« Aujourd’hui sera mon dernier jour d’errance,

la fin de ma chute. » Valse des Étoiles
 
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 Let the flames begin.

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Valse des Étoiles
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MessageSujet: Let the flames begin.   Jeu 18 Fév - 19:09

VALSE DES ETOILES
« This is how we stand when they try to take us down »

Elle doute.
Depuis plusieurs jours à présent l'incertitude s'est insinué dans son crâne comme le vent dans de la lande le faisait dans son pelage et refuse à présent d'en sortir. Tel une masse entrainée par un coup trop puissant, il virevolte maladroitement en détruisant autour de lui toutes ses croyances, toutes ses idéaux.
Sans aucun remord.
Sans aucune pitié.


Je tourne en rond au milieu du Camp. Dans ma tête c'est l'orage. L'ouragan. La tempête. Tout est sens dessus dessous alors que je pensais être certaine de tout. Mais Songe de Brume, sous la pluie il y a quelques jours à réussi à se frayer un chemin jusque dans mon crâne et semer le germe du doute. J'étais sûre ce jour à que les questions allaient me tourmenter. Bingo. Parfois, j'aimerai ne pas me connaître aussi bien et me tromper. J'aurais vraiment aimer me tromper.
J'accélère le pas. Une seule idée en tête, marcher assez vite pour semer cette question qui m'empêche de dormir depuis trois jours. Etoile de Menthe a-t-elle tort ? Je secoue la tête violemment et mon coeur ce sert. Non. Ce n'est pas possible. l'apocalypse est la faute du clan du Tonnerre. Uniquement. Perle de Neige est morte à cause d'eux. Ils doivent payer. Pour la justice.
L'évocation de mon amie me fait lever la tête vers le ciel. Ses paroles résonnent à nouveau dans ma tête. Tes pires ennemis deviendront tes alliés. Le Clan du Tonnerre et le Clan de la Rivière allié ? Un bref éclat de rire m'échappe. Jamais.

Plus je marche ainsi plus je deviens folle. Je n'en peux plus, je suis à bout. Je dois faire quelque chose. Ca ne peut pas s'arrêter comme ça. Le temps passe, Etoile de Menthe lentement disparaît des esprits tout comme les malheurs que nous avons subis. Bientôt, comme l'incendie après la pluie, leur haine sera éteinte. Bientôt tous tourneront la page. Et le Clan du Tonnerre restera invaincu. La mort de Perle de Neige restera impunie. J'aurais trahi ma Reine. Mes griffes s'enfoncent dans le sol et l'odeur de terre chatouille mes narines. Je sens des regards étonnés posés sur moi. Mes yeux, deux véritables brasiers, refusent de les regarder. Pour ma part, la haine qui me consume devient de plus en plus violente. Elle bout en moi et ma soif de vengeance devient toujours plus grande. Au fond de moi je sais ce que je veux. Ce que tout mon être aspire. La guerre.

Le choix est pris. Plus de place au doute. Il faut agir maintenant où ce sera jamais. C'est ce que me crie ma haine au désespoir, tentant d'échapper à l'agonie qui la guette. Elle a prit le contrôle, envahit toute ma tête, réduit la raison au silence. D'un pas décidé je me dirige vers la tanière des guerriers. Je m'y faufile aisément, comme je le faisais si souvent autrefois. L'odeur des guerriers me prend à la gorge. Je pense tristement que quand j'ai quitté cette tanière la dernière fois, je ne pensais pas ne jamais y revenir. Dormir entouré de mes compagnons me manque. Je me sens si seule, sur le promontoire. Refusant de regarder autour de moi, le coeur lourd et me dirige vers Rivière d'Ombre encore endormie et la secoue violemment. « Rejoins moi dans mon antre, vite. » Sans un mot de plus de me précipite dehors. Ô vie de guerrière, où es-tu passée ?

Je me glisse à l'intérieur de ma propre tanière, les muscles roides. Je regarde autour de moi, des idées noires pleins la tête. Je déteste cet endroit. Tout ici me rappelle Etoile de Menthe. Et je m'y sens oppressée. Intenable, je reprends ma marche folle, me forçant à ne penser à rien pour ne pas avoir mal. J'entends un bruit de pas se rapprocher et enfin Rivière d'Ombre s'annonce. D'un miaulement rauque je l'invite à entrer. Détaillant la chatte grise qui se tient devant moi une lueur excitée dans les yeux. Soudain je n'y tiens plus. D'une voix fébrile je lâche. « Nous allons attaquer le Clan du Tonnerre. L'heure de la vengeance a sonné. »

| Ce rp se déroule quelques jours après celui avec Songe de Brume, bien avant le retour d'Etoile de Menthe. |

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Rivière d'Ombres
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MessageSujet: Re: Let the flames begin.   Lun 22 Fév - 15:43







Let the flames begin
Valsou x Fou x Rivy






"What a shame we all became, such fragile broken things.
A memory remains, just a tiny spark."


Personne n'aime la culpabilité. Les excuses toutes faites servent à se voiler la face et à ne pas affronter ce sentiment que tant d'esprits, pourtant pas si mauvais en général, fuient sans trop le comprendre.


Était-ce pour cette raison que le Clan de la Rivière, ainsi que son plus éminent représentant, vouait une telle haine à l'égard du Clan du Tonnerre ? Parce que ce dernier était le bouc émissaire, la personnification de l'Apocalypse, ainsi que sa cause ?


Les rêves de Rivière d'Ombres n'étaient plus calmes depuis longtemps. Chaque soir, elle redoutait l'heure fatidique du coucher ; car si elle n'avait pas de grandes peines à refouler sous le tapis ses peurs et ses insécurités, elles se matérialisaient lorsque la lieutenante fermait les paupières et se roulait en boule, la queue sur la truffe, n'ayant pas d'autre choix que de dormir pour essayer de se reposer. Mais au réveil, elle retrouvait un monde plus noir que la veille, et se sentait plus fatiguée que si elle avait couru depuis son camp jusqu'au territoire de l'Ombre.


Ces derniers temps, la guerrière gris bleu avait ruminé de plus en plus de mauvaises pensées. Marmonnant dans sa barbe en espérant que personne ne l'entendrait, elle avait essayé d'extérioriser ses pensées, sans grand succès. Après tout, elle savait bien que de par sa place au sein du Clan, elle n'avait pas le droit de se plaindre et devait être une figure de respect, sur laquelle tous ses subordonnés allaient s'appuyer. Elle n'avait ainsi aucun droit à l'erreur et ne pouvait en aucun cas manifester de la peur. Néanmoins, elle savait qu'elle n'était pas dans une situation désespérée. Juste au-dessus d'elle, Valse des Étoiles souffrait bien plus qu'elle ne le laissait paraître et même si elle n'avait jamais été très proche de sa cheffe, elle la respectait énormément et savait que la disparition d'Étoile de Menthe l'avait beaucoup affectée. Cependant, Rivière d'Ombres trouvait hypocrite et exagérée sa réaction. La lieutenante n'avait jamais réellement porté le Clan du Tonnerre dans son cœur, mais ne lui vouait pas non plus une haine irascible qu'aucune belle parole n'aurait pu faire disparaître, contrairement à Valse des Étoiles. Depuis plusieurs jours, Rivière d'Ombres la surprenait lançant des regards meurtriers à l'horizon, comme si celui-ci avait été le fautif des troubles semés dans la forêt. Mais pas n'importe quel horizon ; celui qui donnait tout juste sur la rivière, celui qui était tout près du chaos. Autrement appelé Tonnerre.


Rien n'était blanc ou noir dans cette vie, ainsi les chats du Tonnerre ne pouvaient pas être entièrement coupables. Certes, Valse des Étoiles avait toutes les raisons du monde de les haïr, et son jugement était sûrement influencé par son expérience personnelle et ses sentiments tourbillonnants. Mais cette colère d'une ampleur sans précédent risquait d'avoir des conséquences monumentales. La paix ne reviendrait pas de sitôt sur la forêt si les chefs des différents Clans entretenaient de tels différends et Rivière d'Ombres se sentait perdue au milieu d'un conflit qui ne la concernait pas directement. Bien sûr, elle était impliquée dans l'aspect politique de la chose, mais n'avait rien de particulier envers ces chats forestiers, et aurait eu quelques scrupules à déclarer la guerre à cette faction. Valse des Étoiles, elle, n'en aurait sûrement pas eu ; la lieutenante avait peur, quelque part, de cette détermination farouche et de cette animosité imperturbable qui l'avait emportée. Et plus elle y repensait plus les différentes options se mêlaient dans son esprit. Rivière d'Ombres était consciente que rien ne ferait changer d'avis sa cheffe. D'un autre côté, elle ne pouvait absolument pas tenter de négocier avec Étoile Sombre ; et que lui aurait-elle proposé, d'ailleurs ? D'accepter que son Clan était coupable juste pour limiter les dégâts ? Certes, ce félin était intelligent, mais il avait sa fierté de chat, et n'aurait jamais sacrifié sa dignité pour empêcher la malveillance à son égard de bouillonner. 


Il y avait quelque chose de désespérément honteux dans ce qu'ils étaient devenus, à rejeter la faute sur ce Clan qui en soi, n'avait rien fait de mal. Des choses si fragiles, si brisées, qu'elles pouvaient s'envoler à la moindre brise, et devaient désespérément s'accrocher à un lambeau d'espoir. Juste une faible étincelle maintenue en vie par une chimère...


La lieutenante se sentie secouée brutalement dans son sommeil. Au début, elle crut que c'était une énième manifestation de son subconscient sadique, jamais lassé de la voir effrayée. Mais lorsqu'elle réussit finalement à s'éveiller, elle aperçut, penchée au-dessus d'elle, la silhouette élancée de sa supérieure.


« Rejoins moi dans mon antre, vite. »


Elle disparut avant même que Rivière d'Ombres ait pu lui poser la moindre question. Ses interrogations auraient évidemment été dirigées vers la raison de son étrange entretien avec sa lieutenante, évidemment, mais aussi et surtout envers cette lueur de crainte qui tremblait dans ses yeux. Jamais la chatte gris bleu n'avait vu quelqu'un d'aussi désemparé et Rivière d'Ombres crut d'abord que Valse des Étoiles venait de vivre un cauchemar saisissant. Se reprenant, elle chassa l'idée de sa tête. Sa cheffe avait des rêves désagréables comme tous, et n'en parlait à personne, comme tous. Chacun essayait, du mieux qu'il pouvait, de les ignorer et de les enfermer dans le placard pour passer une journée de plus en imaginant qu'ils n'étaient plus là. Mais la serrure du placard allait bientôt sauter...


S'ébrouant, Rivière d'Ombres se leva et se dirigea vers la tanière de Valse des Étoiles. L'ombre du promontoire se découpait dans la pénombre et lui donnait un air inquiétant. Pourtant, ce symbole n'avait rien d'effrayant, et représentait la communion entre le Clan des Étoiles et chaque chef de Clan. Avec un rire amer, Rivière d'Ombres songea que ce fameux Clan des Étoiles, s'il n'était pas une invention destinée à apaiser les nuits des chatons, se faisait bien absent lorsque les temps étaient graves. Était-il si peu soucieux de ses descendants ? Au point de ne rien faire pour les empêcher de se déchirer mutuellement ? Le feu et le sang, dont l'odeur était déjà dans l'air, régneraient bientôt avec poigne sur la forêt et ses laquais. Et là, on ne pourrait plus dire que personne ne les avait prévenus.


Avec ses réflexions nocturnes, elle avait fini par être trop longtemps exposée au froid, et à frissonner, parcourue d'un frisson glacé. Sans perdre une seconde de plus, elle trotta jusqu'à l'antre. Il ne faisait pas nécessairement plus chaud, mais l'ambiance plus confinée donnait cette illusion, tel un placebo administré à un malade pour qu'il se taise enfin. Valse des Étoiles l'attendait, fébrile. Elle tremblait ; était-ce le froid ? Rivière d'Ombres en doutait. Ç'avait sûrement quelque chose à voir avec ce feu brûlant au milieu du vert de ses prunelles.


Une sorte de gène était palpable entre les deux félines. La lieutenante voulait à tout prix lancer la discussion, aussi banale fût-elle ; mais alors qu'elle s'apprêtait à le faire, Valse des Étoiles se pencha brusquement vers elle et lâcha fiévreusement :


« Nous allons attaquer le Clan du Tonnerre. L'heure de la vengeance a sonné. »


Ce n'était absolument pas ce que Rivière d'Ombres avait escompté. À vrai dire, elle se serait attendue à ce qu'elle lui annonce une banale recrudescence du nombre de patrouilles, ou quoi que ce soit d'autre, une futilité propre à un dirigeant de Clan. Et surtout pas une déclaration de guerre...


La proposition sonna diablement tentante aux oreilles de la chatte gris bleu, durant approximativement une minute. Déjà perdue dans sa rêverie, des récits épiques d'une bataille ensanglantée au lever du soleil lui sautèrent aux yeux. Ceux-ci se teintèrent d'un rouge sang et, sans qu'elle le veuille, ses babines s'imprégnèrent déjà de salive, comme si elle imaginait déjà le goût de cette substance sucrée lorsqu'elle planterait ses crocs dans la gorge de ses adversaires. Même si elle était loin d'entretenir la même haine que Valse des Étoiles à l'égard du Clan du Tonnerre, elle avait longtemps attendu le moment où ces bouffeurs d'écureuils pairaient enfin leurs dettes. Elle était presque prête à tuer de sang froid, car son cœur avait été étouffé par toute cette animosité. Malgré le fait que la rancœur entre ces deux Clans ne faisait aucun doute, rien n'avait expressément laissé prévoir une attaque, et ils bénéficieraient ainsi de l'effet de surprise. De plus, la majorité des guerriers seraient sûrement endormis. C'était une excellente idée, et pas seulement du point de vue de Rivière d'Ombres la belliqueuse. Rivière d'Ombres la stratège jugeait de même que cet perspective était tout à fait alléchante...


... jusqu'à ce qu'elle y repense à deux fois.


La mauvaise saison battait son plein, le froid affaiblissait tous les chats et gelait la rivière, mordant les peaux jusque sous les pelages. La faim se faisait ressentir tout autour d'eux et on pouvait entendre à de nombreuses reprises leurs estomacs hurler leur mécontentement. Les guerriers contrariés avaient toutes les raisons du monde de ne pas les suivre dans cette dangereuse expédition. Ils venaient tout juste de réchapper à une longue période de crise, si profonde qu'ils avaient dû venir empiéter sur le territoire d'un autre Clan. De plus, ils étaient détestés par tous les Clans de la forêt sauf l'Ombre et la Lune, qui ne ressentaient que de l'indifférence envers ces «chats à nageoires ». Si le Clan du Tonnerre était attaqué, le Clan du Vent serait sûrement ravi de pouvoir se rallier à leur cause et anéantir leur ennemi de toujours, alors que rien n'assurait que les Ombreux et les Lunaires seraient de leur côté. Attaquer un Clan ennemi jusque dans son camp était, fussent les combattants en forme ou pas, complètement suicidaire, et même une chatte combative comme Rivière d'Ombres savait déceler une entreprise complètement stupide.


Sa réponse était claire et précise : « Non. » C'était de la pure folie. Cela ne les mènerait à rien d'autre qu'à la destruction et à des temps bien plus obscurs que ceux qu'ils vivaient déjà. Valse des Étoiles était-elle si anéantie que ça ? Était-elle ne serait-ce que consciente des risques qu'elle allait faire courir à son Clan ? Des pertes qu'il allait connaître ? De la cicatrice indélébile que cette bataille laisserait dans la forêt, pareille à un incendie dévastateur ?


Restait encore à convaincre sa cheffe. Rivière d'Ombres la connaissait pour avoir passé plusieurs lunes à ses côtés, bien qu'elles n'aient jamais rien échangé qui soit personnel. Leurs relations se limitaient à quelque chose d'exclusivement politique, mais après ces mois passés en tant que duo, elle avait fini par comprendre et apprivoiser certains des ressorts psychologiques de sa partenaire. Elle était têtue, très têtue, et avait été profondément blessée. Seule la vengeance lui permettrait de se sentir mieux, et même si elle devait mourir pour cela, son âme reposerait enfin en paix. Ses yeux ardemment glacials exerçaient une pression insoutenable sur la guerrière et cette dernière essaya d'adopter le ton le plus doux possible pour que les négociations se déroulent au mieux :


« Valse des Étoiles, loin de moi l'idée de résister à mon autorité, mais... ne penses-tu pas que ce serait une très, très mauvaise idée ? Le Clan du Tonnerre est sûrement mieux préparé que nous ; lui n'a pas eu à vivre durant des lunes sur un territoire ennemi, lui n'a pas vu sa seule source de nourriture glacée par les mauvais jours ; lui n'a pas une armée de bras cassés, complètement mal en point, qui ne saurait même pas aligner deux pas sans flancher : alors combattre ! Réfléchis-y, Valse des Étoiles. Ils ne peuvent pas être entièrement responsables de l'Apocalypse et encore moins de la disparition d'Étoile de Menthe. Je ne les aime pas, évidemment, mais je n'irais pas jusqu'à les attaquer simplement parce que mon jugement aurait été altéré par mon ressenti personnel. Tu dois rester impartiale. Je sais à quel point c'est difficile de traiter les autres Clans avec équité... »


« Toi qui es tombée amoureuse d'un guerrier ennemi », lui souffla son inconscient, et elle le chassa loin de son esprit.


« ... Je suis infiniment désolée, Valse des Étoiles. Tu sais que je t'appuierais pour n'importe quel projet, mais là... C'est clairement et simplement du suicide. Si tu veux les attaquer, vas-y. Mais ce sera sans moi. »


La fin de sa tirade avait été plutôt dure par rapport au début, et elle espéra que Valse des Étoiles ne le prendrait pas mal. Elle s'assit et lécha distraitement le dos de sa patte, scrutant une quelconque réaction chez sa meneuse. Elle espérait ne pas avoir envenimé leurs relations et précipité l'entente au sein même du Clan de la Rivière dans une spirale de chaos, mais au-delà du Code du Guerrier, c'était sa propre éthique qui l'empêchait de déclarer la guerre au Clan du Tonnerre.


HRP:
 




© Jawilsia sur Never Utopia


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GG MUMU <3 (29/12/2015)

« So all you sick and the bitterness of the lonely.
To all you overdosed and you miles of coke fiends. »

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MessageSujet: Re: Let the flames begin.   Ven 25 Mar - 11:42

Je vois la stupeur se peindre sur son visage. De toute évidence, elle ne s'attendait pas à ça. Je lui jette un regard de défi, mais me détend légèrement quand je la vois y réfléchir sérieusement. Un demi-sourire se dessine sur son visage et l'espace d'une seconde j'y crois. Je fais un pas instinctif vers elle, pleine d'espoir, un espoir fou et meurtrier vers lequel je ne peux pas m'empêcher de tendre. Pourtant, au bout d'un instant tout disparaît pour laisser la place à l'hésitation. Mon excitation meurt, écrasée dans l'oeuf quand je vois son visage animé par une nouvelle certitude. Je me détourne, sentant la suite venir. Je fixe durement la paroi pierre lisse, les dents serrées par la colère. Tendue comme un condamné attendant sa sentence. « Valse des Étoiles, loin de moi l'idée de résister à mon autorité, mais... ne penses-tu pas que ce serait une très, très mauvaise idée ? Le Clan du Tonnerre est sûrement mieux préparé que nous ; lui n'a pas eu à vivre durant des lunes sur un territoire ennemi, lui n'a pas vu sa seule source de nourriture glacée par les mauvais jours ; lui n'a pas une armée de bras cassés, complètement mal en point, qui ne saurait même pas aligner deux pas sans flancher : alors combattre ! Réfléchis-y, Valse des Étoiles. Ils ne peuvent pas être entièrement responsables de l'Apocalypse et encore moins de la disparition d'Étoile de Menthe. Je ne les aime pas, évidemment, mais je n'irais pas jusqu'à les attaquer simplement parce que mon jugement aurait été altéré par mon ressenti personnel. Tu dois rester impartiale. Je sais à quel point c'est difficile de traiter les autres Clans avec équité... Je suis infiniment désolée, Valse des Étoiles. Tu sais que je t'appuierais pour n'importe quel projet, mais là... C'est clairement et simplement du suicide. Si tu veux les attaquer, vas-y. Mais ce sera sans moi.» Je lui lance un regard glacial. Pourquoi l'avais-je choisi déjà ? En cet instant je ne sais plus. J'ai beau me creuser la mémoire, pourquoi ai-je nommée pour me seconder une chatte qui je ne partageais rien ? Rivière d'Ombres est une chatte appréciée, qui a déjà fait ses preuves en tant que guerrière, bien qu'un peu belliqueuse au goût de certains. En effet personne ne peut nier qu'elle aime se battre. Etait-ce pour cette raison, dans l’espoir fou qu’elle me suive dans mon tourment que je l’avais choisi ? Parce qu’à l’époque je n’avais personne Ô grand personne sur qui compter et j’aurais écouté ce que m’a soufflé mon instinct qui  n’était pas impartial à l’époque, tout comme il  ne l’est pas aujourd’hui. Au fond de moi je sens qu’il souhaite le devenir mais quelque chose l’en empêche. Au fond de moi la panique est si grande, si puissante que je la sens hurler à mes oreilles. Que deviendrai-je si nous faisons la paix ? Si j’abandonne toute Son œuvre en chemin que pensera-t-elle de moi ? Que penserai-je de moi ? Quel sera mon nouveau but ? Je n’en sais rien. Et cette idée me glace le sens.

La rage envahit tout. Elle déferle dans chaque recoin de mon crâne, imbibant chaque paroi. Je ne me reconnais pas moi-même. Mais c’est si bon, si agréable cette adrénaline qui coule dans chacune de mes veines et qui pulse au coin de ma tempe. Je ne me suis pas sentie aussi vivante depuis des lunes. Les tambours résonnent dans mon crâne alors que je sers les crocs pour ne pas lâcher à Rivière d’Ombres ce que je pense d’elle. Je lui lance simplement un regard noir témoignant clairement ce que je pensais de son impertinence. Ne suis-je pas la cheffe ici ? Ne doit-elle pas m’obéir sans discuter ? Pourquoi ai-je endurée le supplice des neufs  vies si c’est pour qu’on me remette à ma place comme un chaton impertinent ?  

Le ridicule de ses propos me donner envie de lui sauter dessus. Si le Clan du Tonnerre n’est pas coupable, qui alors ? Qui a attaqué ce vieux chat fou ? Qui a brisé la trêve en pleine assemblée alors qu’on venait de nous annoncer une prophétie ? Si nous avons connu tant de lunes sombres c’est à cause d’eux uniquement. Les étoiles ne nous auraient jamais envoyé une telle punition si elle n’était justifiée. Et si l’apocalypse ne venait pas du Clan des Etoiles ? Comme soufflée par Perle de Neige la question cruciale crée dans mon crâne un vide total. Je me fige les yeux soudain déroutés, presque vitreux. Puis, le souvenir du corps de mon amie allongée sur le sol au milieu de sa tombe de fleur crée une étincelle et le brasier renaît de ses cendres, plus puissant qu’avant. Tout bon sens, tout libre arbitre alors que je m’enflamme pour des croyances qui n’étaient pas les miennes, pour des idéaux que je n’ai adoptée qu’au comble du désespoir. Mais c’est si facile, de se trouver un coupable,  un responsable sur qui déverser sa haine. Qui aurait pu soulager mon chagrin si la jolie femelle blanche n’était morte que par le fruit du hasard ? Les souvenirs s’échappent de leur carapace et m’explosent à la face. Sous mes yeux plissés de douleur je me souviens de notre première nuit ensemble. Le désespoir que je ressentais à l’époque, la lumière qu’elle m’a apportée, le rire qu’elle a fait renaître. Du bout de son museau elle a remis mon monde à l’endroit. Et quand elle l’a quitté, je me suis retrouvée seule, dans un forêt qui n’avait plus de sens. Rivière d’Ombres ne peut pas comprendre. Jamais elle ne le pourra. Jamais personne ici, à part Naïade, ne pourra me comprendre.

Dans un éclat brusque, tout disparaît. Le flux se stoppe et je dévisage à nouveau la chatte grise. Mon regard s’allume d’une lueur de défi, une lueur de folie guerrière je ne veux plus me résoudre à contrôler. Une lueur que je veux laisser enfin éclater avant qu’enfin, elle ne meurt. « Que me conseilles-tu alors ? Que ferais-tu à ma place ? Le sarcasme de ma voix est palpable. A ma place, tu laisserais les coupables de toutes nos souffrances nous glisser entre les pattes sans assumer les conséquences de leurs actes ? Je me remets en marche, ma voix se faisant de plus en plus forte, de plus en plus intense. Nous sommes le Clan de la Rivière ! Nous ne pouvons pas laisser ces bouffeurs d’écureuils nous écraser, la gueule dans la boue, sans leur donner une correction. As-tu pensé à notre honneur, l’image de notre Clan ? Veux-tu que nous passions pour des faibles, un clan désuni que l’on peut malmener à son gré ? Crier devient plus fort que moi, tant je souffre, tant je les hais. Tant je me hais. Penses-tu que c’est ce qu’Etoile de Menthe aurais voulu ? » C’est plus fort que moi, je ne peux pas oublier Etoile de Menthe, ses souhaits, ses aspirations. Pourtant je ne pourrai pas toujours vivre pour elle, dans son ombre. Viendra un jour où je devrai vivre pour moi et non plus pour les autres.

Viendra un jour où je devrai la laisser partir.

| J'aime beaucoup cette chanson mais je préfère la version Nightcore. Dans tous les cas, je trouve qu'elle correspond parfaitement à l'état de Valse. Je pense que ce serait bien que Dédé réponde maintenant et toi ensuite si ça te va. :huhu: |

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MessageSujet: Re: Let the flames begin.   Sam 2 Avr - 0:00

Watch the flames climb high into the night
Valse des Etoiles, Rivière d'Ombres & Naïade


« Si tu veux les attaquer, vas-y. Mais ce sera sans moi. »

Je me tiens au seuil de la tanière de Valse des Etoiles lorsque je surprends ces paroles. Pas besoin, cependant, d'avoir entendu la première partie du discours de Rivière d'Ombres pour en comprendre la teneur, d'ailleurs le seul ton sans appel de la lieutenante me renseigne aussitôt sur le caractère définitif de sa décision : elle n'attaquera pas le Tonnerre, pour lequel notre clan a pourtant juré une rancœur éternelle ; et ce, malgré la furie guerrière initiée par notre reine disparue, laissée telle un héritage, une première pierre à partir de laquelle reconstruire notre vie. Alors, le cœur battant, j'attends la réponse de ma meneuse en résistant fébrilement à l'impulsion d'accourir à ses côtés. Au son de sa voix je sais pourtant qu'elle souffre, sous sa colère je ressens sa peine, la souffrance de la perte comme une plaie encore béante, la seule que je n'arriverai jamais à guérir.

Et à sa place, que ferais-je ? Mon esprit est embrouillé depuis que le récit de Masque Illusoire y a planté les graines du doute. Je ne sais plus que penser, plus que croire. Et si la fureur qui a alimenté mon cœur brûlant ces dernières lunes n'était pas légitime ? Et si l'étoile, brillant pourtant si fort dans mon ciel, qui m'a guidée ces dernières lunes n'indiquait finalement pas le nord ? C'est la première fois que cette idée effleure mon esprit et elle me terrifie. Cette absence de repère me replonge dans l'obscurité des premières nuits et dans la forme de terreur primaire et ancestrale qui l'accompagne ; à trop suivre mon Etoile j'en ai oublié ma propre lumière. Je me suis perdue pour elle.

Et tout à coup, malgré l'absence de vent, je sens comme une caresse sur mon pelage, comme un murmure à mon oreille, et une voix qui m'appelle, Naïade, Naïade. Cette voix si lointaine et si familière à la fois me ramène des lunes en arrière alors que je rencontrais pour la première fois le Clan des Etoiles et que l'on me nommait à nouveau. Et alors je comprends, que trop longtemps je me suis menti, que trop longtemps j'ai trahi mes promesses, que mue par une rage aveugle, j'ai détruit, j'ai pleuré, j'ai haï par amour. Et tout cela, au nom de quoi ? Au nom de quoi appelais-je ainsi la vengeance à grands cris ? J'ai désiré la guerre parce que je cherchais un moyen de déverser ma haine. Mais maintenant que me quitte cette haine dans laquelle je m'étais oubliée et qui faisait partie de mon être, maintenant qu'elle me laisse seule avec moi-même, je peux enfin me souvenir de ce que je suis.

J'entre sans un bruit dans la tanière et me place dans l'ombre de la lieutenante.

« Peut-être … peut-être est-il temps de soigner nos blessures, plutôt que de nous jeter à nouveau dans la guerre. A ta place, c'est ce que je ferais. C'est ce qu'une guérisseuse ferait. »

Pourquoi m'a-t-il fallu autant de temps pour comprendre cela ? Ma voix tremble ainsi que mon regard oscillant entre le gris et le bleu comme un ciel incertain. Inutile de faire semblant de n'avoir pas surpris leur conversation, il me semble de toute façon avoir le droit de me tenir là où je me tiens, le droit même de prononcer ces paroles tant leur justesse m'apparaît évidente. Je cherche du soutien du côté de Rivière d'Ombres, lui signifiant par cela que je partage son point du vue ; et le Ciel seul sait à quel point cela me coûte … Mais surtout, je n'ose regarder mon amie de peur de lire toute la déception que j'imagine déjà dans ses grands yeux verts.

J'ai l'impression de la trahir.

Pourtant, il faut continuer ; je prends une grande inspiration avant de me lancer comme avant un plongeon dans l'abîme. Et lorsque mon regard croise enfin celui de ma meneuse, j'ai soudain peur de m'y noyer. « Et si nous nous trompions ? Ecoute-moi, je t'en prie … Et si le Tonnerre n'était pas l'ennemi que nous croyions ? Étoile Sombre est venu en aide à Songe de Brume et Masque Illusoire alors qu'ils étaient blessés et loin du camp, il aurait pu les attaquer mais … mais il ne l'a pas fait. Il veut la paix. Et je crois que moi aussi. »

Tout mon être est à l'agonie, chaque mot me coûte un peu plus que le précédent car je sais que Valse les ressentira comme autant de coups portés à notre amitié et à la confiance qu'elle a placée en moi. N'est-ce pas notre aversion pour un ennemi commun qui nous a rapprochées en premier lieu ? Nous nous sommes reconnues en tant que sœurs d'une même souffrance, prêchant pour une même croisade, persuadées que notre désir de vengeance nous donnait raison. Combien de fois ai-je pu lire dans ses yeux une peine semblable à la mienne ? Combien de fois sa voix s'est-elle fait l'écho des tourments qui m'habitaient ? Mais désormais je me surprends à rêver d'autre chose, et mon cœur jusqu'ici abreuvé de haine se remet à battre un peu plus fort, mais son rythme n'a rien d'un tambour de guerre, non, il s'apparente plutôt à une danse.

« Etoile de Menthe est partie, Valse des Étoiles, dis-je finalement, du ton doux d'une mère rassurant ses enfants, consciente pourtant de la cruauté de mes paroles, et elle ne reviendra pas. »

Mais toi tu peux encore me revenir.

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Valse des Étoiles
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MessageSujet: Re: Let the flames begin.   Jeu 7 Juil - 2:11

« Peut-être … peut-être est-il temps de soigner nos blessures, plutôt que de nous jeter à nouveau dans la guerre. A ta place, c'est ce que je ferais. C'est ce qu'une guérisseuse ferait. » ... Q-quoi ? La silhouette de Naïade se détache soudain de celle de Rivière d'Ombre. Je le vois immédiatement. Dans sa voix, sa tenue, son regard, quelque chose a changé. Mais je ne parviens pas à nommer quoi. Son discours me parait totalement absurde, c'est l'exact opposé de ce qu'elle devrait dire. Je lui adresse un sourire hésitant, persuadé qu'elle va se mettre à rire de sa plaisanterie. Mais non. Au lieu de quoi elle lance un regard de soutien à la traitresse qui me sert de lieutenante et reprend son discours, plantant péniblement son regard dans le mien. Non... non... ce n'est pas possible, c'est... Ca ne peut pas arriver ! Naïade m'abandonne ? Naïade m'abandonne ! Mon coeur se casse en deux et l'onde de choc qui me traverse me coupe le souffle. Ô Clan des Etoiles, avez vous donc décidé de réduire chaque partie de moi en miette ?

« Etoile de Menthe est partie, Valse des Étoiles, dit-elle doucement, et elle ne reviendra pas. »

C'est le coup de grâce. J'en tremble et menace de tomber au sol. Je le sais. Je le sais. Je le sais, je ne le sais que trop bien ! Alors pourquoi, toi qui sais à quel point cette vérité me fait mal, me l'envoies-tu ainsi en plein visage ? Son regard compatissant, sa voix tendre, sa pitié me donnent envie de vomir. Une rage sourde, plus puissante encore que les précédentes monte en moi.

Elle ment.
C'est faux je le sais. Mais je dois y croire. C'est le seul échappatoire qu'il me reste à présent, maintenant qu'elle m'a trahie. Maintenant qu'elle nous a trahies. C'est la seule branche à laquelle m'accrocher pour ne pas sombrer dans un abysse dont je ne pourrais ressortir. Je bous, je souffre, je meurs. Et finalement j'explose.

« COMMENT PEUX-TU DIRE CA ? Je rugis. Jamais la haine et la douleur n'ont été aussi forte. Qu'est ce que ça veut dire ? Que tu abandonnes ? Que tu nous laisses tomber, elle et moi ? Je croyais que tu étais de mon côté ! Tu étais censée me soutenir, vous deux étiez censés me soutenir, m'appuyer dans mes choix ! Alors pourquoi, POURQUOI ? Ma voix se brise lamentablement. Je ne savais pas qu'il était possible d'avoir aussi mal. Elle est réduite à un simple filet quand je reprends : Je pensais que tu étais une amie. La seule qu'il me restait. » Je n'avais jamais mis de mot sur notre relation avant aujourd'hui. J'ai toujours considéré la guérisseuse comme une alliée, une camarade de peine mais je me rends compte pourtant à quel point les émotions que procure cette jolie femelle en moi sont bien plus profonds et ne peuvent révéler qu'une amitié puissante, solidement ancrée dans la moelle de mes os. Je lui lance un regard assassin, vaine tentative pour dissimuler la souffrance qui me laboure le coeur, et reprends d'une voix s'en allant crescendo : « Etoile de Menthe représente donc si peu de choses à tes yeux ? Je croyais que tu me comprenais, que tu l'aimais comme je l'ai aimé. Mais de toute évidence c'était un mensonge. Comme tout le reste, n'est-ce pas ? La colère me fait dire des choses que jamais je n'ai pensé. Mais c'est plus fort que moi. Tout ce que je cherche en cet instant, c'est me défendre, me protéger en lui infligeant la même torture que celle qui me déchire. En cet instant, je ne suis rien d'autre qu'un petit animal perdu, les yeux débordant de folie. Vous tous, n'êtes que des menteurs, des lapins effrayés qui se terrent dans leur tanière comme des proies. Vous n'êtes rien d'autre que des pantins, des marionnettes inutiles ! Vous refusez de vous battre pour l'honneur et le nom de votre Clan ! Et vous osez vous appelez guerrier ? Le silence est assourdissant. Chacun de mes mots résonnent autour de nous, de plus en plus fort. Mais rien, rien de tout ça n'adoucit ma peine. Alors pourquoi, pourquoi je continue à lui hurler ces horreurs au visage ? ETOILE DE MENTHE VA REVENIR ! IL LE FAUT ! Je balaye les deux femelles du regard. Cette tanière, ce nom, ce rang, ces vies, je n'en ai jamais voulu. Alors elle va revenir. Elle doit revenir, pour me libérer de tout ça, de ces chaines qui m'étranglent. Vous ne pouvez pas comprendre, vous ne savez pas ce que ça fait. ELLE VA REVENIR, VOUS M'ENTENDEZ ? ELLE VA REVENIR. JE NE VEUX PAS CONTINUER COMME CA. JE NE VEUX PAS ETRE CHEFFE ! »

Voilà c'est dit. Cette charge qui m'encombrait le coeur est levée. Au moment où ces mots sortent de ma bouche, je me rends compte de leur véracité. Cette révélation, lourde de sens était une épée de Damoclès au dessus de ma tête pendant tout ce temps. J'ai essayé d'y croire, je me suis efforcée d'être enthousiaste mais au fond je me suis toujours menti à moi même. Je n'aime pas cette vie, ces charges qui m'ont été imposées d'un jour à l'autre. Je me sens seule, si seule depuis tout ce temps, quand bien même j'avais ces présences à mes côtés je n'arrivais pas à pleinement les voir. Et aujourd'hui un nouveau mur s'est monté entre eux et moi. Un mur de haine que rien ne pourra détruire. Cette paroi, c'est la seule façon que je trouve pour me protéger de la douleur que la soigneuse vient de faire naitre en moi et qui consume tout mon corps.
Il faut que je m'éloigne.
Ca devient soudain un besoin, quelque chose de vital. J'adresse à Naïade un regard empli de toutes ces blessures qui saignent en ce moment même et dans lesquels je me noie. D'un pas décousu je me dirige vers elles et la sortie. Je m'arrête sur le seuil et sans me retourner je déclare d'une voix tremblante. « Si vous n'avez pas le courage de combattre le tonnerre, je le pourfendrai moi même. » Et je disparais.

La lumière de la clairière m'éblouit. Je cligne des yeux plusieurs fois et regarde ce Camp qui serait apparemment mien. Je secoue la tête. Non, il ne l'est pas. C'est à elle qu'il revient. La haine s'embrase à nouveau et ébouriffe mon pelage. Sans un regard en arrière je me précipite vers la sortie. J'accomplirai mon devoir et honorerai sa mémoire, même si je dois le faire par mon sang et le leur. Même si je dois le faire seule. D'imposant nuages noirs s'amoncellent dans le ciel. Le coeur battant, soudain je me sens vivante, bien plus que je ne l'ai été ces dernières lunes. Un rictus mauvais se dessine sur mon visage alors que je m'élance vers cette vengeance qui sonne si douce à mes oreilles, maintenant que tout doute est mort en moi. Ils ne perdent rien pour attendre. Ils ont voulu défier la Rivière ? Très bien.
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MessageSujet: Re: Let the flames begin.   Jeu 11 Aoû - 2:05

La douleur est insupportable.

Je reste des heures prostrée sur le sol de sa tanière, implorant à mi-mot son retour. Ma voix s'est brisée à force de hurler son nom mais c'est trop tard, la nuit me l'a dérobée. Elle est partie. Valse des Étoiles est partie. Pourtant son ombre rôde encore, impitoyable à me tourner le dos, et l'écho de sa voix résonne encore entre les parois de pierre. Je me répète ses mots en boucle, inlassablement, et chacun me tire un gémissement de souffrance. Le souvenir de son regard me hante, il est une condamnation à mort, lui qui autrefois m'était si doux. L'amour que je ressens pour elle m'a élevée, haut, plus haut que je n'aurais dû, je me suis laissé emporter, et telle Icare je me suis brûlé les ailes. La chute est brutale au-delà des mots.

La gorge serrée, je tente une fois de plus de lui demander pardon dans l'espoir vain et tourmenté qu'elle puisse m'entendre, où qu'elle soit ; mais je sais au fond de moi qu'elle m'a quittée et qu'elle ne reviendra pas, que celle que j'ai connue ne sera plus jamais là. Elle est partie mener une guerre qui n'a finalement jamais été la mienne, seule porte-étendard d'un clan pour lequel elle est prête à mourir puisqu'elle ne veut pas régner. Et peut-être espère-t-elle vraiment mourir. Cette pensée-là est la plus cruelle et m'assaille de remords.

Je n'ai pas su la protéger ni la consoler ... Je n'ai pas su l'aimer.

Je me souviens de tout, de la souffrance mise à nue dans son regard, de ses cris comme des entailles sur ma peau, de ses accusations auxquelles, trop ébranlée par sa rage soudaine, je n'ai pu répondre. Le pire est qu'elle ait pu douter de moi, de ma sincérité, de mon amitié, de ma présence à ses côtés. Ne voit-elle pas … ?

Mais il est trop tard maintenant. Trop tard pour la retenir, trop tard pour lui dire. Est-ce que cela aurait changé quoi que ce soit ? Je ne peux m'empêcher d'imaginer une autre issue, heureuse celle-ci, une qui aurait été rendue possible si d'autres mots avaient traversé mes lèvres, et ce rêve éveillé ne me distrait que quelques secondes avant de me plonger dans un désespoir plus grand encore. Son absence, son absence est la seule chose à laquelle je pense, le manque est immense et creuse une plaie béante à l'intérieur même de mon être. Je suis vide. Partie moi aussi.

Privée de mon soleil je meurs à petits feux.

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