’amis. Et chacun d’eux sait qu’ils ne reviendront pas tous. Elle sait qu’elle ne reviendra peut-être pas. Elle ne peut qu’observer les préparatifs, l’âme secouée de doutes et de regrets, alors qu’elle essaye en vain de faire taire toute pensée de peur. Mais c’est trop tard pour reculer de toute façon, les guerriers s’avancent, menés par Valse des Étoiles. L’heure du départ a sonnée, et pendant un instant le camp s’emplit du silence lourd qui accompagne les adieux. Des promesses et des messages d’amour s’échangent entre ceux qui partent et ceux qui restent. Il n’y a point besoins de mots, les yeux seuls s’expriment. La lune ronde se lève, et les félins partent dans son sillage lumineux.

Dans l’obscurité, ils ne sont plus que des fantômes, silhouettes sombres sur un fond plus sombre encore. Seuls les yeux luisent tandis que les riverains gagnent les abords de leur territoire. Ils doivent pour aller jusqu’à la pierre de lune longer le territoire du vent. Mélodie Lumineuse frissonne, peu habituée aux bourrasques glacées qui emmêlent sa fourrure. Mais le contact de l’air sur sa peau lui est presque agréable, il lui permet de retrouver ses sens. Elle peut, en sentant cette sensation glaciale, se dire qu’elle est vivante encore. Elle garde sa volonté. La reine sait pourquoi elle se bat ce soir, et même si la peur la secoue toute entière de tremblements qu’elle tente de dissimuler aux yeux des siens, elle se sent à sa place. Elle se battra ce soir contre des ennemis qu’elle n’est pas sûre de pouvoir un jour voir ou toucher. Et elle ne croyait plus aux alliés, ces étoiles restées si longtemps trop silencieuse. Mais une chose est sûre, pour rien au monde elle n’aurait pu rester au camp, sachant que des amis partent sans elle vers la mort. Et puis, plus que tout le reste, il y a ces futurs chatons, une famille qu’elle veut voir grandir sans dangers dans un monde sûr. Elle préparera ce monde pour ses enfants s’il le faut. Alors elle avance, tente d’apercevoir en se retournant des visages familiers, se rend vite compte que l’obscurité gomme tout. Mais la vision des guerriers prêts au combat suffit à réchauffer son cœur. Les combattants s’arrêtent près du chemin du tonnerre désert durant la nuit, traversent par petits groupes. Les monstres rugissants ne font pas tellement peur à la femelle rousse ce soir, quand elle sait ce qui l’attend au bout du chemin. Puis elle peut sentir sous ses pattes les pierres taillées par la pluie et les années. Les senteurs des autres clans parviennent à ses narines. Ils approchent du but.

Enfin, l’ombre de la cavité apparaît devant eux, masquée par une multitude de chats aux fourrures et odeurs différentes. Mélodie Lumineuse avait oublié combien les matous présents durant les assemblées étaient nombreux, et elle a l’impression qu’ils sont en cette nuit une véritable armée. Le mot est bien choisi, mais elle ne s’en rend compte seulement après que cette pensée ait traversée son esprit. Ils sont en ces lieux ce soir pour se battre, pour faire couler le sang de démons. Leurs ennemis s’infiltrent dans les esprits et répandent le désespoir. Les vivants n’ont comme seules armes que leurs pattes et leurs crocs. Mais la reine se console, se dit qu’ils sont aussi là pour faire renaître la paix. Elle tente de se rassurer, alors qu’au fond d’elle se joue déjà une tragédie. Elle croit la partie perdue d’avance, et aux lieux des chats qui se retrouvent avec une joie teintée d’appréhension, elle ne parvient à voir que des cadavres. Et elle craint que les cieux promis après la mort n’existent plus, qu’ils n’aient jamais existés. Perdue au milieu de la foule, le doute se saisit violemment de ses membres, elle flanche et voudrait s’enfuir. Mais tout autour d’elle les fourrures se pressent, elle suffoque. Elle ne sait plus ce qu’elle fait là, elle va mourir, c’est sûr et certain. Ils vont tous mourir ici, à cause de la volonté de soi-disant étoiles. Qu’est ce qu’elle a pu être bête pour croire à des sottises pareilles. Et, tandis qu’à chaque instant elle s’enfonce un peu plus dans son désespoir, c’est la seule pensée qui tourne dans sa tête, jusqu’à la rendre folle. Ils vont tous mourir, ils vont tous mourir. Puis l’obscurité s’efface, chassée par la lumière.

Elle croit rêver. Est-elle déjà morte ? Peut-être s’est-elle évanouit de terreur, et elle perçoit maintenant dans ses songes des illusions trompeuses d’espoir. Mais non, elle les voit pourtant distinctement, ces silhouettes féériques. Partout autour d’eux scintillent des étoiles, les mêmes que celles qui brillent tout là-haut dans les cieux. Dans les rangs des félins, des murmures, des cris s’élèvent. Mélodie Lumineuse ne les entend pas, trop fascinée par l’apparition. Ainsi donc, ils ne courent peut-être pas à leur perte. Si les guerriers étoiles sont là, s’ils existent, s’ils se battent à leurs côté… Tout paraît possible à présent, et si la peur ne s’efface pas, le désespoir se tait. La reine a retrouvé la foi, elle croit, profondément. Avec eux, les Étoiles ont ramené l’espoir dans son cœur. Elle se sent soudainement plus grande, plus confiante. Il y a une chance. Une chance que demain naisse un jour meilleur. Elle retrouve toute sa raison à présent, les doutes s’effacent. Elle se demande comment elle a pu ainsi se laisser aller à la terreur, mais il n’est plus temps d’y penser. Déjà, une mince femelle rousse s’élance aux milieux des étoiles, aidant les clans à retrouver le chemin vers la faille que tous croyaient perdue. Dans la grotte où ils peinent à tous tenir, la pierre lumineuse les attend. Elle apparaît immense et inaltérable à Mélodie Lumineuse, brillant de toutes les lueurs d’étoiles réunies. Mais ce spectacle n’est rien comparé à celui qui l’attend plus loin, alors qu’elle se sent basculer dans un autre monde. Ses yeux écarquillés voient défiler devant eux les paysages des plaines étoilées, et elle ne peut s’empêcher de dévorer des yeux les palettes colorées qui s’offrent à elle. Mais très vite, tout est remplacé par le sable sale et les ombres menaçantes de la forêt sombre. Les arbres tortueux ont depuis longtemps dissimulé les étoiles à sa vue. Il fait tellement froid qu’elle a l’impression que chacun de ses membres sont trempés d’une pluie glaciale, elle tremble à nouveau, petite fille craintive dans l’obscurité. Mais elle ne s’est jamais sentie aussi vivante, entourée par des matous d’autres clans, avec la lueur des guerriers étoiles à leurs côtés. Puis d’autres ombres félines sortent des fourrés, et tout va trop vite. La bataille commence.

Alors qu’elle bondit, épaulée par des inconnus, elle sent puissamment chaque battement de son cœur résonner en elle. L’adrénaline déferle enfin dans ses veines, chassant tout autre sensation. Elle n’est plus que crocs et griffes, une guerrière venue pour se battre et protéger les siens. Tout est flou, et les affrontements lui sembleront un rêve lorsqu’elle repensera à cette nuit. Partout des cris de douleurs et des feulements emplissent la clairière, et des chats au corps à corps se bousculent sans cesse dans tous les recoins. Elle ne réfléchit plus, n’en a pas le temps. Elle se jette simplement sur chaque ennemi qu’elle aperçoit, puise dans toutes ses réserves pour rendre les coups coûte que coûte. La douleur est vive, plus aucun morceau de sa peau n’est épargné par un coup de griffes ou de crocs. Mais ces blessures qui lui sont infligées ravivent à chaque instant sa volonté de continuer. Elle ne peut s’arrêter et sortir de sa mécanique guerrière qui occupait toutes ses pensées seulement lorsque les derniers traîtres s’enfuient dans l’ombre des buissons. Alors seulement, elle voit les cadavres et les gravement blessés étalés au sol, elle voit la tristesse et la misère que laisse la guerre. Elle qui n’avait jusqu’alors participé qu’à de simples querelles frontalières, elle sent son esprit se révolter devant tant de pertes et d’injustice.

La faille est refermée, et c’est rompue de fatigue que la femelle rousse et blanche retrouve le monde des vivants. Elle se traîne misérablement, le sang coulant encore de quelques une de ses blessures les plus sérieuses. Son esprit est las, malgré la victoire qui vient d’être remportée. Combien de morts auront-ils à veiller en rentrant au matin ? Pendant combien de temps résonneront les pleurs dans la forêt ? Elle lève les yeux vers le ciel, priant pour la première fois depuis longtemps. Faites que demain, le soleil se lève dans un monde meilleur.

And I’m here wakin’ up, to the sun and the sounds of birds.

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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Mar 13 Mar - 1:42

Chapitre Final
Chamboulés. Terrifiés. Cicatrisés. Des lunes et des lunes d’abus aujourd’hui s’estompent au triomphe retentissant des opprimés. J’entends dehors le cri de la destinée, un appel funeste. J’entends les tambours, les guerriers qui piaffent, la violence contre leurs crocs. Il n’existe rien de beau à la guerre, aussi libératrice et pieuse soit-elle. Moi, je n’ai d’armes que la foi et l’espoir. J’ai le sentiment, comme un goût de bile, de mener les miens à tout ce dont j’ai toujours tenté de les protéger. À tout ce qui me dégoûte de ce monde. Ce soir, le sang baignera mes griffes. Je vaincrai ou je mourrai, mais il n’existe plus d’issue, plus de monde où les spectres l’emportent encore. Je frissonne, même les héros intouchables de vos histoires craignent la mort. Malgré l’horreur qui me fige, mes pattes me mènent d’elles-mêmes à l’entrée de la pouponnière. Je sens l’appel des Étoiles, même ici, même encore. Elles patienteront, encore quelques instants, encore quelques minutes que je leur supplie en silence.

Blottis contre leurs congénères, minuscules, encore aveugles. Je les regarde avec la sensation brûlante du désespoir. La tempête gronde dans mon cœur, je ne me suis jamais senti si seul. Je pose ma truffe contre le mâle d’abord, dans la nuit de son pelage, en espérant y puiser la force. Il sent encore comme sa mère, malgré la proximité d’une autre reine pour l’abreuver. Puis je renifle la femelle, immobile, assoupie, seules ses rayures enflammées visibles dans la pénombre. J’ai la poitrine plus lourde que toutes les montagnes réunies, plus que le poids du ciel. Je porte le monde contre mon dos, m’obstine à me croire responsable. Je ne sais rien, je ne suis qu’un chat parmi un autre. Mes deux enfants me le rappellent, de ma propre insignifiance. Il n’y a rien de plus rassurant comme idée. Je les quitte, la tête plein de «je t’aime» que je n’aurai jamais l’occasion d’adresser. Je quitte en sachant, sans désirer l’admettre, qu’il s’agit de ma dernière visite.

Nous laissons ce chapitre de notre histoire derrière nous en désertant le campement du Tonnerre. Comme une page ultime qui s’écrirait ce soir. Je suis le dessin des étoiles parmi les cieux, je sens leur bienveillante, la manière cruelle dont ils se jouent de nous. N’ont-ils pas toujours glorifié la guerre? Illustre-toi par la violence, toi mortel. Au final, je me demande si nous ne sommes pas si différents de ceux que nous affronterons ce soir. Je me demande quel passage ils auront emprunté, de leur vivant, pour les condamner à la Forêt Noire. Si on les a pleinement aimés comme Masque de Rosée m’a aimée. Puis je me souviens de toute la misère qu’ils ont infligé aux miens. À celle qui risque de s’abattre sur les deux chatons, âgés d’à peine quelques jours, Luciole et Scarabée. Je pense à chaque membre de ce Clan, ma famille. La passion, la rage m’anime. Je ne suis plus le même, arrivé à la hauteur des autres tribus. En moi brûle une flamme qui menace de m’incendier tout entier. J’entends encore la tempête qui gronde en moi mais elle se fait murmure. Les doutes se tassent et cèdent à la place, une fois de plus, à une version instrumentale de moi-même. Sous la lune incandescente d’un ciel en changement, je me laisse déraisonner, jusque-là raison elle-même ne s’impose à moi.

Sans aucun regret, je me glisse jusqu’à elle. Je souffle son nom, l’accueille contre moi en venant sceller notre destin et briser toutes les chaînes de l’interdit. Aux yeux de tous, je nous révèle. Masque de Rosée, je l’embrasse et caresse son joli visage, celui qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Tant pis, s’il ne doit y avoir de lendemain. Je me retourne devant l’éclat d’une Étoile, d’un guide. Griffe de Lierre m’attend. Parmi ceux nous menant à travers la faille, dans un monde réservé aux élevés. Plus rien ne m’importe désormais que le combat. Entre le Clan et Masque de Rosée, j’avance, décommandé de ma propre volonté. Plus de trouble pour le regard aveugle du guerrier. Je ne ressens plus le froid contre mon pelage. La tempête s’est tue. L’ennemi, à l’horizon, se manifeste. Nous, nous tenons, une entité unie, mensongère. Demain, l’allié se fera peut-être ennemi. Mais demain n’existe plus. Il n’y a plus que cette nuit. La toute dernière.

Je combats. Je me rue, j’enfonce griffes et crocs, je déchire, gronde et roule. Je sue, saigne et feule. Je me demande où est la gloire. Je n’aime pas cette violence. Mais je combats. Car telle est ma destinée.

Je ne sais plus à quel moment nous sommes séparés. Je ne l’entends plus à mes côtés. L’ennemi nous encercle, j’étouffe sous leurs coups. L’adrénaline se dissipe, laissant mon corps exposé, fatigué. Je m’acharne, tuant spectre après spectre, y laissant à chaque fois une parcelle de mon âme. J’agonise du mal perpétré, tout en sachant qu’il n’existe pas d’autre solution. Une reine grise m’a immobilisée, un autre chat me laboure le ventre déjà ensanglanté. Je pense qu’il s’agit de la fin. Puis je pense à Luciole, Scarabée, Saule, Romance et Flèche.

Redresse-toi, Étoile Sombre.

Je me cambre, me défait de l’assaut du duo dans un feulement désespéré. Autour de moi gronde encore les combats. Je n’en vois plus qu’un tunnel étriqué, qu’une vision floutée et tremblante. J’entends le feu de ma respiration, mais le monde s’est tu. Mes deux assaillants s’apprêtent à se jeter contre moi quand un troisième démon ne s’empare de ma gorge de sa gueule.

Suis tes pattes, Sombre Nuit, elles connaissent les raisons du cœur.

Mes pattes cèdent sous mon poids. Ma vue s’embrouille et danse et danse. Je m’écroule, vaincu, je m’écroule, triomphant. J’entends le cri d’un autre être cher, prêt à ma défense, je l’entends qui s’acharne auprès de moi, me tirer loin de la violence, laissant à notre suite une longue traînée de sang. Et je sais.

Je te protégerai, tu verras, Nuage Sombre, toujours.

«Arrête… Arrête, Ouragan.»

Je peine à articuler. Je sais. Je sens. Devant mes yeux, ma dernière vie s’essouffle. Combien de fois suis-je tombé ce soir?

«Ils ont besoin de toi. Ils auront tous besoin de toi maintenant. Tu comprends, mon cousin, mon frère? Protèges-les… Luciole et Scarabée, comme si c’était les tiens. J’aurais tellement aimé les connaître. Promets-moi, Ouragan.»

Laisse-moi partir en paix.

C’est l’heure, Patte Sombre, viens te reposer

Elle me regarde. Elle sourit. Dans ses prunelles, je lis la fierté. Féérie des Lucioles, ma mère, se penche de sa longue silhouette drapée d’étoiles et enfouit son museau entre mes oreilles. Je tremble contre elle, le regard rivé vers Ouragan Astral. J’entends sa promesse.

Je m’éteins.

;w;:
 

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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Sam 17 Mar - 19:47

Musique : Three Days Grace - Broken Glass



 
Chapitre FinalWe march the streets at night, looking for a thrill, looking for a fight.

All we are is broken glass... Thrown on the floor, we were never meant to last.

Il avance, suit les autres comme si c'était un automatisme. Il ne sait pas ou il va, il ne sait pas vers ou il se dirige. Il ne sait même pas exactement ce qu'il fait là. Il suit son clan, est au milieu d'odeurs familières. Pourquoi alors a t-il l'impression d'être perdu au milieu d'étrangers? Qu'y a t-il vraiment là bas? Est ce la lumière d'un nouveau monde ou celle d'un mensonge réconfortant qui attire ces cœurs confus? Peut-être que seule la mort sera au rendez-vous. Et étrangement, cette idée réconforte Nuage de Minuit. Il espère juste que ce sera rapide, et que la suite sera reposante. Oui, il rêve de fermer les yeux, il rêve de s'enfuir loin, très loin. Et quoi de mieux que la faux de la faucheuse pour emplir cet obscur dessein? Oui, il ne fait pas d'erreur ce soir. Peut-être que tout se terminera enfin. Peut-être que ce sera le début d'autre chose.

Il est trop perdu dans ses pensées pour faire attention aux membres des autres clans lorsqu'ils arrivent enfin au lieu de rendez-vous. Ils ont tous le même visage, figé dans un masque qu'ils essayent de faire courageux, mais qui reflète en réalité la peur et les doutes. Quelle misérable foule, et pourtant quelle énergie puissante qui s'en dégage. La colère, la rage de ceux qui ont tant perdus depuis le début de ces temps sombres. Quelque chose de terrible se prépare, et l'apprenti le sent, s'imprègne de cette sensation grisante. La révolution commence à gronder dans son cœur à lui aussi. Il ne perçoit pas chaque félin ici comme une âme, mais les voit tous ensemble en une seule entité. Et il fait partie de cette entité en fureur ce soir.

Puis les étoiles se dévoilent au vivants, tellement grande et lumineuse dans l'ombre qui s’épaissit. Il n'ose les regarder de face, ne montre aucune réaction notable. Il a toujours cru aux étoiles, les voir apparaître ici et maintenant n'est pour lui qu'un élément imprévu de plus. Il est ce soir déconnecté de la réalité, tout va trop vite pour qu'il puisse saisir les évènements. Peut-être est ce parce que cette nuit est sa dernière. Tout va s'accélérer jusqu'à l'instant ou il sentira des crocs déchirer sa chair, jusqu'au moment où sa vie quittera son corps encore jeune. Oui, il n'en doute plus. Il attend simplement, l'air neutre, presque ennuyé. Il n'a personne à qui s'accrocher, il laissera derrière lui ce souvenir d'apprenti transparent et maladroit. Peut-être était-il naît pour mourir. Soit, il accomplira aujourd'hui sa destinée.

Le lieu de vie des étoiles ne lui arrache pas un regard tellement il est plongé dans sa pensée, occupé à contempler sa vie, persuadé qu'il en vit les derniers instants. Le territoire des traîtres par contre le frigorifie, il lui semble que toute vie s'éteint en ces lieux, qu'il ne trouvera rien d'autre ici que désespoir et terreur. La douce fin à laquelle il aspire ne se trouve pas en ces lieux. Même le silence paraît s'épaissir sous le règne des arbres tordus et sinistres. Mais il est trop tard pour reculer, il est trop tard pour quoi que ce soit. Il faut avancer, même si aujourd'hui est le dernier jour. Sauf que lorsque les renégats sortent de l'ombre, lorsqu'ils lancent eux aussi leurs cris de guerre, lorsque comme un seul chat les claniques s'élancent, il se stoppe.

Seul, rattrapé une fois encore par sa lâcheté, il se terre dans un coin. Des perles salées coulent sur ses joues, son esprit est dévasté par le spectacle de violence qu'il découvre. Il compte les corps qui tombent à terre, ne peut en détacher le regard, terrifié par ce spectacle morbide. Il adresse des prières pour chacun de ces âmes qui jamais ne reverront le soleil. Il pleure sur leur sort à tous ce soir. Il pleure sur lui et sa lâcheté, il se maudit et s'excuse au nom de ceux qui tombent. Et il sait que ce spectacle ne le quittera jamais. Puis un félin s'approche, et même au milieu des larmes et de la violence, il ne peut que le reconnaître. C'est celui qu'il a toujours attendu, celui qui a toujours compté, et qui le fera à jamais. Il prononce son nom comme on prononce une promesse, une prière. Nuage du Tigre. Et celui ci lui sourit, lui prend la patte, l'attire à lui pour lui offrir une accolade de réconfort, comme il l'aurait fait de son vivant. Ensemble, ils sont capable de tout. Nuage de Minuit l'épaule, et ils se lancent dans la mêlée.

Ils sont très vite séparés puis se retrouve, suivant les mouvements de la bataille qui fait rage comme on se laisse porter par la mer. Repoussant les ennemis tantôt avec son frère, tantôt avec un inconnu, Minuit ne rencontre pour le moment pas d'autre difficulté que sa répugnance à répandre le mal. Quelques blessures meurtrissent son corps, mais rien de sérieux. Il s'arrête un instant pour reprendre son souffle, et se rend compte avec un temps de retard que c'est une erreur. Mais déjà, une grande guerrière s'est jetée sur lui, le plaquant au sol, les yeux remplis d'un désir de vengeance certain. Elle ne se contentera pas de le laisser fuir. Il perçoit dans chacun de ses mouvements sa soif de répandre la mort, et tandis qu'elle le domine de tout son corps taillé pour le combat, tandis qu'il frappe son ventre de ses pattes arrières en vain, la peur s'infiltre enfin en lui. Il est terrifié. Son esprit qui s'était auparavant habitué à l'idée de la mort la rejette en bloc maintenant qu'elle s'impose. Mais la guerrière lève la patte, et il espère seulement que Nuage du Tigre ne soit pas témoin de sa fin.

La douleur est bien présente. Mais pourquoi la femelle n'a t-elle pas troué son artère au cou? Il était pourtant sûr qu'elle visait ce point. Le sang s'écoule de la longue plaie qui passe sous son épaule et barre son poitrail. L'étoile blanche est maculée de sang, comme un signe annonciateur des évènements futurs. Lorsque l'apprenti rouvre les yeux, son sauveur, celui qui a bousculé la traîtresse se trouve à son tour en position critique. Le désespoir emplit ses yeux écarquillés devant la mort qui l'attend. Ces yeux cherche un appuie autour d'eux, tombe sur Nuage de Minuit. Prière silencieuse. Le venteux se relève tandis que les griffes de la guerrière luisent dans l'ombre, prêtes à assener le coup de grâce. Minuit est plus rapide.

Le corps tombe au sol avec un bruit pitoyable. Il lit sur le visage de la renégate ses dernières émotions. L'incompréhension domine, et ses yeux semblent encore poser une question alors qu'un voile les recouvre. La vie s'écoule hors du corps en même temps que le sang. Elle est morte. Et c'est lui qui l'a tuée. Il recule horrifié, inconscient des derniers combats qui se terminent. Il l'a tuée. Il vomit, ne pouvant retenir le dégoût qui s'empare de lui. Il l'a tuée. Il s'affaisse au sol, vaincu par la douleur de sa blessure qu'il avait oublié. Une pénombre accueillante s'empare de son corps et de son esprit. Il ne retient avant de partir que l'image de Nuage du Tigre qui accourt vers lui. Au fond de lui résonnent encore les battements d'un cœur qui refuse de capituler. Ce doux rythme achève de l'emporter.

Je veux disparaître. Ne jamais avoir existé. Emportez moi au loin...

It was the first day of the rest of our lives.

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MessageSujet: Re: Chapitre final.   Sam 17 Mar - 21:14

Chapitre Final.




Il suffit. Laissez moi, je vous en supplie, je n’en peux plus. Laissez-moi vivre ma vie, laissez-moi vivre dans le présent. Arrêtez de me ramener sans cesse dans le passé. J’ai déjà beaucoup de mal maintenant, je n’ai pas besoin de ça en plus. Il me semble que j’ai déjà assez souffert. D’ailleurs, pourquoi continuer ? Qu'ai-je fais que vous auriez à me reprocher ? Est-ce parce que je n’ai pas pu vous protéger ? Mais j’en suis désolée, je m’en veux, et vous ne m’aidez pas. Vous ne faites qu’empirer les choses, depuis toujours. Je pensais que je mettais assez excusée. Mais vous revoilà, chaque fois que mes paupières se ferment. Vous me hantez, vous comprenez ? Non je ne pense pas. Vous devez le voir, mais je suis seule, tout le temps, à penser à vous, et pas à moi. C’est ça que vous voulez ? Que je ne vive que dans les remords, le désespoir de trouver un jour le bonheur ? Ne pourriez vous donc pas me donner de la force plutôt que de me l’a retiré ? S’il vous plait, aidez moi au lieu de m'enfoncer…

C’était une journée des plus belles. Le soleil scintillant dans le ciel bleu azur. Une journée qui, au premier abord, paraissait des plus réjouissantes. Pourtant, ce soir n’allait pas être des plus heureux. La mine triste, Brise Silencieuse sortit de la tanière des guerriers. La chaleur qui s’annonçait printanière ne suffit pas à esquisser un sourire sur son visage. Tout lui paraissait fade, sans couleurs. Ses camarades non plus n’étaient pas des plus joyeux. La bataille qui les attendait n’allait pas être des plus faciles. Doucement, elle s’approcha de la réserve, mais il n’y avait plus rien. Alors, tête basse, elle se dirigea vers la sortie. Elle ne savait pas si chasser était vraiment une bonne idée, mais en même temps elle ne pouvait pas rester là, toute la journée, à ne rien faire. Et puis, tous les guerriers devaient manger, trouver des forces avant le combat proche. Des forces. C’est ce dont allait avoir besoin la Ventarde. Elle se sentait si faible. Son cauchemar l’avait épuisé, et plus qu’à la normale.

Sans ambition, elle courrait à travers la lande encore légèrement couverte d’un tapis blanc. Puis elle s’arrêta, huma l’air. Plusieurs odeurs vinrent titiller son nez, mais ses pensées étaient ailleurs. Elle se demandait ce qui allait les attendre. Comment ils allaient se retrouver face aux Etoiles Noires. Comment allait se dérouler le combat. Ce dont elle avait le plus peur, c’était d’elle-même, pas des autres. Oui, d’elle-même. Ca lui était souvent arrivé d’être déconcentré durant un combat. Lorsque cela se produisait, sa vision devenait floue, ses sens étaient perturbés, sa tête tournait. Ca pouvait durer quelques secondes comme plusieurs minutes. Et cette subite inattention laissait du temps à son adversaire pour lui faire bien du mal. La majeure partie de ses cicatrices provenaient de ces moments où ses frères prenaient le dessus en son fort intérieur. Mais pourquoi me laissez-vous ainsi ? Pourquoi vous ne m’aidez donc pas ? Elle voulait hurler, hurler son malheur. Cela faisait tellement longtemps, trop longtemps à son goût. Elle devait se libérer, mais elle n’avait personne avec qui partager ses sentiments les plus profonds. Alors peut-être que cette bataille allait lui permettre de se libérer ?

Brise Silencieuse avait réussi à attraper deux maigres lapins et un petit oiseau qui picorait, sans défense. Lorsqu’elle rentra au camp, elle alla proposer à ses camarades qui se préparaient s’ils voulaient manger avant d’entamer ce que l’on pourrait qualifier de voyage. Un voyage dont ils pourraient revenir comme pas du tout. C’était un voyage dangereux, dont ils ne connaissaient pas la fin. Et c’était sûrement cela qui rendait si anxieuse la Ventarde. Elle n’avait pas grand-chose à perdre, mais elle n’avait pas encore découvert qui elle était réellement. Son unique but dans la vie allait peut-être être anéanti ce soir même. Rien qu’à cette pensée, un frisson parcourut son corps tout entier. Elle ne pouvait pas s’en aller de ce monde sans se connaître.

La journée passa à une vitesse ahurissante. Trop vite, au goût de Brise Silencieuse. Le moment était venu de partir, peut-être sans revenir. Le ciel s’était noircit, et des nuages menaçants le parcouraient. On ne voyait pas la lune, du moins on pouvait l’apercevoir de temps en temps derrière l’épaisse barrière de brume. Le chemin se fit dans le silence le plus pesant, et le noir le plus complet. Pourtant, l’atmosphère qui régnait n’était guère des plus joyeuses. La tension était palpable. Le moindre bruit faisait sursauter ses camarades. Tout le monde marchait tête basse. Aucun sourire n’arborait sur les visages affligés. Cependant, on pouvait ressentir l’impatience de certains, qui voulait en découdre. La douce brise agitait doucement le pelage de la guerrière. Elle leva un instant la tête vers le ciel, à la recherche d’étoiles. Mais il n’y en avait pas.

Lorsque tous se rejoignirent à la Pierre de Lune, Brise Silencieuse fut bouche-bée. Après avoir attendu un certain temps, des guerriers du Clan des Etoiles vinrent les chercher, afin de les mener sur le lieu de bataille. La Ventarde ne savait pas quoi vraiment penser. Si elle devait être émerveillée ou non. Et lorsqu’ils atteignirent la plaine étoilée, la où vivaient les guerriers de jadis, une seule pensée traversa ses pensées. Mes frères. Ou étaient-ils ? Arriverait-elle à les voir ? Ses yeux se posèrent sur les centaines de corps scintillants qui sortaient de toute part. Elle n’arrivée pas à trouver les mots pour décrire cette scène. C’était incroyable. Elle voulait crier, hurler le nom de ses frères, mais tout lui restait coincé au fond de la gorge. Aucuns sons ne sortirent. Et elle n’eut pas le temps de chercher, qu’on les mena au combat. Tout allait commencer, et peut-être se terminer rapidement.

Tout était noir. On pouvait seulement entendre la bataille qui faisait rage. Les feulements incessants, les cris de rage et de douleur lorsque des crocs se plantaient dans la chair d’un chat, qu’il soit un esprit ou vivant. Aucune lumière ne pénétrait dans ce lieu qui faisait froid dans le dos. Brise Silencieuse s’élança dans la bataille, en y mettant corps et âme. Je dois tout faire, pour vous. Peut-être me laisserez-vous enfin en paix après cela ? Elle s’attaquait à ses adversaires avec férocité. Avec rage, et même violence parfois. Peut-être trouverait-elle sa place au sein de son Clan ensuite ? Enfin, si elle en revenait vivante. A peine avait-elle mis un ennemi à terre qu’un autre se jetait sur elle. Elle sentit les griffes de celui-ci s’enfoncer dans sa chair, et elle hurla. Il l’avait bloqué au sol, et elle ne pouvait pas faire grand-chose pour s’en défaire. Et il s’en donnait à cœur joie. La fatigue commençait à s’emparer d’elle, et ses forces à l’abandonner. Alors, elle fit comme s’il avait réussi à lui retirer la vie, et relâcha tout ses muscles. Le chat massif qui se croyait vainqueur s’éloigna en riant sarcastiquement, et dans un énième regain d’énergie, et lui tomba lourdement dessus avant de l’achever d’un coup dans la nuque. S’il vous plait, faites que le combat s’achève, où je suis bonne pour rejoindre le Clan des Etoiles.

Essoufflés, épuisés, les guerriers quittèrent la forêt où avait eu lieu le dur combat. Ils avaient réussi. Mais beaucoup avaient perdu la vie. Des chats de tout les Clans. La Ventarde adressa une prière silencieuse pour tous les défunts, une larme perlant à l’œil. Et pendant que les chats aux rangs importants échangeaient quelques mots avec les guerriers de jadis, Brise Silencieuse qui se trouvait à l’écart fut surprise par deux petites voix.

« -Petite Groseille ? » dirent en chœur deux chatons.

Et qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle se retourna. Elle ne bougea plus, sous le choc, bouche-bée. Brise vacilla, et manqua de tomber. Les larmes affluèrent, et elle ne savait pas quoi dire, elle était incapable de parler, comme muette. Jamais elle n’aurait imaginé ça. Jamais elle n’aurait imaginé les revoir. Et pourtant, ils se tenaient devant elle, leurs pelages scintillants tels des étoiles, ce qu’ils étaient. La guerrière était incapable de bouger. Toute sa vie, elle s’était fait du mal pour eux, toute sa vie elle s’en était voulu, tous les jours de sa vie elle n’avait cessé de penser à eux. Et maintenant, elle se tenait à une queue de renard de ses deux frères. Ils lui firent un sourire, avant que l’un prenne la parole.

« - Nous n’avons pas beaucoup de temps, mais nous devons te dire quelque chose.. » dit-il avant que la Ventarde ne le coupe.

« - Petit Renard, Petit Murmure, vous m’avez tellement manqué. Je.. Je vous aime tellement, je n’ai jamais cessé de penser à vous, vous me manquez terriblement, je.. » murmura-t-elle dans un sanglot. Puis, les deux chatons prirent la parole en même temps.

« - Nous aussi nous t’aimons, du plus profond de notre cœur. Mais tu ne dois pas te mettre à l’écart, et te morfondre sur toi même. Tu dois profiter de la vie. Tu dois vivre. Tu as cette chance, alors attrape là. Rattrape le temps perdu. Retrouve le bonheur que tu as perdu autrefois. Retrouve ce sourire qui a disparu. Retrouve ta joie de vivre qui te faisait rayonner. Lorsque tu y arriveras, tu seras vraiment toi. Aujourd’hui, tu n’es qu’une âme qui ère sans but précis. Mais choisis-en un, donne toi les moyens pour réussir ! Nous ne serrons que plus heureux. Car nous te surveillerons, toujours, depuis ici. Et lorsque tu regarderas les étoiles, dit toi que nous sommes là, toujours présents. Nous ne pourrons jamais revenir en arrière, et jamais nous ne pourrons nous retrouver dans la pouponnière à jouer ensemble. Ce qui est fait est fait. Mais utilise cela pour te faire une force, et non pas pour t’abandonner toi-même. Vis, profite, fait toi des amis, mange, chasse, parcourt la lande, trouve quelqu’un avec qui partager ta vie. Et un jour, nous nous retrouverons. Mais surtout, ne pense pas à ça, et, ne pleure pas pour nous grande sœur, même si nous aurions voulu vivre un peu plus, nous sommes bien ici. Va, retourne au camp, aime et aide tes camarades de Clan. » dirent-ils avec d’une voix douce.

Le temps de partir arriva, et, à contre cœur, elle laissa ses deux frères derrière elle. Elle jeta un dernier regard avant de quitter la Plaine Etoilée. Sur le chemin du retour, Brise Silencieuse ne cessa de penser à ce que lui avaient dit ses frères. C’était les plus belles paroles qu’elle ait jamais entendu. Et elle comprit. Elle comprit qu’elle devait changer. Qu’il était important qu’elle le fasse, car cela dépendant de son avenir. Soit elle restait seule, à se morfondre, dans son mutisme qu’elle s’était juré éternel, soit elle se rapprochait des siens. Elle devait arrêter de penser sans cesse à ses frères désormais, mais à elle. Il n’était pas trop tard, du moins elle l’espérait. Elle voulait regagner la confiance de ses camarades, une bonne fois pour toute, mais, cette fois-ci, en faisant des efforts. Car, finalement, elle n’en avait jamais vraiment fait. Ca n’était pas à eux de venir la voir, mais plutôt à elle d’y aller. Si elle voulait des amis, c’était le moment ou jamais. Et de savoir que ses Petit Renard et Petit Murmure veillaient sur elle la rassura. Finalement, c’est un peu ça qu’il lui avait fait toujours peur. Que ses frères soient réellement partis à tout jamais. Mais ils étaient là, au-dessus d’elle. Et la Ventarde savait dorénavant qu’un jour, ils se retrouveraient, tous les trois, et pourraient parcourir la Plaine Etoilée comme bon leur semblerait. Il était temps de commencer une nouvelle vie. De devenir une nouvelle guerrière. Cette bataille allait marquer un tournant important dans la petite vie de Brise Silencieuse. Et d’avoir vu ses frères encore plus. Désormais, elle ferait tout ce qui est en son pouvoir afin de retrouver sa place dans la forêt.
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