« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte

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MessageSujet: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 2 Aoû - 14:33

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Matin Embrasé. J'ai du mal avec ce nouveau nom, lorsqu'on m'appelle, je ne réagis pas toujours immédiatement, j'ai un temps de réaction parfois très long. Et pourtant, le Clan des Etoiles sait à quel point j'attendais ce jour depuis ma plus tendre enfance. Je me souviens. Lorsqu'ils se sont tous mit à clamer mon nom haut et fort, leurs têtes toutes en direction des étoiles, me poussant vers la gloire, je n'ai pu m'empêcher de ressentir cette satisfaction malsaine du pouvoir. J'ai du pouvoir en plus, me voilà guerrier. Dans un jour lointain, je serais peut-être lieutenant si Ouragan Astral disparaissait mystérieusement.. Mais si je veux arriver à mes fins, je dois préparer mon coup avec minutie, mon père doute encore beaucoup trop de moi, et je suis trop jeune, il me faut d'abord un apprenti. Il me tarde d'en avoir un, je le rendrais presque aussi puissant et impitoyable que moi. Bien sûr, ce sera un mâle, parce que les femelles ne font que geindre à chaque épine coinçait dans leur coussinet. Elles sont toutes tellement pathétique, leur place est au sein de la Pouponnière à éduquer des chatons. Cœur Gelé est la seule femelle pour qui j'ai vraiment du respect, c'est un vrai guerrière.
Je soupir, exaspéré, et lance un regard empli de pitié aux membres de mon Clan, ils sont tous si faibles depuis l'Assemblée, ils sont complètement effrayés, ils ont tous si peur des chats de la Forêt Noire, mais ce qu'ils ne savent pas c'est que s'ils se laissés guider, nous serions le Clan le plus puissant de la forêt, je suis bien content que Cœur Gelé soit là. Même si parfois je la sens un peu trop ambitieuse pour moi et je doute de ses intentions. Je sais qu'elle veut m’entraîner au plus haut de l'échelle.
Aujourd'hui, rien de bien spécial prévu à mon égard, j'ai quartier libre pour aller chasser. Et je ne sais pas vraiment où aller justement. Je m'étire et détend tout mes muscles afin d'avoir meilleure mine, j'attrape une souris sur le tas de gibier et la dévore instantanément avant de me diriger vers la sortie du camp. Je marche avec une allure de prince digne, et déterminé plus que jamais à dévaster toute les proies de notre territoire. Lorsque je pénètre le tunnel de ronce, des épines se logent sur les poils de mon crâne, je peste intérieurement et me secoue violemment la tête afin de toute les faire tomber. Je n'étais pas aussi grand avant, maintenant je suis obligé de baisser la tête pour passer. Je fais presque la taille de mon père à présent, et je peux vous assurer qu'il doit faire parti des plus grands guerriers du Clan. C'est un honneur pour moi d'être en si bonne forme, d'être si robuste, si puissant. Comme ci, mon destin était depuis toujours de devenir le plus grand guerrier de tout les temps.
Alors que je marche presque aveuglement sur les routes de mon territoire tellement mes pensées m'occupent l'esprit, je ne remarque même pas jusqu'où mes pas m'ont menés.
C'est seulement lorsque je relève la tête et prends vraiment le temps de scruter les alentours que je me rends compte de mon erreur. Je suis à la frontière du Clan du Vent. Je me sens soudainement plein de culpabilité, et de faiblesse. Les images de ma dernière escapade ici passent en boucle dans ma tête, et un flot de sentiments incertains m'envahit. Je repense à la personne avec qui j'étais, Nuage de Révolte, cette femelle intrépide et rebelle du Clan du Vent qui anime en moi des sentiments étranges. Je me sens faible lorsqu'elle se tient non loin de moi, elle ne me laisse pas indifférent et je déteste ce sentiment d'impuissance. D'ailleurs Cœur Gelé déteste cette fille, elle dit que c'est ce qui va causer ma perte.. Pff, comme ci, une femelle allait causé ma perte ! Il en faut bien plus ! J'admets qu'elle me perturbe beaucoup, mais de là à me faire perdre la tête... Il faudrait être fou pour ça. Déjà que je déteste tous ces chats niais et amoureux, ils sont si faibles, comme complètement soumis l'un à l'autre. Ça me répugne. Mon père, je le sais, est devenue impuissant depuis qu'il a une liaison avec cette fille de la Lune.. Je n'ai aucune preuves distinctes, mais je sais qu'il entretient une relation inter-clanique, ça saute presque au yeux. Enfin, je dois avoué aussi que je l'ai pas mal espionné, et guetter la moindre de ses réactions. Et puis à la dernière Assemblée, j'ai vu le regard qu'ils se sont lancés. C'était effrayant, il y avait quelque chose d'indescriptible, je ne saurais l'expliquer, mais c'était assez intense.
J'avance paisiblement le long de la frontière, inconsciemment je sais que j'attends quelque chose, guettant le moment où elle va surgir d'entre les fourrés et me défier à nouveau, tout en me narguant malicieusement. Ses yeux, deux précieuses pierre de saphir d'un beau bleu incroyablement hypnotique. Sa fourrure, à mon souvenir, était duveteuse et soyeuse, contrastant du noir au blanc. Oui, cette intrépide jolie petite femelle me manque. Il.. Il y a ce besoin étrange en moi, j'ai besoin de la revoir, pourquoi ? Je n'en sais rien, fichtre ! Elle a du caractère, ça doit être ça. J'aime son regard narquois, qui me défie à chaque mots qu'elle prononce. Étrangement, je sens son odeur qui stagne dans l'air, je rêve ou bien ? Je m'approche de son doux parfum, il a changé, je ne sens plus les effluves de lait, il y a comme une sensation de frais, du vent mêlés aux brindilles. Elle est là quelque part, je la sens. Mais que vient-elle faire ici ? Peut-être que comme moi, elle voulait me revoir. Je trotte avec un peu plus de détermination, je guette les odeurs alentours, m'assurant qu'elle soit bien seule. Et là, entre les buissons, je la vois. Une sensation étrange d'apaisement et de soulagement m'envahit tandis que je m'approche à pas feutrés. Elle a le dos tourné et semble chercher quelque chose, heureusement pour moi, je suis face au vent, donc aucune chance qu'elle me sente arrivé. Voilà pour moi l'occasion de la surprendre une fois de plus ! Et d'un bond furtif, je m'élance et atterris avec douceur sur son dos.
" Alors princesse, on a toujours pas retenu la leçon ? Je t'avais bien dit pourtant qu'il ne fallait pas se promener toute seule dans la forêt ! "
J'esquisse un sourire moqueur, je sens ses muscles plus robustes sous mon poids, elle a grandi aussi, ses formes se sont affinées, elle est exquise, plus féminine, plus forte. Va-t-elle riposter cette fois-ci ? Je sais que j'ai prit en muscle et en hauteur aussi et fais toujours le double de sa taille, mais avec un peu d'entraînement, elle doit savoir se battre maintenant. Voilà qui sera amusant. Tu sais, il fallait que je te revois.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 2 Aoû - 19:38

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


La brise du petit jour apportait une agréable fraîcheur à cet air matinal. Les journées étaient chaudes en ce temps de l’année, et les sorties étaient donc bien plus agréables au petit matin que plus tard. Nuage de Révolte s’était réveillée de mauvaise humeur. Enfin plutôt, on l’avait réveillée. Une idiote d’apprentie lui avait marché sur la queue avant d’avoir faillit lui tomber dessus. Pourquoi fallait-il que ce Clan soit rempli de bras cassés et d’apprentis incapables ? La jeunette avait eu beau s’être énervée contre la coupable, cela n’avait pas changé le fait qu’elle était réveillée et qu’en plus de cela, elle avait maintenant faim. La journée commençait plutôt mal, d’autant plus que la pile de gibier était trop vide pour que Nuage de Révolte puisse se servir. Elle avait beau tenir à son estomac, elle savait pertinemment que d’autres passaient avant elle, et même si cela lui arracha un grognement d’exaspération, elle dû se résigner. Il fallait donc qu’elle aille se chercher son petit déjeuner toute seule, et se fatiguer dès le matin n’était pas quelque chose qui l’enchantait beaucoup. Enfin ça c’était surtout parce qu’elle était de mauvais poil. Mais de nature plutôt énergique, elle ne tarda pas à bondir hors du camp pour s’élancer à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Au dehors, la lande paraissait presque aride. Le soleil avait séché les derniers brins d’herbe qui recouvraient le sol, et seuls quelques pierres et arbustes persistaient.

Nuage de Révolte laissait ses pas la guider, elle connaissait très bien son territoire et saurait reconnaître si elle s’approchait trop près d’une frontière. Elle avait beau être apprentie, elle avait maintenant 9 lunes et cela correspondait à trois lunes passées en dehors du camp à arpenter les moindres recoins du territoire du Vent et à apprendre des techniques de chasse et de combat. Mais ce qu’elle aimait par dessus tout, c’était profiter seule de ses instants de chasse. Non seulement cela lui permettait d’être un peu tranquille, mais cela la laissait aussi profiter de la nature, et le clan des étoiles savait combien elle aimait cela. Sans le montrer, la nature évoquait en elle une sensibilité qu’elle n’avait nulle part ailleurs.  D’ailleurs à peine avait-elle mit le bout du nez dehors que cela sembla l’apaiser un peu. Sa colère s’assoupit doucement au fur et à mesure que ses pas avançaient et que son allure s’accélérait. Arrivée au bout de la lande, elle sentit la piste récente d’un lapin. L’odeur de la viande la fit saliver, et son estomac gargouilla doucement. Hier elle n’avait pas eu le temps de manger, trop occupée par un intensif entraînement de combat avec deux autres apprentis et leurs mentors. D’ailleurs ses muscles étaient encore tout engourdis et courbaturés. Quand elle marchait, ses épaules la faisaient souffrir, c’était difficile pour elle de recevoir le poids des autres apprentis qui se jetaient sur elle, elle était bien plus petite et bien plus légère, la résistance qu’elle devait imposer était bien plus difficile pour elle que pour les autres. Et son corps ne se privait pas de le lui rappeler.

La piste du lapin éloigna encore la petite apprentie noire et blanche de son camp, et elle se retrouva bientôt à proximité de la frontière avec le clan du Tonnerre. D’ailleurs, elle senti les effluves du marquage ennemi, et cela lui fit hérisser les poils. Pas question de croiser quelqu’un d’un autre clan aujourd’hui, elle voulait la paix ! Et surtout, elle n’avait pas envie de devoir parler à qui que ce soit, ni de rencontrer un de ces stupides chats des forêts. Pas question, les chats de son clan lui suffisaient bien assez. Tout à coup, l’odeur du lapin se fit plus intense, et Nuage de Révolte entendit un bruissement dans la végétation qui se trouvait en face d’elle. Elle se tapit sur le sol, adoptant une position parfaite. On voyait bien ses étonnantes capacités de chasseuse ! Prête à bondir, elle attendait l’instant idéal. Instant qui aurait du arriver rapidement, si seulement une énorme masse flamboyante n’était pas venue s’abattre sur elle, faisant fuir le gibier de l’apprentie. Le choc lui fit mal parce qu’elle était courbaturée, mais elle constata l’absence de violence dans le geste, ce qui ne coïncidait pas avec le geste en lui même. Mais la petite avait plus d’un tour dans son sac, et très agile, elle se faufila entre les pattes du félin, qu’elle déséquilibra et fit tomber à son tour. S’écartant, prête à riposter, le chat lui adressa la parole.

« Alors princesse, on n’a toujours pas retenu la leçon ? Je t'avais bien dit pourtant qu'il ne fallait pas se promener toute seule dans la forêt ! »

A cet instant, tout s’éclairci. Le chat qu’il était en face d’elle se trouvait être Nuage Matinal. Enfin, vu son imposante taille –il avait énormément grandi, alors qu’il était déjà si grand à l’époque…- il était certainement devenu guerrier à présent. Une lueur de malice scintilla dans les yeux de l’apprentie du Vent. Rencontrer Nuage Matinal avait été une chose plutôt intrigante, et elle n’avait jamais oublié le moment passé avec ce félin du Tonnerre. Il avait été brusque, provocateur, insolent, avait voulu pousser la petite à bout, mais elle aimait les challenge et n’avait peur de rien. Elle était fière d’avoir su déséquilibre ce chat qui faisait au moins deux fois sa taille. Mais faisant mine de n’en avoir rien à faire de lui, elle feint d’être énervée.

« Idiot, tu as fait fuir mon petit déjeuner !! »

Son petit jeu d’enfant mignonne et agacée marchait à merveille, mais elle ne pu se retenir de laisser s’échapper un petit rire. Sa voix aigue s’éleva, et elle s’assit gracieusement, fouettant l’air de sa queue. Ce petit tic qu’elle avait était bien à elle, on aurait pu la reconnaître entre mille rien que par son mouvement de queue. Elle sourit, malicieuse et provocatrice.

« Bah alors, tu te laisse déstabiliser par une apprentie ? Tu as oublié que moi aussi j’ai grandi, je ne suis plus aussi inoffensive. D’ailleurs, quel est ton nouveau nom ? Je suppose que tu es devenu guerrier depuis le temps. »

Nuage de Révolte posait la question, curieuse et moqueuse à la fois. Le revoir après plusieurs lunes était étrange, mais ce qui était encore plus étrange c’est que cela lui avait presque rendu sa bonne humeur. Presque.



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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 2 Aoû - 21:04

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Je ne suis pas surpris lorsque l'autre riposte et me fait trébucher, enfin ! C'est ce que j'attendais, je me laisse tomber lourdement sur le sol, savourant ce moment de  jeu, oui, pour moi ce n'est qu'un jeu et lorsqu'elle me verra, elle prendre ça comme tel, aussi, j'esquisse un sourire satisfait et la regarde prendre une posture de défense,  prête au combat. Quelle n'est pas sa surprise quand elle me reconnaît, une lueur de soulagement se lit dans ses deux petits saphirs et je comprends qu'elle n'est pas vraiment pas d'humeur à se battre aujourd'hui, s'en suis d'un rictus boudeur qui anime son petit visage pendant qu'elle rouspète et me traite d'idiot pour avoir fait fuir son déjeuner. Elle se mit à rire, et je ne peux m'empêcher de rire avec elle, tellement son rire est contagieux, dévoilant une lignée de dents aiguisées et tranchantes parfaitement droite et alignée. Je plonge sur elle mon regard glacial et l'observe un moment, guettant le moindre détail qui aurait pu changer depuis notre dernière rencontre. Son visage s'est un peu allongé et affiné, elle a des traits plus délicats, ses yeux sont moins arrondis et ont perdus leur éclat d'innocence de chaton pour laisser place à une fougue farouche d'adolescente. Elle s’assoit avec élégance et peigne l'air de sa queue gracile, dans un petit mouvement anodin, je l'a reconnaît bien là.
Puis, elle me défie, de cet air narquois, elle me provoque, comme lorsqu'une souris bien à l'abris, entre les racines des arbres, nargue son prédateur en sortant de temps en temps son museau étroit. C'est une petite souris, qui pointe le bout de son museau, pour me mettre hors de moi, je connais ce petit jeu, on y a déjà joué, d'ailleurs il n'y a pas encore eu de perdant. Qui sera le perdant au final ? Qui sera celui ou celle qui donne sa révérence, et se soumettra lamentablement ? On verra. Elle me demande mon prénom, sur le ton de l'ironie, je décide d'entrer dans son jeu, on va voir c'est qui, qui va rire le plus à la fin.
"Ecoute, avec toute l'avance que j'ai sur toi, il faut que je te laisse gagner de temps à autre, pour ton orgueil, sinon, je vais briser ton petit cœur de chaton ! Je lui adresse un sourire sarcastique. Hum, oui, effectivement je suis guerrier, il était temps ! Mon prénom ? Je sais pas, à toi de le deviner..."
Chose pratiquement impossible, on sait tous qu'avec l'imagination débordante de certains meneurs les noms qu'ils nous trouvent sont souvent tirés par les poils. Pour ma part, Matin Embrasé est quelque chose qui me correspond bien, un peu simplet, pas assez glorieux à mon goût mais classe. Je me demande qu'elle sera bien le nom de cette petite lorsqu'elle sera guerrière, avec un peu de chance, je le saurais, et non par le biais d'une Assemblée.
Le soleil est vraiment éclatant ce matin, il déverse ses rayons chaud en notre direction et fait s'enflammer ma fourrure de feu. Je ronronne satisfait, il n'y a vraiment quand dans ce genre de moment, que je me sens bien, lorsqu'elle est ici. J'ignore encore pourquoi, c'est peut-être ce petit brin de malice que je lis dans son regard, où alors la douceur de sa petite voix fluette, en tout cas, je l'apprécie. Une odeur alléchante vient soudainement titiller mes narines, un mulot ! Voilà de quoi me rattraper de l'incident précédent, sans un mot, je me faufile furtivement sous les fourrées, à la recherche du rongeur, sa piste est fraîche. J'avance à pas feutré en sa direction jusqu'à l'apercevoir à travers le feuillage, il est là, ne se doutant pas de la menace. Je bondis d'un puissant saut, et le tue, d'un coup sec. Puis, satisfait de ma prise, je la dépose aux pattes de mon amie. Je lui lance un regard quelque peu séducteur, lui adresse mon plus beau sourire, et d'une voix mielleuse, lui lance.

" Tiens, mademoiselle, comme ça tu arrêteras de geindre, et puis, j'en ai assez d'entendre les gazouillis de ton estomac. "
Je m'assieds non loin d'elle et l'observe un moment, laissant au moins un mètre de distance entre nous, à notre dernière rencontre, nous avions franchis une proximité à ne pas dépasser. Nos corps s'étaient brusquement rapprocher, et nos museaux.. Enfin. Je ne compte pas faire cette même erreur aujourd'hui, se serait me montrer trop faible, se serait me trahir, trahir Cœur Gelé, elle croirait que je veuille quelque chose, ou je ne sais pas quoi d'autre, nous ne sommes qu'amis, après tout, il n'y aura jamais rien entre nous, je me trompe ? Et puis, au pire, nous ne faisons que jouer, il n'y a rien de mal à ça, espérons juste que nos jeux ne changent pas de tournure.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 2 Aoû - 22:10

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage Matinal –appelons-le ainsi puisque la petite femelle ignore encore son nom de guerrier- semble réagir à la provocation de Nuage de Révolte. Son regard s’anime, et l’apprentie ne peut que constater que ses yeux n’ont pas changés. Toujours aussi déroutants. Sa voix grave résonne dans les oreilles de la jeune féline.

« Ecoute, avec toute l'avance que j'ai sur toi, il faut que je te laisse gagner de temps à autre, pour ton orgueil, sinon, je vais briser ton petit cœur de chaton ! Hum, oui, effectivement je suis guerrier, il était temps ! Mon prénom ? Je sais pas, à toi de le deviner... »

Il veut la provoquer. Elle le sait pertinemment. L’apeller « chaton », il sait exactement quel effet cela a sur Révolte. Et c’est précisément pour cette raison que la femelle fait mine de ne rien entendre, et ne relève même pas. Elle ne dit rien, se contient, agite nerveusement sa queue. Son sourire à lui est sarcastique, Nuage de Révolte lui répond par un haussement de sourcil. Il veut en plus qu’elle devine son nom ? Il veut la faire patienter jusque là ? Aucun soucis, Matin lui tend le bâton pour se faire battre. En effet, Révolte compte bien profiter d’une telle occasion pour énerver à son tour le mâle comme il le mérite. Elle ne va tout de même pas se priver voyons, l’occasion est trop belle !

« Hm… Laisse moi réfléchir, quel nom te correspondrait le mieux … »

Elle fait mine de s’agiter le cerveau, plisse un peu les sourcils, et laisse échapper un léger sourire quand l’idée lui vient en tête. En parlant de tête, elle a hâte de voir celle qu’il fera quand elle donnera le nom. Nuage de Révolte se lève alors. Elle a vu que Matin s’était placé à distance d’elle, et elle compte bien se rapprocher. Exprès pour dépasser la limite qu’il essaie d’installer entre eux. Elle s’approche d’un pas assuré, tandis que le soleil fait flamboyer le pelage du guerrier roux. Elle l’observe longuement, sans aucune discrétion. Son corps est massif, grand, bien taillé pour le combat. Ses yeux mêlent à la fois froideur et provocation, indifférence et agitation. Elle veut le perturber. Le sortir de ses chemins battus. Révolte sait surprendre quand elle donne de l’intérêt à quelqu’un, ce qui avouons-le, est relativement rare. Mais Matin a quelque chose de spécial qui le rend différent. Peut être qu’il n’est pas différent des autres, mais aux yeux de la jeune Nuage de Révolte, il est particulier. Et elle veut en savoir plus. C’est étrange comme certaines personnes arrive à attiser notre curiosité.

« Effroyable Matin … » Elle fit mine d’avoir peur avant de poursuivre. « Oh non, voilà qui est encore mieux, Matin Mignon ! »

Nuage de Révolte ne pu se retenir de rire. Elle espérait qu’il ferait le lien avec le jour de leur première rencontre, où il l’avait appelé princesse pour l’énerve, ce pour quoi elle s’était vengée en l’appelant mignon. Tout à coup, Matin s’éloigne sans un mot, et le cœur de Révolte s’agite. Mais où va-t-il ? Il ne peut tout de même pas partir au milieu de la conversation ! Elle se redresse, brusquée, prête à crier son nom, avant de le voir réapparaître avec une proie dans la gueule. Elle se sent un peu bête d’avoir paniqué ainsi en quelques secondes, alors elle se rassied timidement. Le mâle vient déposer le cadavre de la souris devant la petite, et la regarde avec attention.

« Tiens, mademoiselle, comme ça tu arrêteras de geindre, et puis, j'en ai assez d'entendre les gazouillis de ton estomac. »

L’apprentie ne peut se retenir de rougir un peu, elle en avait presque oublié sa faim, mais son estomac lui n’avait pas oublié. Alors elle regarde la proie devant ses pattes, et se sent soudainement étrange. Jamais personne n’avait chassé rien que pour elle, elle n’a même pas souvenir que son père l’ai fait un jour pour lui faire plaisir. Elle n’a pas de vrais amis au final, en fait elle n’a personne. Ce constat lui déchire le cœur, et sa mine s’assombrit tandis qu’elle regarde fixement la souris au sol. Elle est à la fois touchée et perplexe. Cela pourrait paraître n’être pas grand chose, mais ce cadeau représente beaucoup pour la petite. C’est un geste généreux. Et tout le monde n’est pas généreux avec elle. Finalement elle lève les yeux vers Matin. Ce regard qu’ils s’échangent lui rappelle le jour de leur rencontre. Elle a beau faire la grosse dure, elle a tout de même un cœur et celui-ci n’est pas en pierre. Elle se rappelle des paroles qu’ils ont échangées, des tons qui montaient et qui descendaient, des rapprochements qui l’avaient perturbée, elle se souvient aussi de son regard, ce même regard qui la fixe aujourd’hui, tandis qu’elle doit paraître si bête à ne rien dire devant cette proie. Elle ne sourit plus, mais on lit facilement sur son visage qu’elle est touchée. Sa voix se fait soudainement très douce, et très sincère. Dépourvue de toute provocation et autres.

« Merci. »

Elle ne sait pas quoi dire d’autre, alors se contente de cela et se met à manger. Rapidement, elle termine la souris et se redresse, toute contente. Le trouble est parti, ses yeux pétillent.

« Elle était encore meilleure que si c’était moi qui l’avait chassée. Alors, sans rire, c’est quoi ton nom ? Je suis curieuse de savoir ce qu’on t’a choisi, et ce que tu en penses. »

Sa voix est très calme, elle veut vraiment savoir, et elle ne plaisante plus. Elle ne l’embête plus pour cet instant là, elle voudrait juste une réponse sincère. Parfois cela fait du bien aussi de s’ouvrir un peu l’un à l’autre …

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 2 Aoû - 23:00

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Alors que la belle réfléchit à un nom potentiel qui pourrait m'aller, je ne peux m'empêcher de remarquer sa petite expression malicieuse, celle d'un chaton qui s'apprête à jouer un mauvais tours. Que va-t-elle chercher encore ? A quoi joue-t-elle ? Petite farceuse va ! Elle s'approche dangereusement de moi et je ne peux m'empêcher de grimacer, surpris par sa tentative de rapprochement, je recule d'un pas, perturbé. A croire qu'elle fait exprès de franchir la limite que je me suis mit. Je lui décoches un regard noir, tentant de la faire fuir un peu. Mais non, madame décide de me regarder avec minutie, elle détaille chaque partiel de mon corps, et je ne peux m'empêcher de sourire devant son petit air concentré. Elle est tellement mignonne comme ça. Puis madame daigne enfin me donner son avis. Elle commence par une tentative de moquerie en faisait mine d'avoir peur tout en criant ; Effroyable Matin ! Son expression se change vite en quelque chose de plus moqueur et elle me lance quelque chose qui me rappelle immédiatement notre dernière rencontre ; Matin Mignon ? Elle rigole ? Je fronce des sourcils d'abord, puis comprenant son petit jeu, je change du tout au tout et me lève brusquement afin que nos visage soit rapprocher de quelque centimètre, à peine, elle veut jouer ? Très bien, jouons ma jolie.

" Pourquoi ? Tu me trouves mignon ? "
Je dit de ma voix la plus mielleuse possible, mon regard est ardent et mon sourire ravageur, j'use de tout mes charmes pour faire tomber la demoiselle. Arrive ensuite le moment où je chasse. Je sens lorsque je dépose cette proie devant la jeune femelle, qu'une gêne soudaine s'installe entre nous et j'aperçois une expression étrange dans son regard, serait-elle touchée par mon geste ? Pourtant je n'ai fait qu'attraper un mulot et le lui donner, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de beau là dedans. J'hausse les sourcils un peu dérouté, et la suite me perturbe encore plus, c'est son "Merci" d'une sincérité incroyable, sans l'onde d'une moquerie. Pendant un court instant qui paraît être une éternité je sens un étrange lien qui nous rapproche, comme ci, soudainement nous flottions dans une sorte de bulle, et que l'ambiguïté de nos émotions nous submergeait, une vague immense, comme quelque chose de redoutable, comme quelque chose d'insaisissable pour nous deux. Nos regards se croisent et se foudroient presque.
Et l'instant se coupe comme il a commencé, Nuage de Révolte recommence sa mascarade un moment en me provoquant. Pff, on est jamais mieux servit que par MOI, madame. Tu le sauras bientôt. Et me demande mon prénom sincèrement, elle ne semble pas rire cette fois, et tient vraiment à connaître mon identité, ooh, c'est déjà fini ? On arrête de jouer ?

" Hm.. De rien. Et crois moi que si c'était toi qui l'avait attrapé, elle ne serait pas si grosse ! Je lui fais un clin d’œil malicieux. Mon nom est Matin Embrasé. Je l'observe un moment guettant sa réaction, et la fixe de mes yeux de glace, elle a rougit tout à l'heure, ça ma plut, je veux la voir rougir à nouveau. Je veux la voir rire à nouveau. Ça te plaît ? "
Je lui tourne autours, comme un prédateur avec sa proie, parfois je m'autorise à passer délicatement ma queue sur l'encolure de son dos, la caressant doucement, la provoquant un peu, attrape moi si tu peux. J'esquisse un sourire charmeur et m'éloigne brusquement. Je ne dois pas trop m'approcher non plus, c'est dangereux. Je reste de marbre un moment, cherchant quoi dire de plus. Il a du s'en passer des choses dans sa petite vie depuis qu'on s'est vu.

" Eh, sinon, tu vas bien, toi ?"
Question simple, mais sincère, c'est vrai quoi, peut-être qu'intérieurement elle meurt d'envie de pleurer à cet instant parce qu'elle cache des secrets inavouables et qu'elle en a marre de tout. Ça m'étonnerait, mais sait-on jamais. Et puis, on a jamais passer ce cap, celui de se parler un peu normalement. Comme des individus normaux. Après c'est peut-être très certainement une question stupide, on doit lui demander tout les jours, après s'être levée, si elle va bien, ça ne m'étonnerait pas que cette petite soit bien entourée avec le caractère qu'elle a, contrairement à moi.

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Murmure Éternel
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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mer 3 Aoû - 14:19

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Quand Nuage de Révolte lui expose ses idées de nom, Matin fronce les sourcils. Il comprend le petit jeu de la jeune apprentie, et se lève brusquement. Il approche son visage de celui de la petite chatte, et la fixe dans les yeux. Elle peut presque sentir sa respiration contre elle. Quelques secondes, elle est un peu effrayée. Matin est impressionnant, et il l’est encore plus d’aussi près. Sa voix est mielleuse, son regard intense, et son sourire ravageur. Il dit « Pourquoi, tu me trouves mignon ? » et Révolte est prise à son propre jeu. Elle sourit, et décide de ne pas répondre. Matin poursuite ensuite, et sa voix se fait plus calme après la question si sincère de l’apprentie du Vent. Elle est intriguée, et le regarde lui répondre. Sa voix est grave, forte.

« Hm ... De rien. Et crois-moi que si c'était toi qui l'avait attrapée, elle ne serait pas si grosse ! Mon nom est Matin Embrasé. » Il marque une pause, Nuage de Révolte pointe ses oreilles en avant. « Ça te plaît ? »

Elle ne peut retenir un petit sourire, il se moque d’elle, mais son clin d’œil complice prouve qu’il ne veut pas être méchant, juste la taquiner un peu. Elle lui adresse un regard amusé, signe qu’elle ne s’est pas du tout vexée. Mais elle ne réagit pas. A vrai dire, la seule chose qui l’intéressait était de connaître le nom de son … Ami ? Pouvait-elle le considérer ainsi ? Quand il prononce son nom, Matin Embrasé, il a l’air presque déçu. Nuage de Révolte se demande même s’il n’aurait pas préféré autre chose. Mais sa question suivante semble sincère, alors elle le regarde et lui adresse un sourire.

« J’aime beaucoup. C’est puissant, classe, ça te va bien. » Elle hésite un instant, puis poursuit. « En fait, c’est presque un peu trop poétique pour toi ! »

Tandis qu’elle rigole de son petit rire d’adolescente, Matin s’est approché, et sa queue vient effleurer le dos de Révolte. Elle frissonne de ce contact, mais ne bouge pas. Cela ne la dérange pas, et ça n’est pas désagréable après tout. Ses yeux malicieux ne cessent de fixer les saphirs de Matin Embrasé. La lueur qui les habite contraste avec la froideur de ceux du guerrier. Finalement, ils se complètent tous les deux … Le guerrier du Tonnerre se met à marcher, et tourne autour de sa camarade. D’ici, elle se sentirait presque comme une proie. Mais les entraînement de combats l’ont rendue aux aguets, et elle fixe chaque mouvement du guerrier de feu pour ne pas se laisser surprendre.

« Eh, sinon, tu vas bien, toi ? »

La question paraît un peu étrange, ainsi posée, alors un petit silence s’installe le temps de quelques secondes. Un peu déroutée, Nuage de Révolte s’efforce de faire le bilan de sa vie depuis leur dernière rencontre pour pouvoir répondre à la question avec autant de sincérité et d’authenticité que la manière dont elle a été posée. Un instant, ils abandonnent leur petit jeu de provocation pour apprendre vraiment à se connaître. Que lui raconte ? Sa vie est loin d’être palpitante à vrai dire. Finalement, sans trop réfléchir, Révolte se met à lui parler d’une voix tendre.

« J’ai fait beaucoup d’entraînements depuis que l’on s’est vus. J’ai appris à chasser, combattre, ce n’est pas facile mais je fais beaucoup d’efforts pour y arriver. D’ailleurs, mon corps souffre un peu parfois mais je crois qu’il faut bien passer par là ! Mes muscles ne sont pas tombés du ciel. »

En effet la carrure de la petite a changé, et Matin l’a certainement remarqué. Pour appuyer ses propos, elle gonfle le buste, toute fière. Elle est toujours petite, mais son corps est musclé, une petite boule solide de muscles. Elle est rapide, agile, mais les autres ont tendance à sous estimer sa force qu’elle sait à présent optimiser. Mais elle s’aperçoit que tout ce qu’elle raconte ne répond pas vraiment à la question initiale. Comment va-t-elle ? A vrai dire elle n’en sait rien.

« Je crois que je vais bien. »

Devait-elle parler de la souffrance qu’elle avait de voir son père ne pas s’occuper d’elle ? N’être pas présent ? Et cette mère qu’elle haïssait tant, qui les avait abandonnés elle et ses frères. La rage qu’elle avait en elle contre ses parents était sans doute l’expression d’un manque, du manque d’amour, tout simplement … Mais ça, elle ne mettait pas les mots dessus. Et c’était trop douloureux pour qu’elle en parle. Après, qu’allait-il penser d’elle ? Qu’elle était faible, impuissante, qu’elle était une pauvre petite. Et ça, il était hors de question. Elle ne voulait pas montrer sa part de faiblesse, et restait bien droite, comme pour montrer la force intérieure qu’elle faisait en sorte d’avoir, malgré que la vie ne lui souriait pas toujours. Et puis, sa force de caractère faisaient aussi que sa tristesse se mutait en colère, et la colère donnait le courage d’agir, de se battre, d’avoir envie d’être maître de son existence. Elle n’allait jamais se laisser abattre, jamais. Elle était bien trop déterminée à prouver au monde ce qu’elle valait. Matin l’écoutait, et semblait peu sur ses gardes. Alors une étincelle apparu dans les yeux de la petite, qui bondit d’un seul coup sur le dos du guerrier orangé. Elle s’agrippa, essayant de déséquilibrer le mâle. Finalement, perchée sur son dos, elle approcha sa tête des oreilles de Matin Embrasé.

« Alors, on n’applique pas ses propres leçons mon cher ? »

Elle ria, amusée, et descendit lentement du dos du chasseur. Le contact de sa peau contre celle de Matin était étrange, électrique et à la fois aimanté. C’était instense, à chaque rapprochement un peu plus d’ailleurs.

« Et toi, comment vas-tu ? »

Elle sourit, toujours debout près de lui, agitant sa queue dans les airs. Un petit air vint fouetter les pelages des deux félins, et la petite féline se secoua gracieusement. Son pelage avait beau être de couleurs glaciales, il était teinté de reflets d’ébènes et d’argent. Là encore, cela contrastait avec le flamboyant pelage de Matin. Ils étaient opposés et similaires à la fois, étrange mélange, somptueux mélange…

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mer 3 Aoû - 21:58

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Alors que la petite fait l'éloge de mon nouveau nom, je l'admire un moment, les expressions de son visage sont vraiment délicates, quand elle parle, elle paraît tellement concentrée et sérieuse que ça en est presque mignon. Elle finit sa phrase par une pointe d'ironie, presque trop poétique pour moi ? Elle n'a pas tord, je lui tend un sourire un peu malicieux, alors comme ça tu me vois comme un gros dur ? Je meurs d'envie à cet instant de lui bondir dessus et de la faire basculer sur le sol mais ce serait donner raison à ces arguments, je me contente de relever la tête fièrement et de prendre un air un peu peu vexé et prétentieux.
Mon petit jeu s'arrête lorsqu'elle répond à ma dernière question, elle n'a pas l'air du tout de rigoler, alors je reste attentif, je sais parfois à quel point c'est agaçant lorsqu'on se confis à quelqu'un et que l'autre en face écoute à demi ce qu'on lui raconte. Je m'assieds sagement, un peu éloigné d'elle tout en étant assez proche pour entendre distinctement sa petite voix enfantine et douce. Quand elle me raconte ses entraînements douloureux et intensifs, j'hoche la tête en signe compréhension et de compassion. C'est vrai que les entraînements ordinaires sont déjà si durs et dynamiques, alors imaginez ceux que je reçois à la Forêt Noire, ils sont tellement épuisant, que quand on en sort, on ne fait pas que souffrir le martyre, on a aussi souvent des lésions et entailles profondes sur tout le corps, de quoi faire douter tout les camarades du Clan de nos activités nocturnes. Ce qui m'agace le plus, c'est que je n'ai jamais pu en parler à qui que ce soit, au risque de me faire insulter de traître et de me faire bannir à tout jamais du Clan. Mais ils n'ont pas tord, c'est une traîtrise. Je fricote avec l'ennemi, comme on pourrait dire. Enfin bon, ce n'est pas le moment de ressasser les mauvais souvenirs. Elle termine son dialogue sur une phrase qui m'intrigue beaucoup ; "Je crois que je vais bien". Je perçois une profonde tristesse dans son regard, accompagné d'une espèce de haine impitoyable. Que cache-t-elle ? Mademoiselle aura-t-elle aussi des secrets ? Je n'ai pas même pas le temps de tenter de percer ces mystères qu'elle s'agrippe à mon dos et essaye de me faire basculer, malheureusement pour elle je fais le double de son poids ! Elle me taquine, et m'avertis que je devrais moi même appliquer mes propres leçons. Ah non ! Là c'est trop !
"Eh ! Non, là ça ne comptais pas ! Je t'écoutais moi, j'avais la tête ailleurs que de penser qu'une vilaine sauterelle me picorerait le dos !"
Alors qu'elle éclate d'un rire sincère et attendrissant, je ne peux m'empêcher de rire avec elle. Son rire est tellement contagieux ! Elle veut la guerre ? Elle l'aura ! Je bondis dans sa direction et d'un puissant coup de patte, je l'as fait tomber sur son petit ventre. Sa chute est agrémentée d'un petit "Pouf" misérable, et je hausse des sourcils fière de mon numéro.
" Alors Madame, on ne s'y attendait pas à celle là, hein ?"
J'esquisse un sourire charmeur et lui fait un clin d'oeil sournois. On rit aux éclats, heureux à cet instant même, d'être ici, ensemble. Puis revient le silence. J'inspire profondément de bonheur. Je suis détendu, vraiment très détendu. Lorsqu'on est enfin bien calmé, elle me demande si moi aussi ça va, et sa réponse à elle me revient immédiatement à l'esprit ; je crois que ça va bien. Ca m'intrigue beaucoup trop, elle ne peut pas s'en sortir comme ça... Si elle croit qu'elle peut m'agiter la souris sous le nez ainsi pour ensuite me la retirer brusquement, elle se trompe totalement. Je la fixe un long moment, cherchant la réponse dans ses beaux yeux azurés, je plonge mon regard dans le sien. Dit moi ton secret. Lui dit-il. Il y a quelque chose en elle de différent que chez toute ces autres femelles stupides. Elle a du répondant, ça c'est sûr. Elle ne se laisse pas faire, pas même par un guerrier deux fois plus gros qu'elle, mais en plus de tous ça, il y a autre chose que je ne saurais dire. Peut-être la lueur rebelle qui se dispute avec l'étincelle d'innocence dans son regard ? Ou alors son sourire, à la fois malicieux et naïf. Je n'en sais rien, mais elle m'attire dangereusement, et on devrait cesser cette mascarade maintenant, avant que le jeu ne devienne vraiment trop risqué pour nous deux. Mais j'aime jouer avec le feu. J'ai ce besoin vital presque, de la rassurée, de la savoir en sécurité, elle m'a bouleversé lorsque son regard s'est teinté de peine, je ne veux plus la voir dans cet état. Il faut qu'elle sache, qu'elle sache que même si on ne se connaît pas beaucoup, elle peut compter sur moi, et que je serais l'épaule sur laquelle elle pourra s'épauler. C'est la seule pour qui je pourrais faire ça. Je n'est pas d'amis. Je n'est jamais eu la moindre onde d'amour de mes parents, uniquement de la sympathie. Ma mère ayant disparu très tôt, m'ayant laissée entre les pattes d'une autre. J'ai du apprendre à me débrouiller seul. Mais pour elle, j'apprendrais à me débrouiller pour deux.
" Moi ça va bien merci. Je m'approche vraiment très prêt d'elle, jusqu'à ce que mon museau soit à la hauteur de son oreille. Tu sais Révolte, tu peux m'en parler si tu en as besoin, je ne te jugerais pas, je serais très mal placé pour ça."
Puis je rapproche mon visage du sien, et nous restons ainsi, figés par le temps, l'un presque contre l'autre. Nos souffles s'entre mêlent dans les rayons chauds du soleil. J'ai une envie terrible de l'embrasser à nouveau, comme la fois précédente, mais je ne peux pas. Alors, je reste là. M’inhalant de son odeur douceâtre et apaisante.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Ven 19 Aoû - 14:54

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Matin Embrasé se met à rire avec Révolte, et cela réchauffe le cœur de la petite. Des moments comme celui-ci, l’apprentie du Vent n’en a jamais vraiment vécu. Elle a des amis, mais c’est différent. Sans pouvoir expliquer pourquoi et sans pouvoir le décrire, Matin a un effet à la fois apaisant et excitant sur Révolte, il l’intrigue et elle aime leurs petits jeux de provocation réciproque. Pour une fois, elle a l’impression que quelqu’un est vraiment sincère avec elle, et ne se cache pas de lui dire les choses mêmes les plus dures. Et ça lui fait du bien. Pouvoir être naturel, aussi cru que possible et à la fois s’amuser sincèrement, ce n’est pas donné à tout le monde et Révolte ne partage ce genre de choses avec personne d’autre. Alors oui on peut le dire, Matin est quelqu’un de spécial à ses yeux. Après l’offensive de la jeune féline, le guerrier du Tonnerre bondit à son tour en direction de son amie, et la balaye d’un coup de patte. Elle tombe misérablement, et son petit corps s’écrase sur le sol. Matin la regarde d’un air fier et charmeur, et adresse un petit sourire à la femelle. Nuage de Révolte est amusée, et un grand sourire illumine son visage. Couchée sur le dos les pattes en l’air, elle fixe Matin qu’elle voit à l’envers, et ses yeux pétillent de malice. Cela l’amuse, elle l’a eu mais il l’a eue aussi. Puis le silence s’installe quelques instants, et seuls les battements de leurs cœurs résonnent dans l’air chaud de l’été. Etrangement, même dans ce silence elle se sent à l’aise. Ils sont comme en apesanteur le temps de quelques instants, tandis que le calme revient. Nuage de Révolte se relève et se secoue pour évacuer la poussière de son joli pelage de neige et d’ébène. Elle paraît si froide près du guerrier de feu, pourtant aujourd’hui elle se sent vivante, tellement vivante.

Après avoir répondu à la question de Matin, ce dernier semble remarquer le minuscule changement dans le regard de la jeune chatte, mais celle-ci ne s’en rend pas vraiment compte, et attends simplement que le guerrier réponde à la question qu’elle a renvoyée. Elle le regarde, et il a l’air de réfléchir. Elle aimerait pouvoir savoir à quoi il pense, qu’est ce qui le fait s’évader ainsi quelques instants dans les méandres des songes, elle aimerait savoir ce qu’il pense d’elle, de lui, d’eux deux … La petite s’assied sans rien dire, et finalement Matin lui répond en s’approchant d’elle, jusqu’à ce que son museau effleure l’oreille pointue de l’apprentie.

« Moi ça va bien merci. Tu sais Révolte, tu peux m'en parler si tu en as besoin, je ne te jugerais pas, je serais très mal placé pour ça. »

Il l'appelle Révolte, tout simplement, prouvant bien que doucement, ils se rapprochent ... Mais au début, elle ne comprend pas les paroles du guerrier. Pourquoi dit-il cela ? Pourquoi crois-t-il qu’elle a besoin de parler ? La minette fronce les sourcils, perplexe. Elle n’aime pas qu’on lise en elle, personne n’y arrive, pourquoi lui y arrive-t-il si bien ? Leurs deux museaux se touchent presque, leurs souffles s’entremêlent, mais Révolte ne bouge pas. D’un seul coup, elle a presque envie de parler, de lui hurler dessus, de lui demander s’il croit vraiment qu’elle a des faiblesses, et elle lui en veut presque de déceler d’imperceptibles petites hésitations dans sa voix, ou de remarquer quand celle-ci est plus triste. Tout cela parce que d’un seul coup, elle se sent vulnérable. Pas parce que le guerrier fait le double de sa taille et qu’il pourrait la tuer d’un coup de patte. Non, pas pour ça. Elle se sent vulnérable parce qu’en présence de Matin son petit cœur s’ouvre, qu’elle voit comme il perçoit chez elle des choses que les autres ne perçoivent pas. Elle voit combien leurs petits jeux les rends électriques et attirés tous les deux … Les sentiments s’entremêlent dans la tête de la petite, et tout cela lui fait soudain presque peur. Elle se sent un peu perdue… Mais pourtant, sous le soleil de cette journée de fin d’été, le museau presque collé à celui du beau mâle, elle est incapable de bouger. Parce qu’au fond d’elle, elle n’en a pas envie. Elle a envie encore de milliers de journées comme celle-ci, de petits jeux de provocation alternés de confidences sincères. Mais tout cela, elle ne peut pas l’avouer, et ce sentiment d’interdit qui la traverse alors fait battre encore un peu plus son cœur. Alors elle prend une bouffée d’air, et respire au passage le parfum boisé du mâle qui se tient si près d’elle. Et finalement, sans savoir si ce qu’elle va dire est sincère ou si c’est une autre provocation, elle lui répond sans s’écarter d’un millimètre :

« Comment savoir si je peux te faire confiance ? Nous sommes rivaux après tout. »

Ce qu’elle dit est théoriquement vrai, et pourtant au fond d’elle elle ne peut pas le croire. Ils sont ennemis parce que séparés par un Clan, mais Matin serait il vraiment capable de lui faire du mal ? Ou pire encore, serait-il capable de la tuer si leurs deux Clans devaient s’affronter ? Cette pensée lui déchire un peu le cœur. Peut être qu’il pourrait la tuer. Peut-être qu’après tout, elle n’est pas si importante que ça pour lui … Et elle, que serait-elle capable de faire ? Elle qui s’en fichait tant de faire du mal aux gens ? Cette question reste en suspens dans la tête de Nuage de Révolte, tandis que le danger et l’interdit se mêlent aux sentiments de joie et d’apaisement qui l’envahissent à ce moment là, quand elle est si proche de Matin Embrasé et que leurs corps se frôlent sans oser se toucher …

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Lun 22 Aoû - 11:13

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Je vois clairement que mes mots l'ont blessés, elle fronce des sourcils, mi agacée, mi perturbée. Nuage de Révolte à l'air d'être une personne fière, qui ne se confis pas beaucoup, elle doit détester tout comme moi, dévoiler ses sentiments et étaler ses faiblesses. J'esquisse un sourire tendre, elle me ressemble malgré tout. Ses petits yeux bleus et délicats sont voilés de doutes et d'incompréhension. Elle semble si perdue à cet instant, si frêle, j'ai une envie ardente de la serrer tout contre moi, de sentir son parfum si envoûtant en plein dans les narines. Durant un long moment, on reste paralysés ainsi, elle qui est dangereusement proche de moi, nos museaux à quelques centimètre l'un de l'autre. Durant cet instant, je sens toute ses craintes, son hésitation, sa perplexité. Puis d'une voix à peine perceptible, elle brise ce silence avec ses mots, des mots qui glissent sur sa bouche et s'envolent dans le souffle du vent, des mots sédicieux et à la fois suspicieux. Je me sens étrangement détendu, et en même temps, j'ai des ressentis, j'ai peur. Oui pour la première fois de ma vie, j'ai peur de perdre quelqu'un. Supposerait-elle, en soulignant les rivalités claniques, qu'on devrait arrêter de se voir ? Que c'est dangereux pour nous deux si on nous retrouvés ensemble, ainsi enlacés. Je sens mon cœur qui hurle au fond de moi, refusant son jugement. Je sens mon estomac qui se serre, craignant le pire. Je sens pourtant mon ventre qui papillonne, léger et apaisé. Tout ces sentiments qui se mélangent, je ne sais plus où j'en ai la tête. Je n'avais jamais vécu pareilles émotions, étranges et intenses, je me sens tout bizarre. J'ai les pattes tremblotantes, ma fourrure s'est hérissé, et ça bourdonne dans ma tête. Je bouillonne intérieurement. Elle a parlé de me faire confiance, si c'était vraiment possible. Pourtant quand je penses à elle, j'ai des fourmis dans tout le corps, quand j'imagine une scène de combat, qui autrefois m'aurait donné des frissons et j'en aurais bavé tellement j'en rêvais, lorsqu'elle y est impliquée, je sens la rage qui monte en moi. Soudain, avec une douceur incroyable, je pose ma patte à l'encolure de son dos, doucement je la ramène un peu plus vers moi, jusqu'à ce que nos museaux s'entre choquent, enfin, avec fièvre et passion, on reste comme ça un moment. Figés par le temps, sous les rayons du soleil ardent, nos langues se touchent tendrement,  puis je la relâche, contre mon grès. Mes yeux glacés brûlent frénétiques, fougueux.

" Tu peux me faire confiance Révolte, je ne laisserais personne te faire du mal. Je parais sérieux un moment, voulant la convaincre de mes paroles. Puis une lueur de malice vient troubler l'expression de mes yeux et je sens qu'un sourire farceur se dessine à nouveau sur mon visage. Et puis, ce n'est pas quelques lignes de frontières qui vont pouvoir m'empêcher de faire quoi que ce soit, si j'ai envie de t'attaquer par surprise, il en faudra beaucoup plus ça."
J'accentue mes mots, par un geste de dégoût en direction de l'odeur âcre des frontières. La petite Nuage de Révolte, rebelle et acerbe me manque un tantinet, et devant son expression ébahit et en suspension face à qu'il venait de se produire, ça m'amuse énormément. D'un geste un peu brusque mais contrôlé, je lui tape l'épaule, mes yeux la défient, mon sourire l'invite à une nouvelle danse.

" Et alors, c'est quoi cette tête que tu fais, madame serait-elle charmé ?"
Mes mots sont purement provocateurs, pourtant au fond de moi, j'espère sincèrement que c'est vrai, j'espère l'avoir séduit en plein cœur, j'espère qu'elle ressent les même choses que moi, parce que je ne supporterais pas être le seul à rester faible, non, je préférerais qu'on soit faibles à deux. Je sens des sentiments et émotions inconnues qui m'assaillent de part et d'autre lorsque je suis près d'elle, pourtant j'ignore ce que c'est, j'ignore pourquoi je ressens ces drôles de papillons dans le ventre, de fourmis dans les pattes et de bourdons dans ma tête. J'ignore pourquoi je suis aussi fiévreux et ardent quand elle plonge son regard dans le mien. Cœur Gelé avait raison, je suis faible face à cette fille, si inconnue. Je suis même plus que faible, je suis carrément minable, pitoyable et dépourvu de mes armes. Je ne suis plus le Matin Embrasé, froid, distant et dédaigneux avec elle, je suis un autre. Quelqu'un de.. mieux ? Je l'ignore, la faiblesse peut-elle être bénéfique dans ce genre de situation ? Je suis tellement perdu, moi qui était maître de mes émotions, qui ne ne laissait jamais rien m'échapper, me voilà tomber dans le gouffre, un gouffre sans fin. J'ai peur, peur de ce qui nous attends, de ce qui pourrait nous arriver si nous continuons notre mascarade, et je pense à mon père, à son expression tellement mélancolique et.. Vide. Et je comprends, je comprends ce qu'il doit ressentir, ce que ça doit être de devoir vivre tout les jours loin de la seule personne qui nous permet d'exister, loin de cette personne qui anime une flamme incendiaire en nous, une envie folle de vivre. Je ressens de la pitié pour lui, de la compassion. Je ne dois pas finir comme lui, ça ne doit pas me ronger de l'intérieur, m'empêcher de vivre pleinement, je suis effrayé, complètement pommé. Dans un geste abrupt et repoussant, je m'éloigne de la jeune apprentie. Non, je ne veux pas être comme mon père, il paraît si.. Malheureux parfois. Je la regarde fixement, mes yeux de glace de cillent pas, je tente désespérément de comprendre ce qu'il m'arrive, aurait-elle les réponses en elle ? Et au fond de moi, je sens une petite voix qui siffle, m'ensorcelant, c'est trop tard maintenant, trop tard pour t'échapper, elle t'a piégée. Elle t'a piqué en plein cœur, boum !

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 30 Aoû - 14:29

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Matin Embrasé fixe la jeune apprentie qui se trouve face à lui, tandis que cette dernière a posé la question qu’eux deux se posaient sûrement intérieurement. Au fond, ils n’avaient réciproquement aucune raison de se faire confiance, et pourtant quelque chose de mystérieux les poussait à croire l’un en l’autre, malgré tout ce qui les séparait. Tandis qu’ils étaient si proches l’un de l’autre, le guerrier vint doucement poser sa patte à l’encolure du dos de Nuage de Révolte, et rapprocha le corps de la petite contre lui. Leurs deux museaux se touchèrent, dans le silence de l’air d’été, et le souffle frais d’une brise qui annonçait l’automne. L’instant sembla se figer, tandis que le contact physique entre les deux félins électrisait leurs deux cœurs. Le temps s’arrêta quelques secondes. Ce qui traversait Révolte à ce moment là était indescriptible. C’était tellement fort … Plein d’adrénaline pour braver tous les interdis, plein de questions, et plein de conviction à la fois. C’était très perturbant, mais tellement excitant. Les yeux de glace du guerrier semblèrent s’embraser comme le faisait son pelage, et ce qui s’embrasait chez l’apprentie ce furent ses deux petites joues qui rougir un peu quand le contact cessa, et que leurs deux visages s’éloignèrent. Alors Matin Embrasé répondit à sa question.

« Tu peux me faire confiance Révolte, je ne laisserais personne te faire du mal. »

A cet instant, Révolte su que c’était profondément sincère et que quoi qu’il arrive, ce qu’il disait était vrai. Il avait dans les yeux cette sincérité si marquante que Révolte s’en souviendra toute sa vie. Ses mots étaient si doux, si forts à la fois … Et pour la petite Révolte qui bravait seul le cruel monde, cela semblait être comme une force de plus à lui ajouter. Elle ferait n’importe quoi dans sa vie, braverait n’importe quel danger. Et elle savait que si elle n’y parvenait pas seule, il serait là derrière elle dans l’ombre pour l’aider au moment venu, et pour la protéger. Car Nuage de Révolte avait beau être forte, elle avait une certaine fragilité que seul Matin avait réussi à percer. Tout à coup, le regard du guerrier changea et l’étincelle de provocation et de jeu revint, ce qui fit sourire la petite apprentie. Elle écouta sa voix grave. Elle était si dure et pourtant si apaisante…

« Et puis, ce n'est pas quelques lignes de frontières qui vont pouvoir m'empêcher de faire quoi que ce soit, si j'ai envie de t'attaquer par surprise, il en faudra beaucoup plus ça. »

Nuage de Révolte se mit à rire, il était clair que Matin n’avait pas besoin de permission ou d’interdiction pour faire ce qu’il voulait ! Amicalement, il lui donna un petit coup de patte sur l’épaule, assez fort pour déséquilibrer la petite mais sans lui faire mal. Son sourire charmeur amusa l’apprentie du Vent, il plissa ses grands yeux bleus remplis de malice. Elle baissa ses épaules, l’arrière train un peu en l’air, et bondit sur Matin. Doucement, elle s’agrippa à son dos sans le griffer, puis retomba en roulant sur le sol. D’un petit coup de patte, elle lui fit un croche-pied, et n’eu pas le temps de voir son effet que déjà Matin était debout et lui parlait encore. Couchée sur le dos, elle le voyait à l’envers et cela l’amusa beaucoup. Elle le regardait, pétillante, tandis que Matin devait aussi s’amuser de voir cette petite le provoquer alors qu’il faisait le double de sa taille et de son volume !

« Et alors, c'est quoi cette tête que tu fais, madame serait-elle charmée ? »

La petite apprentie noire et blanche lui tira la langue. Sa question avait beau être posée sur le ton de l’humour, la vraie réponse nécessitait un peu de réflexion, et un peu trop de faiblesse pour que Révolte avoue la vérité. Alors au lieu de cela, elle se releva, se secoua le pelage pour faire tomber la poussière, et se mit à tourner autour de Matin comme il l’avait fait autour d’elle juste avant. Ses yeux malicieux se cessaient de fixer le mâle, et sa petite voix fluette s’éleva.

« Tu ne crois quand même pas que je pourrais succomber à un arrogant guerrier d’un clan ennemi tout de même ? Rien que ton odeur est repoussante, et puis regarde moi ce caractère de cochon ! Ah non, non, tu n’es pas séduisant du tout. »

Evidemment, elle plaisantait et ne pensait pas un mot de ce qu’elle disait. A part peut-être pour le caractère de cochon … Mais étant donné qu’elle avait le même, les deux faisaient bien la paire ! Finalement, le poursuivit.

« Et puis tu n’es pas à la hauteur pour quelqu’un de mon niveau, voyons. »

Elle lui sourit, provocatrice, en attendant de voir ce qu’il avait bien à répondre. Elle n’était pas du tout prétentieuse, et ne se pensait pas du tout supérieure à lui évidemment. Mais il fallait bien s’amuser un peu, et voir ce que Matin avait dans le ventre en terme de répartie !

Mais il sembla tout à coup que les choses avaient décidé de basculer. Dans un geste brusque, Matin repoussa la jeune apprentie et s’éloigna. L’expression dans son visage avait changé. Il n’avait plus cet air amusé, taquin et charmeur. Non, tout cela s’était échapper et ce qui restait à présent était un masque impénétrable de froideur et … de peur ? Nuage de Révolte eu un mouvement de recul à son tour et ses yeux s’agrandirent, incompréhensif. Avait-elle dit quelque chose de mal ? Pourquoi tout à coup le guerrier décidait-il de rompre ce fragile lien qui se créait lentement entre eux ? Matin Embrasé fixait la jeune femelle, le regard fixe et glacial. Ses yeux ne vacillaient pas, il avait l’air de s’être arrêté tout à coup. Nuage de Révolte ne savait plus quoi faire, ni où se mettre, ni quoi penser. Elle ne comprenait plus … Et que devait-elle faire ? Si petite, si jeune, certaines choses lui échappaient. Après tout, ils se connaissaient si peu, comment aurait-elle pu déceler ce qu’il avait en lui et ce qui le traversait en cet instant, et qui semblait l’effrayer et le rendre en colère …

Maladroite, hésitante, elle s’approcha de deux pas. Pour ne pas être trop dérangeante, elle maintint une distance entre eux deux. Elle ne voulait pas franchir de trop près la limite de Matin avait mis entre eux. Timide, elle laissa quelques secondes de plus s’écouler avant de parler à nouveau.

« Quelque chose ne va pas, Matin ? »

Elle aurait souhaité parler plus, lui demander si elle avait fait quelque chose qui lui avait déplu … Mais elle n’osa pas, et préféra s’arrêter. Parfois, quelques simples mots suffisaient. Ses yeux bleus fixaient le regard du guerrier roux qui se trouvait en face d’elle. Puis petit à petit, son regard dévia. C’était étrange mais la réaction de Matin avait coupé net leur proximité. Pourtant, son regard à elle restait toujours aussi profond, toujours aussi sincère et innocent à la fois … Dans un mouvement futile et gracieux, elle s’avança encore d’un pas. Elle était si petite, si légère, ses pattes avaient l’air de plume qui venaient se poser délicatement sur le sol. Le soleil éclaira son pelage de jais et illumina son visage. Etait-elle belle à ses yeux ?

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Jeu 15 Déc - 10:38

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois. Ft Nuage de Révolte
Alors que la petite apprentie répond à ma provocation, elle ne s'attendait certainement pas à mon changement d'humeur soudain, alors que je la repousse brusquement, son sourire se transforme en une grimace, perturbée elle se laisse seule un moment et me regarde m'éloigner petit à petit. Je refuse de devenir quelqu'un de faible. Durant quelques secondes des images reviennent, et je revois. Je revois mon enfance, ce qui m'a toujours animé depuis que je suis enfant. Pourquoi abandonner maintenant alors que j'y suis presque ? Et pourtant, pourtant mon coeur me dicte autre chose, un autre chemin à emprunter. Je la fixe un moment, le regard impénétrable. La réponse est en elle, je le sais. La réponse à tout mes soucis. Je le sais. Je n'ai qu'à ouvrir mon coeur un petit peu et elle viendra à moi, la réponse. Mais je refuse, parce que ça voudrait dire que je choisi. Et choisir c'est abandonner. Je refuse d'abandonner. Je me maudis intérieurement alors que la petite femelle me regarde toujours avec un air surpris et offusquée. Comment te dire que tu seras surement celle qui déclenchera la révolte dans mon coeur, entre ce que j'ai toujours voulu être, et celui que je veux devenir maintenant. La Forêt Noire me guette, et Coeur Gelé n'abandonnera pas avant d'atteindre son objectif, quite à passer par moi. Je le sais. Elle n'hésitera pas à te faire du mal si il le faut. La peur me serre l'estomac et j'ai la nausée. Pourquoi c'est si compliqué d'aimer, ou du moins d'essayer. J'aimerais que les choses soient simple, que la réponse tombe du ciel soudainement et me sauve de ce choix tellement difficile. Elle s'approche avec toute la délicatesse de sa silhouette et s'arrête à quelques pas de moi. Laissant une distance qui en dit long entre nous, comme un gouffre sans fin. Tu vois ce gouffre Révolte ? C'est celui qui nous sépare aujourd'hui et peut-être à jamais. Ce gouffre c'est celui du choix, des frontières et du danger. C'est ce que je dois gravir si je veux t'atteindre. J'ai peur Révolte, j'ai peur pour toi. Pourtant alors que le soleil la couve de ses rayons chauds, je vois sa fourrure de neige et de jais qui s'illumine et contraste d'un éclat envoûtant et ses beaux yeux saphirs brillent comme des petits cristaux. L'innocence même, danse dans ses yeux de lac d'été. J'ai le souffle coupé alors qu'elle me fixe avec tellement de douceur et de sincérité, je sens que mon coeur vacille mais je tiens bon. Ses mots glissent sur le vent comme un flocon de neige dans la tempête.
" Quelque chose ne va pas, Matin ?"
Je reste muet un moment. Si ça ne va pas... ? Un volcan explose en moi alors que je tente de garder mon calme, mes griffes se plantent brusquement dans le sol et je serre des crocs, furieux. La colère s'empare de moi comme des vagues qui se déversent sur mon âme.

" Si ça ne va pas ? Oh Révolte, si tu savais.. Si tu savais. Je marque une pause, la dureté de mon regard ne laisse échapper aucun autre sentiment qui pourrait me trahir. On ne peut pas faire ça Révolte, on doit y mettre un terme, tu comprends ? Ils ne me lâcheront jamais, JAMAIS ! On ne doit plus se voir. C'est mieux pour toi, pour ta protection. "
Mes mots sont dur comme le roc et froid comme le givre, mais je ne peux pas faire autrement. Le seul moyen de l'obliger à partir c'est de la pousser à partir. Si elle reste, elle est en danger. Si je reste, nous sommes en danger tout les deux. Ils ne lâcheront jamais l'affaire, ces gens là sont beaucoup trop dicter par le pouvoir et la soif de vengeance que ce n'est pas une petite apprentie qui leur barrera la route. Ils ont besoin de moi et pour ça, ils feront le nécessaire pour m'avoir. Alors je dois. Je dois suivre mon destin qui est scellé depuis mon plus jeune âge, depuis cette nuit où je l'ai rencontré elle, cette guerrière au coeur de givré. Je sais que mes mots n'ont pas était assez dur, alors comme pour remuer un peu plus le couteau dans la plaie, j'ajoute.

" Et puis, ce n'est pas comme si je tenais à toi, tu n'es rien pour moi qu'une apprentie du vent. On a passé du bon temps, tu as était une bonne amie pour moi, mais tu sais comme moi que nous ne pouvons pas continuer."
Cette fois mes mots sont tranchant comme le silex, et ce silex meurtri mon cœur en même temps que mes mots. Oh, Révolte, si tu savais qu'en réalité tu es tout sauf ce que je prétends que ce que tu es. Tu es celle qui fait vibrer mon coeur à peu plus, comment je pourrais l'ignorer ? Mais comment t'éloigner d'une autre façon ? Je la regarde, j'aimerais que mes yeux soient deux cristaux de glace insaisissables à cet instant, malgré tout je sais que ma faiblesse me trahit à cet instant, je détourne le regard et me met dos à elle, je refuse de la voir si elle se met à pleurer, je refuse d'assumer sa douleur. Tu ne peux pas comprendre Révolte, j'essaie de faire ça pour toi, pour ton bien.. J'essaie de te sauver d'une mort certaine.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Ven 16 Déc - 20:49

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Le silence. Quelques instants, plus que lui. L’air balayait le pelage des deux félins, face à face, électriques. Révolte attend une réponse, mais il se contente de la fixer sans dire. Elle sent monter en lui une vague d’émotions qu’elle ne comprend pas. Que lui prend-il tout à coup ? Matin ferme les yeux, serre ses crocs, plante ses griffes dans le sol. Une vague de fureur a l’air de soudain prendre le contrôle de son corps. D’un mouvement réflexe, la petite apprentie recule, effrayée. Ses yeux se vident au fur et à mesure qu’elle voit apparaître dans ceux de son ami des choses qui lui font peur. La froideur et la dureté de son regard, elle ne les comprend pas. Pourquoi est-il si lunatique ? Pourquoi ? Pourquoi tout ça…

« On ne peut pas faire ça Révolte, on doit y mettre un terme, tu comprends ? Ils ne me lâcheront jamais, JAMAIS ! On ne doit plus se voir. C'est mieux pour toi, pour ta protection. »

Elle ne comprend pas. Ses paroles lui font mal. Mettre un terme à tout ça ? Mais… Mais ? Le cœur de la jeune apprentie noire et blanche s’envahit d’une vague qui doucement se met à l’étouffer. Ne plus se voir ? Révolte recule encore, la queue entre les pattes. Ses oreilles se couchent, et se mêle en elle un mélange de tristesse et de colère. La froideur de ses paroles lui brûle le cœur. Quelques instants avant ils s’enlaçaient presque… Avait-il prit peur qu’ils aillent trop loin ? Mais d’ailleurs … Qu’est ce que cela pouvait bien faire ? Depuis quand eux deux se souciaient-ils des règles et des obligations ? Révolte n’y croyait plus. Elle savait que c’était volontaire, tout ça. Il voulait la blesser, la faire partir. Ses paroles résonnaient comme un écho meurtrier. Pourquoi fallait-il qu’elle s’attache à ceux à qui elle n’aurait jamais dû s’attacher ? La douleur dans son cœur la transperçait, et pourtant, elle ne savait pas pourquoi. Elle ne pouvait pas décrire de quelle étrange façon elle était attachée à ce guerrier … Elle ne pouvait rien expliquer de tout cela. Alors expliquer sa douleur ? Impossible. Sûrement cela lui faisait-il mal parce qu’elle avait donné déjà pour cette relation, et avant tout, elle s’était mise à espérer … Espérer quelque chose de différent. Voilà donc l’erreur. L’avoir cru différent. Qu’elle était idiote ! Comment pouvait-elle penser que quelqu’un changerait son monde ? Et qui plus est, un guerrier ennemi ! Il avait voulu la tuer… L’embrasser aussi, c’est vrai, mais elle aurait dû se douter de ce qu’il se passerait. Comment avait-elle pu être si faible. Et comme si cela ne suffisait pas, Matin Embrasé poursuivit. Remuant le couteau dans la plaie béante qu’il venait de laisser dans l’abdomen de la petite, si petite Révolte …

« Et puis, ce n'est pas comme si je tenais à toi, tu n'es rien pour moi qu'une apprentie du vent. On a passé du bon temps, tu as été une bonne amie pour moi, mais tu sais comme moi que nous ne pouvons pas continuer. »

Ses mots sont encore plus tranchants. Ils veulent, ils veulent lui faire mal. Il veut lui faire mal. Matin s’éloigne, creusant jusqu’aux entrailles de la Terre l’abysse qui les sépare à présent. Alors que leurs corps, que leurs cœurs étaient si proches quelques instants avant … Les larmes montent dans les prunelles de glace de la petite noireaude. Larmes de peine ou de rage… Sans doute les deux entremêlés. Son cœur est chamboulé, bombardé, mitraillé d’envies et de pulsions différentes. Elle aurait voulu lui sauter au cou, pour le tuer ou le retenir, qu’en sais-je… Elle aurait voulu le plaquer contre le sol, pour le retenir à tout jamais, ou déchirer la chair de son ventre peut-être … L’explosion de rage qui a lieu en elle la fait trembler. Les larmes l’aveuglent, elle a envie de hurler. Hurler sa haine et sa colère, sa peine aussi, mais …

Matin est tourné, dos à elle. Alors sa voix se fait plus tranchante et blessante que jamais. Il la piétine comme une vulgaire souris morte ? Elle va faire pareil. Et lui broyer les entrailles comme il vient de le faire.

« Ait au moins le courage de regarder en face ce que tu fais. Tu es un lâche. J’aurais dû m’en douter. Tu as raison, je ne suis rien pour toi et tu n’es rien pour moi. Tu aurais dû me tuer quand tu en avais l’occasion. D’ailleurs, qu’est ce qui t’a retenu au juste ? Tu aurais du le faire. Tu aurais dû le faire tant qu’il était encore temps. Si je n’avais aucune valeur pour toi tu m’aurais égorgée ce jour là. Alors ne vient pas me faire l’insensible. Je sais, je sais au fond ce que tu peux être. Le Matin que je connais a disparu. Lui aussi, tu l’as tué ? »

Nuage de Révolte se dresse, le contourne pour se trouver face à lui. Elle a beau être petite, elle se tient droit devant le guerrier et fixe ses yeux au plus profond. Ce qu’elle y lit est indescriptible. Elle n’y trouve aucune réponse. Aucun signe du guerrier qu’elle connaît et … et … qu’elle …. Aime… ? Froide, ses larmes s’arrêtent. Son cœur ne bat plus, elle est habitée par une sorcière de glace. Elle aussi, pourrait tout détruire sur son passage. Parce que Révolte c’est ça aussi, c’est une cruauté et une froideur qui n’ont pas d’égal. Enfin … Peut-être est-il là le problème, elle avait trouvé en Matin son égal. Pour les bons, mais aussi les mauvais côtés. Pour les facettes qu’ils montraient d’eux même mais aussi leurs plus profonds secrets.

D’un geste dénué de toute émotion, Révolte bondit au visage de Matin et le griffa. Le sang gicla. Révolte était aveuglée par son désir de vengeance. Elle aurait aimé le faire réagir, lui dire ce que son cœur ressentait au fond. Mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas ouvrir son cœur à celui qui venait de le piétiner. Alors elle regarda Matin Embrassé. Elle sentait le sang sur sa patte mais cela lui était égal. Elle voulait lui faire mal comme il lui faisait mal.

« C’est tout ce que tu mérite. Pars maintenant, si c’est ce que tu veux vraiment. »

Sa voix n’était plus la voix de la petite Nuage de Révolte qui s’était attachée à Matin. C’était la voix d’une féline qui ne voulait plus, plus jamais que ce qu’elle offrait si rarement soit à nouveau rejeté et brisé en mille morceaux.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Sam 17 Déc - 17:07

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte

Le visage de Nuage de Révolte se transforme du tout au tout. Jamais de ma vie je n'aurais cru voir une haine aussi intense dans ses yeux. Je perçois tout de même au creux de ses paupières, des larmes. Elles meurent d'envie de se propager sur les joues délicates de la petite, mais celle-çi est bien trop fière à cet instant pour laisser quoi que ce soit s'échapper. Puis ses mots se déversent comme la lave meutrière d'un volcan. J'écoute, sans piper mots.
" Ait au moins le courage de regarder en face ce que tu fais. Tu es un lâche. J’aurais dû m’en douter. Tu as raison, je ne suis rien pour toi et tu n’es rien pour moi. Tu aurais dû me tuer quand tu en avais l’occasion. D’ailleurs, qu’est ce qui t’a retenu au juste ? Tu aurais du le faire. Tu aurais dû le faire tant qu’il était encore temps. Si je n’avais aucune valeur pour toi tu m’aurais égorgée ce jour là. Alors ne vient pas me faire l’insensible. Je sais, je sais au fond ce que tu peux être. Le Matin que je connais a disparu. Lui aussi, tu l’as tué  "
Une explosion d'émotions m'envahi alors que je foudroie la petite du regard. Mort, oui il est mort, l'Autre, et toi tu devrais mourir pour ton insolence. Mon corps tout entier meurt d'envie de bondir sur son petit corps frêle, lorsqu'elle s'approche brusquement de moi et me fixe pendant un moment; je la regarde, mes yeux miroir de mon âme vibrent comme deux cristaux de glace tranchant. Ses griffes plongent dans la chair de mon visage et creusent des profond sillons sanglants. Je ne cille pas d'un poil, pas même un gémissement, mes yeux continuent de la fixer encore et encore, ardant de fureur et de rage. Mon corps se convulse, je brûle intérieurement, je pourrais pourtant, la tuer. Ce serait si facile. Elle le sait aussi bien que moi et c'est certainement pour ça qu'elle me fixe avec cet air provocateur, ses yeux trahissent ses mots "Alors qu'est-ce que tu attends ? Vas-y, espèce de lâche.". Je n'aurais cas donner un coup bien portée, briser sa nuque ou l'étouffer en cassant ses côtes vers l'intérieur de son thorax. C'est si simple , pendant un moment l'image me traverse l'esprit, mon sang ne fait qu'un tour dans mon corps, mes griffes s'enfoncent encore un peu plus dans le sol et j'entend la voix menaçante de cette âme corrompue ; Tue-là. Tue-là. Je la sens presque s'initier en moi, comme elle l'avait déjà fait plusieurs fois auparavant. La voix plus douce de l'apprentie se mêle à la sienne ; " C'est tout ce que tu mérite. Pars maintenant, si c'est ce que tu veux vraiment." Je perd presque le contrôle, tout devient floue et incompréhensible, j'ai l'impression de me mouver sans le vouloir, je sens que mon corps s'approche dangereusement du sien, mes griffes l'a frôle presque. Non pas ça, non. Je fais un effort de concentration presque insurmontable pour tenter de reprendre mes esprits, je serre les crocs et ma fourrure s'hérisse tel des flammes ardantes sous les rayons du soleil.
"Je ne peux pas."
Mes mots sont à moitié mâchés, ma mâchoire reste bloquer dans une grimace crispée. Peu à peu, l'autre fantôme disparaît et j'entend son rire sinique qui résonne dans mes oreilles. Je tourne mon regard vers l'apprentie en espérant ne pas l'avoir toucher. De justesse, pour cette fois. Pour la première fois de ma vie, les larmes coulent d'elles-même, impuissant. La rage bouille en moi.

" Tu vois ? As-tu seulement compris ce qui vient de se passer, Révolte ? J'ai faillis te tuer, là, aujourd'hui, tu aurais pu mourir à cause de celui que tu refuse malgré toi de laisser partir. Laisse moi, Révolte, laisse moi. Tu ne comprends pas ce que j'essaie de faire hein ? J'hurle presque tellement la douleur m'assaille. Merde, merde, merde Révolte ! Je te protège, merde ! Tu es la première personne à laquelle je tiens sur cette putain de planète et je ne veux pas te perdre, non, je refuse. Je refuse que ton petit corps se brise sous mon poids, que ton sang coule sur mes griffes ou entre mes crocs. Je refuse être celui qui va causer ta perte. Tu si belle Révolte, tu mérite une vie de princesse, pas ça. Pas avec quelqu'un comme moi. Va-t-en Révolte, va-t-en."
Les larmes, abondantes ne cessent de couler sur mes joues enflammées, se mélangeant avec le sang encore humide. Je refuse de la regarder en face, j'ai bien trop honte, bien trop peur. La vérité ? C'est que je ne veux pas la voir partir. C'est bien trop douloureux. Pourquoi pile au moment où je commence à m'attacher à quelqu'un pour la première fois de ma vie, il faut que ce soit si compliqué ?

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 20 Déc - 18:36

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Matin Embrasé ne cille pas. Le sang qui coule sur son visage ne semble même pas le préoccuper. A t’il seulement la notion de la souffrance ? Il a l’air si invincible, si fort … Pourtant, Révolte sait au fond d’elle qu’elle a du le blesser. Physiquement, oui, mais sûrement plus. Elle ne peut pas se résigner à croire qu’il n’en a rien à faire d’elle. Elle sait que ce n’est pas vrai, parce que si ça l’était, les chose auraient été bien différentes entre eux. A l’intérieur, il semble bouillir. Révolte voit le corps de Matin trembler sous les assauts de la colère, de l’envie de vengeance sûrement. Que va-t-il faire ? Le corps dressé, une patte en l’air, il veut la frapper. Nuage de Révolte ne bouge pas. Elle veut voir ce dont il est vraiment capable. Elle veut le pousser, le provoquer, le forcer à faire quelque chose. Qu’il vienne la tuer s’il en est vraiment capable ! Elle attend. Elle veut savoir jusqu’où il est vraiment capable d’aller, et jusqu’à quel point ses paroles sont vraies ou fausses …

Alors que les griffes de Matin frôlent le visage de la petite apprentie du Vent, il s’arrête net. Pour la première fois depuis un moment, il ose croiser le regard de Révolte. Ce qu’il y lit doit être si violent qu’aucune réponse ne suffirait à l’apaiser. Elle lui en veut profondément, pour le mal qu’il lui fait et aussi pour l’espoir qu’il avait fait renaître en elle avant de l’anéantir. Soudain, la jeune chatte voit des larmes rouler doucement sur les joues du guerrier de feu. Doucement, puis plus intensément … Il pleure. Il pleure devant elle et murmure un « Je ne peux pas » … Quoi ? Alors voilà … Voilà, il ne peut pas. Révolte ne sait pas quoi dire, ne sait pas comment réagir. Elle reste face à lui, froide comme la glace. Elle le regarde pleurer sans rien dire, sans éprouver la moindre compassion. Il n’a que ce qu’il mérite et que ce qu’il a cherché.

« Tu vois ? As-tu seulement compris ce qui vient de se passer, Révolte ? J'ai faillis te tuer, là, aujourd'hui, tu aurais pu mourir à cause de celui que tu refuse malgré toi de laisser partir. Laisse-moi, Révolte, laisse-moi. Tu ne comprends pas ce que j'essaie de faire hein ? Merde, merde, merde Révolte ! Je te protège, merde ! Tu es la première personne à laquelle je tiens sur cette putain de planète et je ne veux pas te perdre, non, je refuse. Je refuse que ton petit corps se brise sous mon poids, que ton sang coule sur mes griffes ou entre mes crocs. Je refuse être celui qui va causer ta perte. Tu si belle Révolte, tu mérite une vie de princesse, pas ça. Pas avec quelqu'un comme moi. Va-t’en Révolte, va-t’en. »

Les mots s’échappent de sa bouche comme un douloureux aveu … Révolte le regarde, l’écoute, perdue. Matin détourne le regard, encore une fois. Ses larmes se mélangent au sang qui coule sur sa figure, il n’ose plus la regarder et pourtant elle, elle le regarde sans s’arrêter. Elle capte le moindre de ses mouvements, de ses petits signes, et de ses émotions. Malgré lui, elle peut voir ce qu’il ressent parfois. Mais elle sait qu’il fait tout pour qu’elle ne voie rien, pour camoufler ce qu’il a au plus profond de lui-même. Révolte n’a rien à dire à ce sujet, elle aussi déteste qu’on lise en elle. Elle a toujours tout fait pour porter un masque qui ne dirait que ce qu’elle a envie que les autres voient. Alors impuissante, elle les regarde pleurer, lui et sa blessure. Il dit qu’il la protège, mais Révolte ne comprend pas. Alors, tant bien que mal, elle essaie d’apaiser la colère et la rancœur qui l’habitent. Sa voix n’est plus la gentille petite voix qu’elle peut avoir … Elle laisse transparaître le fond de sa pensée. Et quel est-il ? Qu’il l’a déçue. Profondément déçue.

« Tu essaie de me protéger de quoi au juste ? De toi ? Je n’ai pas peur de toi. Si tu crois m’impressionner avec tes menaces, tu te trompes. Peut-être que tu as faillit me tuer, mais tout ce qui compte c’est que tu ne l’as pas fait. Alors ARRÊTE de me considérer comme une pauvre petite apprentie sans défense ! J’en ai assez que les gens se contentent de croire que je ne suis qu’une petite femelle de rien du tout ! Tu crois que j’ai peur de la mort ? Elle ne m’effraie pas. Pas plus que toi. Je n’ai pas besoin qu’on me protège de quoi que ce soit. Alors ouvre les yeux. Le seul de nous deux qui a peur de toi ici, c’est toi Matin. TOI. Tu as peur de toi-même. »

Voilà, elle avait dit ce qu’elle pensait. Tout était sincère, et voilà qu’elle venait sans doute de percer le vrai problème. Matin essayait de la protéger d’une chose qui lui faisait peur à lui même. Elle ne pouvait pas savoir ce que c’était, et elle était sans doute loin de s’en douter … Mais peu importe le danger, peu importe de quoi il s’agissait, Révolte n’avait absolument pas peur. Et de la part de Matin, elle ne voulait pas qu’il soit comme les autres à toujours vouloir la surprotéger de tout, sans se rendre compte que des souffrances, elle en avait déjà traversé. Et qu’elle en aurait des tas d’autre à traverser. Elle aussi avait ses problèmes, ses craintes, mais il fallait qu’il arrête de mettre les siennes sur Révolte. Et il aurait du savoir que s’il avait un problème, il n’avait qu’à lui en parler … Elle aurait fait beaucoup de choses pour l’aider …

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Sam 24 Déc - 9:07

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.
https://www.youtube.com/watch?v=pS-gbqbVd8c

Une brise légère vient caresser mon visage meurtri par les larmes et le sang. Son visage à elle, imperceptible, me fixe avec tant d'hardeur et de rage que je doute fortement à cet instant qu'elle me pardonne un jour. Toute les excuses et l'or du monde n'y changeraient rien. Dans ses yeux bleus couleur du ciel, danse brûlante et increvable, une lueur rebelle à peine perceptible. Je m'attarde un moment sur chaque traits de son visage divinement dessiné à la perfection, comme si quelqu'un y avait passé des jours et des jours afin de créer la chose la plus inégalable du monde. Sculptée avec délicatesse et détermination, ce petit corps fin qui laisse paraître malgré lui une certaine robustesse. Sa robe, semblable à des fils de soie reliés ensemble se dispute de noir et de blanc, formant un contraste incomparable. Oui, je la regarde comme si c'était la dernière fois. Parce que ça doit l'être. Quand ses mots s'élèvent dans le vent, je l'écoute, sans ciller.
« Tu essaie de me protéger de quoi au juste ? De toi ? Je n’ai pas peur de toi. Si tu crois m’impressionner avec tes menaces, tu te trompes. Peut-être que tu as faillit me tuer, mais tout ce qui compte c’est que tu ne l’as pas fait. Alors ARRÊTE de me considérer comme une pauvre petite apprentie sans défense ! J’en ai assez que les gens se contentent de croire que je ne suis qu’une petite femelle de rien du tout ! Tu crois que j’ai peur de la mort ? Elle ne m’effraie pas. Pas plus que toi. Je n’ai pas besoin qu’on me protège de quoi que ce soit. Alors ouvre les yeux. Le seul de nous deux qui a peur de toi ici, c’est toi Matin. TOI. Tu as peur de toi-même. »

Soupir. Elle ne comprend pas, elle ne semble pas comprendre. Peur de moi-même ? Oh oui, surtout lorsque ce n'est pas moi-même qui contrôle mes faits et gestes. Mais comment pourrais-tu comprendre ça, Révolte ? Tes yeux sont voilés par la colère. Tu refuses d'entendre quoi que ce soi parce que tu m'en veux beaucoup trop. Une petite chose fragile ? Mais ouvre les yeux bon sang.. Regarde dans quel monde de brute tu es tombé. Et tu n'auras plus besoin d'avoir peur de la mort une fois que tu y seras. Je l'observe et peu à peu la colère monte en moi. Comment peut-on être aussi stupide ? Elle veut tellement être grande, qu'elle en oublie les vraie réalités de la vie. Le fait étant qu'elle n'est pas celle qu'elle croit être, et nous deux, ne sera jamais possible. Mais je ne comprend, pourquoi s'acharne t-elle avec moi ? Pourquoi ne part-elle pas tout simplement ? Tu rendrais les choses tellement plus simple Révolte... Oui, pourquoi rends-tu les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà ? Pourquoi me regardes-tu avec cet expression là ? Celle d'une enfant trahie et blessée, aucune larmes ne coulent, aucune blessures apparentes, pourtant je sais qu'à l'intérieur, elle doit être anéantie, ou presque du moins, peut-être pas autant que je le suis.

Ma fourrure gonflée par la brise fraîche, me donne un l'air d'un ours enragé. Je m'approche un peu plus d'elle, jusqu'à se que nos deux souffles s'entre-mêlent. Je la regarde, mais mes yeux n'ont aucune expression. Le vide total. Pourtant je sens les vagues qui se fracassent à l'intérieur de moi, explosant avec rage et passion.
" Pourquoi fais-tu cela, Révolte ? Pourquoi est-ce que tu t'acharne autant ? Contente toi de partir, c'est tous ce que je te demande. Tu n'es peut-être pas une chose fragile, mais bon sang ouvre les yeux et cesse de faire l’égoïste rebelle, qu'est-ce que je ferais sans toi moi ? Je préfère te savoir vivante et loin de moi, plutôt que morte dans mes bras. Je préfère te savoir heureuse avec un autre, plutôt que morte sous l'amour d'un seul guerrier. Tu n'as pas a prouvée quoi que ce soi, je te demande juste d'avoir assez d'intelligence et de sauver ta peau plutôt que de t'obstiné à vouloir te risquer pour quelqu'un qui n'en vaut pas la peine. Ecoute bien ça, je suis quelqu'un de mauvais. Lorsque tu regarde assez profondément dans mes yeux, tu y verras des choses terrifiantes. Je n'ai toujours voulu que pouvoir et gloire. Et oui, tu t'attendais à quoi ? Et puis tu viens de le dire, tu ne tiens pas à moi.. Alors pourquoi reste-tu ?"
Je sens mon monde entier qui s'écroule petit à petit et mon cœur qui se brise en mille morceaux. Je sais que je vais la perdre et je ne le supporte pas au fond de moi. Je refuse de la laissé partie et pourtant.. Ai-je le choix ? Nos corps sont si proches l'un de l'autre, que pendant un moment j'hésite à me blottir contre sa douce fourrure et m'enivrer de son odeur apaisante. J'ai le sentiment étrange de la connaître depuis si longtemps et pourtant, cela ne fait guère longtemps que nous nous somme rencontrer. Je me suis emballé si vite avec elle, ça ne me ressemble tellement pas. Je suis cet homme là ; froid, distant, manipulateur et sans aucune pitié. Malgré moi, aujourd'hui je ressens certainement toute la peine du monde. Tout part en fumé.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Lun 26 Déc - 18:33

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Matin Embrasé soupire en écoutant ce que Révolte lui dit. Elle le regarde, impuissante. Pourquoi est-il comme cela ? Où est-il passé, le Matin qu’elle connaît ? L’apprenti qu’elle avait croisé alors qu’elle venait a peine d’être baptisée … Celui qui lui avait fait peur au début et qui au fil du temps n’avait cessé de chatouiller sa curiosité … Ce lien qui les reliait était si étrange. Caractérisé par l’interdit, certes, mais si intense … Etait-ce justement parce qu’ils n’avaient pas réellement le droit de se voir ainsi que les choses avaient prit une tournure si particulière ? Nuage de Révolte sentit un vide se former au creux de son corps. Elle avait mal, tellement mal … Elle était bien trop fière pour le montrer réellement, mais elle était attachée à son ami et le voir la repousser ainsi lui brisait le cœur. Aucun mot n’arrivait à décrire cela, c’était si étrange … Nuage de Révolte était passée par toutes les émotions possibles, maintenant, elle ne savait plus vraiment quoi donner. Elle se sentait vide, vidée de tout ce qui avait pu l’habiter grâce à lui. Elle le regardait. Ses yeux de glace fixaient le pelage flamboyant du guerrier. Il avait l’air si différent … La brise lui gonflait la fourrure. Déjà qu’il mesurait au moins le double de la taille de Révolte, mais ainsi, on aurait dit que d’un simple coup de patte il aurait pu l’écrabouiller. Il avait l’air de profondément lui en vouloir, et son geste précédent semblait l’avoir rendu encore plus fou de lui-même. Il s’était soudain approché près d’elle, trop près d’elle. Leurs deux souffles se mélangeaient, virevoltait ensemble … Comme avant. Et pourtant en cet instant, les choses étaient bien différentes. Elle pouvait sentir son étrange parfum boisé, voir ses yeux merveilleux, presque caresser son pelage de feu, presque poser son museau contre le sien. Matin Embrasé la regarde et pourtant, ses yeux sont dénués de toute expression et de toute émotion. Il se met à parler, tandis que le cœur lourd, Révolte l’écoute en s’efforçant de garder son calme malgré la proximité physique de leurs deux corps.

« Pourquoi fais-tu cela, Révolte ? Pourquoi est-ce que tu t'acharne autant ? Contente toi de partir, c'est tous ce que je te demande. Tu n'es peut-être pas une chose fragile, mais bon sang ouvre les yeux et cesse de faire l’égoïste rebelle, qu'est-ce que je ferais sans toi moi ? Je préfère te savoir vivante et loin de moi, plutôt que morte dans mes bras. Je préfère te savoir heureuse avec un autre, plutôt que morte sous l'amour d'un seul guerrier. Tu n'as pas a prouvée quoi que ce soi, je te demande juste d'avoir assez d'intelligence et de sauver ta peau plutôt que de t'obstiné à vouloir te risquer pour quelqu'un qui n'en vaut pas la peine. Ecoute bien ça, je suis quelqu'un de mauvais. Lorsque tu regarde assez profondément dans mes yeux, tu y verras des choses terrifiantes. Je n'ai toujours voulu que pouvoir et gloire. Et oui, tu t'attendais à quoi ? Et puis tu viens de le dire, tu ne tiens pas à moi... Alors pourquoi reste-tu ? »

Les mots la blessent, la transpercent comme une longue lame. Croit-il vraiment qu’elle n’est pas attachée à lui ? Elle a beau réfléchir, s’efforcer de se mettre à sa place, elle ne comprend pas. Elle n’arrive pas et ne peut pas comprendre pourquoi il dit tant de mal de lui-même. Qu’y a t’il réellement au fond de lui ? Et qui est-il vraiment ? Révolte ne peut se résoudre à croire ce qu’il lui dit, elle ne peut pas croire qu’il est celui qu’il lui dit être. C’est impossible pour la bonne raison qu’elle le connaît un peu, sans doute plus que beaucoup d’autres personnes, et ce qu’elle a pu lire en lui est loin de ce qu’il prétend. Alors elle hésite, le fixe le regard vide, tandis qu’autour d’eux la nature a l’air elle aussi de s’être stoppée … Elle a presque de la peine pour lui. Elle sent comme une détresse qui l’habite, une peur, un mélange étrange … Elle n’arrivait pas à identifier ce dont il parlait et surtout, cela lui paraissait irréaliste. Autour d’eux, la nature estivale resplendissait de ses couleurs chaudes. Le jour avait avancé. Tandis qu’ils étaient tous deux partis près de l’aube de leurs camps, le soleil s’était levé davantage et réchauffait l’atmosphère. C’était la fin de la saison chaude, l’automne approchait mais il restait dans le fond de l’air ce parfum doux et aride d’été qui ne veut pas s’en aller … Respirant un grand coup et s’enivrant des effluves de la nature, elle se mit à parler. Sa voix était redevenue douce. Elle voulait éliminer toute trace de haine qui lui restait … Pourquoi ? Parce que voilà, c’était bien simple, elle ne pouvait pas le haïr… Même s’il lui faisait du mal.

« A ton avis, pourquoi je ne m’en vais pas ? Réfléchis, ne te fais pas plus bête que tu n’es. Je n’ai pas envie de partir. Et tu veux savoir ce que je crois moi ? Lorsque l’on aime quelqu’un, on ne lui fait pas du mal. Peu importe ce qui nous habite, peu importe les forces autour de nous, peu importe les autres, peu importe toutes les autres choses. Et tu vois, tu ne m’as pas tuée. Et si tu ne l’as pas fait aujourd’hui ni les jours d’avant, je sais que tu ne le feras pas. Alors c’est toi qui doit ouvrir les yeux ! Je ne sais pas ce que tu as en toi, je ne comprends pas toutes ces choses que tu dis … Et je ne peux pas les croire. Ça ne sert à rien d’essayer de me convaincre ou de me faire peur. Moi, je ne partirai pas. J’en ai assez de voir la vie me filer entre les pattes parce que les gens partent ou parce que les gens sont faux. Je pensais avoir trouvé en toi quelqu’un qui … Qui pouvait comprendre ces choses. Tu vois, j’envisageais autrui d’une manière différente avec toi. Alors ne détruit pas tout ça sous prétexte que tu as des choses terrifiantes au fond des yeux. Être vivante loin de toi, au final, c’est comme être morte … »

Petit à petit, la si dure Révolte ouvrait son cœur … C’était non sans peine. Mais elle pensait que peut-être, cela était nécessaire. Et que peut-être, cela ferait comprendre à Matin certaines choses pourtant si évidentes … Elle voulait qu’il comprenne qui elle était et ce qu’elle avait au fond d’elle. Mais elle voulait aussi qu’il comprenne que chacun était celui qu’il décidait d’être. Et que chacun de nos actes était tel qu’il était parce que nous en avions décidé ainsi. Il n’y avait pas d’histoire à faire ni d’excuses à se trouver.

Vivre, c’était un choix. La personne que l’on décidait d’être, c’était un choix aussi.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 27 Déc - 23:09

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Alors que nos souffles s'entre-mêlent laissant apparaître des petits nuages léger de nos haleines chaudes contre la brise froide, elle brise enfin ce silence pesant qui précède mon monologue. Je la regarde, statue de glace, sans piper mots, m'apprêtant à encaisser le coup dur qui achèvera mon cœur meurtri par les peines interminables de l'amour. Pourtant, sa voix s’adoucit, reprenant cette douce symphonie que j'aime entendre lorsque ses mots me bercent, me hantent, m’hypnotisent. Sa fourrure délicate danse avec légèreté dans le vent, ses yeux saphir, scintillent comme deux cristaux de diamant précieux, d'un éclat nouveau et déterminé. Elle semble si pleine de conviction à ce moment, si pleine de douceur, que j'en ai des frissons. Mais qu'est-ce qui lui prend soudainement ? Après tous ce que je viens de lui dire, toute les lames que je lui ai lancés, comment peut-elle les esquiver avec tant d'agilité et de dynastie. Je ne cille pas d'un poil, imperturbable, je reste de marbre.
« A ton avis, pourquoi je ne m’en vais pas ? Réfléchis, ne te fais pas plus bête que tu n’es. Je n’ai pas envie de partir. Et tu veux savoir ce que je crois moi ? Lorsque l’on aime quelqu’un, on ne lui fait pas du mal. Peu importe ce qui nous habite, peu importe les forces autour de nous, peu importe les autres, peu importe toutes les autres choses. Et tu vois, tu ne m’as pas tuée. Et si tu ne l’as pas fait aujourd’hui ni les jours d’avant, je sais que tu ne le feras pas. Alors c’est toi qui doit ouvrir les yeux ! Je ne sais pas ce que tu as en toi, je ne comprends pas toutes ces choses que tu dis … Et je ne peux pas les croire. Ça ne sert à rien d’essayer de me convaincre ou de me faire peur. Moi, je ne partirai pas. J’en ai assez de voir la vie me filer entre les pattes parce que les gens partent ou parce que les gens sont faux. Je pensais avoir trouvé en toi quelqu’un qui … Qui pouvait comprendre ces choses. Tu vois, j’envisageais autrui d’une manière différente avec toi. Alors ne détruit pas tout ça sous prétexte que tu as des choses terrifiantes au fond des yeux. Être vivante loin de toi, au final, c’est comme être morte … »
Ces mots tombent sur mon cœur tel des plumes légères, mon cœur lourd comme une épave. Mes membres tremblent tant les émotions me submergent, je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai le sentiment que quelqu'un s'est amusé à ramasser chaque morceau brisé de mon cœur, et qu'il les a recollé tous ensemble, avec du miel doux, moelleux, suave et qu'il a rajouter un nuage de coton pour l'adoucir. Pourtant, dans mon corps tout entier se déferlent des vagues dévastatrices. Aucun son ne veut sortir de ma bouche, mes oreilles sifflent et je sens des gouttes de sueurs froide qui perlent sur mon front. A ce même moment, un doux et chaud rayon de soleil vient se poser sur nos deux corps figés par le temps, réchauffant un peu plus nos âmes vagabondes. Ma raison me dit ; laisse la, ne sois pas égoïste, tu ne lui as peut-être rien fait jusqu'à maintenant mais tu sais que tu es un danger. Tu sais qu'elle mérite mieux que ça, mieux que toi. Mon coeur rapplique ; Mais regarde cette petite bon sang, regarde la comme elle brûle de tout son être de continuer à tes côtés, regarde la et voit comme elle te regarde, comme elle tient à toi, laisserais-tu la seule personne au monde qui tient à toi partir parce que tu as peur de quelque chose dont tu sais pertinemment que tu peux t'en éloigner. Il n'y a que ta volonté qui peut te pousser à t'en débarrasser pour de bon.. Et qui est ta volonté à cet instant ? Qui est-ce qui t'as poussé à rire sincèrement pour la première fois ? Qui est-ce qui t'as appris à aimer ? Qui t'as ouvert les yeux sur le monde qui t'entoure ? Regarde la, ta volonté, elle est là. Pas très grande certes, elle appartient à un autre clan, certes. Mais elle est la, la rage qui te pousse à vivre. Je suis pommée. Complètement perdu. Je ne sais pas quoi faire, tantôt j'ai envie de partir sans rien dire, ça serait si simple, tantôt j'ai envie de l'engueuler de toute mes forces et de lui dire de s'en aller tant qu'il est encore temps, tantôt j'ai envie de sentir son parfum délicat dans mes narines et la douceur de son pelage contre le mien. Je ne sais pas, je ne sais plus. Je me contente de rester planté là, comme un piquer, aucune expression sur mon visage. Elle doit se poser beaucoup de question à cet instant précis, ces secondes qui paraissent des heures. Mes yeux n'ont même pas changer, deux lame de glace tranchante et insondable. Tellement de mots, de choses passent dans mon esprit.

« Je crois que tu ne me connais pas Nuage de Révolte et tu ignore encore qui je suis, c'est pour ça que tu te laisse attendrir par celui que tu as vu jusqu'à maintenant, mais crois moi que plus tu vas creuser, plus tu vas tomber sur quelque chose de froid, de dur et d'impénétrable. Et tu vas le regretter parce que tu vas te dire "j'avais l'occasion de partir il y a longtemps mais je ne l'ai pas saisis parce que je suis trop tête de mule pour comprendre que parfois le danger est là sans qu'on ne le voit d'un premier coup d’œil." Je te conseil de ne pas jouer avec le feu, tu vas finir par te brûler. Toutes ces choses, pourtant, qui pourrait te pousser à partir.. Nous sommes de deux clans différents, je suis plus âgé que toi, de peu certes, mais si tu te trouvais un camarade du même âge que toi, tu t'amuserais beaucoup plus, tu es si belle, je veux dire, tu regorge de qualités indénombrable et tu reste avec moi : ce guerrier grognon, froid, calculateur, distant, blessant et j'en passe.. Tu as une longue vie devant toi et même si tu te dis peut-être le contraire, je suis persuadé que tu pourras m'oublier, que tu pourras me remplacer. Après tout, il y a tant d'êtres bien meilleur que moi et intéressant dans cette forêt qui te mérite dix fois plus. D'accord, c'était marrant de se tourner autours comme des vautours, de faire des pirouettes et de rire à cœur ouvert, mais c'est fini, s'il te plaît, dit moi que ça l'ai.. Parce que je serais incapable d'y mettre un terme si tu ne me dit pas non pour de bon, je vais continuer à venir roder à la frontière, dans l'espoir de t'apercevoir. Parce que je suis faible quand tu es là, tous ce pour quoi je suis entraîné depuis que je suis gamin disparaît quand je suis avec toi, j'oublie qui je suis réellement et je deviens quelqu'un d'autre, mais le problème étant que ce n'est qu'un masque et qu'une fois que tu pars, je redeviens ce monstre avide de pouvoir et de gloire sans fin. Et puis.. Il y a Eux, tu ignore qui ils sont, mais sont bien là, et ils ont une emprise tellement puissante sur moi que je redoute qu'il m'utilise contre toi si ils sentent que tu es une menace à leur plan. Ils n'hésiteront pas. Ils sont prêt à TOUT pour arriver à leur fin. Mais je t'aime bien Nuage de Révolte, je veux dire, vraiment bien, enfin je crois. Je n'ai jamais su aimer ou apprécier qui ce soit depuis que je suis né, je ne connais que rare et haine. Mais avec toi, tu sais, il y a cette petite flamme qui s'anime dans mon corps et je ressens des choses dont j'ignorais l'existence jusqu'à présent.. Je je.. veux que tu parte, je veux que tu sois heureuse. »
Mes mots se sont déverser comme la lave d'un volcan en irruption, rien n'aurait pu les arrêter en chemin. Je ne peux pas la regarder dans les yeux, j'ai honte. J'ai honte parce qu'elle sait trop de choses maintenant, sur moi, sur eux, sur nous. J'ai honte parce que pour la première fois de ma vie j'ai oser dire ce que j'avais sur le cœur, me dévoiler.
Mais tu sais, choisir une chose c'est renoncer l'autre, est-ce que je suis prêt à renoncer à ça ?

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Sam 7 Jan - 18:21

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Tandis que Révolte avait eu du mal à livrer ce qu’elle avait sur le cœur, elle se sentait étrangement vide. Elle ne savait plus quoi choisir entre haine et amour, entre partir ou rester … Elle le regardait, l’air perdue. Lui avait écouté ses paroles avec attention, et l’atmosphère semblait être redescendue. En tout cas pour quelques instants … Un moment de silence s’installa. Elle savait qu’il allait répondre et qu’au fond de lui il en avait beaucoup, des choses à dire. Alors, allait-il lui aussi se livrer à elle ? C’était tout ce que Nuage de Révolte attendait. Elle avait fait un effort, un gros effort, Matin Embrasé devait faire de même … Il le devait, et peu importe ce qu’il dirait, s’il se livrait cela prouvera qu’ils étaient liés. Le lien de confiance qui les unissait avait beau être si fragile, il avait l’air d’être bien là et retenir les deux félins l’un vers l’autre. Les prunelles si claires de Matin fixaient la petite apprentie. Son pelage ondulait sous la brise de la fin d’été et tous deux s’observaient, froidement. Enfin ils avaient l’air si froid mais au fond d’eux deux brûlait une flamme que rien ni personne ne pourrait éteindre. Mais cela, ils ne le savaient peut-être pas encore complètement … Quand Matin ouvrit la bouche, le flot de paroles inonda l’esprit de Révolte qui s’enivrait de la voix grave de son ami. Les mots qu’il prononçait était à la fois rassurants, à la fois ils la repoussaient, à la fois ils lui disaient « reste, reste s’il te plait ». Il lui disait des choses qui lui réchauffaient le cœur et d’autres pas vraiment. Matin avouait enfin qu’il était attaché à elle … Ses paroles étaient si contradictoires que Nuage de Révolte avait du mal à cerner le sens de sa pensée. Mais Matin avait sûrement du mal à se cerner lui aussi … Plus il parlait, plus Révolte comprenait qu’il avait l’air perdu. Quelque chose en lui semblait parfois parler à sa place, tandis que le vrai Matin Embrasé qu’elle connaissait reprenait parfois le dessus … Elle l’écouta parler longtemps, sans l’interrompre. Rien n’aurait pu arrêter le guerrier en cet instant, tout semblait lui venir du cœur et cela faisait plaisir à la petite apprentie. Enfin, il se livrait un tout petit peu … Elle ferma les yeux quelques instants, écoutant la voix si forte du guerrier du Tonnerre. Elle s’imprégnait de ce son qu’elle aimait, peut-être était-ce la dernière fois qu’elle l’entendrait lui parler ainsi …

Matin si mit alors à parler « d’eux ». La jeune apprentie du Vent ne comprenait pas. Ces personnes dont il parlait, qui étaient-elles ? Sa curiosité était piquée à vif et ne rien savoir la frustrait énormément. Décidément, Matin semblait regorger de secrets plus étranges les uns que les autres … Il avait détourné le regard, sans doute n’osait-il plus la regarder. Il fuyait son regard comme si toutes les choses que Révolte lui reprochait étaient si vraies que lui même avait honte de devoir leur faire face. Mais il avait enfin dit ce qu’il avait sur le cœur. Révolte avait une folle envie de venir se blottir contre lui, d’oublier tout, d’oublier ce qu’ils avaient pu se dire et de reprendre comme avant … Les larmes lui montaient aux yeux. Elle voyait au fil de la conversation que cela les séparait de plus en plus parce que c’était ce que Matin voulait. Mais elle, elle ne voulait pas. Tout ce qu’elle avait dit à son ami était tout droit sorti du plus profond de son cœur et elle ne pouvait plus ignorer tout ce mélange de sentiments qui l’habitait quand Matin Embrasé était près d’elle, quand il lui parlait ou qu’il la touchait … Alors, avec une force mentale étonnante sortie des entrailles de la jeune noiraude, elle affronta ses propres démons et ceux de Matin au passage, et s’approcha de lui si rapidement qu’il n’aurait même pas eu le temps de bouger. Elle le fixa quelques centièmes de secondes avant d’enfouir son visage dans le cou du guerrier. Elle sentait contre elle le pelage de Matin, elle s’enivrait de son parfum boisé dont elle était folle. Les yeux fermés, elle s’emprunt de touts les parfums qui l’entouraient. Peut être que le mâle au pelage de feu la repousserait, reculerait, s’enfuirait … Mais tout cela lui était égal. A ce moment là, tout ce qui comptait était l’instant présent et toutes les émotions qui la traversaient. C’était comme une vague si forte qu’elle écrasait toute les autres pensées sur son chemin. Le visage enfoui contre le corps de Matin Embrasé, les larmes lui montèrent aux yeux. Quelques perles nacrées vinrent rouler sur son visage et se mêler au pelage roux du guerrier. Tout ce qui lui vint à l’esprit à ce moment là, ce furent ces quelques mots.

« Je t’en supplie Matin, ne me laisse pas. »

Elle avait besoin de lui, de leurs jeux, de sa présence, de leurs discussions … Elle avait trouvé en Matin un ami qu’elle n’avait pu trouver en personne d’autre. L’idée qu’ils se sépareraient pour toujours était insoutenable pour elle. Bientôt, elle serait guerrière alors qu’ils s’étaient connus au moment où elle était à peine devenue apprentie. Le temps s’était écoulé depuis leur rencontre et avec lui les sentiments s’étaient endurcis … Ils s’étaient transformés sans crier gare, et Révolte le comprenait en cet instant. L’idée de perdre l’une des personnes les plus chères à son monde était inimaginable. Et cela lui faisait mal, tellement mal de devoir l’envisager … Elle avait peur qu’il parte quand même, qu’il la laisse, mais elle n’arrivait plus à sortir aucun autre mot de sa bouche pour le convaincre de rester. Les sanglots l’empêchaient de parler. Biensûr, elle était intriguée par ces personnes dont il parlait, par ces confidences qu’il lui avait faites … Mais elle aurait bien le temps de lui poser ces questions plus tard. Tout ce qui comptait à présent, c’était qu’il ne s’en aille pas …

Elle aurait aimé qu’il lui promette, qu’il lui jure que jamais, jamais il ne la laisserait tomber. Et qu’ensemble, ils pourraient affronter n’importe quelle épreuve de la vie parce que voilà, c’était cela que Révolte voulait. Affronter et vivre sa vie avec lui. Tous les deux. Envers et contre tous. Rien ne devait avoir le pouvoir de briser ces liens qui les reliaient au plus profond d’eux-mêmes …

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mar 7 Fév - 9:54

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.
Alors que le flot de mes paroles glisse dans la brise tel des plumes légères, je remarque dans le coin de ses yeux d'azur, des larmes naissantes. Des frissons parcourent mon corps alors que je meurs d'envie de la blottir contre moi à ce moment précis ; non, ne pleure pas Révolte, ne sois pas faible, ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne sont déjà.. Les événements qui suit se passe à une vitesse incalculable et en un rien de temps, la petite se retrouve la truffe plongée dans mon poitrail. Je n’eus aucun mouvements. Ni de recul, ni d'approche. Ne sachant quoi faire face à ce soudain comportement. Je suis comme déchiré entre deux mondes, l'un m'ordonnant de la repousser et de la laissé partir. L'autre, me suppliant de la serrer un peu plus contre moi. Je sens un liquide chaud et humide s'engouffrer dans ma fourrure épaisse et je comprend qu'elle pleure. Ses mots, murmure à peine audible, s’étouffe contre mon corps, et dans cette douce mélodie qu'est sa voix, je l'entend me supplier de ne pas la laisser.
Rigide, crispé, irrité, sont les mots qui me définissent à cet instant même. Je ne cille pas d'un seul geste, seul le vent fait se mouver ma fourrure contre son corps. Alors que ces larmes, doux ruisseau, s'intensifient et creusent des sillons roux sombre sur ma fourrure rousse embrasée, je reste de marbre. Le temps paraît durer une éternité. Je ne sais plus quoi dire, il y a comme un mur qui s'est forgé entre mon esprit et mon coeur. Je me sens vide. Ange et démon se battent en duel :

Tu dois la protéger, tu dois rester.
Non, tu dois la protéger, tu sais que c'est toi le danger, alors laisse la partir. Si tu tiens à elle, tu ne dois pas laisser tes sentiments prendre le dessus. Tu sais qu'elle serait plus heureuse et épanouie avec quelqu'un, tu le sais.. Non ?
Et si elle n'était pas heureuse sans toi ? Ne sois pas égoïste, elle a besoin de toi, sinon, crois-tu qu'elle serait dans cet état lamentable alors même que tu sais à quel point elle est fière ? Elle s'est donné à toi, elle s'est confié à toi, elle t'as fais confiance.
Je ne supporte plus de la voir dans cet état, c'est insupportable. Mais que faire ? On ne m'a jamais appris à réagir face à ce genre de situation. Je sais agir en cas d'attaque d'un ennemi, je sais agir en cas d'ordre donné, je suis une machine de guerre, mais ça.. Alors, dans un mouvement plein de maladresse, je la ramène brusquement contre moi, ma patte enroule son petit corps et je pose ma tête sur la sienne. De mon autre patte, j'attrape son visage et plonge mon regard de glace dans le sien. Nos regards restent celés ainsi, rien n'aurait pu à cet instant, nous séparer. D'un geste à la fois tendre, et maladroit, je sèche lamentablement ses petites larmes cristallines. Ses yeux sont comme deux diamants qui scintillent remplis d'espoir. Elle est d'une beauté farouche à couper le souffle et je ne peux m'empêcher d'être impressionner par sa carrure, inconsciemment, elle était droite, fière et pleine d'assurance, comme ci, même dans ce moment de faiblesse, elle n'avait jamais cessée de se battre. Je l'admire pour beaucoup de choses, mais bien plus que ça, je crois, je l'aime. Alors même qu'on ne m'avait jamais appris à aimer, alors même que j'avais construit durant ma vie entière ; des barrières de ronces impénétrable autour de mon cœur, elle avait réussi à franchir l'impossible. Je sens mes muscles se détendre, et un sentiment de paix immense me submerge, comme libéré, je réalise enfin se que je n'ai jamais voulu m'avouer. Je suis tombé amoureux, au hasard, de cette petite. Elle n'a rien de spécial, me diriez-vous, pourtant, à mes yeux, elle a tout.
Je descend doucement ma patte vers l'arrière de sa nuque, et approche son visage du mien, des picotements me parcourent tandis que je plaque mon museau contre le sien, je savoure ce moment de la même façon qu'on savoure le premier mulot dodu au printemps après des mois de diète d'hiver. Je savoure ce moment, comme lorsqu'on apprécie les premiers doux et chaud rayons de soleil d'été.
«  Je ne peux pas. »
Mes mots, dur et froid, brise ce moment de tendresse. Je l'a regarde, mes yeux sont comme deux miroirs imperturbable, propre reflet de mon âme.
« C'est impossible, je ne peux pas, Révolte, c'est trop tard. »
Lames tranchantes qui se fendent sur son cœur. Ma voix est grave, la couleur de mes iris se sont assombris. Je suis comme une bombe sur le point d'exploser, mes humeurs se changent  à la même vitesse qu'un éclair qui jaillit du ciel. Ange et démon.
« Je t'aime Révolte, je ne peux plus te laisser partir. »
Mes derniers mots. Dur mais doux. Je la regarde et je me sens en éruption, un volcan qui éclate. Tout se déverse en moi, et des multitudes d'émotions me submergent comme un flot de vagues. Je n'avais jamais ressentis ça dans ma vie, au grand jamais, et c'est comme ci on m'avait libéré d'un lourd fardeau, qu'on avait retiré un poids immense sur mes épaules. Libre, je suis libre. Alors soyons libres à deux.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Sam 14 Oct - 1:38

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;



Alors que Révolte a toujours le visage enfouis dans le cou du guerrier et qu’elle se laisse aller à des sanglots trop longtemps retenus, lui semble hésiter. Il semble tiraillé entre un mélange de sentiments indéfinissable. Loin de se douter du combat intérieur que mène son ami, Nuage de Révolte ne se détache pas et laisse les larmes perler sur le pelage de Matin Embrasé. Doucement, la jeune apprentie sent un poids contre son dos, une pression qui la rapproche encore plus du corps du guerrier roux. Tandis qu’il la serre contre elle, elle se sent envahie d’une vague indéchiffrable d’amour et de paix. Elle sait, elle sait dorénavant qu’il a fait son choix. Il ne la laissera pas. Elle sent sa tête se poser contre la sienne. Révolte s’abandonne à l’étreinte du guerrier du Tonnerre. Elle aurait été capable de rester ainsi des heures, tandis qu’autour d’eux la nature fraîche de la fin d’été semble s’être arrêtée de vivre un instant. Comme si le temps s’était suspendu pour eux, pour leur laisser la chance de s’éterniser ainsi. Ces instants si précieux et éphémères, elle ne les oublierait jamais. Nuage de Révolte sent que son ami la regarde et elle lève ses yeux toujours embués de larmes. Il la regarde, de ce regard si ténébreux et impénétrable qui le caractérise tant … Il est beau. Dans les couleurs froides de la soirée, son pelage contraste. Il semble être de feu. Etrangement, dans ce paysage, il était la touche de chaleur, la flamme à contempler. Mais surtout, il était aussi la flamme du cœur de la petite féline, qui s’emballait à en mourir. Mais elle n’y prêtait pas attention. Tout ce qui comptait en cet instant, c’était leurs deux regards qui se mélangeaient. Leurs prunelles qui s’abandonnaient les unes aux autres. Leurs corps qui s’entremêlaient. Elle sent dans ce regard protecteur quelque chose qui lui fait comprendre que jamais, plus jamais elle ne serait seule. Qu’elle n’aurait plus rien à craindre. Et que malgré tout ce qu’on pouvait trouver à lui reprocher, elle avait au moins une chose précieuse dans ce mode. Et ce trésor là, c’était lui.

Lentement, Matin Embrasé glissa une patte dans le cou de la jeune Révolte. Lorsqu’il plaqua son museau contre le sien, la jeune femelle sentit un frisson courir sur son échine. Elle sentit dans son corps entier les fourmillements d’un amour qui lui naissait au milieu des trippes. C’était à la fois sauvage et délicat. Voilà qui les décrivait si bien tous les deux… Sauvage et délicat. L’instant sembla à la fois durer une éternité et à la fois être bien trop court à ses yeux. Lorsque le visage du guerrier s’éloigne, Révolte ne peut s’empêcher d’admirer les moindres traits de son visage. Elle semblait si fragile à côté de lui. Elle voulait toujours donner l’impression d’être forte, brusque, guerrière, et pourtant près de lui elle était rattrapée par sa taille et celle de Matin. Elle semblait frêle et douce. Sans oublier le dragon qui sommeillait en elle, elle se laissait un instant découvrir sous une autre facette. Celle d’un petit cœur qui se met à aimer … Elle n’aurait su dire si cela la rendait étrangement faible ou au contraire bien plus forte que l’univers entier.

Matin Embrasé murmura quelques paroles qui transcendèrent le cœur de Nuage de Révolte. C’était impossible de décrire le ton de sa voix ou les sentiments qui semblaient le traverser tant tout changeait en une fraction de seconde. Finalement, sa voix grave tranchait le silence. Et ses dernières paroles furent comme un éclair dans la poitrine de la petite. Un éclair d’amour.

« Je t'aime Révolte, je ne peux plus te laisser partir. »

Un sourire lui échappa. Elle avait envie de rire, de lui sauter au cou. De l’enlacer et de ne plus jamais le laisser partir. Si quelques instants avant elle avait eu si peur qu’elle l’abandonne, les mots qu’il venait de prononcer agissaient comme une douce magie qui réchauffait et rendait invincible le cœur de Nuage de Révolte. Ses yeux pétillaient, tandis que l’amour qui émanait d’elle devait sans aucun doute atteindre le cœur du guerrier. Ses yeux brillaient des larmes qu’ils venaient de verser. Mais ce n’était plus la tristesse ou la peur qui l’habitaient. Elle était heureuse. Révolte lui sourit, de son petit sourire malicieux, joyeux, joueur. De son petit regard de Révolte …

« Tu me promets de ne jamais plus me laisser ? »

Sa voix claire était douce, sa question remplie d’espoir et de feu. Elle ne voulait plus imaginer sa vie sans lui. Et peu importe les règles, les lois, les autres. Peu importe. Elle ne s’était jamais sentie aussi vivante que depuis qu’elle l’avait rencontré, et surtout depuis qu’eux deux avaient réalisé qu’imaginer sa vie sans l’autre était impossible. Elle n’avait jamais senti son cœur battre autant de se sentir aimée. Elle aimait tout de sa personne. Même le côté sombre et impénétrable. Elle aimait que rien n’ait été facile, que leurs caractères fougueux se soient opposés tant de fois.

Et ce qu’elle aimait par dessus tout, c’était cette électricité entre eux. Fatale et vitale. Plus jamais elle ne pourrait vivre sans. Peu importe que le monde entier soit contre eux. Elle serait rebelle et révoltée, comme toujours ...

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Jeu 19 Oct - 9:51

MATIN EMBRASÉ
Il fallait que je te revois.

Je t'aime. Je lui ai dit ça ? Réellement ? Mais est-ce un sentiment dont je suis capable d'éprouver ? Je la regarde et lorsque sur son visage innocent et si triste se dessine un rictus de joie et d'allégresse, je comprend à cet instant que je serais capable de tout éprouver avec elle. Elle a cette tendresse qui me rend vulnérable, et cette vulnérabilité qui s'émane de moi, me rend autre. Peut-être que je peux faire de cet Autre, quelqu'un de constant, peut-être que je peux éloigner l'autre partie de moi, je veux dire, la mauvaise partie, loin, très loin. Voir, la faire disparaître. Peut-être que certaine choses sont vouées à être changés, et peut-être que par l'alternative de certains événements imprévus, on peut changer considérablement le monde, du moins le nôtre. Cœur Gelé a bien disparu. Peut-être qu'elle reviendra, et c'est même une certitude qu'elle le fera, mais à cet instant, nos sentiments ont éloignés toute trace de mal. Il n'y a que nous, suspendus dans le temps, réfugiés dans notre bulle de confort chimérique et romanesque.
L'enfant, comme j'aime à l'appeler, parle. Et dans sa voix, je sens toute la nécessité de l'univers à la rassurer que je ne partirais plus. Je suis complètement sous le charme par ses yeux si doux, si uniques. Elles sont nombreuses pourtant à avoir cette couleur similaire d'iris. Mais aucune d'entre elles ne me regarde comme elle le fait à l'instant. Je me penche à sa hauteur et nos deux souffles chauds s'entre-mêlent, créant une effluve qui n'existe pas, celle de deux amants qui se retrouvent à la frontière de territoires. J'aimerais pouvoir lui promettre le ciel et la lune, j'aimerais lui promettre mon corps et mon âme, j'aimerais lui promettre tant de choses.. Mais la réalité fini toujours par nous rattraper et je vois en elle ce que je redoute depuis toujours. La perte. Autrefois, mon seul soucis aurait été de me perdre moi, de finir comme tout ces piafs stupides qui roucoulent comme des tourtereaux fervents d'eux même. Aujourd'hui maintenant, que j'en suis un a moitié, c'est cette petite rebelle têtue qui me cause du tourment.
La perdre elle, se serait me perdre moi et avec ça, perdre tout mes nouveaux principes, perdre toutes ces émotions, sentiments et sensations que m'obsèdent depuis que je l'ai rencontrés. Ce serait comme perdre la vie que je viens à peine de commencer, celle dont je viens à peine d'en prendre goût et je me rends compte que toute ces quêtes de pouvoir et de gloire que j'avais depuis étant jeune étaient futiles, et sans intérêts. Je me rend compte que j'étais celui qui jugés les autres de pigeons, mais j'étais aussi celui qui en été un depuis le début, dicté par des âmes perdus, n'ayant jamais eu a penser par moi-même. 
Je plonge mon regard glacial dans le sien, plus délicat et je la serre un peu plus contre moi, ses larmes chaudes ne cessent de se creuser des chemins à travers ma robe de feu. Je lui fait un pichenette entre les deux oreilles, signe de tendresse et de protection.

" Nuage de Révolte, il faudra me tuer pour que je te laisse. "

Dans mes paroles, il y avait de la romance certes, mais quelque chose de fondamentalement vraie, si on voulait e'empêcher de la voir, il faudrait me tuer et ça ne concernait pas seulement les membres de mon clan.. Si seulement, ces mots s'adressaient particulièrement aux forces noires qui rôdaient autours de moi depuis que je n'étais pas plus haut que trois pommes.
 
Même si cet instant n'est pas du tout déplaisant, je trouve qu'on s'est un peu trop laissés aller au romantisme et je me cambre soudainement pour m'apprêter à la faire basculer sur le côté, alors que mon geste et brusque, je me rattrape en posant délicatement mon autre patte sous son corps pendant que celui ci s'écroule sur le sol. Je ricane, farceur et lui fais un clin d'oeil. Nous avons étaler tous ce que nous avions sur notre coeur, cette belle journée ne va pas se terminer en crise de larmes, je ne l'accepterais pas le moins du monde.
 
Des idées floues viennent tout de même m'envahir tandis que je tente d'imaginer notre avenir très incertains et je me répète sans cesse que quoi qu'il en advienne, nous parviendrons à trouver une solution, même si il nous faut partir, je laisserais tomber tout mes rêves de gosses pour ses jolies yeux. Et je sais que nos sentiments ne sont que naissant et indécis, mais avec un peu de volonté et de niaiserie, ils deviendront forts, tellement forts.

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MessageSujet: Re: Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte   Mer 25 Oct - 4:39

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage de Révolte le regardait en souriant. Son pelage noir et blanc frémissait sous les assauts de la brise légère de la fin d’été. Elle sentait la fraîcheur du soir apparaître et respira à pleins poumons. Qu’il était bon d’être ici … Elle avait tout ce qu’il lui fallait. Une soirée d’été en compagnie de la personne à qui elle était la plus attachée à présent. C’était dangereux, au fond, ils n’avaient pas le droit. Mais en cette soirée, elle était bien loin de se soucier des interdits, des règles, des principes et de toutes ces normes qui entouraient et guidaient les quatre clans. Ce qui l’habitait en ce moment, bien loin de la peur et des angoisses, c’était la joie et l’émotion de se sentir aimée. L’euphorie qui se répandait doucement en elle la propulsait en dehors de tout. Et cela la rendait plus forte. Matin Embrasé la regarda, avant de s’adresser à elle d’une façon si sincère que Révolte fut presque déstabilisée quelques instants. Il était rare de l’entendre parler ainsi.

« Nuage de Révolte, il faudra me tuer pour que je te laisse. »

La petite le regarda, toujours sourire. Sa queue s’agita dans les airs et elle leva une patte, curieuse. Les brins d’herbe sous elle ne semblaient même pas se plier tant elle paraissait légère. Et l’amour, bien plus que tout le reste, lui offrait une nouvelle légèreté de plus. Bientôt, elle volerait presque … C’était donc pour cela qu’aimer les autres nous rendait plus fort ? Etait-ce cela, l’arme qu’elle avait toujours cherché à avoir, l’amour ? Elle secoua les oreilles, incertaine. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de s’attacher et encore moins de se mettre à apprécier les uns ou les autres. A croire que la découverte de ces nouveaux sentiments la changerait peut-être d’une drôle de façon, d’une façon que personne n’aurait soupçonné. Enfin, elle en était encore loin. Finalement, une lueur de malice apparût dans les yeux du guerrier roux. Pas assez alerte, Révolte ne vit rien venir. Le mâle aux couleurs de feu se cambra avant de bondir sur elle. Surprise, elle n’eu pas une fraction de seconde pour réagir et avant de comprendre ce qui lui arrivait, son corps touchait déjà presque le sol.  Tandis que le corps de Révolte basculait sous les poids du guerrier, il glissa sa patte pour la protéger et amortir la chute. Il riait. Révolte avait les yeux qui brillaient. Rien n’était plus beau que le voir sourire ainsi … Il lui fit un clin d’œil. Révolte, malicieuse et heureuse, lui donna un petit coup de patte sur le visage. Elle aussi riait. Le petit sourire d’enfant qu’elle avait quand ils s’étaient rencontrés se transformait au fil des mois en un sourire d’adolescente. Elle serait une magnifique guerrière. Petite et fluette, mais possédant la puissance de l’esprit comme peu de gens.

Discrètement, Nuage de Révolte se glissa un peu plus bas et avec ses pattes arrières, elle poussa celles du guerrier qui n’eu d’autres choix que de s’écraser contre elle. Elle riait, presque étouffée, mais ne pouvait pas s’empêcher de retenir les éclats de son rire si doux qui s’échappaient de sa gorge.

« Espèce de gros lourdeau ! Je ne peux plus respirer ! »

Nuage de Révolte riait encore. Leurs deux corps étaient collés l’un à l’autre et elle sentait la chaleur de Matin Embrasé. Quelques secondes, elle se sentit troublée. Elle sourit à Matin Embrasé. Révolte avait ses deux pattes avant repliées sur elle. Quelques secondes, elle s’arrêta de bouger et de dire pour l’observer. Elle aimait ces précieuses secondes durant les yeux tout ce qui importait c’était le voir. Ce glacial et ténébreux guerrier qui avec elle, osait sourires et rires, amour et douceur … L’atmosphère se calma doucement. Révolte laissa le silence s’installer quelques secondes. Avec lui, le silence n’était pas effrayant. Il était aussi rempli de signification et de communication invisible. Parfois, ils n’avaient pas besoin de mots. Les regards, les caresses, c’était tout ce qui leur suffisait.


« Qu’est-ce qu’on va devenir, Matin ? Je veux dire … Tu crois qu’elle nous réserve quoi la vie ? »

Sa question innocente était remplie de douceur. Elle aurait tant aimé savoir et voir le bonheur que la vie leur réservait. Elle aurait aimé savoir si tout cela existait vraiment, si c’était vraiment possible. Elle avait besoin de l’entendre, de savoir ce qu’il en était pour lui. Ils avaient décidé de sceller leurs destins, de les lier pour toujours, alors qu’allait-il leur arriver ?

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Il fallait que je te revois. ft Nuage de Révolte
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