« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Lost Stars.

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Jeu Macabre
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MessageSujet: Lost Stars.   Sam 20 Sep - 1:33

Lost Stars .
feat. Nuage de l’Ours & Étoile de Mystère & Orage Noir & Jeu Macabre
«Ma vengeance est perdue s’il ignore en mourant que c'est moi qui le tue.» Racine.

 

Where were you when I was at my worst down on my knees ?
Enfin je l'ai vu, j'attendais depuis si longtemps, sans savoir comment m'y prendre, quand redescendre. Je ne peux plus m'en passer, de la gravité qui tente de reprendre ses droits, des odeurs qui me parviennent de nouveau alors qu'enfermé dans un monde de noirceur j'avais l'impression de ne plus rien ressentir. Aveugle sourd et impotent, flottant dans une atmosphère malsaine, mère de ma haine grandissante, la nourrissant de son lait noir, l'étreignant de ses bras décharnés. Et je sentais presque ses lèvres sanglantes sur mon front, sur mon cœur qui ne battait plus que pour elle. La vengeance. Je ne veux plus me passer du vent dans mon pelage, du souffle qui me fait fermer les yeux, du bruissement des feuilles et je ne peux plus me passer de cette musique qu'est la vie. Je dois simplement la reprendre, quitte à y laisser ce pouvoir qui m'a été accordé. La lui reprendre. La lui arracher et lui souffler les mensonges dont il m'avait bercé. Mais comment ? Comment toucher l'inaccessible ? Je pouvais descendre, laisser les étoiles, sentir la terre mais pas planter mes griffes dans sa gorge. Alors quoi ? Tout lui prendre, tout briser, brûler sa fierté, son honneur, ses croyances idiotes. Et lui montrer, lui montrer que les astres se moquent bien de son sort. Pries, personne ne t'entendra, personne ne se penchera sur tes pauvres larmes.

Oh sang de mon sang...

Il avait ouvert les yeux bien avant l'aube, bien avant que le soleil ne se montre, qu'il n'enflamme les arbres de lueurs rousses, qu'il ne révèle la forêt mourante, prête à être livrée aux griffes de l'hiver, délaissant déjà son manteau autrefois si vert. Cela le désolait, il n'aimait pas l'automne, selon lui saison de la mort, plus encore que l'hiver, la neige ne faisait que recouvrir les cadavres d'un linceul étincelant, tout s'éteignait avec le fauve de l'automne. Ferait-il beau aujourd'hui ? Comment savoir, il n'y avait bien que les guérisseurs pour avoir le temps d'observer les nuages, d'écouter les vents. Lui n'avait qu'un nom en tête, que des prunelles d’ambre qui le fixaient dans ses rêves. Un vol de corbeaux s'élevant au dessus des pins, encore sombres, le surprit plus que de raison et il sentit son coeur s'affoler. Était-il donc devenu faible ? Si les morts le faisaient trembler, s'ils interdisaient à ses pattes de frapper leur ennemi, à quoi servait d'être encore ici ? De mettre son clan en danger? Il n'en avait parlé à personne, conscient qu'il s'agissait certainement d'une folie, peu enclin à embarquer qui que se soit dans cette histoire sordide et surtout, pas préparé à avouer ses propres crimes. Il lissa son pelage avec un soin tout particulier,  comme s'il savait qu'une chose importante se préparait sans vouloir en connaître la teneur.  Et dans le silence de la tanière on entendait à peine son souffle rauque, on voyait à peine son corps onduleux s'agiter doucement, se rendre aussi beau que possible une dernière fois. Comme le guerrier qui se pare de son armure, qui peint des volutes pourpres sur ses joues blafardes,  sous ses yeux violacés par la nuit trop courte et les dernières hésitations. Une fois qu'il se considéra prêt il sortit, évitant de réveiller ses compagnons qui profitaient encore d'un sommeil réparateur. 

Clan des Étoiles veillez sur l’Ombre veillez sur moi, que votre lumière nous guide dans l'obscurité.

La terre était humide, l'air presque vicié il sentit son pelage se hérisser lorsqu'il vit d'immenses nuages noirs s'amonceler à l'horizon. Il était si préoccupé par le temps qu'il ne sentit rien quand les ronces de l'entrée déchirèrent la peau délicate sous le poil dru. Trois gouttes de sang, comme un sacrifice après la prière, comme un acte de foi. Trois gouttes qui resteraient là, sur le sol qui avait déjà trop bu, qu'on avait déjà top abreuvé de sang peut être. C'est drôle comme le passé peut nous échapper, comme les choses graves, une fois passées, paraissent bien peu de choses, et comme elles font peur lorsqu'elles sont devant, perchées sur leur remparts, telles des gargouilles, à attendre que l'on veuille bien s'écraser contre la difficulté que représente les murs. Nous n'avons besoin que de foi se répétait-il , que de foi de confiance, alors les ailes nous élèvent par delà la pierre, loin. L'heure jaunie qui tapissait le sol par endroit paraissait malade, atteinte d'un genre de cancer qui les rongeait peu à peu, tout était terne et gris, seule manquait la pluie. Le silence régnait, l'on retenait son souffle, effrayé à l'idée qu'il s'agisse du dernier. Là s'élevait une petite pile, dépouilles encore sanglantes. Le repas fut vite avalé, la nausée au coeur, la pensée ailleurs. Il croisa Muse Solaire. L'histoire se répétait, elle lui lança ce regard triste et doux, cette bénédiction silencieuse, son autorisation. Il hocha la tête comme ce jour là, comme le jour où il était rentré seul. Cela n'arriverait plus. Il l'espérait si fort qu'il sentait ses griffes se fendre là où la boue cédait la place à la roche. 

Il avança, tête basse, épaules contractées, vers la tanière couvertes d'épines. Il s'y trouvait bien, roulé en boule contre ses soeurs, Nuage Légendaire ne dormait pas, elle ne dit rien mais son regard en disait long. Prends soin de mon frère où je jure de repeindre le Promontoire avec ton sang. Il savait qu'un jour elle le surpasserait, que personne ne pourrait plus s'opposer à ses volontés. Mais pour l'heure il devait entraîner son frère si précieux. La bienheureuse qui avait toujours son double avec elle. Le malheureux qui avait exécuté le sien. Il laissa sa queue courir sur le dos du petit avant de ressortir, soufflant "Nous partons". Alors il le laissa manger, se détendre, saluer ceux qu'il voulait et même si le coeur n'y était pas, le mena vers la colline macabre. Peut-on conjurer le sort en essayant de changer l'histoire ? Il jeta un regard en arrière, il ne reviendrait pas seul. Hors de question.

Je le sens, il approche. Je sens son pas pesant, son coeur qui manque un battement en revoyant ce lieu. Je me rends compte que je peux encore pleurer quand je me tiens au dessus de la pente qui causa ma perte, du rocher qui fendit mon crâne. Il ose revenir ici avec le petit, il ose me défier. Je me souviens de la bataille et de l'humiliation, de la colère, et du désespoir. Il m'avait dit qu'un jour, la pluie aurait peur de moi, c'est moi la pluie. C'est moi le Tonnerre, la foudre et le grondement. C’est moi la rage. Je descends du ciel ou des enfers, je reviens d'entre les morts, reprendre ce que tu m'as volé, je reviens mon cher sang, te prouver que jurer à la vie à la mort n'est pas une formule vaine. Je ne crains plus l'averse. Mais toi mon frère, crains l’Orage. 

I Just wanted you to be Proud of me.


[Explications : il correspond à mac et je à Orage Noir qui va le manipuler par la suite comme convenu :) je propose de laisser passer quelques posts d'entraînement classique avant d'entrer dans le vif du sujet xD]


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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Mar 7 Oct - 21:56



Take me to church

I'll worship like a dog at the shrine of your lies


Nuage de l'Ours is a pagan of the good times.
ft. Jeu Macabre & Étoile de Mystère

J’ai fait un rêve merveilleux cette nuit.

J’ai rêvé que je m’envolais, j’ai rêvé que le ciel m’était offert. Cela a toujours été une certitude, mais le vivre, sentir le vent sur mon pelage et la chaleur des étoiles, voilà qui était nouveau et grisant. J’étais un aigle, j’étais une hirondelle, et je disposais de la liberté en un battement d’aile.
Mais au fond, le ciel ne m’intéressait pas.


Mes yeux s’ouvrirent en un battement de cœur. Aveugles dans l’obscurité soudaine, ils fixèrent la silhouette haute et mince qui se penchait sur moi sans la reconnaître, et j’étais alors encore engourdi par la fatigue, mais le contact de sa queue sur mon dos acheva de me réveiller. « Nous partons », murmura simplement l’ombre, et je reconnu la voix de Jeu Macabre. Je me levai et m’ébrouai, étonné de la noirceur persistante du ciel. L’aube n’était pas encore là, et mon mentor venait déjà me chercher ; il disparut avant que j’aie le temps d’émettre la moindre objection. Quel intérêt y avait-il à se lever avant que le Soleil le fasse ? Je lui enviais ce privilège céleste, celui de rester à loisir couché dans son lit de nuages … non, en vérité, je m’indignais d’un tel affront. Que notre illustre lieutenant ne se mette pas à croire que j’étais flatté de l’honneur qu’il me faisait d’assister au lever du Roi Soleil : il s’apercevrait rapidement que je ne suivais que ma propre lumière. Croisant le regard de ma sœur adorée, je lui adressai un clin d’œil complice. Sortir de la tanière sans elle m’ennuyait profondément, mais qu’elle se rassure : aujourd’hui peut-être acceptais-je de suivre mon mentor, par curiosité simplement, mais il n’en serait pas éternellement ainsi. Je ne comptais pas me lever à l’aube chaque jour de ma vie ; il faudrait bien que le Soleil m’attende, et Jeu Macabre avec lui.

Dehors les nuages étaient bas et gris, presque menaçants. Je souris, sarcastique. « Encore un beau jour dans le Clan de l’Ombre. Quel dommage que l’on doive le passer dans le noir. » Ma pique n’était adressée à personne en particulier, puisqu’il n’y avait de toute façon personne pour m’entendre. Désabusé, je sortis hors de la tanière et quittai à regret sa chaleur confortable. Malgré l’obscurité je me déplaçai agilement dans le camp et atteignis sans mal la réserve de gibier : le camp était mon royaume et j’y étais parfaitement chez moi. Mon professeur lui attendait dans la clairière, froid et imperturbable comme d’habitude. Alors, comme en provocation, je pris tout mon temps pour avaler le maigre mulot qui constituait mon repas, puis fis ma toilette consciencieusement en lui jetant des coups d’œil joueurs, mais Jeu Macabre ne montrait aucune réaction. Irrité par son impassibilité je finis par céder et me décidai enfin à le suivre, voyant qu’aucune reine n’était de toute façon levée pour me regarder partir. Sans public, je me laissais gagner par l’ennui, voilà ce qu’était le tableau de ma triste condition.

Devais-je faire semblant de m’émerveiller devant les soi-disant beautés de notre territoire ? Cela était bon pour les nouveau-nés du Tonnerre ou de la Lune, nos voisins à la riche forêt ou à la scintillante rivière ; nous, nous avions un marécage. Devais-je, par fierté, m’enorgueillir de ce domaine ? C’était mon royaume, certes, mais je restais réaliste : tout cela n’était que boue et vase, dans lesquelles mes pattes s’enfonçaient en produisant de petits chuintements. Savoir mon pelage brun se fondant parfaitement dans le paysage couleur de glaise était-il sensé me réconforter ? Je n’y pensai même pas une seconde, trop occupé à tenter de deviner où diable mon mentor m’emmenait-il. J’eus la réponse rapidement : la colline macabre, que je n’avais jamais vue mais cent fois imaginée, se dressait, immanquable, et transperçait l’horizon de toute son horreur. La vision me fit l’effet d’un frisson de dégoût. Evidemment, nous ne nous arrêtions pas là ; je concédai donc à suivre Jeu Macabre, dont le nom portait désormais une toute autre résonnance pour moi, et m’aventurai sur l’empilement de carcasse qui était le but de notre voyage. Sous mes pattes, c’étaient désormais d’infâmes craquements qui retentissaient dans l’air, sans que je puisse décider ce qui était le pire pour ma fierté.
Qu’il soit damné.

Enfin parvenu au sommet de la colline, je levai la tête et contemplai pour la première fois les terres de mon clan depuis les hauteurs. Je devais avouer que le spectacle me plaisait assez, maintenant qu’il était quelque peu éclairé par les lueurs de l’aube. Il y avait quelque chose d’insoupçonné que je décelai désormais dans les méandres de la terre, une preuve de son caractère intriguant, et je me découvrais plus attaché à elle que je ne l’aurais cru. Une bouffée de fierté monta en moi, et je respirai à plein poumons l’air glacé. Malgré tout je me lassai rapidement de l’humidité et du froid, et tournai ma tête de l’autre côté, là où s’accumulaient d’épais nuages chargés de pluie. Mon mentor demeurait muet mais je ne songeais pas une seconde que c’était dû à une quelconque émotion ou pensée liée à ce lieu en particulier. Non, en vérité, j’étais persuadé qu’il s’amusait du silence, et que venir me tirer du sommeil en pleine nuit pour m’attirer dans la partie la plus glauque de notre territoire représentait pour lui le meilleur des amusements. J’étais son jouet, j’étais son pantin, et il se plaisait à me faire mouvoir à son gré. Agacé, j’agitai la queue, et lui lançai un regard qui en disait long. « Est-on venu ici pour contempler indéfiniment l’aube illuminer le ciel puis la terre, du haut de cette ignoble chose ? Je vois des couleurs bien plus belles rien qu’en fermant les yeux, merci bien. » Puis, comme si ça n’était pas assez. « Que voulais-tu ? me prouver qu’il existe une nuit avant le matin ? Eh bien c’est réussi. Maintenant, puis-je retourner me coucher ? Il fait frais par ici. » L’avait-il remarqué, lui qui avait le cœur glacé ? Je n’en savais rien, mais tout compte fait, je m’en moquais.

Tout ce qui m’importait à cet instant, et tout ce qui préoccupait peut-être mon mentor, c’est que les prémices de l’orage approchaient dangereusement, et que nous étions sur son chemin.





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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Jeu 30 Oct - 0:56

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«On dit que le sang veut du sang.» Shakespeare.

 
« Est-on venu ici pour contempler indéfiniment l’aube illuminer le ciel puis la terre, du haut de cette ignoble chose ? Je vois des couleurs bien plus belles rien qu’en fermant les yeux, merci bien. Que voulais-tu ? me prouver qu’il existe une nuit avant le matin ? Eh bien c’est réussi. Maintenant, puis-je retourner me coucher ? Il fait frais par ici. »

Oh, mon petit, si seulement tu savais. Si tu savais combien tu es important pour une personne dont tu ignores l'existence, si tu savais combien ta disparition la blesserait, si tu pouvais voir son cœur se briser lorsqu'on lui annoncerait que tu étais passé de vie à trépas... L'autre me l'avait demandé peu de temps auparavant, se débarrasser de mon sang, se débarrasser du sien par la même occasion. Se serait fait, je partage ce trait avec mon frère : l'exactitude. Il me l'a transmis comme tant d'autres choses, tant de choses que ce Petit Ours aurait appris de lui... Mais ne t'en fais pas mon petit, Jeu Macabre est un tueur dans l'âme, tout ira vite, tu n'auras pas le temps de fermer les yeux que tu seras déjà à mes côtés. Les Plaines Étoilées te tentent-elles ? Je viens de les découvrir moi qui suis mort depuis une éternité déjà, moi dont tu n'as même pas connu le nom. Mais c'est à l'oreille de Jeu Macabre que je me penche, à son esprit que je murmure, soufflant sur des braises ardentes. Les étoiles m'ont abandonné mon frère, comme elles l'ont fait pour toi.


Jeu Macabre se retourna, incrédule. Surpris de la réaction désinvolte de son apprenti, surpris par son propre cœur qui battait plus vite, par ses griffes qui faisaient crisser les os de la Colline. Il secoua la tête, s'imposant l'image de Muse Solaire, la belle, la paisible Muse Solaire, celle qui aurait dû être la mère de ses enfants mais qui avait succombé pour un autre. Orage Noir survint, ses yeux d'ambre, son sourire, un rire même que lui seul pouvait entendre. Nouvelle saccade pour tenter de chasser le chaos de son esprit. Que lui arrivait-il ? Il sentait une présence, une ombre morbide planait au dessus de lui telle le rapace prêt à fondre sur sa proie. Et il n'avait nulle part où se dissimuler, aucune porte de sortie. Il inspira profondément, calmant un instant le flot de sang qui battait à ses tempes.


« Nous sommes venus ici pour faire de toi un guerrier, cracha-t-il à bout de patience, cette ignoble de chose a vu mourir plus de chats que tu n'en as jamais connu, tu n'es qu'un enfant mais crois moi, quand j'en aurais finis avec toi il ne restera plus rien du gamin capricieux. Ne crois pas que le rang de ta mère change quoique se soit pour moi. »


Le lieutenant se retourna brusquement, lâchant un :


« Commençons » douloureux, comme si le mot lui coûtait un terrible effort.


Dans ses veines se livrait une terrible bataille, un venin noir coulait inexorablement, envahissant la moindre parcelle de son âme et les défenses tombaient unes à unes cédant sous la pression d'une force qui n'avait qu'à tendre les bras pour embrasser des souvenirs qui ne souhaitaient qu'une chose : ressortir et tout ravager sur leur passage. Le soleil sanglant qui se levait, embrasant l'atmosphère d'un voile presque suffoquant, donnait l'impression qu'on était arrivé à la fin du monde. Le jour allait sombrer dans une nuit sans fin, on y était, et plus rien ne serait jamais pareil, il le savait, quelque chose allait se briser sans qu'il puisse rien y faire.


Non tu ne pourras rien faire mon frère, laisses toi aller, de quel droit te parle-t-il ainsi, il n'est rien pas plus que je ne le fus, il ne peut pas se targuer de quoique se soit et pourtant on l'adule. Toi tu n'as rien, rien gagné à remporter des batailles, rien gagné à avoir formé ces jeunes ingrats, rien fondé à avoir dédier ta vie à d'autres. Rien gagné à tuer un tyran. Laisse moi entrer.


Une voix mielleuse, une voix qu'il refusait de reconnaître, la dernière fois qu'il l'avait entendue le cri avait été long, massacré par les rochers, massacrant pour le cœur. Mielleuse aujourd'hui. Des mensonges, rien que des mensonges, il n'avait pas eu le choix, mais il n'y croyait pas lui-même. Ô Clan des Étoiles, ramenez moi en arrière, ramenez le, je le sauverai...Sa fourrure se hérissa comme sous une impulsion électrique, il s'éloigna brusquement. « Non » murmura-t-il, espérant que Nuage de l'Ours ne l'ait pas entendu. Puis il reporta son attentions sur lui, mimant un sourire grotesque, qui n'avait rien à voir avec ce qui venait d'être dit. Il tremblait, des sueurs froides roulaient dans son dos comme autant de vipères


« Allons, que sais-tu de la cha... »


Laisses moi entrer.


La voix se faisait plus insistante, insidieuse, et elle chuchotait d'horribles choses. Le novice l'entendait-il, il ne devait pas, tous sauraient alors qui il était vraiment. Le regard de Jeu Macabre se fit abysse de détresse, que faire s'il découvrait tout ? Et les os semblaient luire sur la Colline, et le vent semblait s'être lever pour mieux porter les immondices d'Orage Noir.


Laisses moi entrer hurla la voix.


« Non ! »


Mais alors qu'il tentait de prendre la fuite, les ombres s'agrippèrent à lui, le pétrifiant sur place. Et la volonté le quitta, pourquoi se battre ?


J'ai gagné. Je tue le petit mais c'est la patte de mon frère qui jouera le couperet. Quoi de plus jouissif ? Quelle ironie toi qui n'avait rien je te prend ce que tu ne pensais jamais pouvoir perdre, la Foi. Croiras-tu encore en eux après avoir exécuté le gosse au petit matin. Que dira-t-on de toi lorsqu'on retrouvera son jeune corps vidé de son sang, que dira sa mère lorsqu'elle te trouvera, perdu et pourpre ? Et que je sois damné s'ils t'épargnent encore, je descendrai du ciel, gravirai les monts de l'enfer s'il le faut mais c'est moi qui t'ôterai la vie, crois moi.


Jeu Macabre, ou ce qu'il restait de lui, de son esprit brisé, s'élança, guidé par une voix. Fou, il avait simplement perdu la raison, c'est ce qu'une partie de lui se disait, sagement, tandis qu'une autre tâchait de repousser l'intrusion. Peine perdue. Ses griffes, comme la lame d'un poignard, sortir de leur fourreau, ses muscles se tendirent comme il l'avaient fait tant de fois, ses pattes s'allongèrent pour cueillir la proie qui l'attendait et son talent pour la Mort s'exprima une nouvelle fois. Au fond il espérait que se serait la dernière fois, il espérait mourir ensuite, voulait fermer les yeux pour ne pas voir la dépouille d'un innocent.


Vois-tu ce qu'on ressent lorsqu'on est trahi ?


L'impact fut rude, il envoya Nuage de l'Ours à terre, repartit à l'attaque aussitôt et enfin la jugulaire se fit voir, il pouvait presque entendre les battements de son cœur. Alors, plongeant sa gueule avide dans le cou tendre, ses crocs firent le reste. 


Sauras-tu me pardonner ? 
Il n'y a pas de pardon mon frère. La Victoire elle-même a comme un goût de sang. Que c’est étrange un serviteur de Dieu qui part en croisade contre lui-même.




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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Sam 8 Nov - 18:51


Feat Nuage de l'Ours et Jeu Macabre
Vous êtes vous déjà réveillés avec une grande impression de stress ? C'est ce qu'il m'était arrivé ce matin - là. Un étau de nervosité m'avait pris pour cible pour aucune raison. Tous mes guerriers étaient en bonne santé, encore bien nourris, la pile de gibier ne diminuait pas plus que les autres saisons froides et les cris des jeunes chats qui jouaient dans le camp résonnaient jusque dans ma tanière. Encore en boule dans mon nid, je décidai de sortir, me disant que c'était sûrement le fait d'être enfermée qui me mettait une telle pression. Après m'être levée, étirée et avoir pointé mon museau dehors, je remarquai avec horreur que je ne me calmais pas les minutes qui suivaient. Baladons nous alors, sans doute irais - je mieux. En tout cas, je l’espérais. Je descendis du Promontoire et saluai les guerriers en chemin. En passant devant la tanière, j'aperçus mes enfants réveillés et leur adressai par un sourire et un geste de l'oreille un tendre bonjour. Un, deux, trois, il en manquait un. Nuage de l'Ours était déjà parti. Et comme Jeu Macabre était également absent, je devinai qu'il s’entraînait déjà. Je rigolais tout doucement en agitant mes moustaches. Le lieutenant avait réussi à faire lever le jeune apprenti avant l'aube - car leur odeur commençait déjà à partir avec le passage des autres chats - ? Là, révérence. Durant les six mois que j'avais passé avec mes chatons, j'avais bien retenu que Petit Ours dormait .. comme un ours justement.

Penser à ça, rire un peu, tout cela avait - il fait partir le mal qui me tourmentait le matin ? Non, il était déjà de retour les secondes qui suivaient. Me balader, plus loin, plus vite. Je prévenu le chat qui était de garde de ma sortie et dès que j'avais traversé le tunnel de ronces, je me mis à galoper tel les grands chevaux que parfois on voyait  avec des Bipèdes sur le dos. Je courrais, courrais, comme pour si ce stress n'était qu'une chose qui me collait aux poils et dont j'allais me débarrasser comme cela. C'était ma première impression, puis une seconde survint. Et si je ne fuyais pas, mais qu'on me poussait à aller quelque part ? Et quoi ? Instinct de survie, instinct féminin, instinct maternelle, ou même .. Clan des Étoiles ? Non, j'optais moins sur cette option, les chats célestes ne s'exprimaient que rarement à moi, et s'ils voulaient le faire, ce ne serait pas d'une manière aussi floue. Puis, me sortant de mes pensées, je sentis l'odeur de Nuage de l'Ours et de Jeu Macabre, et l'envie de suivre la piste envahit tout mon corps. Là plus de doute, mon instinct maternelle m'emmenait quelque part. Plus exactement, à la Colline Macabre.

Tous les rythmes de mon corps s’accéléraient, ma course, mon coeur, mes pensées qui défilaient dans ma tête.. tout. Enfin, je fus arrivée à la Colline Macabre. Je commençai l'ascension sur la pile d'os recouverte de terre. J'avais l'impression que rien ne pouvait m'essouffler, ni la course, ni la pente. C'est comme si j'avais des ailes qui m'emmenaient à ma mission. Quelle mission ? Je ne savais pas, quelqu'un avait besoin de moi, et ce quelqu'un était mon fils. Part, court, vole me soufflait une pensée. Presque en haut, l'odeur des deux chats se faisaient de plus en plus forte. J'arrivais bientôt à leur hauteur. Devais - je ralentir pour ne pas donner l'impression de les avoir poursuivi ? Un événement me dit le contraire. Je vois l'apprenti brun voltiger contre un arbre, et son mentor non loin de lui, une patte en l'air et griffes sorties. Un cri s'échappa de mes poumons.

" NUAGE DE L'OURS ! "

Mes pas devinrent des bonds, les mètres qui nous séparaient des centimètres. Passant au travers d'un buisson, je vis Jeu Macabre se jeter sur la gorge découverte de Nuage de l'Ours. Le stress, la peur, il n'y avait plus rien de tout cela. Seulement de la rage qui bouillonnait en moi.

" TRAÎTRE ! " criais - je à mon lieutenant.

D'un dernier saut, je tombai sur le dos du matou gris, plantai mes griffes dans la peau de son dos, bien profondément. La vitesse de ma chute nous emporta tous les deux loin de Nuage de l'Ours, ce qui était la chose la plus important. Et au tour de la seconde, faire souffrir ce chat et lui faire comprendre que lever la patte sur un apprenti de mon clan, et qui plus est mon fils, était juste une terrible erreur.

Que la bataille commence.

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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Lun 10 Nov - 23:39

Je vais mourir.
Plus que la peur, c’est l’incrédulité qui glaça mon esprit et gela toute pensée. Voilà quelque chose que je n’avais pas prévu. Mourir, maintenant ? Quelle idée incongrue. Que ferait le monde sans moi ? Autour de quels astres tournerait-il, si mes yeux se fermaient à jamais ? Décidément, cette situation était bien trop absurde pour être vraie. Sûrement étais-je encore roulé en boule dans ma tanière, bien au chaud aux côtés de ma fratrie, et tout ceci n’était qu’un grotesque mauvais rêve ? J’aurais aimé y croire, mais cela n’aurait été qu’un leurre, et je le savais : la douleur était bien réelle, serpent terrible qui s’insinuait dans mon cœur. Je pouvais encore sentir les crocs assassins fermement agrippés à ma gorge, et les pulsations de mon sang qui, je l’imaginais, répandait sa superbe couleur sur mon pelage lissé avec soin. Je devais être beau comme un dieu, paré d’or et de pourpre, figé par l’instant dans un dernier élan de gloire… mais cela était ma seule consolation. Quel gâchis, de mettre fin à une vie aussi prometteuse que la mienne ! Il devait y avoir une erreur quelque part, on s’était trompé de personne, oui, ce n’était pas moi qui mourrait aujourd’hui. Et pourtant…
Ô, comme c’était idiot !

Empli d’incompréhension, je rejouais la scène mentalement pour tenter d’y trouver une explication, aussi fantaisiste soit-elle. Mon mentor, ou maintenant devrais-je dire mon assassin, avait certes paru préoccupé, mais je ne m’en étais aperçu que lorsqu’il m’avait lancé un « Commençons » d’une voix brisée. Trop occupé à savourer ma victoire, je n’avais pas remarqué le trouble dans lequel il était déjà plongé depuis un moment. Ma pique n’avait pas eu l’effet escompté, et il s’était contenté de me rabrouer d’un ton particulièrement déplaisant ; mais soit, je n’en étais plus à ça près : ou du moins le tolérais-je maintenant qu’il tenait ma vie entre ses crocs. Mais nous n’étions pas encore là ; non, j’étais sur le point de lui répliquer que si, ma mère était sa supérieure hiérarchique, elle était tout aussi divine que moi, que cela devait bien changer quelque chose, et puis que de toute façon je n’avais pas besoin de cela pour que l’on me traite comme je le méritais… ces paroles néanmoins ne franchirent jamais le seuil de ma bouche, puisque le comportement de Jeu Macabre m’apparaissait de plus en plus étrange au point que je reste silencieux. Il ne tenait pas en place, paraissait tourmenté par quelque mauvais signe, et je ne pouvais que l’observer, l’air incrédule, faire les cent pas et marmonner des paroles pour lui seul. Un autre jour cela m’aurait fait rire – mais aujourd’hui, le reflet du ciel, rougi par l’aube, renvoyé par les pupilles de mon professeur me glaça le sang : non pas que j’eus été le moins du monde superstitieux et inquiété par cette couleur, non… Ce qui me troublait, c’était l’expression de terreur qu’elles arboraient.

Alors le vent se leva, et ce fut la fin.

Tout s’accéléra : les mots, les images, les sons. « Non ! » hurla Jeu Macabre comme s’il cherchait à s’opposer à une force inconnue, et mon cri de terreur lui répondit en écho alors que son corps élancé, taillé pour le meurtre, se jetait sur moi avec furie. J’étais sa proie, et je ne le comprenais que maintenant – quelle erreur. Le choc me coupa le souffle et m’envoya valser comme une pauvre marionnette, que j’étais réellement au final. Simple victime d’un conflit qui me dépassait à un point auquel je n’avais pas idée… Pourquoi moi ? pourquoi lui ? Je ne comprenais pas. Et la surprise empêchait mes pattes de faire le moindre mouvement, de tenter la moindre esquive, qui aurait été bien vaine de toute façon ; car je le découvrais, alors qu’il plongeait sans aucune hésitation ses crocs dans ma gorge : Jeu Macabre était un assassin. J’avais découvert son vrai visage, et pourtant l’interrogation demeurait. Quelle folie l’avait gagné ? Avait-il perdu toute foi et tout honneur, pour s’attaquer ainsi à moi ? Je songeais avec ironie à toutes les rumeurs qui couraient à son sujet : que notre lieutenant était dévoué, oui, qu’il était loyal et droit ! Je rirais presque de la naïveté du peuple, si je n’avais pas le cou entre les deux mâchoires de mon bourreau. Ainsi, je serais le seul à découvrir son vrai visage, et emporterais ce secret dans ma tombe. Qu’il en soit ainsi !

Je ne désirais pas mourir, mais même toute la force de volonté ne parvint pas à changer quoi que ce soit. Je me surpris alors à me débattre, à mouvoir tous mes membres, qui perdaient peu à peu de leur vigueur, puis à crier, en désespoir de cause, tout tenter mais surtout s’accrocher à cette vie si précieuse que je sentais s’effilocher, inexorablement… Et enfin, alors que tout espoir m’avait déserté, je fis quelque chose que je n’aurais jamais imaginé : je me mis à implorer le Clan des Etoiles. Ce clan, n’était-il pas sensé veiller sur chacun de mes pas ? Je l’avais toujours méprisé, certes, mais il se devait de faire quelque chose, car enfin, il ne pouvait pas me regarder mourir sans rien faire ! J’étais entre ses pattes, à la merci de sa bonne volonté, entre la vie et la mort – peut-il exister situation plus détestable ? Des larmes de colère perlèrent au coin de mes yeux, brouillant encore plus ma vue qui commençait de toute façon à s’évanouir en même temps que mes autres sens. A nouveau, j’étais un chaton sans défense, aveugle et sourd, aspirant à la vie et complètement dépendant d’une puissance supérieure. Mon existence se rejouait à l’envers, et à l’instar des tous premiers, je vivais mes derniers instants dans un état de flottement surnaturel, hors du temps, alors que tout disparaissait autour de moi. Je ne sentais plus ni la douleur ni la peur – juste une irrésistible envie de dormir. Il était tôt, après tout. Je n’avais pas l’habitude de me lever à l’aube.

Juste quand j’allais fermer les yeux et m’endormir, une apparition se fit éblouissante dans mon champ de vision et accapara toute mon attention. Une lumière vive, comme sortie de nulle part, qui s’épanouit en un nuage de fumée immaculée. Je crus discerner une silhouette féline, dont les contours se précisèrent assez pour que je puisse reconnaître un visage, qui m’était inconnu mais curieusement réconfortant en ce moment de détresse. Mais ce qui attira mon attention, ce fut surtout ses deux iris flamboyants, d’un doré aussi pur que l’or, aussi hypnotisant que la plus belle des étoiles. Le spectre s’immobilisa un instant, ses contours se précisèrent, et je jurerais qu’il me souriait. Le Clan des Etoiles me venait en aide, j’en étais persuadé ; mais tout à coup, un félin surgit de l’ombre et bondit vers moi, déchirant le voile diaphane, coupant cours à ma vision. Je mis quelques secondes à reconnaître son identité, et lorsque je compris que c’était ma mère qui me venait en aide, cette pensée fulgurante me traversa de part en part et acheva de me réveiller. Un choc puissant fit suite, et je sentis que les mâchoires de mon geôlier se desserraient et perdaient leur emprise. Je tombai au sol violemment, et cette chute raviva ma douleur en la décuplant par mille, ce qui m’arracha des cris de souffrance semblables à des sanglots. J’étais de retour dans le monde des vivants, je ressentais, entendais, voyais de nouveau. Des bruits de bataille se firent entendre, des hurlements de haine et de rage, sans que je puisse en distinguer les auteurs. Ma mère se battait avec mon assaillant, voilà tout ce qui m’importait, et cette seule certitude suffisait à me rassurer. Et même si la douleur était atroce, ce n’était que la preuve finale que j’étais vivant, et que je vivrais encore.
Car il restait neuf vies à Etoile de Mystère, et je savais qu’elle les sacrifierait toutes pour moi s’il le fallait.

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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Ven 21 Nov - 23:55

Lost Stars .
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«J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.» Baudelaire
.

 
Un éclair roux. Une explosion de lumière, voilà ce qui heurta l'esprit encombré de Jeu Macabre, et s'il le pouvait intérieurement, il souriait, enfin on allait l'arrêter, enfin quelqu'un allait sauver le petit, l'innocence. Et il préférait cent fois cela, mille fois, mille fois mourir, enfin, comme une délivrance. Il ne reconnut pas tout de suite la nouvelle venue, cela n'avait pas d'importance au final, c'était fini, voilà ce qu'il voulait croire. Mais c'était sans compter sur la haine sans bornes d'Orage Noir, et cette rage lui donnait des ailes, il regrettait presque les heures d'entraînement, les journées passées à combattre, à chasser, celles qui lui avaient offert des muscles d'acier, une carrure mortelle et un don pour donner la mort. Serait-ce long ? Pas trop, il l'espérait.


Est-ce que ça fait mal ? Est-ce que tu sens ce goût, cette amertume ? Pas celle du sang qui souille ta gueule non, tu y es habitué n'est-ce pas ? Même à celui de ton propre frère. Non, je parle de la trahison, je parle des regards lorsque tu rentreras, meurtrier du petit, meurtrier de leur chef puisqu'elle le désire si ardemment. Neuf vies, rien de plus. Tu vas survivre je te le jure, et je veux les voir te mettre à mort, je veux les voir te haïr une dernière fois, et je veux te voir renier cette lumière que tu adorais tant.


Le lieutenant lâcha sa proie d'un coup, soufflé par le choc du corps d’Étoile de Mystère contre le sien. Car c'était bien elle, la mère du novice, comme apparue de nulle part, sortie d'un rêve. Et l'espoir revint, elle avait neuf vies devant elle, lui n'en avait qu'une, il lui suffisait de le tuer, rien qu'une fois, quoiqu'il en coûte, elle pouvait le faire, ce serait dur, il savait que son frère ne la laisserait pas faire, mais lui mettrait tout en œuvre. Il sentait déjà son corps se détendre au prix d'un effort terrible, ses membres se raidir pour se relâcher de nouveau en proie à la bataille qu'il se livrait à lui-même. Il avait l'impression d'être plongé dans le noir, une salle aussi petite qu'infinie, et là, dans un rayon de lumière se tenait un guerrier fauve, ses yeux d'ambre flamboyant au moins autant que les feux de l'enfer, un sourire carnassier gravé sur le visage. Un visage si semblable au sien qu'il en avait la nausée. Mais sa propre haine ressurgissait, lui n'était pas aussi beau, lui n'avait jamais eu autant de succès, autant de charisme, autant de charme, et voilà qu'il l'avait eu elle, Muse Solaire, et voilà qu'il gâchait tout, lui qui aurait dû être heureux. Voilà que son petit frère devenait tyran. Voilà qu'il devait verser son sang. Tout était de sa faute, sa faute à lui. Mais Orage Noir reprenait le dessus, il jeta un œil à l'apprenti qui gisait non loin, immobile, couché sur le flanc et le pelage rougi. L'angoisse qu'il puisse être déjà mort lui noua l'estomac, elle devait aller chercher un guérisseur, elle devait crier, appeler à l'aide, et l'horrible pensée qu'il pourrait bien en finir avec elle aussi lui traversa l'esprit. Oui c'était possible, il ne contrôlait rien. Le lieutenant rua et finit par faire lâcher prise à la guerrière qui avait planté ses griffes dans sa fourrure fauve. Il ne sentait presque rien, il savait que les plaies auraient dû le brûler mais son frère prenait les choses en main, il n'était qu'une marionnette, une machine insensible, plus encore qu'il ne l'avait jamais été et comme il regrettait, comme il regrettait de ne pouvoir rien faire. Puisse le Clan des Etoiles lui venir en aide voulait-il penser, mais l’œuvre diabolique du défunt faisait déjà effet, sa foi l'abandonnait, comment pouvaient-ils le laisser ainsi entre ses griffes ? Comment pouvaient-ils regarder cela sans s'émouvoir, sans réagir ? Il se redressa, cracha sans le vouloir et repartir à l'attaque, hérissé et furieux. Il faucha la rouquine d'un coup de patte puissant et tenta de labourer le tendre ventre qui s'offrait à lui. Mais avant de plonger ses crocs il força Orage Noir à perdre du terrain, il stoppa net, comme sonné, pendant quelques secondes, le temps d'une larme qui coula sur sa joue, et puis ses pupilles se dilatèrent de nouveau et l'ivoire ensanglanté se dévoila encore. Etoile de Mystère comprendrait-elle ? Mais la voix sifflait toujours plus fort.


Et si je te disais qu'elle n'est pas sa mère ? Si je te disais qu'elle même a trahi le code, trahi tes valeurs ? Qu'elle ne mérite pas de diriger un Clan selon vos lois ancestrales ? Que je sers un défenseur de la justice ? Le petit doit mourir, quelqu'un doit être puni mon frère. Et tu es l'instrument de cette justice, réjouis toi. Pourquoi cet air accablé quand tu ne fais que ton devoir ? Pourquoi cette hésitation dans tes gestes...


IL mentait, il devait mentir, Jeu Macabre tentait désespérément de se raccrocher à de vieilles convictions, à ses grands principes. Il la connaissait elle ne pouvait pas avoir caché une choses pareille. Mais plus l'autre murmurait à son oreille moins il savait vers quoi se tourner. Et alors qu'il portait un terrible coup à la tête de son adversaire il se souvint de son mentor.
Ils se trouvaient ici même, sur la Colline, et l'apprenti qu'il était alors était devenu fou pendant un instant. Le vétéran ne l'avait pas laissé sombrer, il l'avait entraîné dur pour qu'il se contrôle, il l'avait forgé à son image. Fort, résistant.


Je ne te laisserais pas partir mon frère. Pas tant qu'elle ne nous aura pas quitté.


(Bon c'est absolument nul, pardonnez moi, Mysti, tu peux perdre ta vie tout de suite ou non, c'est comme tu veux:) )



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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Sam 27 Déc - 1:56

Musique avec laquelle j'ai rp~


Le fait de voir Jeu Macabre lâcher prise et de laisser Nuage de l'Ours tranquille était déjà un soulagement. Mais tout était loin d'être fini. Mon lieutenant était devenu tout mou, comme si ses membres ne répondait plus. Que faisait - il ? J'espérai que ce n'était pas une tactique pour riposter de plus belle ensuite, sinon, j'étais tombé tête la première dedans. La seule solution était que je l'achève avant qu'il puisse faire quoi que ce soit, ou le mettre hors d'état de nuire au moins. Mes griffes se renfoncèrent de ses épaules, s'il ne pouvait pas les utiliser, ce serait à mon avantage. Le matou ne semblait pourtant rien sentir, ou ne laissait rien paraître, fais ce que tu veux, que tu le  montres ou pas, tu finiras au tapis. Là, les souvenirs lointain de mon entrainement remontèrent à la surface. Les petits bonds joyeux et les moments de plaisir que j'avais eu avec Murmure Eternel étaient devenus des attaques frontales, des sauts griffes sorties, l'expression de ma rage elle même.

Malheureusement, tous les sentiments du monde ne pouvaient rien faire contre la puissance des muscles, et pour cela, Jeu Macabre me surpassait largement. Sur le moment, je ne pouvais pas le savoir, je n'avais pas grand chose en tête à part gagner, et je ne m'étais jamais mesurée à lui avant. Son coup de patte m'avait surprise et m'envoya violemment par terre. Je me relevai tout de suite, mais sentis que je n'allais pas pouvoir attaquer de nouveau directement. Mon adversaire se leva aussi et cracha. Non, ta force et tes feulements ne me font pas peur, je ne vois qu'en toi un traître, dont la valeur n'est pas plus haute que le ras de pâquerettes, et ça, que tu meurs ou non, je le ferais savoir à tout le monde.

Lorsque je m'élançai sur lui, il fut plus rapide et la patte me faucha vivement le visage. Cette grosse gifle me ramena de nouveau par terre, présentant mon ventre sans défense à Jeu Macabre. Non, pas le ventre, s'il posait la patte dessus, j'étais perdue. Or il s'arrêta, perdu, sonné. J'ai même pu voir une larme couler le long de sa joue. Apparemment, il n'était pas dans son état normal. Malgré tout, ce n'était pas une excuse pour ce qu'il venait de faire. Vous ne me ferez pas changer d'avis ! Je suis aussi têtue qu'une mule ! Quand ses yeux redevinrent ivoires, je me remis sur mes pattes et me jetai sur lui, les pattes sur la figure et les crocs cherchant son tendre cou. Ses griffes rentrèrent dans ma chair avec que ma mâchoire atteigne la sienne. Je laissai s'échapper un miaulement de douleur, il m'avait bien entaillée.

Je secouai la tête comme pour faire partir la douleur et tentai de le faire tomber une nouvelle fois, mais sans succès cette fois - ci. Le guerrier se battait comme une "machine", comme un monstre du chemin du Tonnerre. Fort, ne ressentant pas la douleur, ôtant la vie quasi de sang - froid, qu'est - ce que je devais faire pour le battre et protéger mon clan ? Je fis un pas en avant, et m'arrêtai aussitôt prise par la douleur. Je regardai mon flan avec une certaine inquiétude, et il y avait de quoi ! L'égratignure s'était bien aggravée avec mes mouvements, et partait de mon épaule à ma hanche. Ma fourrure rousse tigrée de brun était dorénavant aussi striée de rouge sang. Ce n'était pas possible, pourquoi était déjà si mal en point, immobilisée par la douleur, et Jeu Macabre qui avait du sang jaillissant des épaules ne sourcillait même pas. Oh Clan des Etoiles, aidez moi je vous en prie ! Achevez le !

J'étais  partie pour une dernière attaque puissante, hurlant déjà la douleur que bouger m'affligeait, et là, je fus accueillie par une patte à pleine puissance sur ma tête. Celle - ci fut projetée au sol -comme le reste de mon corps je vous rassure un peu- et le choc fut si fort que je pus sentir mon cerveau rebondir dans sa cavité. Là, j'étais à terre, sonnée, mes oreilles bourdonnaient, c'était une horreur ! Ma vision était floue et faible. Couchée sur mon flan indemne, l'autre saignait de plus belle. Mes forces m'abandonnaient et je ne savais plus bouger. Ma dernière action, après avoir craché une gerbe de sang, fut d'adresser un regard à mon fils en priant que rien ne lui arrive pendant mon absence. J'allais revenir, je le savais, c'était seulement la première vie que je perdais, et je l'offrais volontiers à Nuage de l'Ours, mais revenir faible comme un chaton à sa naissance. Je ne pourrais rien faire à mon lieutenant dans cet état. Avec de la chance, à mon réveil, la folie du matou l'aura fait disparaître de cette forêt.

Là, je ne sais pas ce qu'il se passait. Mes yeux se fermèrent, je m'abandonnai au clan des Etoiles sans pouvoir faire autre chose, et les laissa m'aspirer une vie. Mon corps s'était pris de quelques convulsions, enfin, mon corps.. Moi, je me trouvais dans les cieux, bientôt rejointe d'un de mes ancêtres qui m'avaient offert une vie. J'observais la scène, mon corps charcuté, mon petit en danger et mon adversaire qui ne bougeait pas. Je regardai mon ancêtre les yeux suppliant une fin heureuse pour cet accident dont l'origine m'échappait complètement. Jeu Macabre, qu'est - ce qu'il t'a pris voyons ?

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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Dim 28 Déc - 1:16

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Une vie, voilà, cela suffit, c'est assez, et tu me repousses mon frère, tu es plus fort que je ne l'avais pensé. Mais c'est le meilleur moment pour t'abandonner à ton sort, le petit se réveillera bientôt et il n'aura vu qu'un monstre prêt à lui trancher la gorge. Les membres du Clan ne t'aimaient déjà pas beaucoup, voilà que tu te fais bourreau, et je ris mon frère, comme je ris de ta mine, de l'expression de ton visage qui reprend peu à peu ses droits. Je ne t'ai pas tué physiquement, mais tout ce que tu as pu aimé, tout ce que tu as pu posséder, tout ce en quoi tu as pu croire, tout cela est mort et tu le sais déjà.




Ce fut comme un fardeau qui tombait lentement de ses épaules tendues. Il venait de se délester du poids du monde pour en supporter un autre. Et tant de sentiments, jusque là refoulés par l'esprit d'Orage Noir, l'assaillirent qu'il n'y tint plus et s'écroula. Il jeta un œil horrifié à Nuage de l'Ours qui gisait encore inconscient, pourtant il vit avec soulagement que le petit commençait à remuer, comme après un cauchemar. Oh si seulement il pouvait s'agir d'un simple mauvais rêve. Mais les choses étaient bien plus graves, l'enjeu bien plus terrible. Il avait tout perdu, définitivement, il le savait mais ne voulait pas l'admettre. La honte lui étreignit le cœur et il cru percevoir un rire, comme un souffle moqueur qui s'égrenait au vent. L'ancien lieutenant, car il fallait se rendre à l'évidence, se sentait vide en fin de compte, tout partait en fumée alors soit, de toute façon la foi l'avait quitté depuis longtemps. Les étoiles n'étaient qu'un ramassis de morts incapables de faire quoique se soit ou bien trop cruels pour bouger ne serait-ce qu'une patte pour lui. Il avait envie de hurler, parce que la douleur commençait à se faire ressentir, sa meneuse l'avait gravement blessé, mais surtout parce qu'au final elle n'avait pas réussi à le tuer. Elle s'agitait au sol, les pattes frappant le vide, les paupières hantées de soubresauts.




Il attendit qu'elle revienne, tâchant tant bien que mal de refouler ses larmes naissantes. Il eut l'idée de l'attaquer de nouveau, sans forcer, jouer la comédie pour qu'elle l'achève, de toute façon comment lui expliquer ? Comment lui dire qu'un mort qu'elle n'avait peut être même pas connu avait pris possession de son corps ? Et même si elle le croyait, si elle le pardonnait, il passerait pour un faible, un paria incapable de se défendre pour le reste de sa vie. Plutôt mourir, plutôt vivre seul.




Les images de sa jeunesse lui revinrent, à croire que le temps s'était arrêté. Un vent frais ébouriffa son pelage maculé de sang et il ferma les yeux, savourant une dernière fois les effluves de cette terre qui l'avait vu naître et souffrir. Et il sourit, même si l'odeur métallique de l'hémoglobine affolait son cœur, en dessous se cachait celle de l'Ombre, suave et musquée, si particulière, si peu aimée de leurs ennemis et pourtant une fragrance qui l'emplissait de joie chaque fois qu'elle venait lui chatouiller les narines. Il se souvenait de ses patrouilles, le Gardien de l'Ombre voilà comment on aurait dû l'appeler. Il se souvenait de son apprentissage, des rêves dans lesquels on chantait ses louanges, des années après sa mort, les chatons joueraient à être lui. Et il aurait lui-même des petits, et il les aimerait si fort que jamais ils n'auraient besoin de l'amour d'une quelconque étoile indifférente. Il se souvenait promettre à son frère qu'un jour il n'aurait plus peur. Il se souvenait de tous ses combats, de tous ces chats dont il avait versé le sang, et c'était comme si le regard de chacun le transperçait de nouveau. Toute son action avait été inutile, réduite à néant le jour même ou le corps disloqué d'Orage Noir reposait au fond d'un fossé sordide. Et puis Étoile Sombre qui s'éloignait à mesure que le soleil se levait. Juste comme à cet instant. L'astre illuminait la Colline Macabre, délaissant les lueurs rouges de l'aube pour quelque chose de plus doux, comme si lui aussi avait senti le départ précipité de son frère. Le guerrier, malgré la tristesse que cela lui inspirait, savait qu'il ne reviendrait jamais ici. Il est des lieux qu'il vaut mieux abandonner, il faut y laisser ses souvenirs et ses peines, comme dans un coffre dont on jetterait la clé. Alors il allait jeter la clé, comme il l'avait pour son cœur, quelques temps auparavant.




Tout un pan de sa vie s'effritait sous ses yeux tandis que son apprenti reprenait ses esprits, il n'avait pas l'air trop mal au point, c'était une bonne chose. Jeu Macabre devait se tenir debout, droit, fier une dernière fois, malgré le sang, les larmes. Ses griffes s'enfoncèrent dans la terre lorsqu'il tenta de se relever, il grogna lorsqu'une des blessure s'ouvrit plus profondément encore mais parvint à se dresser de toute sa hauteur, comme autrefois aux côtés de ses pairs qui avaient aujourd'hui disparu. Mais s'il ne croyait plus en rien, il respectait encore son chef, et sa justice.




Il se voyait déjà, comme dans les contes d'autres clans, traîné au bas du promontoire, accablé par les regards assassins de ceux qui avaient autrefois partagé sa couche. Il les voyait l'injurier, l'accuser de tous les maux. Mais il ne leur en voudrait pas car ainsi va la vie dans un clan, ainsi est la foule, galvanisée par l'odeur du sang des faibles. Lui qui avait toujours été si fort. Son frère avait tout gagné et cette fois il était fatigué de se battre. Alors il prit une décision.




Il n'expliquerait rien, Orage Noir ne devait pas exister, même pas à travers cela. Ce serait sa punition. Pour tous ses crimes passés et futurs. Lorsqu'Etoile de Mystère s'éveilla il se tenait devant elle, les yeux vides et le visage de marbre.




« Fais de moi ce que tu voudras ».




Et il se demanda s'il manquerait à Muse Solaire.



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MessageSujet: Re: Lost Stars.   Mar 30 Déc - 22:06

Music~


Je me réveillai enfin, toujours avec une douleur au flan mais je le supportais mieux. Mes pattes bougèrent lentement, comme si je ré-apprenais à les utiliser et je roulai sur mon ventre. J'ouvris mes yeux, et je ressentis un tel soulagement quand je vis Nuage de l'Ours grogner et tenter de se relever. Il allait bien, j'avais réussi à le protéger. Je m'en serais tellement voulu s'il lui arrivait quelque chose. Mon cœur serait brisé, oui, mais Etoile Destinée aurait vu le clan de l'Ombre et sa meneuse comme une bande de chats qui ne font pas attention. On aurait récupéré cette réputation de rustres sans cœur qui nous a collé à la fourrure tous ces lustres.. En parlant de rustre sans cœur..

Celui qui se trouvait près de moi prononça quelques mots, comme si la bataille était finie et que rien de grave était arrivé. Son ton était si neutre que, même s'il voulait être indifférent, il me fit sortir de mes gonds une nouvelle fois. Mon sang ne fit qu'un tour avant que ma patte, griffes sorties, soit projetée sur la joue de Jeu Macabre, lui arrachant une touffe de poils. Il n'avait pas bougé depuis que j'agonisais, mais il ne semblait plus manifester une quelconque résistance. Il avait volé au sol, se retrouvant sur le dos, et avec l'élan d'une roulade, je me jetai sur lui. Je le plaquai au sol et profitai de la position avantageuse pour placer ma patte avant droite sur sa gorge, appuyant légèrement et griffes s'enfonçant juste pour avoir une prise, non pour le blesser. Je l'aurais bien tué, mais ma blessure me rappela à l'ordre et me fit grimacer. Je n'avais plus de forces, mais pour ne pas montrer la vérité, je devais trouver une autre raison.

" Tu ne mérites même pas que je prenne ta misérable vie ! " lui crachai - je au visage.

Je le libérai de mon étreinte et partis en boitant vers mon fils. Je tentai de prendre le pas le plus rapide que je puisse. J'allai près de l'apprenti encore un peu sonné, et le léchai tendrement sur la tête, murmurant que tout est fini et qu'on rentrait au camp. Je devais le prendre délicatement, ne pas aggraver son entaille et le mettre sur mon dos. Ce fut compliqué mais j'avais réussi. Avec un poids sur le dos, me déplacer était encore plus compliqué qu'avant. Sauf que mon mental dominait mon physique, j'allais retourner au camp, Nuage de l'Ours sur mon dos, une entaille saignante à mon flan et un assassin sous les yeux. Je m'avançai près de mon traître de lieutenant et le poussa. Je pris ma voix la plus claire, malgré le peu de force que j'avais, et me tins droite, telle un phœnix qui venait de renaître, majestueux même après la mort.

" Direction le camp, j'ai une Assemblée à faire. "

Je le laissai partir devant moi pour l'avoir à l’œil. Tout en boitant, je réfléchis déjà à ce que j'allais annoncer au clan, et toutes les solutions qui devront aller avec le bannissement de Jeu Macabre.

[Je me suis permise de faire voler Mac et bouger Ours comme c'est la dernière réponse. ^^]

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