« Aujourd’hui sera mon dernier jour d’errance,

la fin de ma chute. » Valse des Étoiles
 
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 Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal

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Murmure Éternel
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MessageSujet: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mer 4 Nov - 18:23

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;



« Un jour on est venu au monde, depuis on attend que le monde vienne à nous. »

La brume avait envahi le camp. L’humidité de l’air était glaciale. La lumière encore timide du soleil levant éclairait peu le camp, baigné dans les nuages de vapeur d’eau. Personne n’était encore réveillé, quand Nuage de Révolte pointa le bout de son museau en dehors de la tanière des apprentis. La petite femelle sortit et s’étira. L’air froid la fit frissonner, et elle aspira une grande bouffée d’air froid pour revigorer ses poumons, et réveiller son corps encore un peu endormi. Elle s’étira, et remarqua les petites volutes de buée que formait sa respiration dans les airs. L’hiver se faisait sentir, il ne tarderait plus à arriver, c’était certain à présent … L’automne tendait à sa fin, la saison des neiges arrivait. Révolte n’avait que six lunes, donc elle n’avait encore jamais connu d’hiver … Il lui tardait de découvrir la sensation qu’était le froid glacial, ou encore la neige sous ses pas … Mais elle savait aussi que bon nombre de guerriers redoutaient cette saison. Pour eux, elle était plutôt synonyme de famine, maladies, mort, et de la saison la plus difficile à surmonter sans aucun doute. Pourtant, la curiosité de la petite était piquée, elle avait envie de découvrir le monde sous d’autres couleurs, et dans des airs différents, un peu dangereux … Elle sourit, excitée à l’idée d’apprendre encore des milliers de choses, à l’idée aussi de tout ce qu’il lui restait à apprendre, et que le monde lui dévoilerait petit à petit.

Nuage de Révolte avait envie de sortir ce matin-là. Tout ce temps qu’elle avait passé à rêver de la nature, de l’extérieur, voilà qu’elle avait enfin le droit de le découvrir … Depuis qu’elle était apprentie, Révolte n’avait cessé de s’émerveiller de la moindre petite chose nouvelle. Enfin, elle avait pu partir à la découverte des alentours. Pour l’instant, elle n’était que très peu sortie, et ignorait encore tout de ce monde inconnu. Mais ce matin, elle voulait qu’il en soit autrement. Tout semblait différent des autres jours, l’air et l’inconnu l’appelaient. Elle regarda la sortie du camp, et personne n’y était. Il était encore trop tôt pour la patrouille du matin … Alors la petite s’élança d’un bond. Elle n’avait pas le temps d’hésiter. Sûre d’elle, elle franchit le pas du camp et se mit à courir dans la nature. L’herbe sous ses pattes était trempée de rosée et d’humidité d’automne. L’air lui fouettait le visage, et l’absence d’arbres sur le territoire du Vent la laissait à découvert. Mais son pelage en grande majorité noir restait discret dans la lumière encore sombre du lever du jour. L’euphorie de la jeune chatte était palpable, elle bondissait un peu partout, conscient qu’elle courrait vers l’inconnu, et peut-être vers le danger. Mais voyez-vous, c’est ce qui rendait cette expédition attirante … Elle entendait la brise l’appeler, voilà enfin ce qu’était la liberté. Elle pouvait sauter, s’amuser, aller où elle voulait … Personne n’était là pour l’en empêcher. Elle était éblouie, bêtement, comme une vraie gosse.

Cette petite expédition matinale rendait la jeune apprentie joyeuse. Il semble qu’elle se soit levée du bon pied, ce matin-là. Elle marchait dans la lande, regardait la moindre petite touffe d’herbe. Doucement, le soleil se levait, et les lumières rousses qui baignaient la Terre d’une lumière orangée finissaient par laisser placer à la lueur plus blanche du soleil d’automne. La brume était toujours présente partout. Nuage de Révolte ignorait où elle allait. Ses pas la menaient à chaque fois un peu plus loin, et elle ne faisait plus attention à présent. Au loin, elle pouvait entendre le grondement de la rivière. Les plus d’automne l’avaient rendue puissante et dévastatrice, le courant était fort et personne ne souhaitait vraiment s’y aventurer. Comme il avait plus la veille, la rivière était gonflée à bloc, et son bruit assourdissant se faisait entendre depuis assez loin. Révolte accéléra le pas, curieuse de voir la bête de déchaîner sous ses yeux. Elle se trouvait dans un endroit en pente, où le petit fleuve prenait de la vitesse. Se laissant guider par le brouillard encore plus dense ici, la jeunette se retrouva bien vite tout près de la rivière. Ici, on pouvait voir de nombreuses traces de pattes. Le chemin semblait être beaucoup emprunté … Une petite pente douce menait à l’eau glaciale, mais Nuage de Révolte s’arrêta. La force du courant l’effrayait un peu, et elle n’avait pas envie que sa belle sortie se transforme en sortie macabre. Les yeux écarquillés, elle ne pouvait voir que le haut de sa tête dans le reflet de l’eau. Amusée, elle sautilla pour essayer de voir son corps entier. Les courbes de son pelage noir et blanc ondulaient dans l’eau, et sa petite silhouette disparaissait bien vite à chacun de ses sauts. Amusée mais un peu fatiguée de son trajet, Révolte soupira, et se dirigea vers un arbre non loin de la rive. Ses grosses racines offraient un endroit idéal pour faire une petite sieste … La jeune apprentie se mit soudain à penser à son Clan. Allaient-ils la chercher ? Sûrement que non. Il n’était pas prévu qu’elle ait d’entraînement ce matin, et il était encore bien trop tôt pour la plupart des chats. Et ses deux frères n’allaient certainement pas la chercher … Après tout, elle était apprentie. Elle avait le droit de sortir maintenant …

Un mouvement dans les fourrés de l’autre côté de la rive attira son attention. La petite sursauta, et se leva brusquement. Qu’était-ce, de l’autre côté de la rivière ? Elle s’approcha du bord, et plissa les yeux. Une odeur étrangère lui parvint. Une odeur qu’elle n’avait encore jamais sentie. Cela ressemblait à un mélange d’odeur de bois et de sapin, une odeur de forêt … Puis un fumet alléchant lui parvint également. Son ventre gargouilla, lui rappelant qu’elle n’avait pas mangé depuis le matin du jour précédent. Mais elle écarta bien vite cela de ses pensées, ça n’était pas le moment. Un nouveau bruissement de feuilles se fit entendre. N’était-elle donc pas seule ? Puis une chose lui vint alors en tête. C’était sûrement ici que se trouvait la frontière entre le territoire du Vent et celui de … Mais de quel clan au juste ? Révolte n’avait pas encore appris cela, Perle d’Or et elles n’avaient pas encore fait tout le tour du territoire. Son cœur s’accéléra. Elle savait qu’elle n’avait pas dépassé la frontière, elle reconnaissait l’odeur des marques de son clan. Mais que se passerait-il si elle tombait sur un ennemi mal intentionné ? Elle était si petite, si fragile malgré elle … Alors elle se tapit sur le sol, prête à bondir. De toute évidence, elle ne faisait le poids contre personne. Mais dans sa tête, ça n’était pas le cas. Les oreilles pointées vers l’avant, postée bien en évidence, elle attendit alors que quelqu’un se montre, qu’une voix s’élève … Quelle intéressante tournure prenait sa petite virée en solitaire ! Et comme c’était excitant !

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Ven 6 Nov - 19:41

♠ NUAGE MATINAL ;
***

Ce n’est pas les rayons chaud et doux du soleil qui me réveille ce matin, mais bien le froid glacial de l’automne. Je me lève à contre cœur de ma litière, les muscles crispés et endoloris par le froid et les entraînements répétitifs. Jongler entre deux mentors devient vraiment un calvaire pour moi, devoir tenir la journée pour Etoile Sombre, et la nuit pour Cœur Gelé est vraiment épuisant. Mais si je veux devenir chef, je n’ai droit à aucune limite. Ce qui est le plus agaçant c’est que c’est le froid qui me réveille à l’Aube, aujourd’hui pourtant, je sais bien que je n’ai aucun rendez-vous à la Combe Sablonneuse avec mon mentor qui est parti tôt en patrouille ce matin.
Je m’extirpe paresseusement du nid des apprentis. Qui n’est décidemment pas ma vrai place, je suis un guerrier dans l’âme, avec le double apprentissage que je reçois, je devrais déjà être un guerrier. Mais mon père s’obstine, il me trouve incompétent, le pauvre, il croit encore qu’il y a de l’espoir pour moi. Qu’il pourra me changer. Foutaise.  La vérité c’est qu’il est faible, bien trop faible. Il veut être un chef loyal et attentif, il n’a décidément rien compris au pouvoir. Tant pis, quand je prendrais sa place, je lui montrerais ce que c’est qu’un véritable leader. Il ne faut pas avoir peur de donner des coups ou de donner des ordres à ses sujets. Il ne faut pas avoir peur de la mort. De tuer. Le règne ne peut pas se faire sans un peu de guerre, il ne peut y avoir de commandants sans un peu de violence.
Le givre recouvre encore les feuilles mortes tapissant le sol, je fais attention en posant mes pattes de ne pas glisser. L’air, gelé, se faufile entre les arbres pour venir souffler dans mon visage, poussant doucement mes poils roux en arrière. J’esquisse un petit sourire. Parfois, il est vrai qu’un peu de douceur ne fait pas de mal, si Cœur Gelé m’entendait penser, elle m’aurait massacré. Heureusement, bien qu’elle ait de nombreuses capacités, elle ne peut pas lire dans mon esprit. Je soupire brusquement. Je voudrais tellement, tellement déjà être au pouvoir, avoir de l’importance. Je voudrais qu’en me voyant, les chatons frissonnent, que les reines me fassent la révérence, et que mes guerriers me respectent. Je voudrais susciter la peur. Que les femelles tombent à mes pattes. Que les autres clans nous craignent. Mais c’est impossible. Pas maintenant. Me répète toujours Cœur Gelé dans un soupire avant de se dire au revoir. Tu dois être prêt. Tu n’as pas l’esprit assez fort. Patiente et je te promets que tu auras ce que tu désir le plus, mais avant tout, tu dois être sûr de savoir ce que tu VEUX. Bien sûr que je sais ce que je veux ! Je m’écris alors, frustré. Mais elle a déjà disparu à ce moment-là. Et je me le répète encore, bien sûr que je sais ce que je veux. Quelle idée ? Pourquoi je voudrais autre chose ? Il n’y a qu’une chose dans ma tête le pouvoir. Cœur Gelé dit que j’ai encore une touche de faiblesse dans mon cœur, elle l’appelle, la sensibilité. Je ne comprends vraiment pas. Pourtant je ne suis pas une satané femelle, à chialer pour rien. Ce sont les filles qui sont sensibles, nous les mâles, on est des durs. Enfin, la plupart. J’ai l’air froid, distant, imposant, et elle ose me dire que je suis sensible ? Je rouspète intérieurement. Sans avoir remarqué que mes pas m’ont entraîné bien loin de là où je devrais être. L’odeur du Clan du Vent vient chatouiller mes narines, je tends mes muscles alors. Où suis-je exactement ? Plus je m’avance et plus l’odeur est forte… La frontière ! Je suis pile à la frontière entre le Clan du Tonnerre et celui du Vent. Ces satanés mangeurs de lapins sont tellement bêtes, ils passent leurs journées à courir. C’est pour ça qu’ils sont aussi maigres et petits. Nous au Clan du Tonnerre, on est vigoureux, avec une belle fourrure, une carrure imposante et des muscles impressionnants. Rien qu’à me regarder on pourrait le voir. Je suis le plus grand des apprentis, je fais la taille de certains guerriers alors que je n’ai que huit lunes. J’ai toujours était plus grand que les autres de toute façon et c’est pour ça que je mérite ma place de guerrier.
Soudain, un craquement retentit non loin de moi, une odeur nouvelle stagne dans l’air, c’est l’odeur d’un chat, d’une femelle plus précisément et à son odeur elle ne semble pas très gaillarde. Une légère effluve de lait accompagne son parfum. Sans doute une récente apprentie. Tiens, voilà de quoi s’amuser un peu. J’adore effrayer les apprentis plus jeunes que moi. Je me recroqueville alors dans la position du chasseur, marchant à pas feutré, comme une ombre. Je me faufile lentement entre les arbres, sans faire de bruits. Un écureuil passe alors brusquement sous mon nez et fait craquer une branche avant de se réfugier dans un arbre un peu plus loin. Je grogne, furieux, alors que la petite apprentie semble avoir pigé qu’elle n’est pas seule. Je me cambre encore plus bas, le dos droit, la queue en panache légèrement au-dessus de moi. Les arbres de font de plus en plus rare et ma fourrure rousse flamboyante ne va pas passer inaperçue si je m’approche encore trop prêt. Je dois agir. Maintenant. Alors dans un saut magistral, je bondis au-dessus des buissons, pour atterrir pile au-dessus de la petite chatte. Sa fourrure noir contrastant avec le blanc se dérobe sous mes pattes. Je me projette en avant, puis d’un violent coup de rein je la fait basculer sur le côté. La petite semble vouloir répliquer mais je ne lui laisse pas le temps d’agir, avant même qu’elle se relève, je la percute de plein fouet et la plaque au sol, mettant tout mon poids sur ses épaules. Puis, une fois sur qu’elle ne pourra plus bouger, j’approche mon visage au plus près du sien, plongeant mes yeux bleus clair couleur du ciel, menaçant. « On ne t’a jamais dit que c’était dangereux de se promener toute seule dans la forêt petite ? » Je lui crache au visage, dévoilant une rangée de dents blanches excréments pointues. Je ne suis peut-être pas très rapide, mais au moins je sais que j’ai beaucoup de force, et que je suis intimidant, voilà un avantage à être particulièrement grand et robuste.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mar 10 Nov - 20:20

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;



Les buissons frémissent, le vent souffle fraîchement, Nuage de Révolte est aux aguets. Ses oreilles sont pointées vers l’avant, mais la jolie petite ne voit pas l’ombre tapie près du chemin. Elle ne voit pas à temps ce grand félin roux qui bondit vers elle, et s’écroule de ton son poids, écrasant son petits corps  contre le sol. Tout le poids de l’animal la cloue au sol, et bientôt un visage inconnu s’approche au plus près du sien, et la fixe, menaçant. Nuage de Révolte ne respire plus, le choc lui a coupé le souffle, et le poids du chat sur elle lui fait mal. Un peu plus et il avait les griffes plantées dans ses épaules … La petite minette jette un regard plein de haine à cet inconnu qui la bloque par terre, sans qu’elle n’en connaisse la véritable raison. Il a les yeux bleus, oui deux grands yeux bleus qui la regardent, sans pitié.

« On ne t’a jamais dit que c’était dangereux de se promener toute seule dans la forêt petite ? »

Le mot « petite » était de trop, ce qui eut le don de particulièrement énerver la jeune apprentie. Le mâle au-dessus d’elle semblait plus âgé, mais pas assez pour être déjà un guerrier. Pour qui se prenait-il, celui-là ? Nuage de Révolte mordit la patte de l’apprenti ennemi, ses crocs pointus s’enfoncèrent dans la peau du guerrier. Elle relâcha son emprise, furieuse, et essaya de se débattre en vain. Mais Révolte avait beau être petite, elle n’avait peur de rien, et ça n’était pas ce misérable apprenti du clan du Tonnerre qui allait l’impressionner !

« On ne t’a jamais dit que c’était interdit d’aller sur le territoire des autres, imbécile ? »

Révolte s’arrêta de bouger, elle savait très bien qu’elle n’avait aucune chance de le déstabiliser. Elle le fusillait du regard, pas effrayée du tout. Pourquoi venait-il l’embêter ?! Alors que la journée avait si bien commencé, voilà qu’on avait décidé de tout gâcher. Ca n’était pas juste, elle aurait bien aimé qu’on lui fiche la paix. Et elle aurait surtout aimé qu’on lui explique ce que cet inconnu lui voulait et savoir que faisait-il ici ? Puis une idée lui vint en tête. L’apprentie noire et blanche replia ses pattes arrière sous le corps du rouquin, et les appuya contre son ventre. La chair tendre de l’apprenti ennemi était juste sous ses pattes, elle n’avait cas sortir les griffes et les planter un bon coup. Son regard s’anima de malice, et Nuage de Révolte ne faiblissait pas. Ni dans ses membres, ni dans le regard plein d’arrogance qu’elle jetait au mâle.

« Lâche-moi. »

Sa voix était un peu aiguë, et si mignonne, malgré elle. Elle commença à sortir les griffes de ses pattes arrière, et piquer un peu le ventre de l’apprenti du Tonnerre. Autour d’eux, une rafale de vent ébouriffa leur pelage. Les muscles de l’apprenti maintenaient toujours Révolte au sol, mais elle n’avait pas décidé d’en démordre. Elle avait beau être petite par la taille, elle était grande par sa détermination et son côté un peu rebelle, un peu sûre d’elle. Après tout, qu’avait-elle à craindre ? Il n’allait pas la tuer. Premièrement parce qu’il n’y avait aucune raison, elle n’avait rien fait, et deuxièmement parce que tuer une apprentie sur son propre territoire, cela pourrait fortement nuire à sa réputation. Même si cela n’était sans doute pas important du tout pour le félin roux, Révolte préférait se rassurer ainsi. Oh, et puis s’il avait envie de lui faire du mal ou de la tuer, soit. Elle n’avait pas peur. Ni de la douleur, ni de la mort.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mar 10 Nov - 20:54

♣ NUAGE MATINAL ;
***

Je continue de fixer sur elle mon regard dur et menaçant. C’est lorsque le sien prend une teinte de haine que je ne peux m’empêcher de sourire et encore plus lorsque la petite décide d’ouvrir son clapet. Là-dessus, elle n’a pas tort la gamine, concrètement je n’ai rien à faire sur son territoire. Mais si je veux devenir réellement puissant un jour, je dois connaître chaque parcelle de la forêt non ? Ca me convient à moi cette hypothèse, pas besoin de l’en convaincre elle puisque bientôt elle sera morte sous mes crocs. La femelle tente de se débattre, se trémoussant comme un misérable verre, je ne peux m’empêcher de rire, sarcastique.
«  Tu as osais me traiter d’imbécile ? Tu veux mourir apparemment, soit, que ton vœu soit exaucé. »
J’approche brusquement et dangereusement mes crocs de son cou, mes yeux brûlent tel deux morceaux de glace assurant que je suis réellement sur le point de saisir son petit corps frêle entre mes crocs. Son cou si fragile, si duveteux, si faible. Une bouchée suffirait à la tuer. Mais je sais que je n’arriverais pas au pouvoir avec de tel agissement, alors après m’être approché suffisamment, je décide de relever brusquement la tête et voit l’expression de terreur intense dans ses petits yeux, elle a vraiment cru pendant un moment que j’allais la tuer. Ce qui m’arrache un petit rire cruel. Cependant la lueur dans ses yeux ne dure qu’une fraction de seconde avant qu’elle prenne de nouveau une teinte pleine d’assurance et conviction, je sens ses petites pattes arrières qui se glissent sous mon ventre, ses griffes plongent alors dans ma peau. Ses lèvres s’esquissent en un petit sourire malicieux. Elle a du cran cette petite, j’aime bien ça. Elle s’imagine que me griffant le ventre, j’aurais mal ? Si elle savait les entraînements intensifs et douloureux que me fait vivre chaque nuit Cœur Gelé, elle saurait qu’il en faut bien plus pour m’arrêter. Mais lorsqu’elle ouvre une seconde fois la bouche, laissant sortir une petite voix fluette et aigüe, mais tout de fois très assurée. « Lâche-moi. » Dit-elle. C’est la première fois qu’une gamine de son genre ose me donner un ordre aussi distinctement ? Tout le monde sait au Clan, que je suis irréprochable et qu’il faut vraiment être haut gradé pour pouvoir me donner un ordre, sinon il aura droit à mon sens de la répartie très affûté et d’un regard bien tranchant. Toute fois, je m’exécute, étrangement, je cède dans une révérence digne de mon charme.
« Très bien princesse, autre chose ? »
Je lui dis d’un ton ironique, qui aura le chic de certainement l’agacer, je sais que les rebelles de son espèce déteste ce genre de surnom gnian-gnian. Je la laisse se relever et la regarde un long moment, sans aucune expression. Visage de marbre. Je la domine de toute ma hauteur, elle est tellement minuscule. On pourrait presque la confondre avec un chaton, j’avais la même taille à cinq lunes. C’est étrange, parce qu’elle paraît si frêle, si menue, et pourtant elle montre un caractère féroce. Je ne comprends pas, elle doit le savoir pourtant qu’elle n’avait aucune chance face à moi ? Alors pourquoi vouloir être téméraire à tout prix ? Je m’interroge.
Je recule de quelques pas afin d’être réellement sur mon territoire et de laisser un bon mètre de séparation entre nous, je n’aime pas les contacts trop rapprochés, sauf lorsqu’il s’agit de combat.
« Voilà, contente mademoiselle ? Tu vas arrêter de râler maintenant ? »

Je la toise de mon regard, guettant sa réaction avec impatience. J’aime provoquer les autres, voilà une autre de mes capacités, parce que nous savons tous que la provocation mène à la bagarre…

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mer 11 Nov - 17:14

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;



L’apprenti du tonnerre ne peut retenir un petit rire méprisant. Il est penché sur Nuage de Révolte, s’appuie sur elle de tout son poids. La petite peine un peu à respirer, mais elle ne faiblit pas pour autant et n’en montre rien. Elle le fixe aussi, et le regarde approcher les crocs de la chair tendre de son cou. Il avait l’air énervé par ce que la petite vient de lui dire, et sa voix fut glaciale.

« Tu as osé me traiter d’imbécile ? Tu veux mourir apparemment, soit, que ton vœu soit exaucé. »

Nuage de Révolte ne faiblit pas. Même si le voir s’approcher ainsi était sans doute un peu effrayant, elle s’immobilisa et attendit. Il semblait jouer, s’amuser de la voir ainsi piégée. C’était comme s’il s’amusait avec un jouet, et était si fier de vouloir paraître effrayant et menaçant. Quel était son problème au juste ? Nuage de Révolte avait du mal à comprendre. Pour tout dire, elle n’avait jamais rencontré quelqu’un comme cela, disons que personne ne s’était jetée sur elle ainsi pour menacer de la tuer. Mais étrangement, cette attaque surprise prit une tournure plutôt surprenante. Quand Révolte lui ordonna de la lâcher, l’inconnu s’exécuta, sous les yeux éberlués de la petite chatte noire et blanche. Le mâle effectue une sorte de petite révérence, Révolte sait qu’il veut paraître digne, supérieur, et elle ne se laisse pas impressionner. Si tôt que l’apprenti roux a relâché son emprise, la petite se lève brusquement et ébroue son pelage rempli de poussière. Elle le regard, à la fois stupéfaite, méfiante, et énervée. Décidément, voilà un étrange personnage ! Non seulement il l’attaque sans aucune raison, menace de la tuer, mais après il la relâche aussi vite qu’il l’a clouée au sol. Nuage de Révolte aurait pu reculer pour se tenir à une distance raisonnable, mais elle ne le fait pas. Oui, pas question de reculer devant cet inconnu qui visiblement, a juste envie de faire le malin. Il regarde l’apprentie face à lui, hautain.

« Très bien princesse, autre chose ? »

Son ton ironique agace Nuage de Révolte, qui fronce les sourcils et rage intérieurement. Elle n’est pas une princesse, elle est même tout sauf cela ! Ses griffes ressortent, elle le regarde avec colère et ses babines se retroussement doucement, dévoilant de fins crocs très pointus. Enfin tout de même, elle préfère « princesse » que « petite », même si cela est dit sur la même intonation. L’expression sur le visage du mâle change, il devient soudain plus froid, plus impassible. Plus imperceptible. Pendant quelques instants, quelques trop longs instants, un silence de glace s’installe. Seul persiste ce regard intense qu’ils s’échangent, regard mêlé de colère et de menaces. Chacun veut impressionner l’autre à sa manière. Finalement, le rouquin recule, et Révolte comprend alors qu’il quitte son territoire. Un mètre seulement les sépare, pourtant chacun est chez lui. Elle dans la forêt, lui sur le chemin qui sert de frontière entre les territoires du Vent et du Tonnerre. Il la toise du regard. C’est un chat plutôt grand, imposant, l’inverse de la petite chatte qu’est Nuage de Révolte. Elle est petite, et même si c’est une petite boule de muscles et qu’elle n’est pas frêle, sa petite taille dissimule ses autres atouts. L’apprenti du Tonnerre se tient bien droit, et finalement il déclare :

« Voilà, contente mademoiselle ? Tu vas arrêter de râler maintenant ? »

Nuage de Révolte hausse un sourcil. S’il croit qu’il va l’impressionner comme ceci, c’est raté. Elle n’a pas peur du tout, et à vrai dire elle le trouve plutôt ridicule. Nuage de Révolte s’assied, bien décidée à rester ici jusqu’à temps que ce soit lui qui parte. Il veut l’embêter ? Très bien, elle est prête. Sa queue fouette nerveusement les airs.

« Ça-y-est, t’es content ? C’est fini ? T’as fait ton petit numéro, c’est bien. Tu veux que je t’applaudisse ou ça ira ? Et évites de m’appeler princesse tu veux. »

Elle aussi laisse échapper un petit sourire narquois. Son regard pétille, il est loin d’être aussi froid que celui de son interlocuteur. Ses jolis yeux verts sont exactement le miroir de ses pensées, elle ne saurait rien cacher. Mais en cet instant, cela lui est égal. Qu’il regarde bien à quel point cela amuse l’apprentie, qu’il regarde bien qu’elle n’a pas peur, et que s’il se croit plus malin ou plus intelligent que les autres, et bien c’est raté !

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mer 11 Nov - 17:46

♣ NUAGE MATINAL ;
***

Alors que j'attends, impassible, le regard narquois, la réaction de la petite, attendant qu'elle explose ou qu'elle reparte en courant la queue entre les jambes, je plante mes griffes dans le sol, signe que je ne comptes pas bouger d'ici, trop fier pour reculer devant une minable apprentie de son genre.C'est alors que l'autre ose enfin ouvrir son bec, mais la réponse qui en sort et bien plus déroutante et piquante que je ne m'y attendais.
Non mais je rêve ? Elle vient de comparer ma magnifique prestante à un simple petit numéro ? Elle mériterait que je la tues sur le champ, pourtant cette petite m'intrigue, comment un petit être aussi futile qu'elle peut bien avoir autant de cran que ça pour me parler ainsi ? Je lui montre les crocs, furieux d'avoir était insulté de la sorte. Non mais elle ne sait dont pas qui je suis ? Pourtant je suis le plus grand, le plus fort, le plus entraînés de tout les apprentis de mon Clan, pourquoi n'a-t-elle pas un tantinet peur de moi ? Je me relève brusquement, laissant ma fourrure mi-longue rousse et blanche portée par le vent. Je fixe sur elle mes yeux bleus glacial, prenant un air encore plus froid et méprisant qu'à l'accoutumée. Tu veux jouer avec moi ? Très bien jouons donc.
A son air rebelle et déterminée, je vois bien qu'elle aussi ne compte pas bouger d'ici, ça tombe bien moi non plus. Si elle croit qu'elle peut paraître intimidante comme ça, elle se fou les doigts dans la truffe, même les souris de mon territoire son plus grosse qu'elle.
Je soupire exaspérée par son comportement. Je m'approche un peu plus jusqu'à la limite de nos deux territoires la défiant du regard, mon haleine chaude tout près de son visage. Je l'examine un peu plus, cherchant le moindre petit point faible de mon ennemie. Ses yeux vert pétillent comme deux petite billes émeraude, malicieux et audacieux j'ai envie de dire. Son corps fin mais robuste, dévoile sous sa fourrure une panoplie de muscles bien taillés pour son jeune âge. C'est surtout ces pattes arrière plus musclés qu'à la normal qui me perturbe quelque peu, signe qu'elle doit passer pas mal de temps à courir dans les landes à pourchasser le lapin. Sa fourrure duveuteuse, noire et blanche dégage une odeur douce et enivrante de lait, de fleurs et d'un petit je ne sais quoi de différent. Je renifle en secouant la tête lorsque je me rends compte que je la regarde un peu trop intensément à mon goût, elle va croire que je cède à son allure de chaton.
Elle ne doit pas comprendre que le pic qu'elle m'a lancé m'a fait réagir, alors j'esquisse un grand sourire sournois. Et d'une voix basse et presque envoutante je lui lance.
« Dommage que mon numéro ne t'ai pas plu plus que ça. Je me croyais tellement fort et intimidant, tant pis pour moi. Je tenterais de faire mieux la prochaine fois. Je marque une pause cherchant mes mots. Et cesse de froncer ainsi des sourcils, tu vas finir ridé, Princesse. »
Et j'insiste bien sur le princesse comme enfourant un peu plus le couteau dans la plaie. Bien que cette situation est très déroutante et perturbatrice pour moi, je me surprends à aimer ça. Finalement, ne pas être toujours dans la brutalité n'ai pas si mal, le jeu par la provocation, c'est bien aussi.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Jeu 12 Nov - 19:18

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;



Nuage de Révolte se tient droite, face à l’apprenti ennemi qui la regarde fixement. Un peu plus et elle trouverait qu’il la regarde trop intensément. Il n’a pas l’air très déstabilisé par ce que la jeune féline noire et blanche vient de lui dire, mais elle se méfie. Elle sait que de toute façon, s’il pense quelque chose, il n’en laissera sûrement rien paraître.

« Dommage que mon numéro ne t'ai pas plu plus que ça. Je me croyais tellement fort et intimidant, tant pis pour moi. Je tenterais de faire mieux la prochaine fois. Et cesse de froncer ainsi des sourcils, tu vas finir ridée, Princesse. »

Révolte le regarda, énervée. Elle n’aimait pas qu’on la contredise,qu’on lui réponde, qu’on l’envoie promener ou qu’on la pique. En fait, elle détestait tout ce qu’était en train de faire l’apprenti du Tonnerre. Mais ce qu’elle comprenait aussi, c’est qu’il le faisait exprès. Effectivement, il avait sans doute bien compris ce qui agaçait la jeunette, et visiblement cela l’amusait beaucoup d’en jouer. Est-ce un trait de caractère normal ou bien a-t-il décidé de l’embêter seulement elle ? Révolte ne peut s’empêcher de se demander qui est cet étrange inconnu. Qui est-il dans son clan ? Pourquoi agit-il comme cela ? Et quel est son nom ? Un instant, elle hésite à lui demander. Juste pour pouvoir mettre un nom sur ce visage, et pour se souvenir qui a un jour souhaité sa mort et froissé son si joli pelage. Le chat roux s’était à présent approché de sa jeune chatte du Vent, mais il se tenait toujours de l’autre côté de la frontière. Nuage de Révolte attendit un moment avant de lui répondre, puis elle soupira.

« Pitoyable. »

Elle continuait de le toiser du regard –bien qu’elle fasse la moitié de sa taille, oui-, et fouetta l’air de sa queue. Elle commençait à s’impatienter, et se demander ce qu’elle faisait encore ici à discuter avec cet idiot qui ne valait rien. Elle aurait mieux fait de partir fièrement tant qu’il en était encore temps ! Mais à présent, c’était trop tard. Voilà qu’elle était engagée dans un face à face qui promettait de durer bien trop longtemps pour que ce soit supportable. Cela l’agaça d’avance. Elle faillit avoir envie de calmer le jeu, mais se résigna finalement. Ça n’était pas son genre de laisser tomber ou de ne pas gagner, alors elle resterait ici, tant pis pour le temps que cela lui coûtait. Elle espéra jusque que personne ne la chercherait au camp, était donné qu’elle n’avait prévenu personne de sa petite virée matinale. A propos de matin, le soleil s’était levé doucement. Il était visible à présent, et la lumière pâle de l’astre derrière les nuages réchauffa un peu le corps de la jeune apprentie. Un instant, les nuages disparurent de devant le soleil. Une onde de chaleur atteint les deux félins, et Nuage de Révolte se sentit soudain un peu plus apaisée. C’était tellement agréable, cette sensation douce de chaleur d’automne ! Mais les nuages ne tardèrent pas à revenir, et finalement Révolte se concentra à nouveau sur l’inconnu qui se trouvait face à lui. Elle le regarda de haut en bas, et abandonna un instant son ton agressif. Elle parla calmement, abandonnant toute colère. Elle le méprisait toujours, mais répondre à l’ironie était un jeu sans fin. Alors elle choisit de sortir un peu de cela, elle en avait déjà marre.

« Pour ton information, je m’appelle Nuage de Révolte. »

Voilà qui était dit. Au moins maintenant, il connaissait le nom de celle qu’il avait cloué au sol, menacé et agressé ! Elle le regarda, curieuse. Allait-il lui aussi lui en dire un peu plus sur son identité ? Petit test. Révolte avait toujours été très changeante, alors ce changement de ton dans la conversation allait sûrement surprendre l’apprenti au pelage de feu. Du moins, c’était fort probable, on était toujours un peu surpris par cette petite à vrai dire …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Jeu 12 Nov - 20:42

♣ NUAGE MATINAL ;
***

« Pitoyable. »
Elle répond sur un ton tout aussi méprisant, c'est qu'elle ne lâche pas l'affaire cette gamine, un peu trop décidée en dirait. Tout comme moi d'ailleurs. Je la toise de haut en bas comme pour illustré son pitoyable. Je ne réponds pas, j'attends, quelque chose. Que dire après un pitoyable ? Ce petit jeu commence à me lasser, je pourrais faire demi-tour et rentrer au camp, d'ailleurs je suis censé chasser en ce moment même. Mais je ne ressens aucune envie à rentrer, je dirais même que cette petite me perturbe. J'aimerais en connaître d'avantage, surtout le pourquoi d'un comportement aussi rebelle ? Quand elle sait que son adversaire en face est deux fois plus gros qu'elle et qu'il a bien faillit lui trancher la gorge. Soudainement, le soleil s'écarte lentement des nuages projetant sur nous ses doux rayons chauds, je fixe alors l'apprentie, guettant son expression, quel étrange sensation que de la voir savourer la chaleur du soleil. Comment quelqu'un peut-il apprécier une chose pareille ? C'est si futile. Si puérile, il n'y a que les chatons pour se prélasser au soleil ou jouer dans les feuilles d'automne. Et même chaton, je ne me prêtais pas à des jeux aussi ridicules. On m'a souvent reproché de ne pas être « marrant » et d'être trop « sérieux ». Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que je suis prêt à tout pour devenir le chef le plus puissant de toute la forêt. Je veux qu'en prononçant mon nom, les chatons se cachent, que les reines frissonnent et que les guerriers m'acclament, je veux être le Roi. Voilà quelque chose d'appréciable et surement pas un rayon de soleil. Je reste donc impassible à la présence de l'astre de lumière sur ma fourrure qui flamboie.
Un long silence règne entre nous, ni l'un, ni l'autre semble vouloir dire quoi que se soit. Je ne suis pas très doué pour ce qui est de mené une discussion. Je préfère le silence. C'est dans le silence qu'on peut réfléchir et mener des stratagèmes. Je vois que l'apprentie à la fourrure noire et blanche se détent, son visage semble plus calme et son regard n'ai plus teinté de haine, même si j'y remarque tout de même une pointe de colère. Elle brise alors le silence de sa petite voix douce mais froide.
« Pour ton information, je m'appelle Nuage de Révolte. »
Je me retint alors de pouffer de rire, esquissant un sourire sarcastique, je lui réponds.
« Tiens, voilà quelque chose qui ne m'étonne pas le moins du monde. Je ne peux m'empêcher de lui répondre sur le ton de la provocation, même si cette fois, ma voix n'a plus aucune trace de mépris. Nuage Matinal, je m'appelle. »
Pourquoi ce nom ? Je ne sais pas, ma mère disait qu'à ma naissance ma fourrure avait la couleur de l'aube naissante. Quelle idiote, voir tant de poésie dans un pelage de chaton. Si j'ai des petits, jamais je ne leurs donnerais des prénoms aussi faibles. Non, ils auront des noms composés de Griffe, de Crocs, de Terreur ou encore de Sang.
Je l'observe, quelque peu intrigué par ce changement de situation, et dire que quelques minutes plus tôt j'étais sur elle, les crocs à un centimètre de sa peau et maintenant, nous étions là, l'un face à l'autre.
« Tu ne devrais pas être à l'entrainement plutôt que de virevolter parmi les feuilles mortes ? »
Je fronce d'un sourcil, levant l'autre malicieusement, et lui esquisse un sourire taquin.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Jeu 12 Nov - 22:46

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


L’apprenti roux regarda Nuage de Révolte avec un petit sourire en coin sur le visage. Sarcastique. Il avait l’air amusé, l’atmosphère s’était soudain détendue, ce qui était loin de déplaire à la jeune apprentie noire et blanche. Il y avait un temps pour tout. Mais ces petits querelles d’effrontés étaient loin d’être terminées, c’était sûr, avec deux caractères comme ces deux-là, cela promettait des étincelles. Quand Nuage de Révolte dit son nom, le mâle du clan du Tonnerre lui répondit que cela n’avait étrangement rien de surprenant. Ça n’était pas faux, Révolte portait plutôt bien son nom, et avec fierté d’ailleurs. Elle aurait juste aimé qu’il soit choisi par quelqu’un d’autre que ses parents. Entre sa mère inconnue qu’elle haïssait et son père qui ne se souciait pas de son existence, la petite aurait bien voulu naître dans une autre famille. Sans compter le fait qu’elle avait aussi perdu un frère dans l’histoire, puisque Nuage de Zéphyr et elle ne se parlaient quasiment plus. Le rouquin répondit alors, d’une voix plus calme, dénuée de colère ou de mépris. Surprenant, lui aussi. Ainsi, il s’appelait Nuage Matinal. Révolte faillit pouffer, c’était un nom bien doux pour une personne comme celle-ci ! Alors elle ne pu s’empêcher de se moquer un peu.

« Et bien en ce qui te concerne, ça m’étonne ! Tes parents étaient carrément à côté de la plaque pour te donner un nom aussi … Mignon. »

Il voulait l’appeler Princesse ? Très bien, le mot « mignon » devrait l’énerver tout autant, et faire le même effet. Elle sourit, satisfaite. Mais elle ne s’attarda pas sur sa plaisanterie. Elle était sincèrement contente d’avoir appris quelque chose de cet inconnu. Nuage Matinal. Elle se répétait ce nom dans la tête, pour ne pas l’oublier.  Et elle se demanda aussi quel genre de personne était véritablement cet apprenti du Tonnerre. Qui se cachait derrière un nom comme celui-ci ? Révolte se perdit un peu dans ses pensées, mais elle en fut bien vite tirée quand son interlocuteur prit à nouveau la parole, tout en la regardant d’un air malicieux.

« Tu ne devrais pas être à l'entrainement plutôt que de virevolter parmi les feuilles mortes ? »

Nuage de Révolte fut surprise d’un langage soudain si … Poétique. C’était plutôt joli comme image, de virevolter dans les feuilles mortes ! Surtout pour elle qui aimait la nature, et aimait la contempler dans sa simplicité, et tous les mystères et merveilles qu’elle cachait et n’offrait que de temps en temps aux attentifs. Nuage de Révolte faisait partie de ces gens-là.

« Tu feras gaffe, tu vas te rider toi aussi. »

Hé oui, le petit haussement de sourcil de Nuage Matinal n’avait pas échappé à l’apprentie ! Elle lui adressa un petit clin d’œil, malicieuse. C’était amusant.

« Mon emploi du temps t’intéresse tant que ça ? » déclara-t-elle, pleine d’assurance.

Elle voulait le faire attendre, le piquer un peu. Sans être méchante. Il faisait un pas en avant, elle en faisait un en arrière. Et ensuite, cela serait sûrement l’inverse. Puis encore l’inverse. Mais elle ne voulait pas l’énerver, c’était bien plus amusant et intéressant de discuter –si on peut appeler ça discuter- comme ceci, plutôt que clouée au sol avec une mâchoire à deux centimètres du cou.

« Pour tout te dire, je me suis réveillée tôt, et j’avais envie de sortir. De profiter un peu, tranquillement. Mais malheureusement il a fallu qu’on vienne interrompre mon plaisir et ma tranquillité. Qu’on me gâche ma sortie. Tu vois ce que je veux dire ? »

Sur ces mots, Nuage de Révolte s’assit brusquement, signe qu’elle se sentait plus à l’aise et prête à rester ici. C’est vrai que sur l’instant, elle avait pensé que cela lui gâcherait vraiment sa journée. Mais maintenant que les choses prenaient une autre tournure, elle s’en voulu presque d’avoir dit cela. Mais Nuage Matinal comprendrait sans doute, il n’avait pas l’air d’être idiot. Nuage de Révolte n’en dit pas plus, lui laissant le loisir de poursuivre la conversation, et le plaisir de choisir quel ton allait prendre leur échange cette fois-ci. Ses yeux verts pétillaient, comme souvent, elle était pleine de vie, et trouvait cette situation plutôt amusante. Discuter avec un chat ennemi ne lui était encore jamais arrivé. Bien qu’elle soit très à cheval sur les règles, elle se dit que de toute façon elle ne commettait aucune entorse au code du guerrier … Puisque chacun était sur son territoire ! Et puis échanger quelques mots, cela n’avait jamais tué personne …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Ven 13 Nov - 18:05

♣ NUAGE MATINAL ;
***

Nuage de Révolte se retient de rire en entendant mon prénom. Piqué par sa réaction, je fronce des sourcils, mais c'est sa réponse ensuite qui me met hors de moi. Comment ça mignon ? Je montre les crocs, contrarié, lui lançant un regard de mépris et de colère. Je ne suis pas mignon ! Je suis puissant, imposant et intimidant, mais jamais de la vie je serais mignon. Je la toise durement tant pour lui montrer que sa réponse ne m'a pas plu.
« Je t'interdit de me dire que je suis mignon. »


Puis, en voyant la lueur malicieuse dans ses yeux, je me calme aussitôt comprenant que c'était une façon pour elle de se venger de mon « Princesse ». Je reste néanmoins sur mes gardes, guettant sa prochaine réponse à ma question. Elle fit une remarque d'abord sur mon haussement de sourcil, puis avec un grain d'assurance me demande si je suis aussi intéressé que ça par son emploi du temps. Je lève les yeux aux ciel, faisant le malin puis plonge à nouveau mes yeux bleus sombre dans les siens. Je ne peux m'empêcher de sourire à la réponse qui suit et surtout face à sa remarque sur ma surprenante intervention venant gâcher sa journée. Gâcher le plaisir des autres, c'est quelque chose que je connais et très bien d'ailleurs, j'ai un don pour décevoir les gens, comme mon père d'ailleurs, qui continue à espérer qu'il y a de l'espoir en moi et qu'un jour je pourrais peut-être devenir un peu plus pourvue de sensibilité. Quelle blague. Il manquerait plus qu'il me demande d'avoir de la compassion et de la tolérance face aux autres. Toutes ces choses ne sont que signe de faiblesse pour moi, Cœur Gelé m'a appris que si on laisse en vie un ennemi, ce sera lui ensuite que te tuera. Donc pas de pitié face aux autres. On épargne personne. Je regarde alors l'apprentie face à moi, et un sentiment étrange m'habite. Si on me demandait là maintenant de la tuer, pourrais-je le faire ? Je reste un moment muet, réfléchissant à ma propre interrogation. Après un long moment de réflexion, oui, sans hésitation, si il le faut je la tuerais.. Mais quelque chose coince. Je chercherais la cause plus tard, pour le moment je dois me concentrer sur ma prochaine réponse.
« Si tu dis que le terme mignon ne me correspond pas, je suis quoi alors ? »
Je la fixe de mes yeux perçant, pouvant presque la mettre mal à l'aise, comme si je cherche à la sonder. Je me demande bien ce que cette petite peut bien penser de moi, même si au fond, je le sais déjà, elle doit me trouver arrogant et prétentieux comme tout les autres membres de mon Clan. Il y a comme une pointe de déception en moi de savoir que cette minette pourrait penser ça de moi. Personne ne voit donc qui je suis réellement ? Si seulement moi même je pouvais le savoir. Coeur Gelé semble le savoir. Elle est persuadé que je suis puissant, tyrannique et sans aucune pitié au fond de moi, peut-être a t-elle raison et de toute façon c'est ce que j'ai toujours cherché à être, non ?
Je me sens vraiment étrange tout à coup, comme si cette rencontre innatendue avait bousculé des questionnements chez moi.
C'est d'être confronté au regard extérieur pour la première fois de ma vie qui me fait ça. Lorsque ce soir, Cœur Gelé le saura, elle me dira que c'est bien d'avoir vécu une autre expérience, mais elle sera furieuse de savoir que j'ai laissé cette apprentie saine et sauve. Pourtant je n'allais quand même pas la tuer. La connaissant elle me dirait que j'aurais au moins dû laisser une trace de mon passage sur sa belle fourrure soyeuse et duveteuse.
Je balaye alors toute mes pensées de mon esprit, étant trop perturbé par tout se qui se passe dans ma tête. Je reprend alors une bouffée d'air, gonflant fièrement ma poitrine, je pose alors sur Nuage de Révolte mon regard taquin et lui lance avec arrogance.
« On m'a souvent dit que j'avais le hic pour gâcher la vie des autres. »

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Ven 20 Nov - 14:40

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage Matinal semble tout d’abord piqué à vif par le mot « mignon ». Bingo, exactement ce que voulait la jeune apprentie du Vent ! Piqué en plein dans sa fierté, voilà qu’elle se vengeait. Mais cette colère fut de courte durée, l’apprenti roux devina l’intention de Nuage de Révolte, et décida donc de ne pas réagir complètement comme elle le souhaitait. Frustrée mais satisfaite que sa première réaction ait été d’être prit au dépourvu, elle soupira, tandis que lui la regardait avec ses grands yeux d’un bleu aussi sombre que son âme semblait l’être. Révolte était curieuse, elle avait envie d’en apprendre plus sur cet ennemi. Jouer avec les règles, frôler les limites, c’était plein d’adrénaline. Et Révolte savait également que c’était en étudiant minutieusement son ennemi et en apprenant à le connaître, que c’était plus facile de le vaincre. Plus facile de l’abattre. Nuage Matinal semblait se perdre petit à petit dans ses pensées, mais il reprit bien vite ses esprits. Il ne perdait pas le nord le petit.
 
«Si tu dis que le terme mignon ne me correspond pas, je suis quoi alors ? »
 
Nuage de Révolte ne s’attendait pas à une telle question ! Elle laissa s’échapper un petit soupir de surprise. Voilà qu’elle aussi, il la prenait au dépourvu. Que pouvait-elle répondre à cela ? Qu’avait-elle à dire sur cet inconnu, ce chat qu’elle n’avait jamais croisé et qu’elle ne connaissait que depuis quelques minutes ? Rien, elle n’avait rien à dire. Rien à penser, elle ne le connaissait pas. Mais cela, elle ne pouvait pas lui avouer. Hors de question de le laisser poser une question sans répondre, ce serait le laisser gagner pour ce coup-ci, et elle ne voulait pas. Pas du tout. Elle hésita sur ce qu’elle devait dire, puis finalement elle se lança, plus douce qu’à son habitude. Il n’était pas nécessaire de l’embêter à chaque phrase. Savoir jouer avec les nuances, c’était important aussi !
 
« Hm … Diabolique. C’est ce que tu voulais entendre, non ? »
 
Elle lui adressa un sourire un peu plus timide. Cela lui ferait sans doute plaisir qu’on le qualifie comme cela. Sans doute était-ce ce qu’il aimait entendre, et ce qu’il voulait qu’on dise de lui. Mais quand elle dit ces mots, Nuage de Révolte se sentit un peu peinée. Etait-il vraiment ce genre de personne à vouloir semer la terreur partout ? Et pour quelles raisons ? Elle se perdit à son tour un peu dans ses pensées, Nuage Matinal aussi. Ils étaient ensemble, mais finalement chacun parti bien loin, dans les méandres de leurs souvenirs ou réflexion. Ils ne parlèrent plus pendant quelques instants. Matin regardait dans le vide, sa mine s’assombrit. A quoi pensait-il ? Nuage de Révolte aussi regardait le sol. Elle pensait à qui elle était, et elle aurait aimé le savoir. Elle aurait aimé pouvoir décrire la personne qu’elle était véritablement, au plus profond d’elle-même. Mais pour le moment, elle ne savait pas. Elle se cherchait encore beaucoup. Et même si elle était souvent têtue, casse-pied, insupportable même … Elle savait qu’en réalité, ça n’était pas la terreur ou la peur qu’elle voulait semer. Ca n’était pas non plus la haine. Ce qu’elle voulait, c’était simplement que les gens soient heureux. Elle n’était pas méchante. C’est vrai qu’elle avait son petit caractère, la jeunette, et qu’elle n’aimait pas qu’on lui tienne tête … C’est vrai qu’elle n’hésitait jamais à lancer un pique ou une critique par-ci par là. Mais souvent c’était sur le ton de la provocation, de l’ironie, ça n’était jamais, au grand jamais, fondamentalement méchant.
 
« On m'a souvent dit que j'avais le hic pour gâcher la vie des autres. »
 
Cette phrase tira Nuage de Révolte de ses pensées. D’ailleurs, elle lui adressa un regard un peu triste, avant de se ressaisir. Il avait repris son ton taquin et arrogant. Mais cette fois-ci, Révolte ne suivit pas. Elle se contenta de le fixer, impassible, avant de répondre beaucoup plus froidement.
 
« Et est-ce que c’est vraiment ça que tu aimes faire ? »

Elle termina sa phrase d’un ton plus grave. En effet, elle trouvait cela un peu déroutant, la joie avec laquelle il avait prononcé ces mots. Etait-il vraiment le monstre pour lequel il voulait se faire passer ? Nuage de Révolte s’interrogeait. Il avait l’air d’être sympathique, mais il était temps d’être fixée sur ses véritables intentions, et sa véritable facette. Elle aimait faire des rencontres, s’amuser, et elle avait trouvé quelqu’un qui lui avait offert ceci en quelques minutes. Mais elle ne voulait pas perdre son temps avec un tyran, si c’est ce qu’il était vraiment.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Dim 22 Nov - 13:10

♣ NUAGE MATINAL ;
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« Hum.. Diabolique. C’est ce que tu voulais entendre, non ? »
Je fronce des sourcils, un peu surpris par la réponse de la jeune apprentie. Moi diabolique ? Je ne m’attendais pas du tout à une réponse pareille, bien qu’elle n’ait pas tout à fait tort. Je pivote un peu la tête de côté, l’incompréhension se dessine dans mes yeux bleus gris sombre. J’aurais peut-être voulu qu’elle trouve un terme plus approprié que mignon à mon égard. Mais j’étais loin de me douter qu’elle me sortirait pareil mot. Je réfléchis un moment, me perdant de nouveau dans mes pensées, m’imaginant sur le grand rocher des Quatre Chênes, seul, dominant, puissant, les yeux bercés par le pouvoir. Toute une foule de félins grotesque à mes pattes, sentant la fourrure noire ébène de Cœur Gelé contre ma fourrure rousse flamboyante. Étrangement, lorsque je lance un regard sur tous les félins s’inclinant à mes pieds, deux yeux d’un vert profond me fixent, défiant mon pouvoir. Je m’attarde alors un moment sur ses yeux mystérieux. Je pousse un petit hoquet de surprise lorsque je reconnais le visage enfantin de Révolte. Elle est là, droite et fière, me lançant des œillades noires. Je reprends mes esprits lorsque sa voix me tire de mes rêves. Je relève alors brusquement ma tête et me retrouve en face d’une autre Nuage de Révolte, beaucoup plus sérieuse et légèrement irritée.
« Est-ce vraiment ce que tu aimes faire ? »
Sa question me prend d’abord au dépourvu, de quoi parle-t-elle ? Gâcher la vie des autres ? Je le fait inconsciemment et ma réponse avait était sur une pointe d’ironie. Puis, à la lueur qui brille dans ses yeux, je comprends qu’elle insinue autre chose. A-t-elle vue comme moi la silhouette à demi invisible de Cœur Gelé au loin ? Elle m’a pourtant certifiée que j’étais le seul à la voire ? Alors, de quoi me parle l’apprentie noire et blanche ? Un frisson parcourt mon corps quand je vois son expression assurée. Elle a l’air de me sonder, de lire dans mes pensées.  Non.
Je reprends le contrôle sur moi, adoptant à nouveau mon masque froid et dur. Si tu crois que tu vas pouvoir me faire changer d’avis sur le monde petite, tu te fourres le doigts dans la truffe. Mon père a déjà essayé avant toi, tu n’y parviendras pas. Je vois ce que tu essais de faire, tu veux me faire comprendre que ma conception du monde est mauvaise. Que je ne devrais pas vouloir devenir puissant et sans aucune pitié. Pourtant, tu ne sais pas la vérité, Cœur Gelé elle, a eu la franchise de ma la dire. Le monde dans lequel nous vivons n’est pas pour les faibles. C’est chacun pour soi, et seul les forts survivront, à la condition qu’ils s’imposent et dominent.
L’envie soudaine de lui sauter à la gorge me prend, pour qui elle se prend ? A me regarder ainsi, comme si elle savait mieux que moi ce qui est bon ou mauvais ? Je suis plus fort que toi, plus intelligent. Toi tu n’es qu’une petite souris sans cervelle. Je déverse toute ma rage à travers mes pensées. Vous êtes donc tous pareils ? A me toiser de cette façon ? Comme si j’étais bête, que je ne comprenais rien ? C’est vous qui vous tromper.
Pourtant. Lorsque mon regard se pose sur sa fourrure duveteuse noire et blanche, je rentre mes griffes. Lorsque son odeur douce et enivrante m’inonde les narines, je calme les palpitations de mon cœur. Je fronce des sourcils perturbés par mes propres émotions. C’est la première fois que je ressens de la pitié. Je me racle la gorge, néanmoins, je ne lâche pas mon expression méprisante. Si tu crois que tu es la première à me regarder comme ça, à me traiter de cette façon, tu te trompes. Vous êtes tous pareils, à me sous-estimer, mais la vérité c’est que vous ne savez rien.
«  Tu ne sais rien. »
Mes mots se sont échappés, comme des lâches. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Pourtant c’est ce que je pense. Je crache, plein de rage.
« Tais-toi. »

Je baisse les yeux au sol, je me sens impuissant, je ne sais plus ce que je dois dire, ce que je dois penser, pourquoi il a fallu que je rencontre cette apprentie ? Elle ne suscite en moi que du mauvais, elle remet en question toute les valeurs sur lesquelles je me suis basé depuis que je suis chaton. Elle me rend faible.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Dim 22 Nov - 13:48

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage de Révolte n’avait pas parlé méchamment, simplement aussi froidement que c’était sortit naturellement. Mais Nuage Matinal sembla prendre cela sur un autre ton. Son visage s’assombrit, bien loin de l’ironie ou de la provocation avec laquelle il avait déclaré qu’il avait un don particulier pour gâcher la vie des autres. Il avait l’air de réfléchir, de penser à des choses bien loin des idées de Nuage de Révolte. La petite avait du mal à comprendre ces changements d’humeurs soudains, mais après tout elle était comme cela aussi … Imprévisible. Nuage Matinal la fusillait du regard, ses yeux glacés semblaient cracher des pics, semblaient vouloir tuer la jeune apprentie noire et blanche. Sa voix fut crachante, menaçante, violente …

« Tu ne sais rien. Tais-toi. »

Révolte fut surprise et choquée de tant de méchanceté en une seule phrase. Ses yeux aussi s’assombrirent, et la colère remonta en elle. Mais qui était-il pour dire des choses comme cela ? Qui était-il pour penser qu’il avait toujours raison, et que sa manière si différente de voir les choses était forcément la bonne ? Révolte n’avait jamais essayé de lui imposer ou de lui expliquer son point de vue. Lui en revanche, semblait vouloir prouver à la jeune chatte qu’il était supérieur. Plus intelligent. Il voulait expliquer qu’il comprenait des choses que de toute évidence les autres étaient trop bêtes pour comprendre. Nuage de Révolte trouva l’apprenti du Tonnerre insupportable. Plus question de discuter, plus question d’adresser la parole à cet idiot qui croyait savoir tout sur tout. Il était ridicule, et Nuage de Révolte laissa s’échapper un rire moqueur. Cela allait sans doute le provoquer une nouvelle fois. Mais que penser d’autre ? C’était pathétique, pitoyable surtout. Révolte avait pitié de cet apprenti arrogant, et elle soupira.

« Toi, tu n’iras jamais bien loin dans la vie en étant aussi fermé et aussi sûr de toi. Tu ne connais rien non plus de ce qu’est la véritable vie, tu me fais bien rire à croire que tu vas m’impressionner comme cela. Mais tu as raison, je vais me taire, je vais partir même. Tu seras sans doute bien content. Tu vas crier victoire, penser que tu as vaincu une pauvre apprentie du Vent. Mais figures-toi que ça m’est égal, penses ce que tu veux, Monsieur Je-sais-tout. Reste enfermé dans tes idées égoïstes, mais crois-moi tu es loin d’être le roi du monde. »

Nuage de Révolte avait parlé simplement. Froidement, mais largement moins violemment que Nuage Matinal.  L’apprentie noire et blanche se leva. Ses yeux émeraude laissaient transparaître ce qu’elle pensait. Elle n’avait même pas envie de le détester, ça n’était pas ça du tout … C’était simplement qu’elle le trouvait sans intérêt. Ça n’était pas quelqu’un avec qui elle pourrait discuter ou s’amuser, alors à quoi cela servait-il qu’elle continue à lui parler ? Alors qu’il était si borné, et surtout si prétentieux. Un silence s’était installé, Nuage de Révolte était à présent debout et elle hésitait à dire vraiment ce qu’elle pensait de plus … Elle commença à faire un pas pour s’éloigner, puis elle se ravisa et se retourna vers Nuage Matinal. Après tout, autant qu’il entende ce qu’elle avait à dire.

« J’ai cru un instant que t’avoir rencontré était finalement une bonne chose. J’ai cru que tu étais un peu différent de tous les idiots que je rencontre, que tu étais un peu spécial. J’ai pensé que tu aurais un peu d’intérêt, et que nous pourrions peut-être … »

Être amis ? Nuage de Révolte se retint de le dire. Finalement elle poursuivit, la voix certaine.

« Je me suis trompée. Amuses-toi bien dans ta petite vie de minable. »

Elle le regarda, fixa ses prunelles dans celles de Nuage Matinal, tandis que la nature sembla s’arrêter un instant le temps de cet électrique regard …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Dim 22 Nov - 14:23

♣ NUAGE MATINAL ;
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« Toi, tu n’iras jamais bien loin dans la vie en étant aussi fermé et aussi sûr de toi. Tu ne connais rien non plus de ce qu’est la véritable vie, tu me fais bien rire à croire que tu vas m’impressionner comme cela. Mais tu as raison, je vais me taire, je vais partir même. Tu seras sans doute bien content. Tu vas crier victoire, penser que tu as vaincu une pauvre apprentie du Vent. Mais figures-toi que ça m’est égal, penses ce que tu veux, Monsieur Je-sais-tout. Reste enfermé dans tes idées égoïstes, mais crois-moi tu es loin d’être le roi du monde. »

Une colère immense me submerge. J’avais raison, elle pense exactement comme tous les autres. Elle croit me connaître, mais elle n’a même pas prit la peine de regarder au-delà de mon apparence. Alors que je m’apprête à partir aussi. Furieux et déçu. C’était fini, terminé. Un étrange sentiment me serre l’estomac, je me sens un peu coupable de lui avoir parlé comme ça, de m’être emporté. Non. A ce qu’elle vient de dire, elle pense exactement ce que je la soupçonnais de penser. Elle me trouve prétentieux, comme tous les autres. Je ne suis pas prétentieux, je suis réaliste. Si les guerriers pensent que c’est en prônant la paix, que les clans vivront heureux ensembles, ils se trompent. Il y a toujours eu des frontières et des guerres entre les clans et il y en aura toujours, Cœur Gelé ne cesse de me le répéter et elle ajoute avec une pointe de mystère que bientôt l’ère tranquille des clans va changer et que je dois me préparer. Je dois être le plus fort et j’aurais le pouvoir entre mes pattes. Je fulmine et me retourne à mon tour, me préparant à rejoindre mon Clan. Quand une voix, me tire de ma trajectoire, m’obligeant à me retourner.

« J’ai cru un instant que t’avoir rencontré était finalement une bonne chose. J’ai cru que tu étais un peu différent de tous les idiots que je rencontre, que tu étais un peu spécial. J’ai pensé que tu aurais un peu d’intérêt, et que nous pourrions peut-être … »

Peut-être quoi ? Je l’observe de mon regard glacé, la fixant intensément. Un sentiment de culpabilité m’envahit et je me surprends à m’en vouloir de lui avoir parlé aussi agressivement. Je me suis peut-être trompé ? Elle n’est peut-être pas comme tous les autres membres du Clan. Peut-être voit-elle autre chose chez moi que de la prétention et de la détermination. Mais quoi ? Je soupire. Non, elle m’a bien fait comprendre que je suis ce que j’ai toujours était. Tant pis, je m’assume. Tant pis si je finis seul, je sais que Cœur Gelé ne ma lâchera pas.
Malgré tout un vide s’est installé dans mon cœur. Cette apprentie est arrivée comme une fleur dans ma vie et a tout chamboulé, je ne sais plus quoi penser. Je rage intérieurement alors que des émotions étranges m’enveloppent le cœur. Et alors qu’elle me lance une dernière phrase, pleine d’assurance, ses yeux vert électrique se plonge dans les miens, sombre et animé d’un étrange éclat. Un frisson intense parcourt mon corps et alors que je réfléchis à ce que je pourrais bien dire, mes pattes se lancent en avant, percutant sa poitrine et la bloquant sur le sol, mon museau presse le sien dans un mouvement d’urgence, et mes moustaches se mêlent aux siennes. J’entends Cœur Gelé qui feule, furieuse, au loin, mais l’ignore pour le doux contact de la fourrure de l’apprentie contre le miens. Je me laisse bercer par son odeur enivrante. Mais qu’est-ce qui m’arrive ?! Écarte-toi d’elle ! Me crache la guerrière couleur ébène. Je sens la pression de son corps me projetant en arrière. Je suis plongé dans le noir complet, mes esprits reviennent peu à peu et j’ouvre brusquement les yeux. L’image en face de moi me laisse complètement ahuris. Je vois Révolte, encore sous le choc, allongé sur le dos. Je n’ai donc pas rêvé ? Ai-je vraiment sauté sur l’apprentie et… Je n’ose même pas finir ma phrase, je regarde autour de moi, la guerrière de la Forêt Sombre a disparu. Je me relève, et m’élance près de l’apprentie, l’aidant à se relever. Je n’ai plus les mots. Que dire après ça ? Mais qu’est-ce qui m’a pris bon sang ? J’avais le sentiment d’avoir était possédé. Non pas comme à l’Assemblée, où je n’avais pas conscience de ce que je faisais. Là, c’était différent, j’avais était animé par une émotion forte et je savais très bien ce que je faisais… Je recule de quelques pas. La fixant de mes yeux sombres, guettant sa réaction outrée.
«  Je ne suis pas minable. Je ne trouve rien d’autre à dire. Tu ne me connais pas encore. »

Je n’ajoute rien, laissant sous-entendre que je lui laisse l’occasion de me connaître d’avantage si elle le souhaite. Puis dans un souffle, je murmure.
« Désolé. »


Je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne sais pas ce qui se passe. J’ignore totalement ce que je ressens et ce qui m’a pris de lui faire ça. C’était comme si, j’avais eu ce besoin urgent de ressentir un contact extérieur, comme si, depuis trop longtemps j’avais était seul. Je regarde les arbres au loin, me demandant ce qui va m’arriver maintenant. Ce soir je vais passer un sale quart d’heure avec Cœur Gelé.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Dim 22 Nov - 21:41

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


C’était prévisible, Nuage Matinal bouillonnait de rage après tout ce que lui disait Nuage de Révolte. Son regard était empli d’une rage que Nuage de Révolte ignora. Lui aussi commença à s’éloigner quand l’apprentie du Vent s’apprêta à partir. Finalement, les mots de Révolte le stoppèrent net. Leurs regards s’entremêlent le temps d’un instant, doux mélange de bleu et de vert qui ne firent plus qu’un, juste quelques secondes. Un frisson parcourt la distance qui les sépare, et semble les secouer tous les deux. Nuage de Révolte respire fort, déballer autant de vérités à quelqu’un de cette manière l’a un peu essoufflée, certainement aussi parce qu’elle avait dû contenir l’énergie qu’elle aurait voulu déballer. Mais pour une fois, elle était restée plutôt calme. En revanche, les instants suivant se déroulèrent si rapidement que Nuage de Révolte n’eu le temps de rien saisir.

Tandis que la jeune apprentie repartait en direction de son camp, elle se retrouva une deuxième fois clouée au sol. Nuage Matinal s’agrippait à elle, et ils roulèrent quelques instants. La vitesse avec laquelle l’apprenti du Tonnerre avait bondit sur la jeune femelle était impressionnante. De toute évidence, il était rapide et puissant. Nuage de Révolte n’avait aucune chance. Encore une fois. En quelques instants, elle était plaquée sur le sol, le dos contre la terre, tandis que Nuage Matinal la maintenait fortement, ses pattes sur les épaules de la jeunette. Elle eu le souffle coupé par le choc, et ses épaules déjà endolories par le précédent assaut du jeune chat roux furent à nouveau mises à l’épreuves. Il avait percuté sa poitrine, et les instants suivant semblèrent comme suspendus. Le temps s’arrêta, la nature aussi sembla retenir sa respiration le temps d’un instant. Nuage Matinal, dans son élan de violence, vint poser avec une délicatesse surprenante, son museau contre celui de Nuage de Révolte. La froideur du petit nez de l’apprenti surpris l’apprentie du Vent, qui frissonna, ahurie et immobile sous le poids du mâle qui pesait sur elle. Leurs moustaches s’entremêlèrent, leur respiration aussi. Tout sembla s’être arrêté, et Nuage de Révolte était terrorisée. Impuissante, elle ne comprenait plus rien. Pourquoi était-il aussi changeant ? Aussi déstabilisant ? Ainsi posée au dessous de lui, elle ne pouvait pas bouger. Elle ne pouvait pas reculer, ni s’en aller. Son cœur battait. Elle se sentait impuissante, elle ne comprenait rien … Quel effet étrange cet inconnu avait sur elle … Puis aussi brusquement qu’il était arrivé, il se leva et s’éloigna du corps de la petite féline. Il regardait partout, impuissant. Nuage de Révolte, toujours allongée et les pattes en l’air ne bougeait plus. Trop choquée pour agir, trop incompréhensive. Dans son regard, tout avait changé, il avait l’air d’avoir peur. Comme si quelque chose ou quelqu’un était là, près de lui, pour le réprimander … Mais Révolte avait beau regarder partout, elle ne voyait personne. Sa respiration rapide laissait dégager quelques volutes de buées, et Matin s’approcha à nouveau d’elle. Il lui fit un petit signe pour lui montrer qu’il était là pour l’aider à se relever. La jeune apprentie le fixait, puis se releva, doucement. Très doucement. Elle ne savait plus quoi dire, plus quoi penser. Pourquoi ce geste ? Nuage de Révolte se sentait vidée et impuissante. Elle restait immobile, attendant que Nuage Matinal disque quelque chose. Finalement, il se mit à la fixer de ses grands yeux sombres. Et sa voix grave perça le silence gênant.

« Je ne suis pas minable. Tu ne me connais pas encore. »

Il avait raison. Tout à coup, Nuage Matinal lui apparaissait sous une autre facette, beaucoup plus surprenante. Beaucoup plus sensible. Une facette qu’elle n’aurait jamais cru exister chez cet étrange apprenti du clan du Tonnerre. Dans un murmure, il souffla maladroitement « Désolé », avant de baisser un peu les yeux. Nuage de Révolte était désemparée, vraiment. Elle griffa le sol, malaxa la terre quelques instants, puis releva les yeux vers son camarade. Il avait raison, elle ne connaissait rien de lui. L’entendre s’excuser bouleversa quelque chose en elle. Si elle savait une chose, c’est qu’il était sans aucun doute très fier. Et mettre à bas sa fierté pour s’excuser, voilà une chose qu’il ne devait certainement pas faire souvent. Elle s’avança timidement vers lui. La relation semblait avoir changé, il n’y avait à présent plus de place à l’intimidation, la provocation ou l’ironie. L’ambiance avait bien changé. La petite voix de Révolte contrasta avec celle de Matin.

« Euh … Oui c’est vrai. Pas encore … »

Cette phrase laissait de l’espoir. L’espoir qu’ils allaient continuer d’apprendre à se connaître. Révolte ouvrait une porte : elle laissait comprendre à Matin qu’elle acceptait ce qu’il lui avait indirectement proposé. L’ambiance était un peu gênante, Révolte ne savait plus vraiment quoi dire. Elle avait cette image en tête : leurs deux visages si proches l’un de l’autre … Il avait senti son parfum boisé. Cette odeur de pin, musquée, une odeur bien différente de celle des chats du Vent. Elle avait senti sa respiration contre elle. Tout cela, elle ne pouvait pas l’oublier. Et les images défilaient.  Alors elle ne pu s’empêcher de lui demander …

« Tu … Enfin … Pourquoi ? »

Elle rougit, puis recula un peu. Elle avait peur de ce qu’il allait répondre, peur de le voir partir. Pire, peur qu’il s’en aille sans plus jamais lui adresser la parole. C’était étrange à quel point tout avait subitement changé. Ils n’étaient plus vraiment pareil l’un avec l’autre. Métamorphosés, ils n’étaient plus les mêmes. A croire que chacun d’eux avait doucement délivré leur côté plus sensible, une petite partie pourtant si bien enfouie dans l’un comme dans l’autre. Quel étrange moment. Et cela allait-il continuer ? Nuage de Révolte regardait Nuage Matinal, attendant qu’il parle, qu’il lui dise au moins quelque chose …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Dim 22 Nov - 22:22

♣ NUAGE MATINAL ;
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Je fixe toujours le sol, un peu dérouté par tous les événements précédent. J’aimerais pouvoir reprendre mon statut de matou fier et froid, mais je ne peux plus, il n’y a plus aucune crédibilité à présent que j’ai osé. Pourquoi j’ai fait ça bon sang ? Je la connais à peine. Même pas du tout. Encore, si ça avait était une femelle de mon Clan, il y aurait pu avoir une explication plus... Censée. Je me racle à nouveau la gorge, m’attendant à une Nuage de Révolte furieuse, bondissant avec rage tout près de moi, la fourrure ébouriffée, le visage bouffis par la colère.  Je ferme les yeux un moment, appréciant le silence. Je n’écoute que le bruit du vent faisant froisser délicatement les feuilles, je ne sens que l’odeur douce de l’automne. Des sensations étranges m’animent et des images me reviennent en tête. Père. Je le revois, m’observant avec désespoir, dans cette forêt, cherchant à me montrer quelque chose qui ne se voit qu’avec le cœur. Je le vois aujourd’hui, je le ressens. C’est apaisant.
Non ! Je ne dois pas me laisser bercer par l’illusion, ce n’est pas comme ça que je réaliserais mon rêve de devenir chef. Non, non et non. Je veux être le meilleure guerrier, je veux être le meilleur guerrier.. Je me le répète inlassablement, fermant les yeux encore plus forts, quand soudain, une douce présence s’approche de moi. J’ouvre les yeux, Nuage de Révolte. Nos fourrures se touchent presque. Se frôlant à peine. Je guette la colère à travers son regard vert émeraude, pourtant je n’y vois que de l’incompréhension et beaucoup de … Tendresse ? Je me perds un moment dans ses yeux, ne me lassant pas de leurs tons vert, tirant tantôt sur le jaune, tantôt sur du turquoise. Quelles étranges nuances … Je secoue la tête. Arrête de te comporter comme un idiot. Elle lâche, dans un murmure à peine audible, d’une voix fluette.
« Euh.. Oui c’est vrai. Pas encore.. »

Mes oreilles se dressent au-dessus de ma tête. Il y avait eu cette intonation dans ses derniers mots, elle les avait laissés en suspens, comme pour annoncer un prochain chapitre. Pas encore. Mais bientôt oui ? Je la regarde, mystérieux. Mon regard ne porte aucune émotion, seulement de la curiosité. Je crois ressentir ce qu’elle ressent actuellement, elle doit trouver ça bizarre autant que moi, ce changement soudain de situation, moi-même je n’y comprends rien. Si on pouvait me donner une notice pour m’aider, je ne dirais pas non. Un sentiment de culpabilité me transperce le cœur, ce serait trahir mon Clan que de la revoir. Pourtant je ne peux m’empêcher de ricaner intérieurement. Le code du guerrier a était bafoué depuis bien longtemps au sein du Clan de Tonnerre, et par le chef en personne, mon père. Si, Etoile Sombre pense que je n’ai pas remarqué son petit manège à l’Assemblée, il se fourre bien les pattes dans l’œil. Je n’ai pas non plus oublié le ventre arrondis de la chère demoiselle de la Lune. Tel père… tel fils ? Non, je ne finirais pas comme mon père. Il est si faible, si guidé par ses sentiments.
« Tu.. enfin.. Pourquoi ? »

Sa voix me tire brusquement de mes pensées, je me retrouve face à une minette bercé dans l’incompréhension. Je remarque ses petites joues devenir rouge de honte. Pourquoi a-t-elle honte ? C’est moi qui dois avoir honte de ce que j’ai fait. Je la regarde impuissant. Comment te dire Révolte ? Si j’avais la réponse.. le problème aurait déjà était résolue et on ne serait pas comme ça, comme deux idiots embarrassés attendant un signal muet qui n’arrivera jamais. J’aimerais tellement qu’une patrouille arrive et me tire brusquement à cette situation, je pourrais alors de nouveau me concentrer à mon entrainement et oublier définitivement cette histoire. En serais-je capable ? Je n’arrive même pas à me défaire de son regard, je ne parviens même pas à partir sans avoir peur de voir de la tristesse dans ses deux bijoux d’émeraude. Il faut que je réponde. Brise le silence Matin. Je sais, j’opte alors pour de l’ironie, mais cette fois une ironie bien plus sympathique que la précédente.

« Parce que tes yeux de Princesse, m’ont déroutés. »

Je ricane un moment, toute lueur d’agressivité et de froideur s’est effacée de mon regard. Mon visage s’est apaisé. Je regarde l’apprentie un moment, l’observant un peu plus. Sa fourrure noire et blanche contraste avec la seule touche de couleur, ses yeux. Des yeux qui resplendissent comme deux diamants verts. Ses poils, lissent naturellement à cause du vent qui souffle continuellement sur son territoire, tombe tel une robe, pleine de délicatesse. Elle est franchement petite, ses pattes arrière sont musclés, signe qu’elle doit courir très vite, ses pattes avant sont finement taillés et solides. Sa tête de forme triangulaire est couronnés de deux oreilles aux aguets. Son visage fin et élégant aborde des traits encore enfantin, lui donnant un air d’enfant sage. Je reprends alors mon sérieux. Il faut que je lui dise la vérité, que moi-même j’ignore ce qui m’a poussé à agir ainsi.

« La vérité, c’est que je ne sais pas moi-même. »

Un rayon de soleil passe à travers les feuillages, faisant resplendir ma fourrure. Une lueur étrange anime mon regard. Je dois dire quelque chose.

« Je pensais que mademoiselle allait râler encore une fois après un pareil assaut de ma part. »


Je lui fais un clin d’œil, taquin.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Lun 23 Nov - 20:21

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage de Révolte est perdue. Elle a le cœur qui bat. Dans ses oreilles résonnent le tambour d’un cœur qui ne sait plus quoi penser. Ses prunelles émeraudes scrutent le visage si mystérieux de l’apprenti du Tonnerre. Elle lui a posé une question, La question … Pourquoi ? La jolie femelle ne peut s’empêcher d’imaginer les réponses qu’il va pouvoir lui donner. Que pense-t-il ? Est-ce qu’il fait cela pour se servir d’elle ? Est-ce qu’il veut vraiment la tuer ? Doucement, le corps de Révolte se met à trembler un peu. Jamais autrefois elle ne s’était sentie comme cela. Jamais son corps n’avait vibré pour quelqu’un, jamais son esprit n’avait été aussi troublé par un simple geste. C’est indescriptible, tout ce qui la traverse durant les quelques instants qui s’écoulent. Doucement, si doucement … Le temps s’était suspendu, puis brusquement il se relance. Relâché comme un animal sauvage qu’on a trop longtemps retenu. Pourtant, cela n’a duré que quelques instants … Que le temps est fougueux, se dit-elle alors. Puis tout change à nouveau. C’est incroyable comme le destin est farceur, et comme cet apprenti couleur de feu est si imprévisible. Ils se ressemblent tant … Sa voix se fait à nouveau ironique, la situation se retourne encore. Craquant.

« Parce que tes yeux de Princesse m’ont dérouté. »

Nuage de Révolte sourit. Elle le regarde, ses yeux sont de nouveau joyeux. C’est incroyable comme chacun passe du coq à l’âne sans que visiblement ils ne trouvent pas cela normal ! Un instant ils se menacent, un instant ils rigolent, et puis l’autre instant ils se dévoilent un peu. Pas à pas. Révolte a les yeux qui pétillent, sans savoir pourquoi. Etrangement, ce « princesse » là ne lui fait pas le même effet que les précédents. Cette fois, elle ressent presque du plaisir à l’entendre. Elle le regarde, taquine, et laisse s’échapper un petit rire. Un doux rire. Elle rit comme une enfant pure, comme si la joie dans toute sa simplicité s’était emparée d’elle. Etrange sentiment. Comme quoi quelques paroles ont beaucoup de pouvoir. Nuage Matinal n’est peut-être pas habitué à entendre un rire aussi frais, aussi vrai et sincère que celui de Nuage de Révolte. Pourtant, il lui est bien adressé. La mignonne se calme et baisse la tête, sans savoir pourquoi son esprit décidé de réagir ainsi. Elle se trouve tellement ridicule ! Il doit la trouver bien bête, bien gamine … Tant pis, le sourire ne s’efface pas. Elle sent le regard de Matin sur son pelage noir et blanc, mais cette fois-ci elle ne soutient pas les yeux de glace du grand mâle. Son petite sourire s’éteint. Révolte trouve cela dommage, il était tellement mieux quand il souriait … Puis sans qu’elle s’y attende, l’apprenti doré parle à nouveau, d’un ton tellement plus sérieux …

« La vérité, c’est que je ne sais pas moi-même. »

Le silence s’installe à nouveau. Révolte lève les yeux. Un rayon de soleil apparaît doucement, illuminant le pelage de feu de l’apprenti du Tonnerre. Il est à l’image de son clan. Il est comme l’éclair un soir d’orage, aussi vif et imprévisible. Aussi lumineux et surprenant. Et elle, comment la décrirait-il ? Révolte s’interroge, et se demande ce que cet impressionnant félin pense d’elle. Il a l’air de penser à tellement de choses … Comme si un combat intérieur avait lieu au plus profond de lui même. Révolte détaille le corps de Matin. Il est grand et fort, elle doit paraître si petite près de lui … Presque ridicule ! Un sentiment de honte l’habite, elle regrette tellement d’être née aussi petite … Pourquoi a-t-il fallu qu’on lui file un défaut pareil ? Sérieusement ? Quelque chose que tout le monde voit. Que tout le monde juge. Et dont tout le monde se moque. Elle a beau vouloir être grande de l’intérieur, elle devra toujours subir sa petite taille. Il doit tellement la prendre pour un bébé … Son sourire s’éteint et son regard se vide. Difficile d’être aussi sûre d’elle que ce qu’elle voudrait montrer. Mais elle se ravise bien vite. Pas question en plus de cela de paraître faible aux yeux de Nuage Matinal ! Non. Elle veut qu’on voie autre chose, qu’on voit qu’elle est forte et courageuse.

« Je pensais que mademoiselle allait râler encore une fois après un pareil assaut de ma part. »

Nuage Matinal cligne un œil, taquin. Le regard de Révolte pétille de malice. Elle sait très bien ce qu’elle va dire. Elle va lui renvoyer la chose, encore une fois. Ils sont forts à ce jeu là, les deux jeunots ! Comme s’ils s’échangeaient une balle brûlante, rapidement, et voulant la jeter chacun sur l’un ou l’autre. Nuage de Révolte se rapproche de Nuage Matinal, provocante.

« Tu aurais préféré que je râle ? »

Elle rigole doucement, à nouveau. Elle ne pouvait pas s’en empêcher, décidément ! Son joli sourire s’assoupit peu à peu, à mesure que le silence revient. Elle ne sait plus quoi dire … Elle est joyeuse, un peu troublée mais joyeuse. Elle retrouve la bonne humeur avec laquelle elle était partie ! Nuage de Révolte hésite à dire quelque chose d’autre, à signifier à Nuage Matinal que finalement il n’aura pas gâché sa journée, pas du tout, mais elle se retient. Ce serait sûrement trop, elle n’est sûrement pas prête à dire cela et Matin n’est certainement pas prêt à l’entendre. C’est ce qu’elle se dit, en tout cas. Elle soupire un peu, apaisée, et s’approche un peu plus de l’apprenti du Tonnerre. Cette proximité est agréable, finalement. Ni trop loin, ni trop proche … Un juste milieu un peu troublant. Juste assez. C’est comme l’adrénaline de faire quelque chose d’un peu fou. Aujourd’hui, Révolte commet sa petite folie alors. Le fréquenter, lui, ennemi, tandis que la frontière est trouble et que leur relation le devient aussi un peu. Elle qui s’était toujours dit que les règles importantes étaient faites pour être respectées … Finalement, cela l’amuse. Beaucoup. Peut-être parce qu’elle fait cela avec Nuage Matinal, et qu’il n’est pas comme les autres … Oui, peut-être qui si cela avait été un autre, rien n’aurait été pareil. Le pelage roux de l’apprenti flamboie sous le soleil, tandis que le noir et blanc de l’apprentie paraît bien terne à côté. Il a beau l’appeler Princesse, c’est plutôt lui qui à l’air d’un Roi …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Lun 23 Nov - 21:00

♣ NUAGE MATINAL ;
***
« Tu aurais préféré que je râle ? »

Elle s’approche, encore plus près, je sens son souffle chaud, caressant mes moustaches,  j’inspire son odeur, obsédé par cet effluve étrange. Une envie irrésistible de sentir à nouveau la douceur de son museau tout contre le mien me prend. Non, calme-toi Matin, une foi, mais pas deux. Je me retiens de respirer un moment. Je bouillonne intérieurement. Je tente de me calmer, toutes ces émotions qui me traversent.
Cependant, sa réponse me trouble. Qu’est-ce que j’aurais préférais sincèrement ? Peut-être que jamais cela se produise. Que jamais nos routes se croisent. Que toujours je sois l’apprenti aussi sûr de lui que j’ai toujours était jusqu’à.. Maintenant ? Pourtant, j’imagine ce qu’aurait était ma vie si jamais je ne l’avais rencontré, par ce beau jour d’automne ensoleillé. La routine. Je serais allé chasser, comme à mon habitude, puis j’aurais ramené du gibier pour les anciens. Ignorant leurs ragots. J’aurais regardé mon père avec haine, l’air de dire, tu ne comprendras jamais. Puis je serais partie me prendre une part de gibier. Mon grand oncle, Ouragan Astral serait certainement venu me voir me demander si tout va bien, je l’aurais alors répondu d’un ton sec, que oui. En voyant toute ses images qui reflète ma réalité actuelle, je me rends compte à quel point ma vie est misérable. Je relève la tête un moment, fixant l’apprentie. D’une certaine façon, tu as changé le court de ma vie, j’ai envie de lui dire. Mais je me retiens, ça paraîtrait trop étrange, elle prendrait certainement peur. Déjà qu’elle doit me trouver fou après tous ces événements. Cette petite suscite en moi des émotions intenses, j’ai l’impression d’être dans un océan, où les vagues me malmènent. Je ne crois pas au coup de foudre, j’ai la certitude profonde de ne pas être amoureux, pourtant, elle m’a foudroyé. Elle a éveillé chez moi des choses qui s’étaient éteintes depuis longtemps, ou du moins qui ne s’était jamais allumées… Je l’observe, indécis, curieux. Oh, Nuage de Révolte que caches-tu donc en toi ? M’as-tu ensorcelé ? C’est fou, fou la façon dont j’aime l’entendre rire, comme une enfant inconsciente. J’aime son inconscience, sa douceur, sa… sensibilité. Elle rigole, comme si tout autour de nous n’existez pas, comme si nous étions des amis de longue date et non pas deux chats ennemis séparés par les frontières.
Les frontières.
Mon visage s’assombrit. Nous sommes ennemis, voilà la réalité des faits. Si un jour, une guerre éclate entre nous et que je me retrouve face à elle, que vais-je faire ? Si je l’évite, tout le monde comprendra qu’il se passe quelque chose. Tout le monde saura que je suis un traître, je ne pourrais alors jamais devenir le guerrier dont j’ai toujours voulu être. Père ? Comment fais-tu, comment fais-tu pour ignorer toute ces choses ? Serais-tu prêt à renoncer à ton trône, pour ta bien-aimée ? Pour la première fois de ma vie, j’ai besoin de lui. Nuage de Révolte n’ai pas ma compagne et ne le saura jamais. Je ne la connais que depuis ce matin, foutaise que toutes ces émotions que je ressens. Idioties que de vouloir abandonner son clan, pour une femelle.
Bizarrement, je me sens un peu confus, ces phrases sont-elles issues de ce que je pense, où sont-elles l’œuvre d’une guerrière qui hante mes nuits, m’inculpant ses valeurs. Je ne sais plus. Oh Nuage de Révolte, je ne sais plus rien, je ne sais plus ce que je veux, pourquoi a-t’il fallut que tu ouvres une porte ? Ne pouvais-tu pas simplement t’en aller quand je t’ai demandé de te taire ?
Elle semble voir mon virement d’état d’âme car je décèle une onde d’inquiétude dans ses yeux. J’ai envie de la rassurer, de lui dire que tout va bien, que nous sommes toujours amis. J’ai envie de sentir sa fourrure duveteuse contre la mienne. Me trouve-t-elle séduisant ? Aime-t ’elle les couleurs de mon pelage, un méli-mélo de roux et de blanc. Ça fait un moment maintenant qu’elle a parlé, qu’attend-t-elle de moi ? Que je dise quoi ?
« J’aurais préféré ne jamais être aussi perdu que je le suis depuis que je t’ai rencontré. Ma voix se fait pressante, intense, basse et grave. Oh, Nuage de Révolte si tu savais… »


Je laisse mes mots en suspens. Si tu savais comme tu suscite en moi des émotions fortes, j’ai l’impression de chaviré chaque fois que tu poses les yeux sur moi. Chaque fois j’ose regarder ta fourrure j’ai envie de la toucher de nouveau, chaque fois que je sens ton haleine, j’ai envie, de nouveau, de toi. De presser ma truffe contre la tienne. J’ai envie de voir ton expression de petite fille outrée, révoltée et provocante.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mar 24 Nov - 1:23

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


Nuage Matinal avait l’air bien plus troublé et déstabilisé que Révolte, ce qui mettait la jeune petite un peu mal à l’aise. Il semblait perdu, prit dans ses pensées. L’apprentie noire et blanche le regardait, confuse. Que dire ? Que faire ? Il était tellement étrange, cet inconnu … Le silence s’installa un moment avant qu’il réponde à l’objection de la taquine Nuage de Révolte.

« J’aurais préféré ne jamais être aussi perdu que je le suis depuis que je t’ai rencontré. Oh, Nuage de Révolte si tu savais… »

Révolte sursaute. Que veut-t-il dire, au juste ? Ces paroles sont étranges, et lui semblent un peu précipitées … Elle recule d’un pas, pour ne plus déranger Nuage Matinal qui laissa sa phrase en suspens. Si elle savait quoi ? La jeune apprentie n’est pas sûre de vouloir entendre la suite. Cela la surprend un peu, tout est tellement étrange à vrai dire ! Dire qu’il y a quelques temps à peine elle était encore une petite chatonne, si loin de connaître la vraie vie. Aujourd’hui, encore bien innocente, une réalité de la vie vient la frapper. Qu’ils sont étranges, tous les sentiments qui peuvent traverser chaque être vivant. La voix basse de Nuage Matinal semble encore souffler dans le vent, comme s’il répétait en écho une phrase que la petite noiraude avait du mal à comprendre. Il était perdu, soit. Elle aussi à vrai dire. Mais pour quelle raison ? Nuage de Révolte ne savait plus trop quoi lui répondre. Elle regarda un instant le ciel. Immensité azur, qui peinait à s’éclaircir en ces temps d’automne. L’heure avait bien avancé. Elle se demanda si on n’allait pas se demander où elle était passée, au clan … Ses frères ne la chercheraient sûrement pas, mais Nuage de Révolte espéra que Perle d’Or ne s’inquiéterai pas trop. Il ne fallait pas qu’elle reste trop longtemps ici, voilà une autre réalité qui l’interpella. Elle n’était pas vraiment censée sortir seule, pas aussi longtemps, pas aussi loin, et pas aussi près des frontières. La petite avait les yeux rivés vers le paysage, et s’était un peu déconcentrée de sa conversation avec Nuage Matinal. Sans doute parce qu’elle en perdait le sens et la compréhension, finalement. Quand elle réalisa qu’ils étaient toujours là, immobiles, dans le silence, elle soupira, un peu triste, et surtout hésitante.

« Mais … Nous ne connaissons pas ! »

Elle n’avait pas dit cela méchamment, mais se laissa un peu embarquer par la fin de sa phrase. Mais que lui dire d’autre ? C’était la vérité après tout. Et si Nuage Matinal semblait être poussé par une étrange force qui le faisait agir tel qu’il agissait, comme étant sous la pulsion de quelque chose … Nuage de Révolte quant à elle, était plutôt lucide. Elle ne comprenait pas trop, voilà, c’était simple. Tout ce qui lui arrivait la dépassait complètement. Et surtout, elle commença à perdre un peu patience quant au fait de ne rien comprendre. Soit il fallait que Nuage Matinal s’explique plus clairement, soit ils devaient changer de sujet de conversation … Car cela la mettait terriblement mal à l’aise, et elle n’aimait pas ça du tout. Ses oreilles remuèrent, et elle se secoua. Un petit nuage de terre s’envola. La terre qui s’était incrustée dans son pelage après que Nuage Matinal l’ait plaquée deux fois au sol … Enervée contre elle-même de s’être laissée dépasser par les évènements, Nuage de Révolte préféra évoquer un autre sujet, et reprit son ton un peu agressif du début. Elle préféra fuir un peu lâchement l’autre conversation que Matin voulait aborder.

« Et il faut que tu arrêtes de me plaquer par terre ! Je ne sais pas si c’est ta passion d’attaquer les gens par surprise, mais je vais avoir des bleus partout moi, et ça me dérange pour mes entraînements. »

Elle le regarda un peu de haut, et reprit son attitude initiale, un peu sur la défensive et surtout assez provocatrice. Sans aucun doute que ces paroles allaient énerver Nuage Matinal, et l’offusquer encore une fois. Mais c’était plutôt amusant. Et puis pas question de rester dans une situation aussi embarrassante, et dans laquelle Révolte se sentait en position de faiblesse. Mais maintenant, elle était prévenue, il ne s’écoulait pas un instant sans que la petite surveille le moindre mouvement de l’apprenti, des fois qu’il soit décidé à lui bondir dessus une troisième fois. Cela aurait été étonnant, mais après tout on pouvait s’attendre à tout. Puis Nuage de Révolte réfléchit. Si Nuage Matinal avait l’air d’être quelqu’un de particulier, il n’y avait qu’une manière d’en être vraiment sûre. Il fallait apprendre à le connaître, au moins un peu …

« Tu es apprenti depuis longtemps ? »

C’était une question sérieuse. Un peu hors sujet, mais sérieuse. Elle voulait aussi savoir à travers cette question s’il était vraiment beaucoup plus âgé qu’elle, ou si cela n’était qu’une impression due à sa carrure et celle de la jeune petite en comparaison … Nuage de Révolte secoua la queue rapidement, c’était sa manière à elle d’extérioriser l’énergie qui bouillonnait toujours en elle. C’était son petit tic …

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Mar 24 Nov - 22:10

♣ NUAGE MATINAL ;
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« Mais … Nous ne connaissons pas ! »

Je grogne, agacé. Il ne s’agit pas de ça, cervelle de souris. Ce n’est pas le fait de se connaître ou pas qui a changé le court de ma vie, mais bien le fait que pour la première fois de ma vie, je tiens une réelle conversation avec une personne. Pour la première fois, j’ai eu droit à un peu de tendresse. La tendresse. La dernière fois que j’en ai reçu, c’était à mes deux lunes, lorsque j’étais encore un chaton innocent. Ma mère m’avait délicatement lécher le haut du crâne. Je ne savais pas encore ce jour-là, que ça allait être la dernière fois de ma vie que quelqu’un me touchait avec douceur, avec amour. C’est peu après ça, vers mes trois lunes, alors que je ne parvenais pas à dormir, j’ai échappé à mon nid douillet de chaton pour me rendre au centre de la clairière. Là, se tenait une silhouette, sombre, imposante, effrayante. L’animal se retourna vers moi, un sourire mystérieux sur le visage, un chat. J’avais reconnu à sa silhouette fine et svelte des félins. La moitié de son corps était baigné d’une lumière éclatante, la lune trônait fièrement dans le ciel, dominant la nuit de sa puissance céleste. Je regardais l’inconnue, intrigué, à son odeur c’était une femelle et elle n’était certainement pas du Clan. Elle m’a susurré des mots doux à l’oreille, des promesses victorieuses. Elle m’a promis, que si je la suivais, je serais le meilleur des guerriers. Voilà, j’étais embarqué sur le chemin de la Forêt Sombre, guidé par la redoutable Cœur Gelé, celle qui avait eu le cœur brisé, celle qui avait était manipulé par son compagnon, puis lâchement abandonner, celle qui l’avait tué sans aucune pitié. Celle qui avait failli devenir chef mais qui a eu un moment d’inattention et est morte bêtement. Elle insiste toujours pour je reste continuellement sur mes gardes. Ne meurt pas comme moi, me crache-t-elle. Toute erreur te sera fatale. Et je le sais, car chaque matin, je me réveille avec une blessure quelque part, ou un muscle endolori. Au début, les membres du clan étaient inquiets et me demander sans cesse comment je faisais toujours pour me blesser dans mon sommeil, puis voyant mon indifférence et mon mépris face à leurs inquiétudes, ils ont cessés. C’est peut-être pour ça que jamais personne n’a voulu effectué le partage avec moi.
Voilà Nuage de Révolte, voilà pourquoi je suis aussi confus en ce moment même. Les émotions m’emportent. Jamais personne ne m’a adressé la parole comme tu l’as fait, jamais personne n’a osé franchir le mur que je me suis construit. Je la toise, intensément, insistant, presque menaçant. Tu penses peut-être avoir réussi quelque chose en ouvrant une porte, mais tu te trompes, tu es en danger maintenant. Dès que tu as franchis le pas, tu t’es mise en danger. Je ne suis pas quelqu’un de stable, Révolte. Je ne suis pas fou, non… Ambitieux. Et personne ne pourra m’empêcher de réaliser mon rêve suprême que je convoite depuis que je suis chaton. Regarde-moi, je suis capable de changer d’humeur d’une seconde à l’autre.
Je soupire, dépassé par tout ça. Heureusement, l’apprentie change de sujet, ce qui me convient très bien, elle a repris le même ton qu’au début, c’est marrant les tournures que prend cette situation. Je suis un peu perdu par moment. Je me dresse fièrement, bombant mon poitrail.
« Et il faut que tu arrêtes de me plaquer par terre ! Je ne sais pas si c’est ta passion d’attaquer les gens par surprise, mais je vais avoir des bleus partout moi, et ça me dérange pour mes entraînements. »

Je souris, content de retrouver la situation initial. Je la regarde, d’un air moqueur et provocateur.
« Tu ne croyais quand même pas quand j’allais te laisser rentrer chez toi indemne ? Il faut bien que quelqu’un se charge d’abîmer une si jolie fourrure de chaton. »
J’insiste bien sur le mot chaton, sachant que ça va très certainement la piquer au vif. Même si tout paraît être rentré dans l’ordre, je ne peux m’empêcher d’admirer ses yeux. Ils sont si jolis. Ce vert pur, clair. D’ailleurs, je vois à leurs expression qu’ils sont très concentrés sur le moindre de mes mouvements. Elle est sur le qui-vive maintenant qu’elle sait que je peux surgir sans prévenir. Je ricane un peu. Puis la fixe de mes deux yeux sombre et brillant. Mélange de bleu et de gris.
« Tu es apprenti depuis longtemps ? »

En réalité j’ai commencé mon apprentissage bien avant les autres, en secret, lorsque Morphée m’emmenait dans ses bras, je retrouver ma guide nocturne, Cœur Gelé, même chaton déjà, elle m’apprenait les bases. Quel ne fut pas ma fierté, lorsque mon père fut surpris de voir que je connaissais déjà toute les bases. Je lui ai ragoté que j’avais appris en imitant les guerriers, bobards qu’il a tout de suite gobés. Cependant sa question doit certainement parler de façon officiel, depuis quand je suis apprenti réellement.
« Ca fait quatre lunes. Je ne vais pas tarder à devenir guerrier, je suis déjà très avancé dans mon apprentissage. »
Je ne sais pas quand est-ce que j'ai commencé à haïr mon père, peut-être depuis qu'il est chef. Peut-être est-ce de la jalousie, ce que je sais, c'est qu'un jour je serais chef et que personne ne pourra m'empêcher de le devenir. Je sais que je ne dois pas éprouver la moindre émotion envers mon père, car il est au pouvoir, et je veux son pouvoir. Car j’aurais son trône. Une sensation étrange me titille l’estomac, comme de la culpabilité, encore ? Bon sang, depuis que j’ai rencontré cette petite, tout en moi est en vrac, il va falloir reconsolider les morceaux.
Cette rivalité, c’est moi qui la veut, et seulement parce que Père et là où je voudrais être. Je crache intérieurement en repensant aux paroles de Cœur Gelé, la route sera longue petit, mais si tu t’accroches et que tu ne lâches rien, tu y parviendras, soit juste rusé et fort et tout viendra à toi. Elle avait insisté sur le « tu ne lâches rien », je ne dois me laisser distraire par rien. C’est pour ça qu’il n’y a jamais eu de place pour de l’amitié ou de l’amour dans ma vie, ces choses-là sont ce qui amène à la faiblesse. Étrangement, lorsque je pense à ce que j’ai ressentis en écoutant les feuilles craquées par le vent et la douceur de la fourrure de Nuage de Révolte, je me sens troublé. Et si ça, c’était mieux que d’avoir le pouvoir ? Si, une épaule sur laquelle se reposer et des longues balades en forêt, étaient mieux que de diriger toutes une troupe de guerrier et dominer tout un clan ? Encore une fois, je suis confus. Je décide donc de revenir à la discussion avec l’apprentie.
« Toi, je vois à ta carrure que ça ne fait pas très longtemps que tu as commencé l’apprentissage. Une idée brusque me vient en tête. Et si tu me montrais les bases qu’on a apprises, je pourrais te montrer les miennes et on verrait les différences stratégiques qu’on choisit nos deux Clans ? »


Il n’y a aucun intention de ma part de vouloir connaître ses secrets pour mieux battre son clan, maintenant que cette petite a réveiller en moi des choses étranges, je n’ai plus envie de lui faire du mal. Je me dis juste que ça pourrait être amusant de voir les différences qu’il y a au sein de deux clans voisin mais si décalé par rapport à leurs coutumes.

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Jeu 10 Déc - 22:52

Δ NUAGE DE RÉVOLTE ;


« Tu ne croyais quand même pas quand j’allais te laisser rentrer chez toi indemne ? Il faut bien que quelqu’un se charge d’abîmer une si jolie fourrure de chaton. »

Nuage de Révolte lève les yeux au ciel. Il continue. Plutôt, il recommence. Mais cette fois-ci, elle ne relève pas l’insistance avec laquelle Nuage Matinal prononce le mot « chaton ». Elle sait très bien qu’il fait exprès, et décide pour cette fois de ne pas rentrer dans le jeu de l’apprentie touchée ou blessée. Non, cette fois-ci c’est comme si elle n’avait rien entendu. L’apprenti roux se met à la fixer de ses deux grands yeux de glace. Ce regard si froid, Nuage de Révolte le trouve presque trop insistant. Trop gênant. Mais tant pis, elle se contente de détourner les yeux sans rien dire, comme si de rien n’était. Quand elle lui pose la question pour savoir depuis quand est-ce qu’il est apprenti, Nuage Matinal a l’air de se mettre à réfléchir. C’est plutôt étonnant, Nuage de Révolte pensait que tout le monde se souvenait immédiatement de ce genre de choses … Visiblement non. C’est un peu bizarre, mais plus rien ne la surprend quand il s’agit de Matin. Alors il lui répond.

« Ça fait quatre lunes. Je ne vais pas tarder à devenir guerrier, je suis déjà très avancé dans mon apprentissage. »

Quatre lunes … Il a donc dix lunes, et a déjà fait les deux tiers de son apprentissage. Il doit sans aucun doute être un très bon apprenti. Nuage de Révolte a déjà eu droit deux fois à une démonstration de force et de technique, elle n’en demande pas plus.  Elle se demande qui est son mentor, et s’il est gentil … Elle trouve cela amusant de regarder pour chacun la relation qui unit un apprenti à son mentor. Tout repose dessus, elle est tellement importante que Révolte a longtemps angoissé de tomber sur un mentor avec qui cela se passerait mal. Mais finalement, elle est ravie. Perle d’Or est une mentor idéale. Nuage de Révolte ne la connaissait pas vraiment avant de devenir son apprentie. Disons qu’étant une enfant plutôt très turbulente, elle ne s’était pas beaucoup intéressée aux guerriers ou guerrières assez discrets comme Perle d’Or. Mais finalement, elle s’apercevait qu’à force d’être trop centrée sur elle-même et sur son petit monde, beaucoup de choses lui échappaient. Et beaucoup de belles rencontres aussi. Puis la voix de l’apprenti lui fit retourner à la réalité.

« Toi, je vois à ta carrure que ça ne fait pas très longtemps que tu as commencé l’apprentissage. Et si tu me montrais les bases qu’on a apprises, je pourrais te montrer les miennes et on verrait les différences stratégiques qu’on choisit nos deux Clans ? »

Nuage de Révolte regarde Nuage Matinal, stupéfaite et un peu blessée. Oui, elle est petite, et alors ? Pas besoin de lui rappeler, elle en a bien assez conscience. Mais elle ne dit rien. Silencieuse, elle continue de fixer le regard du mâle roux, les yeux un peu vides. Pourtant, sa voix s’est pas méchante, elle est plutôt calme. Ce qui la surprend aussi, c’est la deuxième partie. Pourquoi lui suggère-t-il cela ? Que veut-il savoir ? Est-ce simplement de la curiosité, ou bien est-ce pour pouvoir mieux la tuer un prochain jour de guerre ? Nuage de Révolte est hésitante. Et elle ne le cache pas.

« Je ne suis pas certaine que ce soit vraiment autorisé. Nous sommes ennemis, et qu’est ce qu’on ferait s’il y avait une guerre entre nos deux clans ? Je … Je ne sais pas, j’hésite. Et puis moi je ne connais pas encore de vraie technique. Comme tu l’as si justement constaté, je ne suis pas apprentie depuis longtemps. Les seuls entrainements que j’ai eu ont été une visite complète du territoire et quelques débuts pour apprendre à être rapide, à chasser un peu. Rien de bien concret, rien qui ne me serve pour combattre en tout cas. Je n’ai rien à t’apprendre pour l’instant. »

Le « pour l’instant », laissait-il sous-entendre que Révolte envisageait que peut-être, il y aurait une prochaine fois où ils se verraient, et que ce jour là elle saurait quoi lui montrer ? Peut-être … Elle était un peu déçue de n’avoir rien à lui montrer, et de lui laisser aussi voire qu’elle était en position de faiblesse. Mais c’était la vie, après tout. Tout le monde était passé par ce stade, lui compris, et les meilleurs des guerriers de la forêt avaient eux aussi, un jour, été chaton puis apprentis !

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MessageSujet: Re: Δ Tant mieux si la route est longue » PV Nuage Matinal   Jeu 25 Fév - 11:10

♣ NUAGE MATINAL ;
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« Tu as raison. »

Oui, après tout nous sommes ennemis. Et puis qu'est-ce qui me retiens encore ici ? Je devrais être entrain de chasser comme on me l'a ordonné. Pourtant, quelque chose m'attire, un je-ne-sais-quoi de mystérieux, peut-être l'adrénaline que me procure cette sensation d'être en tord ? Peut-être le soulagement de connaître quelqu'un de différent, sortir de la routine habituelle. Je me rends compte qu'il a fallu que je fasse réellement une bêtise pour comprendre la misère dans laquelle je me suis vautré. La routine. Chaque soir être entraîné par Cœur Gelé, se réveiller au matin et aller soit, à l'entraînement, soit en patrouille. Rester toujours à l'écart des autres car personne ne semble intéressant, ils sont tous niais. Je déteste leurs sourires béat, leurs ronronnements assourdissement, leurs rire agaçants. La vie à plusieurs c'est pas vraiment pour moi, je serais bien mieux à la place de mon père, dans sa tanière sombre et humide, loin de tous. Je suis sûr qu'il aimerait la partager avec une certaine personne.. dommage qu'elle soit d'un autre clan. Je ricane intérieurement, et dire que j'ai toute les cartes en main pour le faire tomber, mais qu'est-ce qui me retiens de le dénoncer ?
Un piaillement aigue me tire de mes pensées et je rappelle soudain où je suis. L'apprentie en face de moi semble attendre une réponse, je réfléchis rapidement. Cherchant mes mots exacts. J'ai bien saisis son invitation sous entendu à se voir à nouveau. Est-ce que c'est vraiment sérieux tout ça ? Je suis en pleins dans la faute. J'aime ça curieusement.

« Si ça t'intéresse, je pourrais t'apprendre quelques techniques de combat que moi seul connaît dans toute la forêt, un autre jour... »
Je sens le souffle chaud de Cœur Gelé contre mon oreille et son avertissement menaçant. Je sais déjà d'avance que ce soir je vais passer un sale quart d'heure avec la femelle noire, mais je dois revoir cette apprentie, il y a quelque chose que je ne saurais expliquer qui nous unit désormais, un petit lien minuscule, quelque chose d'insolite et de mystérieux. Peut-être que c'est ça l'amitié finalement ? Je sais aussi que si Cœur Gelé est aussi furieuse c'est parce que je viens de proposer à Nuage de Révolte de lui apprendre des techniques de combat, que j'ai appris moi-même sous l'entraînement de la guerrière de la Forêt Noire.

Je lève les yeux au ciel, le soleil à déjà beaucoup cheminé depuis que je suis ici. Il est peut-être temps de dire au revoir à l'apprentie, à contre cœur, je me relève, la queue fouettant l'air, je fais une révérence gracieuse, et de mes yeux couleur de glace la fixe à nouveau. Durant quelque secondes qui semble devenir une éternité, je plonge mes yeux dans les siens. Et d'une voix grave et douce, je murmure. « A bientôt, je l'espère. » Je fais volte-face, et sans demander mon reste, m'élance à travers la forêt. Mes sens à l'affût j'hume la moindre odeur suspecte qui pourrait m'amener à un gibier potentiel. Les buissons me fouette le visage, je sens les épines de pins qui s'enfoncent dans mes coussinets. J'aime cette sensation qui me rappelle la forêt, décidemment je ne pourrais jamais vivre sur un territoire comme celui de l'apprentie noire et blanche, sentir toujours le vent dans sa fourrure, ça doit être vraiment désagréable, et puis ne plus avoir d'arbres autours de soit.. c'est comme être à nu. L'odeur douceâtre d'un mulot me titille les narines, je me cambre soudain, les oreilles aux aguets, les pattes fermement posées au sol, la queue bien droite suivant la ligne de mon dos. Je m'avance furtivement, touchant à peine le tapis de feuilles mortes, un bruissement léger mais naturel, le même bruit que fait la brise lorsqu'elle soulève doucement les feuilles. Je suis invisible. Ma fourrure rousse et blanches se fond dans le décor, rappelant les feuilles mortes et la neige de la Saison Blanche. D'un bond puissant et plein de grâce je tue ma proie et l'enterre, me voilà parti pour une fin d'après-midi chasse !

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