« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Dead End

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MessageSujet: Dead End    Sam 20 Aoû - 22:58



Dead End

 



FEAT. TORRENT DE FOUDRE
Je sors de la tanière des guerriers, j'ai mal dormi à cause de la chaleur estivale et son pelage me manque. Je soupir en m'avançant jusqu'au tas de gibier bien fourni pour me servir une proie. Je n'ai que peu d'appétit alors j'opte pour une petite musaraigne. Je l'attrape délicatement entre mes crocs et trottine jusqu'à un coin d'ombre qui m'offre une vue pleine sur le camp. Quelques félins se prélasse au soleil tandis que d'autres partagent un repas. Moi, je suis à la recherche d'un chat en particulier, un gros matou gris qui me manque. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu et ça me tue. Je me rends compte à quel point j'ai besoin de lui et au delà d'être frustrée par ce que je ressens, ça me fait du mal. Alors que je regarde les apprentis jouer, je me rappelle certains de nos plus beaux instants et je n'arrive pas à me dire que peut-être, on ne les revivra jamais. Je n'ai jamais imaginé que tout puisse arriver si vite et pourtant, il est en train de partir, il va me laisser. Et moi, je devrais l'accepter. Je me lève et secoue mon pelage pour en chasser la poussière qui s'y loge. Où suis-je donc partie moi-même ? La petite Fée n'aurait jamais accepté ça, elle se serait battue jusqu'au bout, où est cette petite Fée ? Celle qui n'avait peur de rien, celle qui aurait affronté la vie, qui l'aurait croqué à pleines dents ? Elle a grandi, bercée de désillusions et ramené sur terre par la réalité de la situation. Je soupire en me dressant sur mes quatre pattes et je pars à la recherche de Nuage de Romance. Elle doit être impatiente de débuter son entraînement et moi, j'ai besoin de me changer les idées. 

Je la trouve encore allongée dans sa tanière et la réveil de quelques coups de langue derrière l'oreille lui indiquant que nous allons repérer les frontières du côté de la rivière scintillante. Toute excitée, elle me rejoint à l'extérieur et nous nous préparons à partir jusqu'à ce que son regard croise le mien. Le voilà, fidèle à lui même. Toujours cette carrure imposante qui le caractérise et ce même s'il a perdu du poids. Je me dandine d'une patte sur l'autre en le voyant approcher, gênée, ne sachant quoi lui dire. Je n'avais pas prévu de le croiser ce matin, je n'avais pas prévu de le croiser tout court en fait. Je souris timidement le salue en aplatissant les oreilles, intimant à mon apprentie d'en faire de même. Il me regarde, semblant attendre quelque chose et finalement, poussé par mon instinct et mon besoin de le garder près de moi, ne serait-ce qu'une matinée, je lui propose de se joindre à nous avec son apprenti pour venir à la rivière scintillante. Le plus curieusement du monde, il accepte et nous voilà tous les quatre en route à travers la forêt luxuriante. En ce moment, elle grouille de gibier et à l'ombre des arbres, il y fait une chaleur exquise. Les arbres feuillues nous protègent du soleil et conserve la fraîcheur de l'aurore. Une fine pellicule de rosée se dépose sur mes pattes et ravive mes coussinets. 

Je ne peux m'empêcher de lui jeter régulièrement des coups d'oeil d'une discrétion qui ferait fuir tous le gibier d'une forêt à plus de 5 kilomètres. Je soupire en tentant de me concentrer sur nos apprentis qui ouvrent la marche et nous force à presser le pas pour ne pas les perdre. Bientôt, la rivière scintillante est en vue. Nous nous arrêtons pour y laper quelques gorgées d'eau fraîche qui me remettent d'aplombs. Mal à l'aise, je prends la parole et donne les quelques directives aux jeunes novices. 

" Alors, explorez le territoire alentour, ne vous éloignez pas trop et surtout ne dépassez pas les limites de notre territoire. Pour résumé, ne traversez par la riv... " 

Les voilà déjà parti ! Comme moi à leur âge... Je souris, amusée et reporte mon attention sur mon voisin. Je m'assois et le fixe, gênée, à la recherche d'un sujet de conversation mais rien d'intelligent ne vient. 

" Alors... Beau temps pas vrai ? " 

Alors celle là, elle est belle ! Bravo Fée, excellent. Je peux tout aussi bien m'accrocher une pancarte autour du cou avec écrit en lettre capital MAL A L'AISE. Où ai-je donc mis ma confiance en moi ? J'ai dû l'oublier au camp... 


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MessageSujet: Re: Dead End    Sam 20 Aoû - 23:58

Dead End
Belle de Jour. J’ai une requête. Une seule. J’ignore si j’ai le droit désormais de me montrer aussi audacieux. Tu pourrais me reprocher tant, ma bien-aimée tante, et je ne t’en voudrais pas. Au contraire, il me soulagerait de voir un peu de colère animer tes prunelles lorsque tu te penches sur ma destinée, d’où tu es. Un regard différent de la triste pitié offerte par tous les autres. La rage ou même la déception me permettraient d’offrir des excuses, me soulager de ma propre culpabilité. Là où je tente de me rattraper, je ne rencontre que des regards contrits et une incompréhension obstinée, mais toi, Belle de Jour, tu me comprendrais. Je crois que tu es celle m’ayant sauvé, ce jour-là, de commettre la pire erreur de toute mon existence. Aujourd’hui, je guette ta guidance, une fois de plus. Car j’aimerais… J’aimerais lui parler. Mais je n’en ai pas le courage, et je sens que chaque tentative ne fait que nous enliser un peu plus profondément dans l’impasse. Alors, si je puis m’exprimer correctement, je ne recherche que le coup de pouce pour m’adresser à elle aujourd’hui. Elle me manque, Belle de Jour, Eclipse Solaire et Plume Agitée aussi, Masque de Rosée… et tous mes neveux et nièces que je ne connais encore que si peu. Je n’ai qu’un désir, débuter quelque part. Ou du moins me défaire de ma culpabilité, celle relative à l’incident des falaises… Tu crois que tu pourrais m’y aider?

Transporté par ma prière matinale, j’émerge de la tanière des guerriers sous un soleil avide et oppressant. Je regrette aussitôt ma lourde fourrure en m’aventurant au cœur du campement en tâchant de ne pas attirer les regards, dévorant une proie le dos tourné à l’action rituelle de la tribu. Au réveil de Nuage de Flèche, je l’interpelle en lui intimant maladroitement de manger avant la reprise de nos activités. Dès nos premiers entraînements, la jeune chatte a témoigné d’un immense potentiel. Il n’est de qualités qu’on ne retrouve pas chez elle. Obéissante, acharnée, déterminée et concentrée, elle exécute chaque ordre et chaque conseil avec brio. Je n’aurais pu rêver de meilleure novice, néanmoins son côté taciturne n’aide en rien ma timidité naturelle, d’autant plus que sous mon stoïcisme habituel se cache une profonde appréhension de mes responsabilités de mentor. Et le souci de bien faire. Après tous mes échecs des dernières lunes, il me plairait de réussir auprès de ma nièce qui mérite certainement un mentor digne de son talent. Nerveux et fébrile, je lui emboîte le pas jusqu’à la sortie, quand un éclair blanc attire mon attention.

«Euh… Ça te dérangerait si nous patrouillons en compagnie de Reine des Fées et de ta sœur Romance, Flèche, pour aujourd’hui?»

Puis réalisant que la décision m’appartient, je me secoue avant de me diriger vers la guerrière, le regard rivé vers le sol. Hésitant, je la salue d’un mouvement de queue, incapable de placer un mot, réduit au rang de chaton devant mon amie d’enfance. Lorsque d’elle-même, elle nous invite Flèche et moi à une patrouille près de la rivière, j’hoche frénétiquement la tête en osant enfin la regarder dans les yeux, submergé par mon affection pour elle qui provoque dans mon corps toutes sortes de sensations à la fois agréables et étrangères. Le cœur battant, je ne peux réprimer un sourire timide d’animer mes traits que je dissimule aussitôt en faisant brutalement volte-face, emboîtant le pas à mes deux nièces qui partent aux devants en nous laissant à leur suite, silencieux et gênés. Je me demande si nous parviendrons un jour à retrouver l’aisance de notre enfance, où les mots nous échappaient sans retenue ou hésitation. Il me lasse déjà de me trouver si près, mes pas mal assurés m’amenant souvent à frôler son épaisse fourrure dans un cataclysme de frissons coupables. Je lui jette de nombreux regards à la dérobée, obnubilé par sa beauté que je m’autorise une rare fois à admirer. Lorsque la femelle tricolore chasse nos apprentis en leur permettant d’explorer les environs, je me crispe d’un double malaise. Depuis mon entrevue avec les étoiles noires ayant mené à ma chute des falaises avec Étoile Destinée, je crains pour ces jeunes âmes. Il me semble néanmoins que le soleil brille avec une insistance particulière aujourd’hui. La concrétisation de mes prières, peut-être? Ce qui m’amène à mon deuxième malaise, celui de me retrouver nez à nez avec Reine des Fées qui, plus que jamais habite parfaitement son nom. Car je suis totalement ensorcelé.

«Ou-oui très belle… euh je veux dire beau, il fait effectivement très beau. Même qu’il ne me semble pas avoir vécu d’aussi belle journée depuis un bon moment. Les Étoiles veillent sur nous.»

Merci Belle de Jour.

«Il me semble aussi que nous ne sommes pas sortis tous les deux depuis un moment. Depuis notre baptême à vrai dire. Je n’ai jamais eu l’occasion de te dire que tu portes très bien ton nom. Même s’il ne faut pas se faire d’idées, même s’il ton nom le suggère, tu n’es pas ma souveraine!»

Je lui offre une expression mi-malicieuse, mi-insolente. Jamais maître de mes actions, mais certainement souveraine de mon cœur lui étant tout dédié. Mes prunelles brillent et je sens ma poitrine libérée d’un poids en m’abandonnant à nos vieux jeux puérils. Je souris à nouveau, un peu plus timide, fébrile de me retrouver en sa présence et étrangement énergique.

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MessageSujet: Re: Dead End    Dim 21 Aoû - 12:48



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FEAT. TORRENT DE FOUDRE
Belle ? Il a dit belle je n'ai pas rêvé ? Je sens le rouge me monter aux joues et je me décide à continuer de fixer le sol. Ses pattes sont parfaites, je vous le dis, j'ai eu le temps de les détailler de haut en bas dans les moindre détails. J'en aurais presque mal à la nuque à force. Je soupire, ce n'est pas en regardant les insectes passer que j'ai une chance d'arranger les choses. Je relève les yeux et croise son regard. Pour la première fois depuis de nombreux jours, j'y vois une petite lueur, une étincelle de vie qui fait gonfler mon pelage de frissons. Foudre, mon Foudre. Il me parle comme si de rien n'était, me complimente et cherche à détendre l'atmosphère un peu mal à l'aise. Jamais vraiment à sa place quand il s'agit de me faire des éloges. Ca c'est mon Foudre, celui que j'aime, celui qui m'a offert les plus beaux moments de ma jeunesse. Ce matin je le retrouve, comme si il était revenu pour moi, pour un instant à partager entre nous, une aurore qui n'appartiendra qu'à nous deux. Cette énergie qu'il dégage me fait vibrer toute entière et son sourire suffit à faire fondre mon masque de grande personne pour retomber dans les habitudes de notre enfance. Je me jette sur lui et enfouie mon museau dans son épaisse fourrure cendrée. Aussitôt, submergée par l'émotion, des larmes se mettent à couler le long de ma fourrure et perlent de mes moustaches. Je n'ai pas eu assez de lui ces derniers temps, j'ai eu peur, peur qu'il m'abandonne, peur qu'il me laisse aller sans même m'adresser un regard. Sans lui j'étais perdue, sans repères. Mon univers tourne autour de ceux qui le peuplent.

" Oh Foudre, Foudre... C'est bien toi n'est ce pas ? "

Je me presse plus fort contre lui jusqu'à le faire tomber. Je ne vais plus le lâcher, je ne vais plus le laisser filer. Mes larmes continuent de couler, des larmes de joies, des larmes qui relâchent toute l'angoisse et la pression que j'ai subi ces derniers temps. Comme j'ai besoin de lui, je n'y peux rien, c'est comme ça. On est tous en quête de quelque chose, quelque chose qui nous fasse vibre, quelque chose qui nous rapproche, pour donner un sens à notre vie. Ce quelque chose, c'est lui. J'ai investi corps et âme dans cette quête, je ne veux pas devoir renoncer à ce que j'ai fais ou à ce que j'étais. Je veux le trouver, je veux qu'il sache combien il est important pour moi, combien je l'aime et combien je souhaite son bonheur. Ne sachant comment aborder le sujet, je m'emporte et commence à lui gratifier les oreilles de quelques léchouilles bien baveuses dont il raffole. Cela me réconforte aussi et me rassure, mes larmes cessent de couler et ma gorge se délie.

" Tu es un idiot, je serai... Je serai ta souveraine et je t'interdis, je t'interdis formellement de me laisser sous peine de léchage de museau à vie. Je ne veux plus que l'on s'ignore ainsi. J'ai besoin de toi Foudre. Sans toi, je ne suis que la moitié de moi-même. Sans toi j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose d'important, de rare. Sans toi... Je ne suis pas moi. "

Je m'écarte de lui pour le laisser se redresser et je le regarde dans les yeux, guettant sa réaction face à l'expression de ce que je ressens. A cet instant j'ai envie de me cacher 6 pieds sous terre mais je ne peux pas, je dois lui faire face, je dois écouter sa réponse en espérant que ce soit celle que j'ai envie... Non besoin d'entendre. Je jette un coup d'oeil au ciel, priant pour qu'il ait raison et qu'aujourd'hui, même invisibles, les étoiles veillent sur nous.

" Foudre, je ne peux pas vivre sans toi. "



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MessageSujet: Re: Dead End    Dim 21 Aoû - 14:14

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Comme chaque instant partagé avec elle me paraît court. Rapidement consommé. Laissant derrière lui une certaine amertume, ces derniers tristement accumulée. J’ai dû me contenter de quelques bribes de paroles ou de sourires échangés à la volée ces dernières lunes. Souvent trop pris par le souvenir d’une vision cruelle orchestrée par mes geôliers spectraux, celle où je l’ai entrevue dans un bain de sang dans l’ombre de Jeu Macabre. Je frissonne en me remémorant l’illusion et la panique bestiale s’étant emparée de chaque parcelle de mon corps et mon âme, celle qui m’a précipité au camp de façon prématurée. Mon affection pour elle m’a fait commettre une terrible erreur et blesser ma propre sœur. Quelque part, je lui en ai voulu d’être ma faiblesse, peut-être même la rancœur subsiste-t-elle encore. De me savoir si vulnérable, si faible face à elle, depuis aussi longtemps que mes souvenirs défilent. Impératrice de toutes mes émotions, capable d’ouvrir tout ce que je préférerais tenir cloîtré derrière mes remparts. Faible encore aujourd’hui de l’approcher, de risquer de lui faire du mal au détriment de toutes mes convictions s’éloigner mes proches. J’ai besoin d’elle, de plus que quelques mots échangés dans un silence maladroit, plus. La vérité est que je ne sais pas où je m’arrêterai si elle doit me rendre tout ce que je recherche à ses côtés. L’espoir renaît quelque part dans le tumulte ténébreux de mon âme. Elle possède ce pouvoir, celui d’éclaircir ce que je tente désespérément de brouiller.

Lorsqu’elle enfouit son museau dans ma fourrure fournie, je retiens même de respirer. Un vertige me saisit de la réaliser si petite contre ma carcasse démesurée, je l’entoure de ma queue précipitamment comme pour la protéger de mes ombres. Une marée de sensations nouvelles m’envahissent, ravageuses. Je tente d’en dissiper l’effet mais son parfum me grise tout entier, différent depuis nos dernières caresses. Je retrouve avec délice une part de Reine des Fées ayant toujours provoqué chez moi la plus brutale des confusions. J’avais l’habitude de la repousser, mais pas aujourd’hui, surtout lorsque les larmes viennent mouiller mon pelage. Je me penche sur elle, transi par la lourdeur de sa peine, que je sais avoir provoqué. La culpabilité comme de longues griffes contre ma gorge. Elle me demande s’il s’agit bien de moi, de celui qu’elle a connu, et je n’ose lui répondre qu’il a quitté ce monde depuis de trop nombreuses lunes. Silencieux, j’accepte de me laisser mettre au sol, accueillant ses pleurs avec gravité et remords. Je n’ai jamais su supporter sa peine, et l’idée de l’avoir causée m’aveugle de souffrance. La langue enfantine de la femelle passe contre mon oreille en provoquant malgré moi un grognement mécontent rapidement remplacé par une écoute exemplaire. Encore une fois, elle tente de me contrôler, tout en sachant la chose impossible.

«Arrête de pleurer… je t’en supplie…»

Ma voix me paraît si rauque, presque ancienne. Ses mots résonnent en moi, attisent un espoir plus grand encore. Je rêve de connaître mes sentiments partagés, tout en sachant pertinemment que Fée m’a toujours considéré tel un frère, un meilleur ami, plutôt qu’un amoureux. Je culpabilise presque d’éprouver de tels sentiments à son égard, l’espoir lancinant me poussant vers elle alors qu’elle se redresse. À mon tour de tenter de la conserver à mes côtés, subjugué par sa présence, par sa voix, par ses mots… Oh Belle de Jour, pourquoi doit-elle me pousser à croire qu’elle m’aime en retour?

«Je sais que je t’ai failli, Reine des Fées, à toi et à beaucoup d’autres. Je l’ai fait dans le but de vous protéger. J’ai la crainte de vous faire du mal, à tous et chacun, en sachant que je fus une fois de trop une marionnette entre les mains des étoiles noires. Ne dis pas que je ne te ferais jamais le moindre mal, car nous savons tous les deux que c’est faux.»

Je n’aurais jamais levé une patte sur ma bien-aimée jumelle, et pourtant… La tristesse me gagne; j’ai besoin de sa chaleur, plus. Je lui caresse l’épaule de ma grande tête maladroite, tenté de la tirer contre moi à nouveau, incapable de faire le geste. Chacun de nos contacts m’attise, je respire à peine de crainte de me perdre.

«Mais je suis là.»

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MessageSujet: Re: Dead End    Dim 21 Aoû - 17:25



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Je soupire, il n'a toujours pas compris, quel idiot. Je lui ai déjà dit et répété maintes et maintes fois, il m'a vu me battre, il m'a vu chasser et affronter des dangers et pourtant... Il continue à vouloir me protéger comme il l'a toujours fait et j'apprécie son élan, sa volonté qu'il ne m'arrive rien mais si c'est pour le voir loin de moi alors je peux me protéger toute seule, j'en suis pleinement capable. J'ai grandi, j'ai gagné en force, en vitesse, en ruse et je suis moins impulsive qu'avant alors il doit comprendre que pour ça, je n'ai plus besoin de lui, et c'est encore plus vraie si cela implique qu'il s'éloigne.

" Je comprends Foudre mais je ne suis plus une petite novice. J'ai grandi figure toi. J'ai même tué un chat errant lors d'un combat... Comprends-tu que je suis capable de me défendre ? Je ne suis pas frêle et maladroite, je suis forte et fière comme ce nom que je porte et que tu trouves si beau. Alors je t'en prie Foudre, cesse de vouloir me protéger. Je préfère que tu me blesses une fois plutôt que de souffrir en permanence loin de toi. "

Je marque une pause en le regardant droit dans les yeux et je le laisse s'approcher à la recherche mon contact. Je soupire de bonheur en enfouissant mon museau contre son large poitrail. Je me presse un peu plus et savoure chacune de ses caresses contre mon épaule et même si elles sont maladroites, c'est les plus douces caresses.

" Je sais que tu ne t'en remettrais pas de me faire du mal mais pourras-tu vivre en pensant que j'aurais encore plus souffert par ton abandon ? Ne laisse pas derrière toi les chats qui t'aiment Foudre. Tu les vois comme une plaie par crainte de les blesser alors que tu devrais les regarder pour leur amour et leur bienveillance et l'aide qu'ils sont capables de t'apporter. "

Je m'allonge entre ses pattes et lèves les yeux vers lui. Des larmes menacent à nouveau de couler en entendant la dernière phrase qu'il prononce. Tu es là ? Oui mais pour combien de temps encore Foudre ? Je ne suis pas dupe, j'ai bien compris que tu cherchais à nouveau ta place parmi le clan, je sais que tu dors mal la nuit, que tu manges peu et que tes journées au sein du camp te paressent plus difficile les unes que les autres. Je sais combien tu as l'impression de nous avoir trahi, de nous avoir déçu. Je te vois tourner en rond, à la recherche d'un échappatoire et cet échappatoire... Tu y as pensé n'est ce pas ? A quitter le clan ? Je le regarde, bien trop effrayée pour lui poser cette question qui se dessine sur le bout de ma langue. Je ne veux pas savoir, je crains trop la réponse pour oser lui demander. Je dois profiter de l'instant présent. Il a raison, il est là alors je dois vivre avec lui, aujourd'hui.

" Foudre, quoiqu'il arrive. Je ne t'abandonnerai pas. Tu sais que je te suivrai, où que tu ailles ? Tu le sais n'est-ce pas ? "

Je le regarde, les larmes débordent à nouveau et je dois me secouer pour les chasser de ma vue. Où que tu ailles, je te suivrai et si je ne peux pas, alors je viendrai te chercher. Je remuerai ciel et terre pour te retrouver, pour te dire combien je tiens à toi même si tu le sais. Alors je t'interdis de t'en aller, je t'interdis de me laisser seule. A cet instant, mon coeur bat pour toi, je vis pour toi alors ne me brise pas, ne démolis pas tout ce que nous avons construit Foudre. Ne fais pas le con.


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MessageSujet: Re: Dead End    Dim 21 Aoû - 19:15

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Reine des Fées, assurée, musculeuse, son pelage méticuleusement soigné et sa prunelle étincelante de ruse. Contre ma large poitrine réduite pourtant au rang de chaton. Une taille tout à fait normale pour une femelle de sa stature, risible pourtant auprès de ce lourd corps improbable. Bien sûr, je l’entends. La confiance dans sa voix. Bien sûr, j’ai compris. Loin derrière sont les lunes où je pouvais encore lui offrir de méchants sobriquets visant à affirmer ma supériorité. Néanmoins ses paroles ne parviennent pas à me rassurer, pas même à laisser une trace dans le miroir de mes inquiétudes. Car si l’expérience l’aura changée, maturée, étoffée, épanouie, sous ses airs souverains se cache encore la jeune étourdie ayant ponctuée mes jeux d’enfance. Celle-là même pour laquelle je devais garder toujours un œil ouvert. Dans sa naïveté obstiné, elle ose encore sous-estimer le sinistre pouvoir des Étoiles Noires, ces spectres aux longs murmures glacés. Ceux-là même nous ayant précipité, Étoile Destinée et moi, dans le précipice, en menaçant de fracasser tous nos os et en arrachant une vie à notre meneuse. Entre les pattes de ces revenants aux sombres desseins, qui sait quels pouvoirs je pourrais moi-même acquérir et utiliser contre elle ou tous mes proches. Je n’ose lui avouer qu’à chaque sortie en compagnie de Nuage de Flèche, je crains pour sa sécurité alors que nous nous baladons tous les deux, seuls. Que les voix m’appellent, se languissent, inlassablement. Aujourd’hui le soleil brille, illumine ma fourrure d’un nouvel éclat. Mais les doutes subsistent.

«Tu es si naïve, Reine des Fées, de te croire au-dessus de leur pouvoir. Sans l’intervention des Étoiles, j’aurais tué Eclipse Solaire. Et par mon œuvre, j’ai failli éliminer une vie de l’éventail de notre meneuse. Toi aussi tu pourrais en souffrir. Si je te perds, Reine des Fées, si je me retrouve avec ton sang sur mes pattes, si…»

Les visions m’assaillent, sanglantes, de ma congénère brisée par mes coups, le sang contre mes griffes, son joli pelage rouge, rouge, rouge. Je recule, pris d’un soubresaut d’horreur, les yeux brûlants sous mes paupières obstinément closes.

«Je me jetterais de la falaise! Et cette fois, il n’y aurait plus de corps à récupérer, à soigner. Si je me tiens loin, Fée, c’est parce que tu… tu es de la… de la famille, tu comptes trop pour moi pour…»

Les mots restent pris contre ma gorge enflammée, je me détourne et pose contre l’herbe, l’odeur acide de ma peur peuplant l’atmosphère. Et tous ces cauchemars, tous ces murmures, toutes ces visions obscures des guerriers maléfiques d’autrefois, combien d’armes contre mon esprit fragilisé, sur le point de la rupture. L’élancement douloureux du sang à mes tempes s’agite avant de se dissiper peu à peu, à mesure que je contrôle doucement les élans incontrôlés de ma respiration terrifiée.

«J’ai… j’ai peur, Fée. Je n’ai jamais eu peur avant. Je sais que tu ne m’abandonneras jamais, je sais… tu as toujours été présente pour moi… Mais je suis si fatigué… Parfois je peux sentir mon esprit se détériorer à leur compte. Les ombres me contrôlent, je prie pourtant plusieurs fois par jour pour qu’on me retire de cette malédiction. Si je jour je dois me perdre, promets-moi de cesser de me chercher, promets-moi de te préserver de moi-même.»

Et ce museau démesuré vient cueillir tendrement contre sa joue une larme échappée. Je ferme les yeux en combattant les sensations contradictoires qui accompagnent chaque mention de mes bourreaux silencieux. Je me redresse en égarant un regard vers le ciel, tâchant d’égaler mes respirations encore troublées pour me concentrer sur elle.

«Je tente de tout mon être de les combattre. Aujourd’hui je me suis senti assez fort pour t’approcher sans craindre leur influence. J’ai conscience de ne t’offrir qu’une parcelle de ce que tu mérites, mais pour l’instant, je n’ai qu’un désir… Dédier chaque instant de ma liberté à racheter tout le tort que je t’ai causé.»

Dans mes prunelles sévères, une étincelle tendre se dessine alors que je scrute ce visage aujourd’hui connu par cœur. Discrètement, mon regard exprime les mots timides coincés contre ma gorge alors que mon cœur s’emballe de nouveau d’une fièvre doucereuse.

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MessageSujet: Re: Dead End    Dim 21 Aoû - 21:18



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FEAT. TORRENT DE FOUDRE
Je l'écoute et le regarde sans bouger, fixée sur ses paroles qui me glace le sang. Je sais ce que sont ces spectres, ces étoiles noires, j'en ai entendu parler par des membres du clan et je comprends le pouvoir qu'ils peuvent avoir sur nous, vivants. Mais Foudre leur facilite nettement la tâche, son coeur est sombre maintenant, envahi par les ténèbres de la peur et du remord. Il est beaucoup plus facile de manipuler un coeur meurtri et un esprit brisé. Cependant... Il a raison, les étoiles veillent sur nous, sur lui. Elles l'ont arrêté avant qu'il ne tue sa soeur, prouvant leur loyauté et leur bienveillance envers le Clan de la Lune et je suis sûre qu'elles veilleront chaque nuit qui suivra pour éviter qu'un de leur fidèle ne commette l'irréparable. C'est fou comme je ressens sa peur, elle me fait vaciller, elle me prends aux tripes et je me surprend à trembler. Contrôlant mes émotions, je viens me placer à ses côtés et colle mon pelage au sien dans l'espoir de lui offrir un peu de réconfort. J'inspire et exprime profondément pour garder mon calme et le plus doucement et le plus réconfortant du monde, je lui parle. Je cherche à le rassurer comme on s'occuperait d'un chaton qui se serait réveillé en pleures après un mauvais rêve.

" Tu ne te jetteras pas de la falaise Foudre. Et tu ne me tueras pas. Les étoiles veillent sur nous. Nous leur avons été fidèles tant d'années, elles sauront nous récompenser. "

Je lèche son épaule et lisse son épais pelage ébouriffé par les frissons qui l'ont parcouru et je me mets à ronronner contre son corps pour apaiser sa crainte et l'aider à se détendre. Il paraît que le ronronnement des chats ont le pouvoir d'apaiser le stress et l'anxiété, j'espère bien que ça pourra l'aider un peu.

" Je ne peux pas te promettre ça Foudre. Tu me connais mieux que personne et tu sais que si jamais tu te perdais, je te chercherai encore et encore pour te ramener car je ne peux pas être heureuse sans toi. Les ombres ne sont que des ombres, face à la lumière, elles ne sont rien alors ouvre ton coeur Foudre. Tu sais, j'ai peur moi aussi. J'appréhende le futur et je sais que plus je m'attacherai et plus ce sera difficile. Je crois que je t'aime tellement fort que j'aimerais que ça dure à jamais, mais rien ne dure pour toujours, rien. Et que je le veuille ou non, c'est comme ça, je ne pourrai rien y changer… Mais c'est trop tôt Foudre. Ne me demande pas de te promettre de t'abandonner, je n'en aurai pas le courage. "

Je ferme les yeux et ravale mes larmes qui menace pour la troisième fois de faire leur retour. Décidément, je suis très émotive ce soir. Je me redresse et mon museau effleure le sien. Mes moustaches frémissent au contact des siennes et j'esquisse un sourire timide.

" Ce que tu m'offres là Foudre, c'est inespéré. J'en avais besoin et toi tu me le donnes, exactement ce que je souhaite. Tu ne m'as pas causé de tord, tu t'es simplement égaré un peu, loin de moi mais te voilà. En chair et en os alors je ne vais pas te laisser repartir tout de suite, je vais savourer cette matinée que tu m'offres et te faire oublier, ne serait-ce que quelques heures, les ombres qui te guettent. Je serai ta lumière Foudre alors fais moi confiance. "

Je le regarde, le coeur battant la chamade et mon pelage blanc scintillant sous les rayons du soleil qui percent l'épais feuillage des arbres. Je prierai pour toi Foudre, je prierai le Clan des Etoiles de veiller sur toi, chaque nuit jusqu'à ce qu'enfin, tu parviennes à te libérer et à regagner ta liberté qui te revient de droit.


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MessageSujet: Re: Dead End    Lun 5 Sep - 16:59

Dead End
Et je pense au vide. À la chute brutale m’ayant mené au pied de la falaise. À la violence improbable de chaque impact, répété dans une danse funeste alors que je dégringolais vers la mort. Il me parvient un frisson, désagréable, venant dissiper la fièvre m’ayant saisie quelques instants plus tôt en considérant ma douce compatriote. Mes réflexions s’égarent à nouveau, vers la souffrance occasionnée par les rochers déchiquetés de ces monts de notre enfance. Une terreur tout aussi adaptée que résolue s’empare de moi à simple image de ma silhouette dressée sur ses pics, à contempler le vide à mes pieds. Et l’abysse, sa bouche édentée, qui me scrute en retour. Mourir ne vient pas sans douleur, et pourtant. Pourtant une vie à me savoir coupable de la perdition de Reine des Fées en générerait bien plus encore. Plus vertigineuse encore que ma crainte de tomber à nouveau, celle de lui faire du mal m’obsède, et tous ces murmures sinistres comme pour me rappeler qu’il s’agit d’une possibilité. La confiance émanant de la guerrière me rassure en quelque sorte, néanmoins. Sa foi pour nous nous guider tous les deux dans le chemin bienveillant des Étoiles. Ma tante, présence paisible juchée sur mon épaule en ce jour ensoleillé, veille encore sur mes actions aujourd’hui, mais il est d’un autre phénomène qui désormais cause mon inquiétude. Je redresse un regard indéchiffrable vers la femelle dont les poils blanc, gris et or brillent de l’aura féérique de l’astre du jour. Mon soleil. Ne suis-je pas que sa lune, son opposé, son complément?

Et cette gorge déployée en sa direction, incapable d’esquisser le moindre son devant ses discours enflammés, ses caresses qui elles aussi m’embrasent tout entier. Je déguste chaque mot, les détourne à mon avantage… Combien de fois ai-je affirmé avec raison qu’il faut se méfier des élans d’imaginations trop fertiles? Me voilà pris au piège par ma propre espérance, celle d’un jour la posséder toute entière, pour moi seul. En oubliant certainement le détail qui caractérise notre relation depuis de très nombreuses lunes, la fraternité indélébile entre nous deux qui s’est mutée chez moi en affection fiévreuse frôlant désormais l’obsession. Ses paroles, ce «je t’aime» que j’aimerais tant interpréter tel l’amour passionné que je ressens désormais pour elle, elles me grisent, d’autant plus que son contact accentue la vague de chaleur s’emparant doucereusement de chaque parcelle de mon corps… Et l’effluve délicieuse de son pelage dans lequel j’enfonce avec énergie mon museau avide. Mon cœur n’est plus que le tambourinement affolé d’un oiseau qu’on a cloué au sol, le sang bat à mes tempes et se fige d’un grand vertige lorsque le museau de Reine des Fées trouve le mien. Je perds toute raison, cascade de frissons contre son corps frêle.

«Tu es déjà mon soleil. Je veux y croire, Fée, près de toi j’y crois un peu plus. En fait, près de toi je ne pense plus à rien.»

Mon corps se plaque au sien, ma tête trouvant la sienne. Je franchis les limites établies depuis longtemps, toutes une à une. Et je déguste l’interdit en espérant l’ébranler, la convaincre de me considérer autrement que tel un frère. Je ne veux plus être un frère. Sans plus un regard pour la rivière, je me détourne, me détache d’elle dans une fièvre qui attise tous mes sens. Mes pas s’aventurent un peu plus loin dans la plaine, à l’abri des regards. Je sais que sa décision bouleversera notre existence, mais mon cerveau analytique a cessé de considérer les conséquences. Chaque cellule porte en elle le désir, celui qu’elle viendra attiser ou éteindre. Je me retourne pour scruter les arbrisseaux d’où j’ai surgit, nerveux et fébrile, dans l’attente impatiente de sa suite.

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