« Aujourd’hui sera mon dernier jour d’errance,

la fin de ma chute. » Valse des Étoiles
 
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 Rhythm of life will destroy us.

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MessageSujet: Rhythm of life will destroy us.   Sam 16 Jan 2016 - 11:59

Rhythm of life will destroy us
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    Comme tous les matins, rien. Aucun mouvement, aucun dépassement de limites. Tout reste vide. Dans mon cœur, rien ne se passe. Dans ma tête ? C'est le même ennui, la même peine. À la limite de la mort, pourrais-je paraître. La folie qui luit dans mon esprit, elle, ne veut pourtant pas me quitter. Mais attendez un instant, je ne parle pas d'une folie semblable aux folies des fous, non ! La folie que provoque la solitude, l'ennui et l'incompréhension, celle qui vous hante tant que rien ne vient plus par vous-même. L'horrible sensation d'être seul(e) à jamais, d'être perdu(e) dans une vide immense, qui jamais ne s'efface, que ce soit de sa faute, ou non. Moi, je crois que toute la misère du monde provient du même problème : l'égoïsme de chacun.
    Deux heures durant, je voulu attraper autre proie que ce mulot que je traîne encore. En vain. Je frissonne, sans savoir si c'est de froid ou de mal-être. Ma tête s'abaisse aussitôt, et ma pelisse se hérisse légèrement, d'appréhension. Ainsi, j'ai un peu plus chaud. Je marche depuis bien longtemps, sans non plus savoir où je vais.
    Le silence règne d'une manière inhabituelle dans cet endroit et je sens le malaise s'emparer de moi, malgré mes efforts pour rester calme. J'inspecte les environs d'une manière tranquille, même si je me sens un peu... Écrasée par cette atmosphère pesante, encore une fois. Il fait froid ces temps-ci et même si ma fourrure a doublé de volume pour me protéger d'une telle situation, je suis quelque peu glacée. Le vent agite les branches des arbres dénudés de leur feuillage habituellement dense d'une manière monotone, le froid pénètre lentement dans ma chair et cette mauvaise impression s'impose fermement. Mes sentiments ne veulent pas me nuire. Je le sais, car je le sens. J'ai tellement connu la souffrance que je sais aussi qu'ils ne l'incarnent pas, et qu'ils sont tout sauf cela. Mes griffes s'accrochent au temps comme les petites griffes des chatons s'accrochent au pelage de leur mère, en espérant y rester accroché. En vain. Il en est de même pour moi. Je m'accroche à de faux espoirs depuis bien longtemps. Trop longtemps. Je sais ce que je perds, et je vais le perdre. Mon rêve, quel est-il ? Il est juste inexistant à la vue des autres. Je voudrais juste de la tranquillité, de la paix et une paisible vie dans laquelle tout ne serait plus monotonie et douleur, mais joie et bonheur. Impossible me direz-vous ? Alors nous pensons la même chose... Vous devez aussi vous demander comme puis-je espérer m'en sortir alors que moi-même n'y crois pas ? Je dois bien vous avouer que c'est dans ma nature, de toujours espérer sans me donner les moyens de réussir. Alors que les milliers de neurones qui envahissent mon cerveau cognent ses parois avec violence, je me sens défaillir. Pourquoi ? Est-ce le seul fait de penser à autre chose qu'une défaite ? Un destin est cruel pour qui veut l'entendre.

    Les arbres, délaissés de leur parures, voient leurs branches grincer sous l'action du vent sur elles. Toujours plus violentes, les bourrasques de celui-ci m'arrachent un grognement de détermination, tant je peine à tenir debout. En effet, ma petite carrure ne me fournit pas une masse importante, si bien qu'à chaque coup de vent plus fort que le précédent, je jure une nouvelle fois, la perte d'équilibre devenant quelque chose de fréquent, bien que désagréable. Mais il n'a pas l'air de s'en soucier, car il continue, avec toujours plus de violence. Je gagne le couvert d'un buisson de ronce, le temps de souffler. Même si les épines ne sont elles non-plus plus nombreuses, elles me protègent déjà plus, étant donné l'absence totale de couverture sur les branchages. Je reprends mon souffle, doucement. Je n'ai presque plus d'endurance, à force de ne plus m'alimenter. Enfin prête à repartir, je sors lentement, toujours un peu haletante, sans trop savoir où je dois encore aller. Tout le territoire a été parcourut en cette matinée, en recherche de gibier. Mais alors que je désespère, je perçois un faible fumet... c'est un écureuil ! J'en suis sûre, et je vais l'avoir ! Rampant lentement en prenant soin d'appliquer tout ce qu'on m'a appris lorsque j'étais encore novice, je me dirige sans qu'il ne s'en doute vers lui, alors que je suis à un poil de l'attraper. Je relâche la pression exercée sur mes membres fins, bondissant ainsi dans les airs, atterrissant sans bruit auprès du rongeur des forêts. Je pose ma patte sur son dos, et m'empare de sa nuque, que je sers entre mes mâchoires. Elles au moins n'ont rien perdu de leur puissance. Il perd sa vie, lentement, tandis que je remercie mes ancêtres pour m'avoir permis d'attraper cette proie et d'ainsi nourrir mon Clan. Me voilà à la croisée des territoires, près des Quatre Chênes. Mon esprit s'évade encore une fois, me rappelant que rien n'a de prix...
    … et que le respect jamais n'a percé l'horrible frontière qu'est la colère, combinée à l'ambition. Le mélange de ces deux émotions destructrices ne fait que nous détruire, logiquement.

    Voilà que je me déplace vers les Rochers du Soleil, le pas toujours nonchalant, toujours vide d'expression. Je repense à tout ce que j'ai raté, quoique ma vie n'a que débuté. En temps que guerrière, je n'ai rien raté. Mais de l'autre côté... si, sûrement. Je n'avais pas d'ami avant Châtiment du Tonnerre, qui est mon seul d'ailleurs. Je n'ai pas non plus d'ennemi, puisque je ne côtoie personne. Ce n'est cependant pas un regret de ne devoir me prendre la tête avec une belette arrogante chaque jour. Non, c'est même plus que cela ; c'est un soulagement.
    Un bruissement, puis une odeur étrangère alors que la pierre des Rochers effleure mes coussinets meurtries par une journée presque entière de marche. Je lève le museau après avoir monté sur une haute pierre, afin de couvrir plus de terrain de mon regard. Là ! Il y a une autre femelle, au pelage presque semblable au mien, si ce n'est qu'elle est plus grande, et sûrement plus âgée. Alors que je plisse mes yeux vers le bas pour bien la voir, je la reconnais : c'est Rivière d'Ombres, le lieutenant du Clan de la Rivière. Beûrk, une face de poisson. Quoi, vous me trouvez irrespectueuse de l'insulter de la sorte ? Eh bien, je peux vous répondre qu'ils nous traitent bien de ''cœur de renard'', eux. Dégoûtée de ce Clan, je me glisse vers le bas avec grâce, alors que la lueur orangée du ciel dessine sur mon pelage des nuances douceâtres.


    « Tiens, que vient faire le lieutenant de la Rivière à la frontière du Tonnerre ? Est-ce que le Clan de la Rivière s'ennuie de trop sur son propre territoire, au point de venir traîner sur les frontières ennemies ? »

    Mon ton n'est ni accusant, ni bienveillant. Rien que de la neutralité. Je veux savoir, et ainsi, qu'on se quitte vite ; je n'ai pas envie de plaisanter, je veux être seule, et je ne veux pas qu'elle vienne gâcher mes moments de réflexion, bien qu'ils soient très nombreux depuis quelques lunes.

    Mais j'étais loin de me douter que ça allait durer beaucoup plus de temps que prévu...

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Rivière d'Ombres
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MessageSujet: Re: Rhythm of life will destroy us.   Sam 16 Jan 2016 - 15:51







Rhythm of life will 
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"We are, we are evolving chemistry.
Love has taken us as far as we can reach,
But I can't leave."


Un sourire. Mais pas n'importe lequel. Ce sourire. Le plus beau. Le sien.


Toute sa vie tournait autour de ce sourire.


Lorsqu'elle se réveillait, alors que le soleil devenu faiblard par les nuages vigoureux de l'hiver venait éclairer comme il pouvait la forêt de Cerfblanc, elle espérait l'entr'apercevoir tout près de sa litière, dans la tanière des guerriers, ou près du repaire des apprentis, ou n'importe où dans le camp. Lorsqu'elle quittait ce dernier pour aller chasser aux abords de la rivière, elle attendait secrètement le moment où elle verrait son reflet projeté dans l'eau limpide. Lorsqu'elle passait entre les couples de mentors et apprentis pour vérifier qu'ils travaillaient bien, que les novices étaient de bons élèves prêts à défendre bec et ongles leur Clan, elle voulait que cela soit pour lui, pour qu'il se sente fier de ses progrès, de ses responsabilités. Mais toutes ces situations ne se produiraient jamais, puisqu'il était loin. Très loin, beaucoup trop loin pour qu'elle puisse le voir dans sa tanière, ou dans la rivière, ou près des apprentis. Non, il était au-delà des terres du Vent, au-delà du Chemin du Tonnerre. Il était tout là-bas, si loin géographiquement et si proche sentimentalement. Le seul endroit où Rivière d'Ombres pouvait le voir, c'était dans ses rêves, qui, à chaque fois, étaient dénués de sens, confus et si perturbants qu'elle en gardait un souvenir coriace toute la journée durant, comme une mauvaise odeur de renard. Elle avait fini par apprendre la leçon : le sourire de Coureur de Labyrinthes était hors de sa portée, et elle ne pourrait plus jamais le voir.


Alors comment pourrait-elle panser son cœur sanglant ?


Encore une fois, des idées lui apparaissaient dans l'esprit, claires mais tout aussi risquées. Bien sûr, elle aurait pu faire toute la route jusqu'au Clan de la Lune... et après ? Comment expliquer la présence de la lieutenante de la Rivière sur les terres adverses ? Elle ne pourrait pas dire à Étoile Destinée qu'elle était venue admirer les beaux yeux d'un de ses guerriers. De plus, Rivière d'Ombres ne savait même pas si le matou brun éprouvait la même chose à son égard. En réalité, elle ignorait même si ce que son cœur lui murmurait à l'oreille était bien le mot "amour". Elle ne l'avait jamais connu auparavant : comment l'aurait-elle distingué d'une amitié forte, ou d'un simple béguin sans conséquence ? Parfois, Rivière d'Ombres aurait préféré être une simple guerrière, une mademoiselle tout le monde. Si elle avait été prise sur le territoire de la Lune, et qu'on lui avait demandé qui elle était, elle aurait pu répondre "Personne." Mais elle n'était plus personne depuis des lunes, et elle n'avait toujours pas assimilé la transition tant elle avait été brutale.


Son imaginaire faisait le travail. Les oiseaux l'avaient toujours fascinée. Toujours un peu répugnée lorsqu'elle devait goûter à leur viande ou mettre fin à leur vie, elle les avait toujours trouvés si poétiques. Elle avait toujours aimé étudier leurs mouvements, leur comportement lorsqu'ils étaient en groupe, et surtout leur façon de voler. Leurs pattes à eux, étant pourvues de plumes, semblaient si légères, si aériennes ! Parfois, elle s'imaginait être un d'eux, une belle pie aux yeux noirs et perçants, prenant son envol depuis un érable et volant jusqu'aux terres de l'être aimé. Elle se serait posé beaucoup moins de questions. En son for intérieur, c'était un déchirement. Depuis quelques lunes - depuis l'Assemblée où elle avait présidé et la dernière fois qu'elle avait revu Coureur de Labyrinthes, en réalité -, elle avait l'impression que son cœur avait mélangé de nombreux composants : beaucoup d'admiration, un soupçon de désir incontrôlé et surtout un alanguissement critique. Puisqu'il n'était plus là, puisqu'il ne serait jamais là, Rivière d'Ombres se sentait vidée de toutes forces, fatiguée, sans énergie, contrastant fortement avec son caractère optimiste et déterminé. Tous ces composants avaient créé une violente réaction chimique, que la lieutenante n'avait su ni nommer, ni étiqueter. Comment appeler ce genre de sentiment, lorsqu'il lui était totalement inconnu ?


L'amour l'avait emportée aussi loin qu'elle avait pu aller, et plus encore. Mais elle ne pouvait plus repartir en arrière. Car ce jour-là, et pour la première fois de sa vie, elle n'avait qu'une seule idée en tête, ancrée dans son esprit avec une détermination farouche : elle violerait les frontières et irait jusqu'au territoire de la Lune, pour pouvoir juste apercevoir le visage de son meilleur ami.


Elle était partie durant l'après-midi, prétextant une partie de chasse près des chutes. Pourtant, sa route avait très vite dévié vers les Rochers du Soleil : elle ne voulait pas passer par les terres du Vent. D'accord pour franchir la frontière et se rendre sur le territoire du Clan de la Lune, mais elle préférait ne pas traverser deux territoires si elle pouvait l'éviter. Son idée de trajectoire était donc de longer les Rochers du Soleil, puis se rendre jusqu'aux Quatre Chênes, d'où elle traverserait le Chemin du Tonnerre et arriverait enfin au territoire de la Lune. Là-bas, elle ne savait pas réellement ce qu'elle ferait ; elle préférait ne pas y penser, et prier pour que le voyage jusque là se passe bien et sans faire de rencontres. C'était important qu'elle ne croise personne, car si quelqu'un la voyait autre part qu'aux chutes, son alibi volerait complètement en éclats. Le trajet aller-retour lui prendrait sûrement tout le reste de la soirée et une petite partie de la nuit, aussi avait-elle prévu une excuse pour les chats de son Clan. Néanmoins, sa position de sous-chef lui donnait quelques libertés qu'un guerrier lambda n'aurait pas eues.


Mais évidemment, les choses ne se passèrent pas comme elle l'avait prévu. Jamais elles ne se passaient comme Rivière d'Ombres le voulait.


Tout près de la frontière avec le Tonnerre, la lieutenante sentit parvenir à ses narines un fumet appartenant à un guerrier ennemi. Elle tourna la tête, craignant que celui-ci ne se trouve sur son territoire à elle, mais elle l'aperçut rapidement et fut obligée de constater qu'il était en parfait droit de rester là : c'était une guerrière au pelage gris bleu et aux yeux pareils aux siens, plutôt ressemblante à elle-même en vérité ; elle était comme une version miniature de la Riveraine, car elle semblait plus jeune, et Rivière d'Ombres la dépassait d'une tête au minimum, et semblait plus musclée et imposante que son homologue Tonnerrienne. La lieutenante pesta et tenta de disparaître du champ de vision de cette dernière, espérant qu'elle ne l'aurait pas vue. Malheureusement, son odeur n'avait pas pu lui échapper, ou alors la légende urbaine à propos des compétences défectueuses des guerriers du Tonnerre s'avérait réelle. Exactement comme elle l'avait supposé et appréhendé, la guerrière l'avait aperçue, et avait donc dû s'interroger sur la proximité immédiate de cette étrangère avec sa frontière.

▬ Tiens, que vient faire le lieutenant de la Rivière à la frontière du Tonnerre ? Est-ce que le Clan de la Rivière s'ennuie de trop sur son propre territoire, au point de venir traîner sur les frontières ennemies ?


Son ton n'était ni méchant, ni agréable, simplement neutre, et Rivière d'Ombres fut obligée de lui reconnaître au moins cela. Elle se retourna pour dévisager la chatte, et fit quelques pas vers elle, sans dépasser la ligne olfactive toutefois. Elle n'allait pas traverser la frontière ennemie sous les yeux de ces derniers. Elle hésita avant de répondre. Les membres du Clan du Tonnerre étaient-ils même dignes de confiance ? Beaucoup dans la forêt, surtout dans la Rivière, les considéraient responsables de l'Apocalypse. Rivière d'Ombres était sceptique quant à ces rumeurs, et n'aimait pas croire sans voir, mais il fallait avouer qu'une partie d'elle-même s'était fait amadouer par cette croyance quelque peu infondée : lorsque la situation nous échappe des mains, il est beaucoup plus simple de trouver un coupable, de rejeter la faute sur autrui, que de chercher simplement une solution. Il fallait dire que le Clan de la Rivière n'était pas vraiment apprécié dans la forêt dernièrement : méprisés par le Clan du Tonnerre à cause de ces accusions, bien qu'aucune réelle méchante parole ait été échangée, une tension certaine régnait entre ces deux Clans ; dédaignés par le Clan du Vent, pour leur avoir "volé" leurs terres leur de l'inondation de leur rivière, ce qui était complètement stupide. N'était-ce pas une qualité fondamentale, l'altruisme ? Les Riverains auraient fait la même chose pour leurs voisins Ventards. Toujours était-il que la chatte gris bleu réfléchit longuement à ses mots, souhaitant faire comprendre à la guerrière - dont elle ne connaissait même pas le nom, par ailleurs - que ce qu'elle faisait n'était pas mal intentionné et que cela ne la regardait pas de toutes façons, sans lui révéler trop de choses. Finalement, elle décida de se tenir bien droite et de miauler d'une voix forte, tant de gestes qui témoignaient de sa puissance sociale et politique :

▬ Les affaires du Clan de la Rivière ne concernent que le Clan de la Rivière. Je suis parfaitement en droit ; je reste de mon côté de la limite. Je pense qu'une lieutenante n'a pas besoin qu'une guerrière lui rappelle une règle élémentaire que le Clan de la Rivière a toujours respectée, ne pensez-vous pas, mademoiselle... ?


Rivière d'Ombres n'attendait pas forcément que son interlocutrice lui donne son nom, même si elle aurait aimé l'obtenir, pour pouvoir placer des mots sur ce visage si elle la recroisait à une Assemblée. Comme elle, son ton avait été neutre, bien qu'agrémenté d'un arrière-goût de dédain. Au moins, si elle était fixée sur quelque chose, c'était que sa visite à Coureur de Labyrinthes était désormais totalement impossible.


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MessageSujet: Re: Rhythm of life will destroy us.   Lun 8 Fév 2016 - 11:46

[Désolée du DP et je m'excuse aussi d'avance pour la longueur et la qualité du texte... Je ne voulais juste pas te faire attendre plus longtemps.].


    Alors que chacun se perdait dans ses propres envies, ses propres désirs, de l'autre côté du monde mourraient des personnes innocentes qui n'ont jamais rêvé. Comment continuer de rêver, avec ce modèle de la rêverie ? C'était impossible. C'était donc impossible de se projeter dans l'avenir. Comment pourrais-je faire pour sortir de ce cercle vicieux qui s'était emparé de moi, de mon être tout entier ? Prendre une grande inspiration d'air pur pour se remettre les idées au clair ; le rêve, rien de plus, ni de moins. C'était tout simplement hors de portée que de recommencer sur des bases simples, saines et qui garantiraient un avenir agréable. J'étais jeune, mais pour combien de temps ? Celui-ci me disait-on, passait trop vite. Comment s'en rendre compte ? Était-il trop tard ? Ou trop tôt ? Que devais-je donc faire ?
    Perdue dans un flot de questions, je ne savais ce que je devais faire, ni comment. Qu'était la solution, continuer de vivre sans but ? Tout allait bien trop vite, mais peu importait. La simple raison pour laquelle chacun vit et subsiste, c'est pour ses rêves et ses peurs. Comment vivre sans objectifs, sans buts à atteindre ? Comment ? C'était impossible. Du moins, pour moi. Mais quel but ai-je dans ma vie me direz-vous. Je ne sais quoi vous répondre si ce n'est que d'en trouver un, justement. Je voulais trouver un sens à ma vie. Un sens qui la retournerait pour la remettre sur le droit chemin ; celui de l'existence. Je ne vivais plus, j'existais. Physiquement, je veux dire. Pas mentalement. Alors la simple pensée d'un être n'est rien par rapport à ses actes visibles. Oui, ce doit être cela.

    ▬ Les affaires du Clan de la Rivière ne concernent que le Clan de la Rivière. Je suis parfaitement en droit ; je reste de mon côté de la limite. Je pense qu'une lieutenante n'a pas besoin qu'une guerrière lui rappelle une règle élémentaire que le Clan de la Rivière a toujours respectée, ne pensez-vous pas, mademoiselle... ?

    Je remuais une oreille, analysant les paroles du lieutenant de la Rivière avec un recul impressionnant. Sa voix, bien que neutre, était cependant légèrement teintée d'une lueur de dédain. Je poussais un long soupire. Si elle attendait mon nom, elle pouvait toujours courir, lieutenant ou pas. De toute façon, ces faces de poisson ne retiennent rien. Faisait-elle parti des exceptions au grand cœur et généreux ? Non, trop arrogante pour ça. Je la fixais d'un air vague avant d'ajouter dans un miaulement serein :

    ▬ Oh si, bien sûr. Je me demandais juste ce que vous faisiez par ici.

    Réponse simple, sans aucun relief dans la voix. Je n'avais pas besoin de plus. Ni elle si moi, d'ailleurs. Je regardais la rivière qui coulait paisiblement derrière nous. Celle-ci ne semblait pas avoir eu vent du courant électrique qui sévissait entre nos deux êtres. Je reculais d'un pas, m'éloignant d'elle. Sans savoir pourquoi, je ne me sentais pas à l'aise avec cette femelle rivale. C'était le principe, mais avec certains, le courant passait bien... Pas là, visiblement.

    ▬ Sur ce, nous n'avons plus rien à nous dire.

    Je ronronnais intérieurement ; elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait. Mais extérieurement, je restais neutre et impassible. Aucune émotion ne me trahissait. le regard vide et sans intention était ma spécialité, à présent qu'il était devenu mon quotidien. Un quotidien violent et n'ayant pour seul but de nous détruire à un état de souffrance pour nous y laisser longtemps. TRÈS, longtemps. Un grondement dans un orage, une goutte d'eau dans l'océan, un grain de sable dans le désert ; voilà ce qu'était ma vie dans celle de l'existence féline. C'était tout. Tout et rien. Un seul destin pour tout changer, mais je sais d'avance que ce ne sera pas le mien. Je n'arrive même pas à faire changer ma vie, alors pour changer celle des autres... Hors de portée, visiblement. Mais si j'y arrivais, qui me dit que ce serait pour le mieux ? Personne. Je n'en sais rien. Est-ce pour cela que je n'ai jamais pris cette initiative ?

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Rivière d'Ombres
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MessageSujet: Re: Rhythm of life will destroy us.   Sam 20 Fév 2016 - 6:42







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Holding on to what we used to be,
Addicted to a memory."

La réponse de la guerrière du Tonnerre fut longue à venir, comme si cette dernière eût analysé chacun des mots de son interlocutrice, chacune de ses intonations, chacune des lueurs qui miroitaient dans ses prunelles. Rivière d'Ombres se sentait mal à l'aise ; la gêne l'envahissait et remontait le long de son échine jusqu'à engourdir son cerveau. L'impression désagréable d'être mise à nu face à cette combattante occupait à part entière son esprit et elle dut secouer le bout de la queue pour s'empêcher d'être engourdie. Face à cette chatte, la lieutenante se sentait vulnérable, non pas physiquement, mais émotionnellement. Elle paraissait avoir des connaissances hors normes, et semblait savoir décrypter les signaux inconscients qui dansent dans les yeux, les sourires imperceptibles qui se forment juste à la commissure des lèvres. Lorsqu'elle parla, sa voix était un fil plat, sans ondulations, mais toutefois fort pour couvrir le bruit incessant de la rivière entre les deux félines :

▬ Oh si, bien sûr. Je me demandais juste ce que vous faisiez par ici.

Une variation à peine discernable passa subitement sur le visage de Rivière d'Ombres, tirant ses traits fins. Maintes et maintes fois, on lui avait répété que la curiosité était un vilain défaut, et la lieutenante avait simplement acquiescé en silence, soumise à l'autorité de ses instructeurs ; néanmoins, elle ne s'était pas privée pour ruminer intérieurement cette stupide moralité. On récompensait les érudits et châtiait les curieux, mais au fond, où était la distinction ? Toujours vouloir connaître l'inconnaissable, définir l'indéfinissable, décrire l'indescriptible, n'était-ce pas une forme de curiosité ? Les chats de la forêt parlaient de la curiosité comme d'une maladie grave, maladie grave dont Rivière d'Ombres était visiblement atteinte. D'un autre côté, elle savait bien que lorsqu'on ne pouvait guérir quelqu'un, alors il était incorrect que de l'étiqueter comme quelqu'un de malade. Pour en revenir à la guerrière du Tonnerre, elle avait surpris la lieutenante par cette démonstration d'indiscrétion, qui n'avait pas été sans rappeler à celle-ci sa petite jeunesse, où elle gambadait joyeusement çà et là et quémandait à tout le monde quelque histoire croustillante, même si elle était inventée. Oui, elle avait été curieuse, oui, elle l'était toujours, et oui, on l'avait réprimandée pour cela à de nombreuses reprises. Ce qui expliqua pourquoi un violent élan d'empathie traversa la lieutenante, et elle fut presque tentée de répondre à la guerrière. Se reprenant rapidement, elle voulut secouer la tête. Elle ne connaissait pas cette chatte. Elle ne la reverrait sûrement jamais. À quoi bon lui informer de ses motivations ? Elle devait arrêter de se laisser contrôler par ses souvenirs ; elle était addicte à une mémoire...

▬ Sur ce, nous n'avons plus rien à nous dire.

La jeune guerrière gris-bleu se détourna, faisant mine de partir. Un frisson étrange parcourut Rivière d'Ombres, et elle cria sans presque s'en rendre compte :

▬ Attendez !

Cet élan de gentillesse singulier la laissa béante intérieurement, même si son visage arborait toujours cette impassibilité qui la définissait lorsqu'elle conversait avec des chats qu'elle n'appréciait pas. Comme dictée par une volonté extérieure à la sienne, un vestige de sentiment de respect et de considération envers les membres du Tonnerre, elle fit quelques pas jusqu'à se tenir juste au bord de la rivière. L'eau glacée venait lécher ses coussinets et lui apportait des frissons réguliers. Elle avait retenu la guerrière et ne savait même pas quoi lui dire... Quelle démonstration d'intelligence épatante.


▬ Certes, nous n'avons plus rien à nous dire de vous à moi, mais osez me dire que vous allez bien.


Avant de la laisser répliquer quoi que ce fût, elle développa. Les mots lui venaient seuls, depuis qu'elle était lancée sur son idée :


▬ Je ne cherche pas à ce que vous vous confiez à moi, évidemment. Si j'étais à votre place, je renverrais avec fiel cette chatte intrusive dans votre vie privée. Mais écoutez-moi jusqu'au bout, au moins. Dites-moi votre nom. Je pourrais ainsi demander au Clan des Étoiles, lors de notre prochaine entrevue, s'ils ont prévu quelque amélioration pour vous. Vous vous demandez sûrement pourquoi je ferais ça. À vrai dire, je ne sais pas tout à fait moi-même. J'aime croire que les membres du Clan du Tonnerre ne sont pas responsables entièrement de l'Apocalypse, contrairement à ce que plaide ma cheffe ; je ne vous considère pas comme des fautifs, mais simplement comme des êtres qui se trouvaient être au mauvais endroit au mauvais moment. Aussi, pour répondre à votre question, je me rendais simplement aux Quatre Chênes pour chasser. Et je suis seule, avant que vous ne posiez la question.


Mensonge. Encore un. Mais si elle avait été honnête sur tout le début de sa tirade, elle ne pouvait décemment pas avouer la nature de son épopée à cette inconnue.


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