« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

Masque de Rosée
 
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 ❝ Why are you my clarity ? ❞

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Hurlement de la Louve
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MessageSujet: ❝ Why are you my clarity ? ❞   Sam 28 Mar - 12:44

❝ Why are you my clarity ? ❞
https://youtu.be/RMMU2dIrq10

« 'Cause you are the piece of me, I wish I didn't need.
Chasing relentlessly, still fight, and I don't know why. »


Mon souffle rapide dessine de petit nuages de buée dans l'air nocturne. Mes larmes forment de petites gouttelettes sur sol. Elle est revenue me voir. Encore et encore, mon esprit torturé la voix brûler dans un brasier que je ne peux pas combattre. Encore et encore elle me dit calmement que tout ira bien, jusqu'à ce que son corps se fasse engloutir par les flammes. Et moi, je doit la regarde mourir, comme si mes  membres étaient enchaînes. Je la perds encore et encore, dans ces rêves qui me hantent. Je commence à courir, comme si mon échappatoire était le vent qui me claquait. J'essaye de me focaliser sur les battements rapides de mon cœur, ignoré les autres ennuis qui s'entremêlent dans mon cerveau. J'ai quitté le territoire de mon clan depuis longtemps. Sortir du camp c'est bien, mais je n'avais pas prévu d'aller si loin. Mais maintenant que le flanc de la montagne se dresse devant moi, je n'ai plus envie de ralentir. J'ai envie de monter là-haut, jusqu'à toucher le ciel, effleurer  les nuages gris qui avancent lentement. Je ralentis pour respirer et chasse mes larmes en secouent la tête. Si ils étaient là, ils m'auraient dis que tout ira bien, que pleurer ne sert à rien. Comme dans mes cauchemars.

Je m'arrête totalement de courir. Je suis arrivée au pied de la montagne. Le froid me picote la fourrure, mais je n'y prête pas grande attention. Je suis enfin seule, loin de tous. En tête à tête avec moi même. Loin de l'éternelle guerre des clans. Les clans. J'ai toujours trouvé ce système imparfait. C'est vrai, ça nous divise, alors qu'au fond nous sommes pareils. Je soupire et observe attentivement la paroi du mont. Je commence en grimper lentement, en prenant appui sur des pierres solidement encrées dans la roche. Bientôt, j’atteins un sentier, je marche lentement, en glissant de rapides coup d’œil au sol par moment. Les arbres rapetissent, je m'arrête. Si je montais plus haut, je ne pourrais plus redescendre. Alors je m'assois et inspire l'air frai à pleins poumons. Mon univers et si beau d'en haut. La végétation massive est sombre, de petits points d'eau sont visibles. Tout est paisible. Je prends place près d'un rocher et m'allonge. Seule avec mes pensées, avec le visage souriant de ma mère imprimé en moi. Mais bientôt mon esprit vagabond se focalise sur les clans. Je repense à la guerre ou j'ai perdu ma mère, et mon père en quelque sorte. Ou je me suis perdue aussi. Si la paix existait, cela ne serait jamais arrivé. Mais il faut se battre pour la paix, mais cicatrice à l'épaule me rappelle cette triste vérité. Alors je ferme les yeux et pose ma queue sur ma truffe. Je laisse mes larmes re couler. Je laisse ma tristesse me gagner. Juste pour quelques seconde. Pour quelques minutes. Pour quelques heures. On ne devrait jamais s'ne vouloir de pleurer, jamais. Pleurer c'est comme se vider. Ça fait du bien et du mal. Ça rend... Vivant.

Cette fois tout est différent. Je suis enfermée dans une cage de verre. Le verre ? Je n'en avais vu qu'une seule fois, dans une maison de bipèdes quand je n'étais qu'une apprentie. De l'eau m'enveloppe. Elle est au niveau de mes pattes. De ma poitrine. J'hurle de peur. Moi qui avait peur du feu, voilà que l'eau veut me nuire aussi. Pourquoi ? Je ne sais pas. Est-ce que ça a une signification particulière ? Je crie de toutes mes forces, à m'en déchirer les cordes vocales. Mais ça ne ralentis pas ma "mort". L'eau se fraye un passage dans ma gorge, entre dans mes poumons. Je me noie. Je me débat, je secoue frénétiquement mes membres. J'agonise. Plus d'air. Plus de place. J'aperçois le visage de mes parents un instant. Ils veulent que je les rejoigne ? Je tente de rester vivante, mais les éléments m'en empêchent. Alors je relâche mes muscles et me laisse glisser sur la paroi du verre, qui sera le dernier contacte que j'aurai eu.

Je me réveille en gémissant et le visage baigné de larmes. Encore un nouveau cauchemar. De ma propre mort. Je respire bruyamment, comme pour m'assurer que j'ai assez d'air autour de moi. Je lève la tête et regarde le ciel. Il est sombre. Tout est sombre. Et j'ai la tête qui tourne. Et l'impression que mon cœur veut s'échapper de ma poitrine. Et mes pensées m'étouffent.

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Dernière édition par Coureur de Labyrinthes le Sam 28 Mar - 17:24, édité 3 fois
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Rivière d'Ombres
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MessageSujet: Re: ❝ Why are you my clarity ? ❞   Sam 28 Mar - 13:28






Why are you my clarity?
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"Everyone knows where they belong except of me." Tris Divergent
 
   Savez-vous ce que cela fait de se sentir... différent, mais sans réellement savoir en quoi ? Savez-vous ce que cela fait d'avoir ce sentiment qui fait qu'on a l'impression que notre place n'est nulle part ?
   Mais si la vie m'a bien appris quelque chose, c'est qu'on a forcément une place, quel que soit l'endroit où elle se trouve... Il suffit de savoir s'imposer. La trouver. Ce que je ne sais pas.
   Depuis bien longtemps, j'ai l'horrible oppression de ceux qui m'étaient chers autrefois, mais qui se sont retournés comme moi. Leur regard pesant, me jugeant à chaque instant, me pousse à croire que je n'ai aucun autre choix que de leur plaire, de tout faire pour être à la hauteur de leurs espérances. Mais pourquoi, quoi que je fasse, il y aura toujours un moyen de me rabaisser, de détruire ce que j'ai tant passé de temps à construire ?
   Je m'appelle Châtiment du Tonnerre, et la Nature elle-même ne m'aime pas ; le tonnerre m'a puni pour ce que j'étais, et je ne suis désormais plus qu'un jouet du destin, comme une souris malmenée dans les pattes agiles d'un chat.
 
*


« Il rêve couché sur un parquet dans les bras de sa mère
Dessinée à la craie, tous les soirs en secret
Ce dessin il le fait trait pour trait à partir d'un portrait.
Perdu au fond de sa classe, il s'emmêle
Il se débat avec le coriace pluriel
Puis il explique à sa maîtresse pourquoi "parent" ne prend pas d'S
Des câlins il en voudrait tellement, ne serait-ce qu'un par an* »


   Heureusement, personne ne me suit. Je n'ai pas réellement envie de justifier aux membres de mon Clan mon absence un peu inespérée. Mais tous ces bois qui s'étendent à perte de vue restent tout de même mon territoire et je peux m'y rendre comme bon m'y semble, non ?
   Les mots me manquent pour expliquer tout ce que je ressens à chaque fois que je mets une patte sur le sol soyeux de terre molle de la forêt. À chaque fois, de nombreux souvenirs refont surface. Les souvenirs ne caractérisent pas uniquement notre passé ; ils font partie intégrante de notre futur. Et si je le veux, je peux les changer. Mon futur est entre mes pattes, même si parfois il m'échappe et je ne sais plus le contrôler, ni où il veut m'emmener.
   Souvent, les membres de mon Clan, lorsqu'ils pensent que je suis de bonne humeur, me demandent ce qu'il m'est passé par la tête lorsque j'ai voulu me suicider sur le Chemin du Tonnerre. Cela me donne bien envie de rire ; ce n'est pas parce que je souris que je suis heureux. Loin de là. Qu'est-ce que le bonheur ? Je n'en sais rien, je ne crois pas l'avoir connu, ou même effleuré un jour. Et pour répondre à leur question, je me contente de grogner et d'esquisser un mouvement nerveux de tête qui signifie clairement que je n'ai ni l'envie ni le temps de leur raconter ma vie. Et même si je le faisais, ils ne croiraient jamais ce à quoi je pense parfois, et à quel point le Châtiment du Tonnerre que je suis est différent du Châtiment du Tonnerre que je montre à la lumière du jour.
   Les rayons de lune effleurent mon pelage roux, alors que j'entends au loin le bruit grondant du chemin du Tonnerre et des montres qui le traversent à toute vitesse. Ayant été percuté par l'un d'eux dans ma tendre jeunesse, je peux vous dire qu'ils ne sont pas ce que nous croyons. En réalité, ils ne sont pas humains. Ou du moins, je ne pense pas qu'ils le soient. On aurait quasiment dit qu'il était désolé de m'avoir percuté. Il s'est immédiatement arrêté et n'a pas bougé, ou j'aurais senti ses crocs dans ma nuque, et il m'aurait achevé.
   Mais je n'avais pas voulu qu'il m'épargne. Est-ce si difficile de me tuer ?
   Je devrais prendre ça pour un compliment.
   Je fais les derniers pas qui me séparent de la surface noire ; son souvenir sous mes pattes est très frais, peut-être un peu trop. Je me souviens de leur surface rugueuse, tout comme des yeux jaunes brillants des monstres dans la pénombre, de l'expression d'horreur du Bipède qu'il contenait au moment où son monstre m'a touché. Et puis, c'est le vide. Mon souvenir suivant est celui d'un réveil douloureux dans la tanière d'Hurlement de la Louve. C'est une guérisseuse un peu folle, peut-être est-ce pour cela que je l'apprécie. Elle a été comme la mère que je n'ai jamais eue.
   Mon estomac se tord en repensant à ma mère. Non, je ne dois pas penser à elle. Cela peut paraître cruel mais je sais que je faiblis si je me remémore son absence, et je ne veux pas faiblir. Je veux continuer d'être le chat fort d'esprit qu'ils connaissent tous.
   Décidé, je traverse en sprintant le chemin noir, non sans déglutir plusieurs fois en me rappelant tout ce qu'il s'est passé ici il y a si peu de temps.
   Me voici de l'autre côté du Chemin du Tonnerre, en un seul morceau ; cependant, ma patte paralysée me fait atrocement souffrir. Je peste contre mon infirmité. Cela m'apprendra à courir comme un dératé sans réfléchir avant aux conséquences.
   Mais après tout, je n'ai pas obtenu cette patte folle par ma faute, mais par celle du Clan des Étoiles. Cette pensée me rassure. J'en ai assez des responsabilités.
   Mes pas me guident, sans que je ne sache trop pourquoi, vers les Hautes Pierres, endroit mystique où je ne suis jamais allé. Oh, bien sûr, je les ai observées durant mon apprentissage, mais ma patte mais aussi et surtout mon traumatisme avec cet endroit de la forêt m'ont empêché de pénétrer dans la grotte où, paraît-on, il est possible d'entrer en communication avec le Clan des Étoiles.
   Si je pouvais leur parler, je leur dirais bien des choses, à ces pseudos-dieux.
   Un bruit attire mon attention. Des sanglots. Ils viennent de ma gauche. Dois-je m'en approcher ? Cela peut être dangereux, et j'ai appris à être vigilant.
   Mais la curiosité est trop forte, car je suis obligé de la contenir lorsque je suis le guerrier modèle et prudent. Ma démarche claudicante se fait entendre ; l'animal qui est là doit avoir repéré ma présence. C'est évident.
   À moins qu'il ne soit sourd. Je n'ai jamais rencontré d'animal sourd. Je ne sais pas si ça existe, d'ailleurs.
   En réalité, je ne sais pas beaucoup.
   J'aperçois un chat d'à peu près mon âge, au court pelage roux foncé, presque brun, et aux yeux fermés. C'est une chatte du Clan de l'Ombre, par son odeur, et elle a l'air endormie. Cependant, elle remue ; elle a l'air plutôt en proie à une violente douleur morale. Lorsqu'elle ouvre ses yeux bleus, je lis une peine infinie en eux.
   Depuis quand les guerrières du Clan de l'Ombre se rendent aux Hautes Pierres la nuit pour pleurer ? Je les croyais plus fiers que cela.
   Je devais m'être trompé ; je n'aime pas me tromper.
   Je m'approche sans bruit d'elle. Je ne veux pas lui faire peur, mais bénéficier de l'avantage de la surprise est toujours un plus. Je ne veux pas non plus la déranger, mais je suis bien obligé de me manifester. Cela me met relativement mal à l'aise. Je ne suis pas un beau parolier lorsqu'il faut parler de choses profondes, comme les sentiments. Je préfère exposer un plan d'attaque ou de défense, pas réconforter quelqu'un.
   Encore moins me battre.

   ▬ Une minette du Clan de l'Ombre ici à cette heure-ci ? Ce n'est pas commun. Je ne te demanderai pas ce que tu fous là, ni pourquoi tu pleures, parce que je n'obtiendrai pas une réponse mais bien un coup de griffes sur le museau. Je te demanderai juste de te relever. Je veux savoir à qui je parle.


   Ce ne doit pas être trop difficile pour elle.
   À moins qu'elle soit totalement stupide.
   Je ne sais toujours pas si elle est sourde.
   




©Etyncelle2014



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*Le portrait ▬ Calogero
Seule chanson au monde qui m'a fait pleurer.

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MessageSujet: Re: ❝ Why are you my clarity ? ❞   Sam 28 Mar - 16:51

❝ Why are you my clarity ? ❞
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« Hold still right before we crash, 'cause we both know how this ends. »


« Une minette du Clan de l'Ombre ici à cette heure-ci ? Ce n'est pas commun. Je ne te demanderai pas ce que tu fous là, ni pourquoi tu pleures, parce que je n'obtiendrai pas une réponse mais bien un coup de griffes sur le museau. Je te demanderai juste de te relever. Je veux savoir à qui je parle. »

Je ravale un nouveau sanglot et essaie de me calmer. Je respire plus lentement, en ouvrant grand la bouche. C'est un chat du Clan du Tonnerre, un mâle. Je me relève lentement, des courbatures dans les membres. Mes larmes ont commencé à séché. Je fais un effort sur moi pour empêcher mes pattes et ma voix de trembler. L'air frai caresse ma fourrure, le ciel ne s'est pas dégagé. J'ai encore l'impression d'avoir de l'eau dans la gorge, comme si je m'étais vraiment noyée. Il parait que quand on se noie, on est obligé d'ouvrir la bouche. C'est un réflexe du corps, parfois il vaut mieux mourir que souffrir. Je ne pense pas. Enfin, je ne sais pas si on me torturerai je résisterai. Surement, j'aimerai être forte. Parfois je me dis que je suis forte. Parfois non. C'est comme ça, je suis forte et faible à la fois, je suis moi. Ce qui m'ennuyait, c'est qu'il me dérangeait. Surtout après un cauchemar j'aimerai pouvoir me calmer lentement et tranquillement. Je soupire et lance:

« Et bien maintenant tu sais. »

Je n'ai pas envie de parler à quelqu'un. Je me fiche qu'il soit d'un autre clan, je n'aime pas ce système. Mais pourtant je comprends, je comprends que nos ancêtres nous ont divisés. Je ne saurais expliqué pourquoi. Je m'assois et passe un coup de langue sur ma poitrine. Je regarde le chat en face de moi. Il a le pelage roux, il doit avoir le même âge que moi. Est-ce que je devrais lui demander son nom ? Ce qu'il vient faire ici ? Il ne me semblais pas l'avoir déjà croisé. Le silence s'installe, mal à l'aise, j'ouvre la bouche et me présente. La moindre des choses.

« Je m'appelle Audace des Insurgés. »

Je laisse le vent porter mon nom. L'écho de ma voix résonne dans l'espace autour de nous. Je porte mon regard à la forêt. J'aime l'altitude, cette sensation d'être élevée, d'avoir le vent glissant contre ma fourrure, cette asphyxie rapide que provoque une trop grande bourrasque d'air. Cette sensation de liberté inégalable. Est-ce que ce chat est venu ici pour ça ? Pense-t-il comme moi ? Je continue de le regarder, tout en pensant que j'aimerai grimper plus haut dans la montagne. Je jette un nouveau coup d’œil à la forêt, je l'imagine un instant engloutie dans un brasier ardent. Des flammes sanglantes qui tueraient et brûleraient. Il ne resterai que des cendres de mon chez-moi. Il y aurait des morts, pleins. Je n'ai jamais affronté d'incendies, enfin que dans mes rêves. Ensuite, je l'imagine engloutie dans un énorme torrent d'eau, je pourrai imaginé des guerriers pousser des plaintes et se débattre, impuissants. Sauf qu'au moins, ils auraient des prises auxquelles s'accrocher. Moi, j'étais coincée dans une cage de verres, j'avais beau crier, personne ne m'entendait. Puis je me re-rappelle les visages tristes de mes parents, comme s'ils m'appelaient vers eux, dans un potentiel Au-delà. Les cauchemars c'est comme ça, quand on se réveille, on ne peut pas s'empêcher de ne plus y penser. Demain je pourrais, dans quelques heures ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir, pour l'instant ça avait l'air réel dans mon esprit. Je soupire de nouveau, et prends une bouffée d'air. Je m'étais coupée dans mon sommeil, et mes coussinets laissaient de petites traces rouges dans la roche brune. Je me sentais triste et abattue, avec un petit vide dans ma poitrine. J'ai envide de dormir tranquillement, sans cauchemars. Je n'ose même pas imaginer la tête que je devais avoir: la fourrure en bataille, le regard nostalgique, les coussinets écorchés. J'aimerais avoir quelque chose d'autre à dire. Mais rien ne me vient à l'esprit. Et puis je me suis présentée, alors à lui de le faire à son tour.

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MessageSujet: Re: ❝ Why are you my clarity ? ❞   Lun 13 Avr - 19:50






Why are you my clarity?
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"They told me I was only burden bound." Circles ▬ KDrew
 
   La gorge de la jeune chatte tressaute étrangement. Une fois. Je suppose qu'elle ravale ses pleurs. Pourquoi ? Parce qu'elle ne veut pas pleurer devant moi ? Par honte ? De toute façon, je sais qu'elle souffre. Je l'ai vu.
   Je l'ai senti.
   Elle se redresse, le dos bien droit, l'échine fièrement prostrée en avant. Elle ne montre pas ses fardeaux. C'est une attitude de quelqu'un qui souffre énormément. Je ne sais pas comment elle est dans son quotidien, mais je sais que si elle se montre souriante et ouverte aux autres, cela confirmera mes doutes. Elle est faible. Mais elle veut qu'ils la croient forte.
   Or moi, je vois au-delà.
   
   « Et bien maintenant tu sais. »

   Elle a déjà eu la décence de me répondre et de se monter, je ne vais pas non plus lui exiger la politesse. Elle a dit ça d'un ton froid, sec, qui trahit la colère et l'agacement, tout comme ses battement nerveux de queue. C'est quasiment imperceptible, mais sa poitrine tressaille au rythme de ses battements cardiaques. Elle n'est pas à l'aise, ce qui est plutôt logique. Elle n'a aucune raison de se trouver ici.

   Cela dit, moi non plus.
   Je suis observateur ; je devine son trouble à travers ce que ses prunelles bleues, grandes ouvertes vers moi, daignent bien me montrer. En fait, je lis en elle comme dans un livre ouvert. Comme c'est drôle, le pouvoir. Mais de toute façon, je n'en veux pas, de ce pouvoir.
   Pourquoi ne puis-je pas être normal ?
   « Si la normalité existe », je ricane intérieurement.
   Nous vivons dans un monde où la nature a disparu, et nous sommes tous des jouets du destin, façonnés à notre guise par celui-ci, même si nous ne voulons pas l'admettre, pour nous rassurer sans doute. La différence a toujours été condamnée et le sera toujours, par toutes les sociétés qui existent, qui ont existé et qui existeront un jour.
   Que faire lorsqu'on est divergent ? Que faire lorsqu'on ne veut pas se plier, lorsqu'on est différent ?
   Que faire lorsqu'on les défie, ceux qui nous régissent, lorsqu'on veut l'insurrection ?
   
   « Je m'appelle Audace des Insurgés. »

   Je n'en attendais pas plus d'elle. À dire vrai, je ne pensais même pas qu'elle se présenterait. Ce qui est plutôt agréable. C'est toujours mieux de savoir à qui l'on parle, quelles sont ses valeurs et ses opinions, non ?
   Car un nom n'est jamais donné au hasard. Il reflète un événement du passé - ô grand Étoile Sombre, merci de m'avoir attribué ce nom, révélateur de mon accident et de ma lâcheté, telle une marque indélébile sur ma peau -, un trait physique ou un trait de caractère. Alors la minette devant moi doit être une rebelle. Quelqu'un qui se prétend au-dessus des lois, au-dessus des règles.
   Ce genre de chats me fascine et m'effraie à la fois. Pour prouver qu'on est plus qu'un « esclave » de la suprématie qu'on défie, on peut être prêt à tout. Même à commettre l'irréparable. Et là, on n'a plus que ses remords et sa culpabilité pour nous accompagner partout où l'on va.
   Je m'assois en face d'elle. Cette guerrière m'intrigue, autant par sa présence ici que par son nom. Non, je ne veux pas rentrer au camp ; pas si tôt. Je veux en apprendre plus sur elle.
   La curiosité est un vilain défaut, dit-on ? Pourquoi pas...


   ▬ Pour être franc, je me demande bien pourquoi est-ce qu'on t'a appelée ainsi. Tu es une... rebelle ? Contre quoi te cabres-tu ? Contre le code du guerrier ? Le Clan des Étoiles ?


    Je m'arrête, une boule au fond de la gorge. Il existe un dernier cas. La rébellion, la plupart du temps, est bonne. Elle permet de s'affirmer, de s'élever, d'être autonome, de s'auto-valoriser. Mais il y a une révolte qui est triste ; c'est lorsque l'ennemi n'est pas tant à l'extérieur, mais à l'intérieur.



   ▬ ... Contre toi-même ?


   Et celle-là est de bien loin la pire.
   Elle noie, elle brise. 
   Elle tue.




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MessageSujet: Re: ❝ Why are you my clarity ? ❞   Mar 14 Avr - 19:26

❝ Why are you my clarity ? ❞
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« High dive into frozen waves where the past comes back to life... »

« Pour être franc, je me demande bien pourquoi est-ce qu'on t'a appelée ainsi. Tu es une... rebelle ? Contre quoi te cabres-tu ? Contre le code du guerrier ? Le Clan des Étoiles ? »

Il marque une pause.

« ... Contre toi-même ? »

Je laisse le silence s'installer. Je laisse laisse ses mots se glisser dans mon esprit, jusqu'à ce que mon cerveau analyse chaque détail de sa voix. Il me demandait là de livrer mes pensées le plus cher, que je gardais en moi depuis tellement longtemps. D'effacer mon masque indifférence et de guerrière exemplaire. De brisé toutes les valeurs auxquelles mon clan s'accroche. Il me demande de me montrer telle que je suis. Comme si mon nom était la clef vers mon âme. J'ouvre la bouche pour inspirer un peu d'air frai. Comment me comprendrait-il ? Sa dernière phrase me laissait penser qu'il souffrait lui aussi. Je ne dis toujours rien. Je refuse de me livrer, je ne veux pas qu'il entre dans mon intimité, dans mes pensées. Je baisse les yeux et balaye les rocs. Et même. Je suis simplement une chatte, qui renie les valeurs de son clans, mais qui manque de confiance en soi pour partir. Peut-être qu'il a raison, suis-je en guerre avec moi même ? Bien sur. Quand ma mère est morte, j'ai essayer de la sauver, et tout ce que j'ai pu faire c'est arriver trop tard et pleurer son cadavre. Perde un être cher, ça fait mal. Mais ce n'est pas une douleur qui vous fait serrer les dents de douleur et gémir, c'est pire. C'est cette impression que vous allez rester seul, que vous n'avez plus en qui compter, tout perds son sens, vous en venez à vous demander quel est le sens de votre existence, et le pire, vous voyez la pitié dans les yeux de vos camarades de clan. Cette pitié superficielle. Ils auraient pu faire quelque chose. Personne ne comprend, personne ne comprendra jamais. Et moi j'ai l'impression d'avoir été brisée en deux. Les chats se battent, se détestent, pourquoi ? Tout est superficiel. Cette quête constante des chefs et lieutenants pour le pouvoir, tout cela n'a pas ce sens. Tout être humain a besoin d'un mode de vie, d'un point d'appui, de règles à suivre pour faire les bons choix. Mais je pense que nos choix pourraient être meilleurs en formant les clans autrement. Si nous étions tous unis, ensemble face au malheur, en affrontant ensemble les dangers de ce monde qui est le notre, sous aurions plus de chance de survivre, non ? Et puis, j'ai vu des chats blessés et infirmes, repoussé par le clan, avec seulement un ou deux individus qui les acceptent. Notre société devrait accepté la différence. Mais nous ne le faisons pas. Superficielles. Nos règles le sont et le seront toujours. Et puis je finis à me demander si ce n'est pas moi qui ai tort, si mes résonnements ne sont pas inutiles. Alors je finis par lâcher le poids que je portais sur mes épaules, comme si des mots pourraient résumer la tempête intérieur qui rageait en moi.

« Et bien je me révolte contre les valeurs des clans. Contre les règles superficielles qu'ils affichent... Contre moi même aussi, contre mon impuissance et ma lâcheté. Je suis faible et lâche. »

Je dis d'une voix que je voulais forte.

« Je suis brisée. Et j'aimerai parler, parler à quelqu'un qui puisse comprendre. Je voudrais que tout change. »

Le sur flux d'émotions me submerge, la colère me fait perde le contrôle, comme les valeurs des clans façonnent des personnalités. Je me laisse gagné, par une colère passagère, l'envie de parler et les pensées qui s'entremêlent dans ma tête me donnent envie de tout dire. Mais au lieu de ça je m'assois et je fixe le chat du Tonnerre. J'espère qu'il me comprend. Mais je ne suis qu'un chat, et je saigne quand je tombe, et je me brise. Et mes pensées sont fondées sur ce que je ressent. Je me rappelle de cette phrase: Les vrais héros sont ceux qui observent. Et j'aimerai que quelque se rende compte, qu'il soit assez fort pour changer quelque chose. Mais en vrai, faut-il vraiment changer quoi que ce soit ? C'est peut-être seulement moi qui suis en tort, et qui ne comprends pas. Je suis comme un bateau en mer, je tangue entre les vagues violents qui veulent que je m'écrase contre le rivage. Je me rappelle un jour, dans mon désespoir j'avais perdu ma raison, je me cognais contre des parois en gémissant, j'étais comme prisonnière des griffes d'un monstre qui jouait avec moi. Et je ne pouvais rien faire, comme si quelque chose de plus fort que ma volonté m'empêchait d'agir. Comme si la douleur physique serait mieux qu'une douleur mentale. Mais au fond, c'est vrai. On guérit d'une plaire -je songe à ma cicatrice- mais on ne guérit pas d'un trouble émotionnel, ce genre de douleur ne s'apaise jamais. Et je ne suis qu'un chat. Et je saigne quand je tombe, et je me brise. Je me rappelle, j'étais rentré la nuit après ma crise de nerfs les membres ensanglantés et tremblants, le regard vide. Et je me rappelais le monstre qui m'habitait et détruisait mon corps, comme si ma souffrance apaisait sa colère.

Mes yeux se portent de nouveau sur le visage de l'inconnu en face de moi. Je voudrais pouvoir lui faire confiance. Il est d'un autre clan, mais nous aurions pu être pareils, au fond. Et malgré ce que le destin fait de nous, malgré notre souffrance personnelle, il y a des heures dans notre vie ou nous pouvons nous confier, ou tout ce poids s'envole en l'espace d'un battement de cœur. Et parfois, ces heures comptent plus que tout une vie.*


*Phrase extraire de ma fiction: http://lgdc-warriors.forums-actifs.com/t8161-une-imperiale-affliction
Quand à la fameuse crise de nerfs de Divergente, ça part un peu d'une histoire personnelle qui m'est arrivée récemment, je te raconte sur Skype. .w.

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