« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]

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Feu de Forêt
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MessageSujet: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Mer 17 Jan - 14:52

Ne vivre que pour les Etoiles,
oublier les autres
Si certaines personnes se remettait facilement d’évènements difficiles, c’était tout sauf ton cas. Ta timidité t’empêchais de parler aux gens, de leurs dire ce qui se passait au fond de toi, ce qui te manquais ou ce qui étais en trop. Cette timidité t’empêchait aussi de dire ce que tu ressentais, tristesse ou joie, colère ou dégout. Mais surtout, elle t’empêchais de dire qui tu aimais et, jamais, au grand jamais tu n’avais dit à quelqu’un « je t’aime ». Et personne n’avait été là pour t’aider. Pas de mère, pas de père, pas de frères, pas d’amis…  Rien, aucune compagnie. Et celle-ci, tu en avais cruellement besoin. Tu avis besoin de parler, de rire, de chanter, d’être la jeune chatte que tu étais vraiment, la jeune chatte gentille et heureuse. Mais, bien entendue, c’était encore cette timidité qui t’empêchait d’être toi. Peut-être que si tu n’avais pas été celle que tu étais, rien ne serait plus pareil. Peut-être que si tu avais eu une famille, quelqu’un d’aimant, de compréhensible et de gentil, peut-être que, dans ce cas-là, tu aurais été celle que tu aurais aimé être.  Mas tu n’y pouvais rien, tu resterais la timide et froide chatte que tu connaissez si bien, trop bien. Bien des fois tu avais tenté de changer, bien des fois tu avais essayer d’être sincère et, tu le savais bien, ça n’avait as marché et tu t’étais encore plus enfoncé dans la timidité et la honte. Tout avais l’air si simple quand on avait une famille.

Tu ruminais, assise tranquillement dans le centre de ton clan.  Ce clan si calme, si bon. Ce clan qui accueillait tant de vie, tant de vie heureuse ou énervée, calme ou excité. Toutes ces vies qui faisaient de leurs mieux pour satisfaire les autres, les rendre joyeux, leur donner l’envie de vivre leurs petites vies de vies. Celles-ci étaient, quand on y pensais bien, réuni dans ce si petit espace. On pourrait appeler ça « placard à vies ». Un simple placard, un petit placard, un minuscule placard par rapport à l’immensité de ce monde. Ce monde si grand, remplie de contrées lointaines et reculés, ce monde que tu aimerais tant explorer. D’un coup, tu te levas, sortis de ton clan et partie au grand galop loin de ce minuscule placard dans lequel tu étouffais.



Tu courais, tu courais, tu courais à te rendre folle, à ta casser les poumons. Tu n’étais peut-être pas rapide mais tu sentais le vent te fouetter les joux et ça te faisais du bien, plus que tout. Tu comprenais enfin que bien que la forêt de cerfblanc ne soit rien par rapport à l’immensité du monde, elle était grande et le vent y vivait heureux.

Tu te retrouvas rapidement essoufflé, à bout. Tu avais l’impression que tes poumons brûlaient, que tes jambes allaient tomber et ta tête explosé. C’est à ce moment, que, dans les hauts plateaux, tu t’écroulas sur le sol. Tes yeux observaient le plus doucement possible les hauts plateaux qui avaient tant changés depuis la veille. L’herbe avait été balayé par le vent, les arbres étaient de plus en plus ternes, l’été te manquais. Bien que même en été tu restais seule, elle te manquais. Tu ressentais le plaisir de sentir la bonne odeur des fleurs, de voir la belle couleurs des roses, de sentir le soleil sur ton dos.

Tu te redressas, enroulant ta queue autour de toi. Alors, rapidement tu sentis l’odeur d’un des siens….

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Cœur de Genêt
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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Dim 21 Jan - 22:05



Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres
Coeur de Genêt & Nuage de Rose



"Je n'ai besoin de personne, merci bien."


Cœur de Genêt émergea du camp du Clan du Vent en compagnie d'une patrouille de chasse composée en tout et pour tout de trois guerriers, dont lui même. Soit en réalité de deux guerriers et demi. Il sentit de la bile remonter le long de sa gorge alors que cette pensée amère vint lui effleurer l'esprit. Pomme de Pin, le meneur de la patrouille, lui avait bien fait sentir que si le choix avait été sien, jamais il n'aurait proposé à son frêle camarade de les accompagner. Lorsque Souffle sans Fin avait assigné Cœur de Genêt à la partie de chasse, Pomme de Pin n'avait pas caché sa mine écœurée, marmonnant quelque chose à propos de l'inutilité de chats handicapés au sein du Clan du Vent et du fardeau qu'ils représentaient. Souffle sans Fin avait fait mine de ne s'apercevoir de rien. Seul Miroir du Lac, le troisième guerrier qui constituait la patrouille, lui avait adressé un regard où se mêlaient empathie et chaleur. Mais Cœur de Genêt avait résolument détourné la tête, choisissant d'ignorer le guerrier noir et blanc. Je n'ai besoin de la pitié et de la sympathie de personne.

Le trio s'engagea silencieusement sur un sentier sinueux qui menait à travers la bruyère, vers les hauts plateaux du territoire. Cœur de Genêt fermait la marche, la gueule légèrement entrouverte afin de déceler au mieux d'éventuelles traces de gibier. Mais seul l'air glacial teinté d'humidité parvint aux narines de Cœur de Genêt, agressant sans merci ses bronches fragiles. Avant longtemps, les épais nuages gris plomb qui peuplaient abondamment le ciel se mirent à déverser un crachin aussi froid que mouillé (oui, la pluie ça mouille, première nouvelle :o), qui s'infiltra sans aucune difficulté dans la fourrure peu épaisse du petit guerrier gris. Il retint tant bien que mal un sifflement agacé. Devant lui les deux autres guerriers avaient rentré leur tête dans leurs épaules, et la fourrure le long de leur épine dorsale était hérissée, témoignant du fait qu'ils appréciaient tout aussi peu que Cœur de Genêt les conditions météorologiques. Ils ne croisèrent aucune proie durant tout leur cheminement à travers la lande.

Pomme de Pin finit par marquer une halte alors qu'ils se trouvaient près du point culminant du territoire. Il se retourna pour faire face aux deux autres guerriers. Ses yeux lançaient des éclairs, et Cœur de Genêt pouvait sentir l'agacement qui pulsait de son aîné. L'eau dégouttait de leurs pelages collés à leurs corps, de leurs moustaches plaquées contre leurs visages, de leurs oreilles qui pointaient vers l'arrière afin que la pluie ne s'infiltre pas dans leurs canaux auriculaires. Ils offraient un bien triste spectacle, comme n'importe quel chat mouillé.

« On se sépare, miaula Pomme de Pin à travers ses dents serrées. Ça nous permettra de couvrir plus de terrain. Rendez-vous au camp à la tombée de la nuit. »

Miroir du Lac acquiesça sans rien dire puis disparut aussi sec dans les fourrés, en direction de la frontière avec le Clan de la Rivière. Cœur de Genêt se trouvait désormais seul en compagnie de Pomme de Pin. Ce dernier planta un regard brûlant dans les yeux vert pâle de son cadet, le considérant avec hauteur.

« Inutile de rentrer avant que tu aies réussi à attraper quelque chose, dit-il d'un air mauvais à Cœur de Genêt. Ou bien tu pourras oublier ton repas de ce soir, je m'en assurerai personnellement. »

Outré, Cœur de Genêt ouvrit la gueule, prêt à envoyer une réplique cinglante à la figure de Pomme de Pin, mais le guerrier tricolore ne lui en laissa pas le temps.

« J'ai remarqué que tu piochais un peu trop allègrement dans la pile de gibier ces derniers temps, siffla-t-il. Ces proies que tu consommes devraient revenir à des chats plus utiles que toi. Les temps sont durs et nous avons avant tout besoin de nos membres les plus aptes à la vie sauvage. Ce qui est loin d'être ton cas. La survie du plus fort, Cœur de Genêt. »

Pomme de Pin fit brusquement volte face, laissant un Cœur de Genêt complètement choqué et secoué par tant d'injustice. Sa colère fit brutalement irruption dans ses entrailles, le brûlant au plus profond de lui même. Pomme de Pin avait été cruel, parlant sans savoir. J'aimerai t'y voir, j'échange ma place contre la tienne quand tu veux. Cependant il avait également raison. Pour se maintenir à flot, Cœur de Genêt avait été forcé de manger davantage qu'à l'accoutumée, mais il s'assurait toujours que tout le monde avait eu sa ration avant d'oser piocher à nouveau dans la pile de gibier. La rage, désormais mêlée à une bonne dose de culpabilité, vint lui enserrer la poitrine, manquant le faire suffoquer. Ruminant ses noires pensées, Cœur de Genêt se remit en marche dans la direction opposée à celle empruntée par Pomme de Pin, luttant contre l'envie cuisante de se lancer à la poursuite de son aîné et de lui faire bouffer ses moustaches. Tu te prendrais une raclée si tu faisais ça, tu es trop faible pour te mesurer à lui.

Perdu dans les méandres de son sombre raisonnement, Cœur de Genêt ne s'aperçut que trop tard du pinson qui picorait le sol quelques longueurs de queues plus loin. Le cri d'alarme strident qu'émit le petit oiseau en prenant son envol ramena brusquement le jeune guerrier à ses sens. L'espace d'un battement de cœur, le félin souffreteux regarda le passereau qui s'enfuyait avec désarroi. Puis l'instant d'après, il bondit pour tenter d'attraper sa proie avant qu'elle ne prenne trop de hauteur. Mais son effort fut vain, et déjà le pinson était haut dans le ciel. La frustration submergea Cœur de Genêt, qui laissa échapper un feulement de colère tout en plongeant ses griffes dans la terre détrempée. Il reprit son cheminement en fulminant contre lui-même, contre Pomme de Pin, contre cet hiver sans fin, contre le monde entier.

Il manqua encore un mulot ainsi qu'une grive, incapable de se concentrer sur son environnement, un flot d'émotions négatives faisant rage au plus profond de son être. Le crachin avait fini par s'estomper jusqu'à cesser complètement, pour laisser place à une bise glaciale. Le pelage détrempé de Cœur de Genêt ne lui était d'aucune utilité pour lutter contre le froid et seul le fait d'être en mouvement lui permettait de ne pas se transformer en glaçon. Le soir approchait à grands pas, la lumière du jour faiblissant à vue, et Cœur de Genêt n'avait toujours rien attrapé. Profondément découragé, il fit une brève halte, et ferma les yeux. La fureur était encore présente, mais moins vive, laissant petit à petit la place à l'épuisement à la fois physique et moral. Le son d'un animal qui gratte la terre le tira de sa contemplation intérieure.

Il rouvrit brusquement les yeux et repéra immédiatement le petit rongeur qui s'activait non loin de là, sous les fourrés. Se ramassant sur lui-même, Cœur de Genêt s'approcha doucement de sa proie, attentif à poser aussi délicatement que possible ses pattes les unes après les autres, ne faisant pas davantage de bruit que la brise dans la bruyère. Il pensa à tout, sauf....à sa queue. La fatigue lui obscurcissait l'esprit et il laissa maladroitement sa queue battre le sol et les branches basses de la bruyère qui l'entouraient. Il ne prit conscience de son erreur digne d'un chaton qu'en voyant la souris s'immobiliser, tendre l'oreille et détaler sans demander son reste. Il laissa échapper un cri furieux tout en s'élançant à la poursuite du stupide rongeur. Miraculeusement, au bout d'une course aussi brève qu'énergivore, il parvint à abattre une patte avant de toutes ses maigres forces sur la queue de la souris, qui poussa un couinement terrifié. Il l'acheva d'une morsure nette à la nuque, osant à peine croire en son succès. Il ramassa le corps sans vie et effectua quelques pas en direction du camp.

C'est alors qu'il remarqua que sa poitrine était prise dans l'étau caractéristique qui annonçait la venue imminente d'une de ses crises. Luttant en vain pour garder une respiration calme et profonde, il vacilla sur ses pattes, le souffle court. Sa gueule s'ouvrit sur un cri muet d'appel à l'aide alors que la panique le prenait à la gorge. Il entendit à peine le bruit sourd que fit le corps de sa proie lorsque cette dernière tomba sur le sol. Ses pattes cédant sous lui, il s'effondra, incapable de se ressaisir, la respiration rauque et haletante, les yeux exorbités, les membres raidis par la terreur. Ses poumons hurlaient, implorant pour recevoir davantage d'oxygène, mais leur supplique fut étouffée par l'incendie impitoyable qui les consumait douloureusement. A l'agonie, sa vision se troublant progressivement, Cœur de Genêt ne décela pas la présence proche d'un de ses camarades de Clan, et quand bien même eut-il été capable de la détecter, il aurait bien été incapable d'appeler à l'aide.



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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Lun 22 Jan - 18:52

Ne vivre que pour les etoiles, oublier les autres
Ta timidité avait tout changé en peur. Dès que tu croisais quelqu’un, bien de ton clan, tu avais peur.  Mais pourquoi toute cette peur, pourquoi ? Tu n’avais rien demander, tu n’avais rien voulue, tu avais juste espéré une famille présente autour de toi, pas au clan de l’ombre. Et la seule réponse que tu avais eu était cette chatte si méchante et si mesquine que les anciens nommaient « timidité ». Un beau jour, elle était venue te voir, tranquillement elle s’était approché de toi et, en compagnie de la mort elle t’avait retiré Petite Mélodie. Puis, la mort s’était retiré, laissant la timidité faire le reste. La petite chatte pleine de joie et d’envie de découverte avait sombré dans l’oubli, laissant   place à une petite apprentie perdue dans un minuscule placard.  Tout avait l’air si simple quand elle était encore là. Le clan ne ressemblait pas à un minuscule placard mais à une énorme armoire ancienne. Vous savez, celle dans lesquels on met toutes les photos, les vieux vêtements, les jouets que l’on utilise plus, les vieux dessins des enfants… Enfin bref, les armoires que l’on trouve toujours chez nos grand-mères. Autrement dit, des armoires énormes, des armoires dans lesquels on peut se cacher en entier quand on joue à cache-cache. Et bien c’était la même chose avec le clan quand Petite Mélodie vivait encore. Cet impression que tu avais quand tu étais avec elle était tout simplement la liberté. Maintenant, tu ne ressentais que de la peur et la boule que tu sentais dans ta gorge augmentait de jours en  jours te faisais suffoquer. Tu avais besoin de quelqu’un. Si seulement elle ne s’était pas jeté devant ce monstre. Si seulement elle n’avait pas fait l’idiote, si seulement elle avait eu un caractère d’adulte, rien qu’un instant. Si elle était resté avec toi tu aurais supporté ce manque de famille, car elle était ta famille. Elle était tout pour toi et la  mort était partie avec elle. Encore une fois, elle t’avais laissé seule. Mais qu’avais tu fais ? L’avait tu offensé ? Ou avait tu offensé le clan des Etoiles ? Tu avais beau fouiller dans tes plus profond souvenirs,  tu ne trouvais rien qui aurait pu offenser qui conque. Tu avais toujours veillé à ne blesser personne, tu avais accepté les chats différents des tien, et tu n’avais jamais mentit. En même temps, tu n’avais jamais eu de discussions où tu avais eu besoin de mentir. A vrai dire, après la mort de Petite Mélodie, tu n’avais plus vraiment eu de discussion, personne ne t’avais rien dit. Etais-tu si repoussante ? Avait-tu l’air si méchante ? Qu’avais tu de repoussant, qu’avais tu  fais pour que personne ne te parle ? Etait-ce le chagrin que tu avais eu à la mort de ton amie qui leurs avait donné une mauvaise idée de toi ? Parlaient-ils de toi quand tu avais le dos tourné ? Te montrais t’ils du doigt en riant ? Disaient-ils de toi que tu n’étais qu’une petite apprentie qui pleurait pour un rien ? Personne ne savait ce que ça faisait de ne pas avoir de mère ni de famille et d’avoir perdu sa seule amie. Personne ne savait ce que tu ressentais quand tu pensais au manque que tu ressentais. Personne ne savais ce que tu ressentais quand tu voyais les autres chatons jouer entres eux, et leurs mères qui les regardait jouer dans la neige blanche. Personne ne savait que tu avais envie d’éclater en sanglots et de crier à tout le monde que tu n’avais rien et que tu voulais tout. Personne ne savait que se retenir de pleurer faisait mal, et que tu ressentais cette souffrance tout le temps. Tout le temps cette envie de pleurer te venait, comme venait tous les jours la mère à l’enfant. L’envie de partir et de ne plus revenir venait, comme la neige dans les montagnes.
 
Alors, quand tu vis le chat venteux s’écrouler devant tes yeux tu ne sus que faire. Les hauts plateaux étaient assez loin du clan, tu n’aurais pas le temps de le ramener avant que quelque chose n’arrive ? Lui fallait -il de l’eau ? Tu murmuras quelque chose, comme un, je ne sais pas quoi faire ou un à l’aide. Avec tout les efforts possibles et imaginables, tu pris le chat par là pot du cou et l’emmena quelque part plus à l’ombre. C’était une crise d’hasme, tu le savais bien. Mais que faire ? Tu ne savais pas comment soigner, tu ne savais que faire et tu ne pouvais attendre que le temps passe. Tu voulus aller chercher de l’aide mais un faux départ t’empêcha de partir. Tu regardas le chat sous tes yeux qui semblait aller de plus en plus mal et tentait de réfléchir, en vain. Tu sentais la panique monter en toi, comme un oiseau qui sent le vent. Ta poitrine se levait plus vite et tu te sentais mal, mal pour ce pauvre chat.
 
Tu pris ton curage à deux mains et, bien que le chat sois extrêmement lourd, prit la direction du minuscule placard. Il était trop lourd pour toi et tu marchais de plus en plus lentement. Arrivée à la fin des hauts plateaux, tu t’écroulas sous le poids du chats et resta par terre quelques minutes, avant de te rendre compte que tu n’aurais plus la force ni e courir ni de marcher….
 

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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Mar 30 Jan - 23:46



Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres
Cœur de Genêt & Nuage de Rose





Les ténèbres avaient englouti le petit matou souffreteux dans un monde dépourvu de sons et d'odeurs. La douleur avait disparu, et il ne ressentait plus le besoin de respirer. Était-ce cela, la mort ? Il ne sentait plus rien. Il n'avait ni chaud, ni froid. Il n'était pas rassuré, mais n'avait pas peur non plus. Il était à la fois léger comme l'air et aussi lourd que la plus dense des matières. Il n'était ni heureux, ni malheureux, car où il se trouvait le malheur n'existait pas. Et s'il n'est pas de malheur, comment le bonheur peut-il être ? Tout comme il n'y a pas d'ombre s'il n'y a pas de lumière. Toute dualité s'était évaporée. Seule la paix régnait en ce lieu. Et la certitude absolue que rien n'était immuable et que tout n'était qu'illusion, hormis cet état de grâce qui l'avait touché.

L'air froid s'engouffra dans ses bronches contractées par la douleur. Il rouvrit les yeux, constatant avec horreur qu'il était de retour sur les Hauts Plateaux, balayés par la bise glaciale de l'hiver et plongés dans l'obscurité du crépuscule. A ses côtés se tenait une petite apprentie, dont il distinguait à peine le pelage aux teintes noires et blanches, et à laquelle il n'avait jamais réellement prêté attention. Mais de qui se souciait-il vraiment, autre que de lui-même ? Elle le dévisageait avec de grands yeux aux pupilles dilatées, où l'on pouvait lire le désarroi le plus total. Il lui lança un regard voilé par la souffrance, bien que le feu qui faisait rage dans ses voies respiratoires commençât à diminuer en intensité. Pas suffisamment cependant pour qu'une nouvelle quinte de toux ne s'empare de lui.

Nuage de Rose, puisque c'était son nom, plongea ses crocs dans la fourrure épaisse de la nuque de Cœur de Genêt, commençant à le traîner tant bien que mal jusque sous un épais buisson. Il aurait aimé protester, lui cracher à la figure qu'il n'était pas un impotent, qu'il n'avait pas besoin de l'aide d'une stupide novice, mais il était bien trop faible et le souffle lui manquait. Elle relâcha sa prise, le déposant aussi doucement que possible sur le sol humide. Il la regarda alors qu'elle semblait hésiter sur la conduite à tenir. Il retroussa les babines sur un rictus de mépris, bien qu'il ignorât envers qui son mépris était réellement tourné. Envers la novice ou lui-même  ?

Avant qu'il ne trouve de réponse à sa question, Nuage de Rose avait de nouveau planté ses petits crocs dans la peau de son cou et le tirait hors de leur abri provisoire. Il prit l'initiative de ne pas se débattre, bien que l'envie le démangea. Il se sentait humilié au possible. Être ramené au camp de cette façon, par une apprentie qui plus est... La honte lui brûlait la fourrure, et bientôt sa rancune refit surface, accompagnée d'une bonne dose de colère. Ces émotions n'améliorèrent en rien son état, comprimant un peu plus encore sa poitrine. Sa tête tournait de par le manque d'oxygène, ses idées devenant à nouveau de moins en moins claires. Il aurait aimé replonger dans l'obscurité salvatrice où il s'était brièvement retrouvé, mais son corps et son cerveau s'accrochaient désespérément à son état de conscience, aussi précaire fut-il.

Nuage de Rose traîna Cœur de Genêt sur une distance qui lui parut interminable. Son corps n'était qu'un poids mort, et les sensations avaient déserté l'intégralité de ses membres. Il sombra à plusieurs reprises dans une forme de demi-inconscience, pour être ramené avec brutalité par des quintes de toux rauques. La pluie s'était remise à tomber sous la forme d'un fin crachin qui s'infiltrait à travers son pelage miteux. Traîné au sol, son poil était désormais imprégné de boue à la texture froide et visqueuse, qui s'était insinuée jusqu'à sa peau. De temps en temps il heurtait un rocher qui émergeait de la terre, lui arrachant quelques touffes de poils au passage ainsi qu'une vague grimace de douleur. Mais l'apprentie ne semblait pas s'en rendre compte. Je lui arracherai les oreilles pour ça dès que je serai remis sur pattes....

Finalement, alors qu'ils étaient arrivés là où les Hauts Plateaux prenaient fin, la jeune chatte le lâcha pour s'effondrer à ses côtés, pantelante. Cœur de Genêt gisait sur le flanc, immobile, les yeux contemplant le vide, un souffle rauque s'échappant de sa gueule entrouverte. Il sentait le désespoir qui émanait de sa cadette. Il savait qu'elle avait tout donné pour tenter de le ramener au camp, mais il savait également qu'elle avait lamentablement échoué. Il ne sut pas combien de temps ils restèrent ainsi sans rien dire, le silence uniquement troublé par le son de sa respiration sifflante et par le plic-ploc régulier des gouttes de pluie qui venaient s'écraser sur la végétation alentour.

Étrangement, le froid qui pénétrait tous les pores de sa peau, parut avoir une action bénéfique sur sa respiration. Ses bronches se relâchèrent quelque peu, lui permettant d'inhaler et d'exhaler plus librement, bien qu'il fut encore à des années lumières d'un état acceptable. Le petit chat fut parcouru d'un long frisson, dont il ignorait l'origine. Etait-il dû au froid ou bien prenait-il sa source dans les méandres de son esprit tourmenté ? En effet cette crise avait été l'une des plus violentes qu'il avait subi. Il n'avait perdu connaissance qu'une fois par le passé. Son état était devenu de plus en plus préoccupant ces derniers temps, et les racines de l'inquiétude s'immisçaient petit à petit dans son âme, pour s'y ancrer durablement. N'aurait-il pas dû au contraire gagner en force à mesure qu'il vieillissait ? Sa santé n'aurait-elle pas dû se renforcer avec le temps et son entraînement de guerrier ? Il aurait aimé pouvoir replonger dans l'état de sérénité dans lequel il avait baigné quelques instants auparavant. Soudain, il n'avait plus envie de lutter. Il était fatigué, épuisé par cette bataille incessante contre lui-même. Il lui suffisait de fermer les yeux et de ne jamais les rouvrir. D'accueillir le néant salvateur à cœur ouvert et de plonger dans l'oubli sans regrets. Mais il lui restait une dernière chose à faire.

« Rentre au camp Nuage de Rose, parvint-il à articuler d'une voix éraillée. Je me débrouillerai seul. Va te mettre à l'abri avant d'attraper la mort. Et laisse moi tranquille. »

Puis il ferma les yeux.



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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Lun 5 Fév - 18:25

Ne vivre que pour les etoiles, oublier les autres
Pourquoi toujours la peur de l'avis des autres ? Pourquoi toujours la peur des critiques ? On pourrait croire à de l'égocentrisme mais c'était plutôt de la peur des autres. Mais... Mais pourquoi ? Mais pourquoi si différente et réservée ? Peut-être justement à cause d'eux. Peut-être justement à cause du monde. Peut-être justement à cause de cette peur du monde qui  anima chaque jour l'esprit de la jeune aprentie. Elle aimait aider les autres, elle aimait être gentille et sauver, peut-être que sauver n'est pas le bon mot sachant qu'elle n'a jamais été vraiment importante dans la vie d'un chat, mais ce jour ci, tout était différent. Elle n'avait pas envie de rester aux côtés de ce chat si mal en point. Il avait l'air affaiblit, triste, au bord du gouffre et elle  savait bien qu'elle , petite aprentie, ne pouvait rien pour le sauver. Et cela la rendait des plus déprimé. Elle ne servait donc à rien ? Mais à quoi servait t'elle finalement ? Son clan n'avait pas besoin d'elle, la forêt se moquait complètement... Bref, de la petite Nuage de Rose, tout le monde s'en moquait. Même ce chat, même ce chat qu'elle avait essayé de sauver essayait de lui faire comprendre qu'il serait mieux sans elle. Le petite sentit une petite larme couler le long de sa joue. Ses larmes se confondaient avec les perles de pluies, ne formant qu'un. Elle murmurait des petits pourquoi, des petits pourquoi qui, pour elle voulait tout dire. LEs larmes coulaient de plus en plus rapidement, elles arrivaient de plus en plus nombreuses, mouillant encore plus la soyeuse fourure de l'aprentie. Elle savait bien qu'elle avait put faire mal au chat, en le tranant à travers les hauts plateaux, mais elle trouvait mal de l'avoir renvoyé comme cela. Mais qu'avait t'elle fait ?

Elle regardais le chat devant elle avec le plus grand dégout qui soit. La pluie tombait toujours mais le froid ne s'arrêtant pas, l'aprentie avait crainte que l'averse ne se change en neige. Elle aurait voulue partir, comme lui avait dis ce chat, elle aurait voulue partir et manger, dormir dans la chaleur de sa tanière, mais elle n'avat plus la force de remuer une moustache. Elle le savait bien, la petite était lucide, cette histoire terminerait mal. Un des deux attraperait la mort... Mais qu'est-ce que cela faisait, en réalité de ne plus vivre, de ne plus se lever tous les matins pour faire toujours la même et terrible rengaine et chasser avec le clan des Etoiles ? Bien que Nuage de Rose ai eu énormément de fois un chagrin sans limite, elle n'avait jamais pensé à ce que cela pouvait faire, de ne plus vivre.

Le soleil, gentiment se couchait, et le ciel rosisait au fur et à musure que le temps passait, avec ce chat qui agonisait et cette aprentie qui ne pouvait plus bouger. Nuage de Rose s'écartas de Coeur de Genêt, ne voulant pas mourir à coté d'un chat qui l'avait rejeté. Mais de toute façon, sa mort ne ferait de mal à personne, personne ne s'en rendrait compte. Aucune famille, aucun amis...

*Mais vraiment, à quoi je sers ?*

L'aprentie ferma les yeux sur des pensées qui la rabaissait plus que tout, mais, avant qu'elle n'ai put s'endromir en sentant la neige se poser sur son pelage.

"Oh non, gémit t'elle, mais qu'est-ce que je suis venue faire ici aussi....."

La neige tomba rapidement, faisait frissoner la petite. Elle s'arrêta de pleurer, se rendant enfin compte de la sutuation. L'environement était glacilal, et, toujours, le corps du chat asmathique était allongé près d'elle. Elle se mit à respirer beaucoup plus vite. *Que faire, que faire, que faire....* La panique pris possésion de son corps, ne lui laissant aucun moyen de réfléchir. Bientôt la nuit prendrait le dessus et le seul petit espoir de pouvoir rentrer au camp s'éteindrais. Elle avait envie de crier, elle avait envie d'appeler à l'aide et elle le fit mais... Mais dans sa tête. Sa gorge était bloquée, sa bouche ne pouvait faire sortir aucun son. Elle avait beau l'ouvrir, elle avait beau tenter de parler, rien ni faisait, aucun son n'avait la gentillesse de sortir. Debout, elle versait des litres de larmes, plus qu'elle n'en avait jamais versé. Jamais sa vie n'était sortit de l'ordinaire, jamais elle ne s'était retrouvé confronté à des situations comme celle ci. Les mentors entrénaient les aprentis, mais jamais à ce genre de problème. La panique pris le dessus, mais cette fois d'un côté meilleur. Elle réussit à se lever, bien que très difficilement et, et comprit que si il fallait mourir tout de suite, autant mourir en ayant essayé, en ayant essayé de le sauver. Elle s'approcha très lentement du chat, et, cette fois ci, pris soin de le prendre en faisant attention. Elle se mit à marcher, mais tomba très rapidement. Elle avait la terrible imprésssion que ce chat pesait le poid de l'or, elle avait l'impréssion que jamais elle n'érriverait à le porter. Les larmes coulaient de plus en plus vite, de plus en plus fort. Elle se relevait, repris le chat par le cou, et se reit à marcher. Elle retomba, se releva, retomba, se releva. Ses chutes furent nombreuses, furent infini, mais à chaques fois elle se relevait, se disant qu'elle ne s'abandonnerait pas. Elle avait mal, elle avait la gorge en feu et sa tête allait exploser. Mais, guider par le clan des Etoiles, arriva, en pleine nuit au clan du vent. Epuisée, malade et bléssée, elle s'écroula sur le sol. Elle posa délicatement le chat à l'abris de la neige et, sans même se mettre à l'abris, elle posa sa tête sur le sol enneigé. Elle avait réussi. Elle y était arrivé. Elle le savait bie, elle savait bien qu'elle avait fait quelque chose dont elle se pensait incapable, dont elle pensait tous les aprentits incapable.  Mais le clan des Etoiles, et surtout sa détermination de mourir en ayant fait quelque chose de sa maigre vie l'avait aidé à vaincre cette horreur. Alors qu'elle fermait les yeux, elle se rendit compte que le monde n'était pas qu'un minuscule placard, mais qu'il était aussi grand que les Hauts Plateaux...

 

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Cœur de Genêt
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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Lun 12 Fév - 19:57



Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres
Coeur de Genêt & Nuage de Rose





Au grand dam de Cœur de Genêt, la chatonne n'obéit pas. Elle resta un long moment prostrée à ses côtés, à geindre. Malgré son état, le petit guerrier parvint à ressentir un profond agacement à l'encontre de Nuage de Rose. Pas foutue d'obéir à un de ses supérieurs et pas moyen d'avoir la paix ! Il ne distinguait cependant pas les paroles de l'apprentie, pris dans une semi-conscience brumeuse. Il ne sentait plus ses membres et le froid n'avait plus aucun effet sur son corps engourdi. Sa respiration avait considérablement faibli, transformée en un faible sifflement. Sa cadette semblait vouloir prendre racine à ses côtés. Allait-elle le regarder crever comme un vulgaire rat sans rien faire ? Au fond peu importait à Cœur de Genêt. Il savait qu'il ne valait pas beaucoup plus que de la chair à corbeau. Personne ne le pleurerait. Tant mieux. Son court séjour sur Terre serait passé inaperçu, et son souvenir serait loin d'être impérissable. Jamais les anciens ne conteraient ses non-exploits aux générations futures.

Il sonda son âme du mieux qu'il put, afin de découvrir ce qu'il ressentait face à ces vérités, mais ne trouva que rancœur et amertume. Le brouillard dans lequel tournoyait son esprit devenait de plus en plus épais. Il se sentait à nouveau glisser vers les ténèbres, oubliant jusqu'à la présence de Nuage de Rose. L'environnement extérieur n'existait plus. Seul restait son esprit meurtri et humilié, traversé de pensées plus noires et pathétiques les unes que les autres. Une vague de mépris envers lui-même déferla violemment sur son être. Il voulait que tout s'arrête. Il voulait oublier et ne plus jamais penser. Il voulait ne plus être et ne plus jamais rien ressentir. Il voulait disparaître et ne jamais revenir. Le visage de sa chère et tendre mère flotta devant ses yeux spirituels, nimbé d'une auréole de lumière froide et scintillante. Elle le regardait de ses immenses yeux d'un bleu profond, dans lesquels il plongea sans hésitation.

Le regard et les sentiments de Cœur de Pavot devinrent ceux de Cœur de Genêt. Il se vit nouveau-né, blotti contre le ventre au soyeux pelage calico. Il ressentit la puissance d'un amour qui lui était inconnu : celui d'une mère pour son petit. Son enfance heureuse défila sous ses yeux, différentes émotions se succédant à une vitesse vertigineuse dans son cœur. Le furieux besoin de le protéger, l'inquiétude, la fierté et la douleur. Mais pas n'importe quelle douleur : l'intense souffrance qu'on ressent pour un autre. L'empathie et l'impuissance face à la faible condition du fragile chaton qu'il était. Son baptême d'apprenti et la fierté, sa première crise et l'angoisse, son retour inespéré après sa disparition dans les tunnels et le soulagement, son humiliation brûlante devant le Conseil et la fureur. Et enfin la nuit où sa vie s'arrêta. Son corps gris suffoquant, recroquevillé sur lui-même, ses yeux exorbités et la gueule entrouverte, qui s'effondrait, inerte. La silhouette rousse au long museau pointu qui s'approchait, prête à délivrer le coup de grâce. La terreur et l'énergie du désespoir. Le déchirement lorsqu'elle comprit qu'elle devait l'abandonner. Et la mort.

Cœur de Genêt fut brutalement ramené à la réalité par une secousse. Le sol s'ouvrait-il pour l'engloutir et ainsi accéder à son désir de disparition ? Au prix d'un effort surchat, il entrouvrit les yeux. Il neigeait. Nuage de Rose le traînait à nouveau, visiblement déterminée à le ramener coûte que coûte au camp. Il pouvait entendre les sanglots étouffés, mais ils lui semblaient irréels, comme venus d'un autre monde, loin, très loin de l'endroit où il se trouvait. Il n'eut pas la force de protester, bien qu'il en brûlât d'envie. La chatonne trébucha et s'effondra à maintes reprises, mais c'est à peine si Cœur de Genêt s'en aperçut. Il avait de nouveau fermé les yeux. Son esprit, complètement coupé du monde extérieur, était désormais aussi désolé, noir et froid que les vastes déserts arctiques au plus profond de l'hiver. Nuage de Rose n'en démordit pas, refusant d'abandonner son fardeau, ce qui eût été pourtant bien plus simple. Son entêtement fut récompensé lorsqu'ils arrivèrent aux abords du camp. Elle traîna le guerrier à demi-mort par le tunnel d'ajoncs pour finalement le déposer sous un buisson quelque peu abrité.

Un félin au pelage noir et blanc émergea de la tanière des guerriers. Il s'agissait de Miroir du Lac. Il laissa échapper une exclamation en apercevant Nuage de Rose et Cœur de Genêt, puis se précipita vers ses deux camarades, l'inquiétude brillant au fond de ses prunelles. Il se pencha sur le corps inerte de Cœur de Genêt, reniflant son pelage collé par la boue. Constatant que le petit chat n'était pas -encore- mort, il tourna son regard vers l'apprentie noire et blanche.

« Va chez Plume de Lune, lui ordonna-t-il avec douceur. Je me charge de Cœur de Genêt, puis j'irai prévenir la patrouille qui est partie à votre recherche de votre retour.»

Alors qu'il s'apprêtait à attraper Cœur de Genêt par la peau du cou, un deuxième guerrier fit son apparition dans le camp. Pomme de Pin, puisque c'était lui, posa un regard glacé sur la frêle silhouette qui gisait aux pattes de Miroir du Lac.

« Il aura encore causé une inquiétude inutile à nos camarades, miaula-t-il froidement en désignant Cœur de Genêt. Il ne devrait plus être autorisé à sortir du camp et encore moins à prendre part à des patrouilles. »

Miroir du Lac dévisagea son camarade un long moment, sans rien répondre. Davantage de chats étaient sortis de leurs tanières afin de voir ce qu'il se passait. L'un d'eux s'approcha de Miroir du Lac, lui murmura quelques mots à l'oreille. Le guerrier noir et blanc acquiesça en soufflant un remerciement, puis son interlocuteur quitta le camp, partant à la recherche de la patrouille. Miroir du Lac reporta son attention sur Pomme de Pin.

« Rend-toi réellement utile et aide Nuage de Rose à se rendre chez Plume de Lune, miaula-t-il d'un ton neutre. Elle a besoin de soins. »

Il n'attendit aucune réponse de son congénère et plongea délicatement ses crocs dans la peau lâche du cou de Cœur de Genêt. Il traîna avec d'infinies précautions son précieux fardeau jusqu'à l'antre de la guérisseuse. Miroir du Lac déposa avec douceur le corps du petit guerrier sur une litière de mousse fraîche, et l'observa sans mot dire, un air de pitié brillant au fin fond de ses pupilles dilatées. Cœur de Genêt, le pelage emmêlé et imbibé de boue, les yeux fermés et la respiration superficielle, avait l'air encore plus vulnérable qu'à l'accoutumée. Il ne se réveillerait que deux jours plus tard, grâce aux soins acharnés de la guérisseuse.



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Coeur de Genêt s'exprime en#666666

Merci Des' *-*


Et merci à toi Feufo' :p

Une signa' de plus et je vais devoir tout mettre sous spoiler, vous gérez, j'adore :p Merci Lumy' !
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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   Mer 14 Fév - 13:48

Ne vivre que pour les etoiles, oublier les autres


Les yeux de l'aprentie s'étaient fermés. Elle réspirait lentement, trop lentement. Au premier coup d'oeil, on pourrait croire  que la petite était morte. Nuage de Rose avait sentit les ténèbres se refermer peut à peut autour de son corps. Elle avait l'impréssion d'être morte, elle avait l'impréssion d'avoir enfin rejoint le clan des Etoiles. Une brume noire et quelque peut grise s'était levé au dessus d'elle. Elle avait cru monter, monter loin au dessus de ce clan qu'elle n'aimait pas tellement. Elle avait cru être délivré du poid qu'elle  transportait, de cette sensation de ne pas être à sa place parmis les siens. Elle s'était sentis joyeuse, enfin honnête et lavé de sa timidité crasse. Cette sensation de bien être avait été extrêmement soulageante, elle avait vu sa petite vie défiler devant ses yeux bleu, et elle avait revu le clan de l'ombre comme il était à sa naissance. Elle avait vu Caresse de l'aile murmurer des paroles à sa mère et puis plus rien. Rien. Elle n'avait rien vu, rien entendu, rien sentit. Elle ne sentait même plus le poid de son corps sur le sol de terre. Cettte douce sensation d'ingorance ne dura que quelques instants, car, réveillée par des paroles, la jeune aprentie se réveilla. 


A peine eut t'elle les yeux ouverts que la douleur lui lacéra le ventre. Elle avait extrêment  mal au ventre et elle avait la terrible impréssion que sa tête allait voler en éclats. Sa respiration était sifflante et vraiment lente. Elle devait faire un effort énorme pour réussir à prendre une respiration, bien que minnime. Ses pattes la torturait, elle ne pleurait plus, elle ne pouvait plus pleurer. Elle ne voyait plus le corps de Coeur de Genêt à ses cotés, à vrai dire elle ne voyait rien. 


"Rends toi réellement utile et aide Nuage de Rose à se rendre chez Plume de Lune. Elle a besoin de soins."

Elle avait entendue cette phrase comme un murmure étouffé, come sortit de l'au delà. Alors, elle sentit le souffle chaud de Pomme de Pin sur son épaule, puis, il essaya de la relever. Elle ne pouvait plus bouger, elle ne pouvait plus réfléchir. Il tenta encore une fois de la relever mais la chatte le regarda avec un air de pitié dans les yeux. Il bongona des paroles que Nuage de Rose ne put entendre, et prit la jeune chatte par la peau du coup. L'aprentie aurait voulut courir se cacher quelque par, elle aurait voulu éviter d'être vue par tous ces chats qui s'étaient rassemblés autour d'elle mais la maladie et la faiblesse l'empêchait de faire quelque chose, alors elle se laissa faire. Rapidement, son porteur l'allongea sur un lit de mousse, dans la tanière de la guérisseuse, cette tanière qui puait la maladie. 

Nuage de Rose se réveillait tous les jours, et quand elle ouvrait les yeux, une immense douleur s'emparait d'elle et elle ne pouvait s'empêcher d'hurler de douleur. Mais, trois jours plus tard, elle réussit à sse réveiller sans crier, mais la douleur était presque toujours aussi vive....

                       Rp terminéééé ! Suite dans la tanière de la guérisseuse ! 
 



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MessageSujet: Re: Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]   

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Ne vivre que pour les étoiles, oublier les autres [Coeur de Genêt]
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