« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?

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Brise Silencieuse
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MessageSujet: Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?   Lun 26 Juin - 14:26



Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pensait ?
«Une rencontre peut nous changer à tout jamais, dans le bon comme dans le mauvais sens.»


feat Rubis Obscur et Brise Silencieuse ♥


Brise Silencieuse marchait, doucement, ventre à terre, le regard vif, prête à bondir. A quelques queues de renard se trouvait un innocent petit lapin, qui grattait la terre. Le vent soufflait en faveur de la guerrière, et le rongeur ne l'avait pas repéré. Sil' s'approcha, du plus qu'elle pouvait, et bondit. Le lapin n'eut pas le temps de prendre la fuite, elle avait était plus rapide. D'un coup de crocs dans la nuque, elle acheva celui-ci, et adressa une prière silencieuse au Clan des Etoiles, puis elle retourna avec ses camarades de patrouille Ils avaient tous quelque chose à ramener dans la réserve. Sil' aimait chasser, mais elle avait hâte qu'ils rentrent, pour pouvoir s'éclipser afin d'avoir son petit moment d'intimité.Ils n'avaient pas été trop loin pour attraper ces quelques proies qui feraient des heureux, le camp était donc proche. Sil' se trouvait derrière le meneur de cette patrouille, et se démener pour ne pas montrer son impatience. 

Une fois arrivé au camp, Sil' posa son lapin sur la pile de proies et partie en un éclair. Elle savait que personne ne remarquerait son absence avant un bout de temps. Elle se sentait comme un fantôme dans ce Clan, ce qu'elle n'était pa toujours bien évidemment, mais tout de même la majeur partie du temps. On l'oubliait, du moins c'est ce dont elle avait l'impression. Sil' courait, ventre à terre, comme si elle avait peur qu'on la voit partir ainsi, qu'on la voit fuir ce qu'elle était. Mais elle avait un besoin immense de se poser dans un coin poétique, pour pouvoir les questions les plus existentielles qu'elle avait en tête. Même si elle n'apportait que des hypothèses et qu'elle n'apportait jamais de réponse concluantes, elle aimait 'idée de réfléchir, de se servir de sa tête et de prier les anciens, les défunts. Elle avait l'impression que cela la rapprochait d'eux, et qu'elle avançait un peu plus à chaque fois. Ce jour-là, elle avait choisi le Saule Pleureur, un endroit merveilleux à ses yeux, d'une beauté incontournable. C'était un de ses lieux favoris. 

Elle atteint enfin l'endroit qu'elle adorait. Son pelage frôla les branches, ce qui fit frissonner Brise Silencieuse. Une sensation de bien-être et de paix intérieur l'envahit. Elle soupira, comme pour déverser tout son stress et son mal-être. Elle alla s'installer dans le creux que formait deux racines, s'allongea, soupira une seconde fois et ferma les yeux. Elle était bien là. Dans le calme et la sérénité. Dans la solitude. Tout ce qu'elle chérissait. Elle se sentait si bien. Quand une odeur inhabituelle vient la perturber. Brise Silencieuse se leva rapidement, se hérissa, et montra les crocs. Elle était en terre libre, elle le savait, mais elle se préparait tout de même à un éventuel combat. Elle ne reconnaissait pas l'odeur, et ne connaissait donc pas ce chat. Peut-être cherchait-il à se battre ? 
"-Qui es-tu et que fais-tu ici ?" cracha-t-elle d'une voix hautaine. 

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MessageSujet: Re: Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?   Sam 1 Juil - 11:02


RUBIS OBSCUR


Tu ne sais plus ce qui t’arrive, la situation t’échappe complètement, mais tu ne sais pas comment y remédier. Tu as peur car tu ne peux plus le contrôler, plus contrôler tes sentiments, ta vie et tes émotions reprennent le dessus sur ce côté dur que tu as travaillé. Ton corps réclame un ami mais tu sais à l’intérieur de toi que le monde se fout de toi ; plus personne ne porte l’attention et tu es oubliés, comme un guerrier déchû, un souvenir du passé,  une larme salé, une goutte d’eau séché.
Rien de peut te faire oublier ce vide ressentit, ces sentiments noirs qui jouaient de ta vie tendant et faisant résonner le fil du destin. Tu aurais pu abandonnée ce jour-là, mais tu as continués à vivre, à prouver au monde que tu existais encore et à chercher le propre sens de ta vie. Tu as joués avec les dés sur un plateau infini mais tu n’as jamais pu faire le chiffre impaire qu’il te manque. Tu veux aimés les gens, pouvoir profiter de ton destin mais eux ne t’aiment pas et te rejettent. Il pense que tu n’es pas un guerrier, que tu n’es qu’une âme qui aurait du partir depuis longtemps, que ton âme s’en est allé et que seul ton corps est resté.
 
Tu peux sentir autour de toi un vent doux soufflé, une brise matinale douce parcourant le camp en suivant un va et viens précis, comme un cycle éternel. Mais tu parviens surtout à ressentir la chaleur étouffante de la saison des feuilles vertes. En sentant cet air chaud, tu te rappelles de douloureux souvenirs remontés en toi comme le jour où ta vie à basculé. Ces températures élevés rendait le moindre effort surhumain tant bien que quand tu as voulus te levé, tu avais l’impression d’avoir fait le tour du territoire. Tu savais qu’aujourd’hui, tu ne pouvais plus rester ici encore et qu’encore une fois, ton devoir dans l’Escadron devra encore une fois attendre.
 
Tu regardes autour de toi, pour t’apercevoir que le camp est presque désert, tu constates qu’ils ont dû partir à la source d’eau du territoire. Les conditions sont optimales pour partir et pour une fois, tu ne dois que saluer un de tes camarades de l’Escadron qui garde la sortie pour partir. Mais avant cela, tu décides de te diriger vers la réserve de gibier pour prendre des forces avant ta petite escapade solitaire. Tu sais la première pièce à ta portée, puis part en courant sans même jeté un coup d’œil à tes camarades intrigués. Tu ne peux plus restés à l’intérieur, tes camarades te regarde comme si tu étais un blaireau et ton corps tout entier est en panique, il veut sortir, il veut partir très loin vivre seul paisiblement, oubliés tout ce qui tes arrivés, repartir à zéro ! Tu veux oublier ta mère que tu n’as pas pu protéger, ton père qui t’a abandonné sans porté la moindre valeur à ta vie. Tu ne peux plus vivre ici, ta place est loin, en tant que guerrier déchu.
 
Tes rencontres se font de plus en plus rare, tu préfères ignorer plutôt que parler. A l’Assemblé les gens t’évitent, ils ont peur de parler à un mort. Alors tu les regardes envieux de leur amitié et de leur vie, et tu commences à imaginer le monde comme si tu étais comme eux, mais à chaque fois tu vois tout ce sang et ces noirs sentiments qui emplissent ta vu. Tu as oublié si tu pouvais parler ou aimé, personne ne t’a jamais appris cela, personne ne t’a jamais appris la compassion, et l’envie d’aimer les autres. Aussi loin que tu te souviens on t’a toujours appris à te battre et à tuer tes ennemis.

Alors tu marches tout seul sans savoir où tu vas, te remettant toujours en question sans faire avancer ta vie. Tu ne sais pas où commencer, alors tu patines et tu te perd. Sans t’en rendre compte, tes pas et ta réflexion t’ont mené dans un lieu que tu ne connais que très peu, le Saule Pleureur ! Tu te demandes comment tu as pu marcher jusqu’à si loin, mais tu n’as pas le temps de te poser la question, car une autre retentit déjà :
--Qui es-tu et que fais-tu ici ?
Tu t’aperçois alors qu’une autre personne n’était pas loin, et que tu pouvais sentir une odeur étrangère. Bizarrement, tu choisis de ne pas l’ignoré, et tu lui renvoyais d’un ton acide :
-Un souvenir du passé… Et toi qui es-tu ?

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MessageSujet: Re: Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?   Sam 15 Juil - 11:07

Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?

Ft. Rubis Obscur et Brise Silencieuse ♥

Brise Silencieuse observa le chat, son regard glacial portant attention à chaque fait et geste du matou ennemi. La guerrière du Vent se concentra, et décela alors l'odeur du Clan de l'Ombre. Son ton avait était acide, pourtant il n'avait pas l'air d'avoir l'intention d'attaquer ni de quoi que se soit. La Venteuse montra alors, en se passant quelques coups de langue sur le poitrail, qu'elle ne voulait pas déclencher un combat. Elle se rassit, et fixa l'inconnu. C'était étrange, mais en deux phrases prononcées, Brise Silencieuse s'identifia à l'Ombreux. Bizarrement, elle avait l'impression de se voir, lorsqu'elle était dans une phase de mal être. Elle se sentait ainsi, tel un souvenir. Un souvenir que tout le monde à oublié. Un souvenir que personne ne cherche à rappeler. Un souvenir effacé. Finalement, elle était un peu comme celle dont on avait besoin juste pour les patrouilles et les parties de chasse à plusieurs. Sinon, on l'a délaissait, telle une carcasse de viande avariée. Oui, c'était comme cela qu'elle se voyait. Une chatte à laquelle on n'apportait pas vraiment d'attention.
Elle dévisageait le guerrier adverse de haut en bas. Il était très grand, comme elle, et les deux faisaient alors presque la même taille, à quelques centimètres prêt. Sous son pelage noir corbeau, on pouvait entrevoir une forte musculature. Tout deux portaient une cicatrice, Brise Silencieuse à l'œil gauche, tandis que l'Ombreux l'a portait au niveau de l'œil droit. Leurs pelages étaient similaires, Sil' portait simplement un poil noir rayé de brun. Leur grande différence était la couleur de leurs yeux. Ceux de l'ennemi étaient d'un vert foncé, tel la verdure de la forêt, tandis que ceux de la Venteuse étaient d'un bleu glacial. Pourtant, tout deux relataient les mêmes regards, les mêmes sentiments.
 "-En ce cas, si tu es un souvenir du passé, je suis alors un souvenir effacé." miaula t-elle, un fond d'ironie dans la voix. "Mais, soyons sérieux, quel est ton véritable nom ? A moins que "Souvenir du Passé" le soit, ce dont j'en doute fort. Je suis Brise Silencieuse, une guerrière du Vent."  
La chatte constata que le chat qui se tenait en face d'elle n'avait pas l'air bien. Non pas physique, mais mentalement. Elle le voyait à son attitude, mais elle le ressentait aussi. 
"-Est-ce que ça va ? Tu n'as pas l'air très bien. Si tu veux parler, je veux bien t'écouter, si ça peux t'aider.." dit-elle d'une voix douce. 

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MessageSujet: Re: Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?   Ven 4 Aoû - 18:58

                                                                    RUBIS OBSCUR


ft.Brise Silencieuse  
      
Tu ne peux contempler tes regrets et ton impuissance, à vouloir jouer les héros et les durs tu as gagnés ta place de poussière. Tu aimerais que tout soit différents, que tout ce que tu as vécu ne soit qu’un cauchemar, te réveiller un jour entouré de tout le monde. Mais tout ce que tu as accomplis n’était que la descente dans la spirale de l’enfer. Personne ne t’aime, ne tiens à toi, tu n’as pas d’amis. Des guerriers se ressemblent et s’aiment, mais toi, personne ne te ressemble et personne ne t’aime. Ils ne veulent pas de lien avec un ancêtre du passé incapable de regarder son propre reflet. Tu te crois entouré, mais tu peux regarder autour de toi, personne à part ta solitude ne sera jamais là.
Bordé par les larmes, tu te réconfortes dans ton propre malheur, tu regardes le monde, leur demande pardon, pendant une journée, une lune, pendant une vie. Tu ne connais rien sauf la mort et le désespoir. Tu essais mais tu n’y arrives pas, une détermination essaye de te pousser à agir, à vivre, mais toi, tu ne veux pas vivre ; tu veux disparaître comme le ferait une poussière du passé de ton rang. Une bombe à retardement sonne à l’intérieur de toi, elle explosera en même temps que toi ; lié par une chaîne vous êtes. Tu tiens le regards devant toi, mais tu ne peux le lever, le monde ne mérite pas qu’un déchet comme toi contemple sa beauté. Regardez en bas les fourmis mourir est tout ce dont tu as le droits.
Tu te vois devant cette arbre du monde, le Saule pleureur. Une clairière interdite la bordait. Un brise d’air chaud séchait tes larmes internes qui te pleurait. Tu te demandes ce que tu fais ici, un endroit merveilleux recueillant un tâche de sang, quelle ironie du sort. Tu la voyais, cette ennemis, qui partageait ce que tu ne possédais pas. Tu la détestais avant de lui avoir parler franchement, tu voulais qu’elle meurt avant de connaître sa vie, tu voulais mourir avant de marquer cette endroit par ta tâche noire. Elle ne savait probablement pas ce que tu pensais et qui tu étais, alors tu devais garder l’anonymat, elle ne devait pas te connaître avant la fin de votre discussion. Tu voulais ressentir une vrai amitié envers une personne et engagé une discussion ; personne n’avait recueilli de tes mots depuis plusieurs lunes.
Tu ne voulais parler pour que les autres t’ignorent, tu voulais impacter et provoquer une réflexion. Alors tu décidais de ne parler qu’avec ta sagesse et ton expérience de la vie noire devant cette guerrière qui venait probablement du Clan du Vent en suivant son odeur. Tu ne te voilais pas la face et saurais que lorsqu’elle saura qui tu étais, le fameux déchet de la forêt, elle t’oubliera, mais tu tenaisà te faire plaisir, à goûter une vie normal que tu aurais pu enduré.
Elle décidait de te parlait avec une ironie jamais vu :
 "-En ce cas, si tu es un souvenir du passé, je suis alors un souvenir effacé."
Tu rigolais intérieurement, en plus d’être une guerrière détestable, elle se moquait de toi, elle qui ne connait pas la douleur de la solitude et du malheur. Elle reprenait sérieusement, sans se ton ironique qui te faisais tilter :
"Mais, soyons sérieux, quel est ton véritable nom ? A moins que "Souvenir du Passé" le soit, ce dont j'en doute fort. Je suis Brise Silencieuse, une guerrière du Vent."  
Un nom qui pourrait parfaitement te résumé. Suivant ta réflexion, tu décidais de ne pas lui donné ton nom. Tu voulais répondre, mais Brise Silencieuse dit d’un ton calme :
"-Est-ce que ça va ? Tu n'as pas l'air très bien. Si tu veux parler, je veux bien t'écouter, si ça peux t'aider.." 
Tu ne pouvais lui partager combien tu souffrais, tu ne pouvais lui compter combien tu étais seul et malheureux, alors tu lui dit lentement et calmement :
« Mon nom importe peu, mon clan aussi. Tu te clames Souvenir effacé, mais ton nom est reconnu, les guerriers te craignent, certain t’aime ; ne compare pas ta souffrance au souvenir du passé qui lui est oublié, il est oublié et tout le monde se fiche de lui, il ne peut vivre avec les autres qui refusent son existence. Mes maux sont trop forts et trop puissants pour être compter, te les expliquer changerait le cours de cette rencontre. Tu ne devrais pas passer ton temps dans les endroits perdus, vie avec tes camarades, offre leur ta présence. Ne sois pas oublié si tu le peux ; cela m’étonne déjà de trouver des guerriers ici. Que fais-tu là ? »
Tu ne pouvais lui offrir mieux, tu renonçais à parler, et lui conseiller de ne pas rester là, elle ne devait pas être oublié comme toi. Tu ne voulais plus être reconnu et tu voulais être seul, l’Escadron devait tout représenté pour toi, mais tu pouvais te passer d’y être pour un peu de temps. Alors tu restais ici, à te veiller intérieurement.

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MessageSujet: Re: Et si on se ressemblait plus qu'on ne le pense ?   Ven 4 Aoû - 22:55







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(c) Nyyx | Never Utopia

Brise Silencieuse soupira, et s'oublia un instant, se remémorant le passé. Ce passé qui l'a hantait encore. Ce passé douloureux, qu'elle ne souhaitait à personne. Elle se demandait quelques fois ce qu'elle avait fait pour que tout ceci lui arrive. Des pertes. Perte familiale, perte d'une grande amie, perte d'honneur, perte d'âme. Qu'avait-elle gagné ? La solitude. Oui, la solitude s’appelait-elle. Mais quelle était gentille. Elle avait accompagnée Brise Silencieuse tout au long de sa vie, et la suivrait encore un moment. Elle était toujours à ses côtés quand elle n'allait pas bien. Toujours avec elle, quelle bonne amie ! Toujours là en cas de besoin. Inégalable celle-ci. Mais que lui apportait-elle ? Du réconfort, de l'amour ? La Ventarde elle-même ne savait pas ce qu'elle lui apportait, de bien ou de mal. Pourtant, à chaque instant, elle était présente, prête à l'épauler. Appréciable, et pourtant regrettable. Les guerriers normaux, eux, avaient des proches. Brise, elle, n'avait rien, ou du moins plus rien. Elle se remémora alors cette période de sa vie où elle était la plus heureuse au monde. Cette époque, elle remontait à loin, à ses premières pas dans la clairière du camp, partant à l'exploration avec ses frères.  Que tout cela était bien loin désormais ! Tout avait tellement changé. Et dans le pire. 
La guerrière reporta son attention sur le guerrier qui lui faisait face. Elle ressentait une tension dans l'air. Une tension plutôt pesante. Elle ne savait ce que pensait le guerrier, et cela lui faisait un peu peur. A sa simple question, il lui avait fait froid dans le dos. Pourtant, elle se sentait obligée de lui apporter de l'attention. Elle ne savait que penser de lui. Brise Silencieuse ressentait quelque chose de différent chez lui. Et cela l'intriguait. Elle voulait savoir ce qu'il ressentait, et si possible voulait l'aider. Ils n'avaient très certainement pas le même sombre passé, et pourtant la Ventarde ressentait chez lui ce mal-être qu'elle ressentait elle aussi. Ce n'était pas dans son habitude de vouloir aider les guerriers, surtout ennemis, mais cette fois-ci, elle voyait ça différemment. Son regard de glace, qu'elle voulait pourtant réconfortant, se planta dans celui de l'Ombreux. 
"Mon nom importe peu, mon clan aussi. Tu te clames Souvenir effacé, mais ton nom est reconnu, les guerriers te craignent, certain t’aime ; ne compare pas ta souffrance au souvenir du passé qui lui est oublié, il est oublié et tout le monde se fiche de lui, il ne peut vivre avec les autres qui refusent son existence. Mes maux sont trop forts et trop puissants pour être compter, te les expliquer changerait le cours de cette rencontre. Tu ne devrais pas passer ton temps dans les endroits perdus, vie avec tes camarades, offre leur ta présence. Ne sois pas oublié si tu le peux ; cela m’étonne déjà de trouver des guerriers ici. Que fais-tu là ?" 
Brise Silencieuse eut un très léger mouvement de recul. Non pas par peur, mais car elle fut impressionnée par sa réponse. Elle ne s'attendait vraiment pas à un monologue, du moins pas comme ça. Ses mots avaient été si forts. Si poignants. La Ventarde inspira un grand coup. Sans connaître le guerrier, elle savait déjà l'ampleur de sa douleur. C'était une douleur vraiment grande, probablement inexplicable. Une douleur qui consume l'âme de toute part. Une douleur sans pareil, profonde, intense. Elle comprit alors qu'il allait être dur d'aider le chat qui se trouvait en face d'elle, car il ne parlerait sûrement pas beaucoup de lui. Elle balaya les environs du regard. Que faisait-elle ici ? C'était comme si elle ressentait une connexion entre elle et ce lieu qu'elle aimait temps. Elle l'avait choisi pour sa beauté. Pour sa poésie. Pour sa tranquillité aussi. Ici, elle pouvait se poser, être seule, et avait alors la possibilité de se poser toutes les questions possibles et inimaginables sans être dérangé. Hormis aujourd'hui. D'habitude, elle avait horreur qu'on la dérange lors de ses pensées profondes. Mais pas là. 
"-Je conçois que tu ne veuilles révéler ton identité. Sache que si je me clame Souvenir Effacé, ce n'est pas pour rien. Être reconnue ? Être crainte ? Être aimée ? Passer du temps avec mes camarades ? Ce sont des choses que je ne connais pas. Je préfère me retrouver avec ma conscience dans des lieux perdus que dans mon Clan où je ne suis qu'un fantôme. Mes maux sont plus profonds que tu ne peux l'imaginer, et, en ce cas, si je te les révélait, cela changerait également le cours de cette conversation." miaula t-elle d'un ton posé. Elle se donna un coup de langue sur le poitrail avant de continuer. "Je suis ici pour pouvoir penser. Me poser des questions. Je recherche toujours un coin tranquille lorsque je ne suis pas de patrouille et que j'ai un peu de temps rien que pour moi. Et toi, que fais-tu ici ? Est-ce l'endroit où tu déverses tout tes malheurs ?" dit-elle doucement. 

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