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 Succeed. [Sati]

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MessageSujet: Succeed. [Sati]   Dim 22 Juin - 23:46

"Work Hard."
 

Le soleil se leva avec lui, lui arracha un bâillement las, la tâche qui l'attendait allait lui prendre la journée il le savait mais était loin de s'en réjouir. Et alors qu’il entamait une toilette bien méritée son esprit se mit à vagabonder, comme pour mieux s'éveiller. Deux jours auparavant Étoile de Mystère l'avait convoqué, un guerrier était mort, Jeu Macabre ne l'avait pas connu personnellement mais il avait, comme pour tout membre de son Clan, finit par forger en son âme une sympathie presque familiale, quelque chose les liait indéniablement et apprendre son décès l'avait plongé dans un profond malaise. Et s'il n'avait pas tout de suite saisi la teneur de cette invitation dans la tanière de la meneuse, il n'avait pas tardé à comprendre. Le guerrier, qui avait fait une mauvaise chute, avait un apprenti,  désormais âgé de dix lunes, presque arrivé au terme de son apprentissage. Étoile de Mystère voulait tout simplement que son lieutenant reprenne le flambeau et guide le jeune matou vers la tanière des guerriers. Jeu Macabre s'y était opposé,  il était trop occupé, non seulement par les entraînements secrets de Flocon de Neige,  ce qu'il s'était gardé d'avouer,  mais également par les patrouilles et la récente apparition de guerriers étoiles dans les bois. Il avait donc vivement protesté, tout au souvenir de son défunt frère,  tout à l'angoisse que celui ci lui inspirait. Il ne voulait pas prendre en charge Nuage Satirique, les jeunes le rebutaient tout simplement de plus il avait tendance à entrer dans une colère terrible lorsqu'on ne l'écoutait pas et le novice était connu pour sa désinvolture.  Il ne comprenait pas la décision de sa supérieure mais il finit par se résigner, des choix avaient été faits et on ne revenait pas dessus. Aussi faudrait il matter la rébellion. Et c'est non sans une moue blasée et un visage des plus fermés qu'il quitta sa tanière,  réveillant au passage quelques chasseurs qui s'éternisaient.  Tout le monde pu ainsi constater qu'il était d'une humeur massacrante.  Quelques rires fusèrent sans qu'il en tint compte le moins du monde, seulement il n'était pas sourd. On s'attendait déjà à voir l'apprenti revenir maculé de boue et d’échymoses, le lieutenant laissait de bons souvenirs à ses disciples, des souvenirs qui se comptaient en nombre de cicatrices. Mais il n'était pas cruel,  ne cherchait pas à maltraiter les jeunes il voulait simplement les endurcir, les préparer au pire, à toute éventualité. Et il se doutait que son prédécesseur n'avait pas usé des mêmes méthodes que lui,  Nuage Satirique allait trouver le changement bien amère. 

Il s'étira une dernière fois,  alangui par les quelques rayons solaires qui perçaient difficilement les nuages et se dirigea prestement vers la tanière des apprentis. La soudaine pénombre ne le troubla pas et il se dirigea sans mal vers le rouquin, distinguant à ses côtés la nouvelle recrue, Nuage Mélodieux ainsi que d'autres novices qui auraient droit à de longues heures de sommeil supplémentaire. Mais avec lui, pas question de se laisser aller, l'entraînement commençait le plus tôt possible, malgré les yeux alourdis par la nuit, malgré la douleur dans les membres. Ils s'agitèrent dans un froufrou de mousse et de feuilles mortes, dernier signe de l'automne mourant, mais ne lui accordèrent aucun regard, trop occupés qu'ils étaient à rêver. Il s'approcha du matou, roulé en boule et lui décocha un léger coup de patte dans les côtes suivit d'un : 

"Debout." Des plus aimables.  

Il attendit que l'auteur soit sortit pour lancer : 

"On mange pas, tu vas devoir apprendre ce que c'est que la faim, même en temps de guerre, quand ton estomac te hurlera de le remplir."

Il lui adressa un signe de tête, lui ordonnant de le suivre et s'engouffra sans plus de cérémonie dans le tunnel qui les conduirait en dehors du camp. L'apprenti devait bien connaître les territoires, aussi ne passerait il pas par la case exploration, le temps était compté, ne restaient plus que deux lunes avant son évaluation. Il était plutôt satisfait de son petit jeu du grand guerrier impassible et silencieux, pendant tout le trajet il ne pipa mot, trottinant à côté du petit mâle qu'il dépassait largement. Cependant il l'observait à la dérobée, le premier test avait déjà commencé. Il nota ses membres courts mais puissants et souples, il se déplaçait avec une certaine agilité,  il ferait un bon combattant comme lui, la chasse poserait peut être plus de problèmes mais cela il ne pouvait l'affirmer.  Enfin l'odeur escomptée heurta ses sens et il s'arrêta soudainement devant un monceau de détritus,  mêlés à de petits cadavres depuis longtemps dévorés par les nuisibles. La puanteur vous prenait à la gorge comme un loup, s'attaquait même à vos yeux qu'il était difficile de ne pas plisser. Il était aisé d'imaginer les hordes de puces et autres vermine qui s’ébattaient dans les méandres infectés.  Mais Jeu Macabre ne tiqua pas et esquissa quelques pas, se plaçant au centre d'une clairière artificielle que formaient deux tas d'ordures. Et enfin il daigna lui adresser la parole.

"Je vais tester ton niveau, tes aptitudes physiques, après quatre lunes d'entraînement tu devrais être capable de m'impressionner non ?" Dit-il avec un sourire de travers. 

Il connaissait déjà la réponse, le novice ne pourrait rien faire qui le satisferait du moins pas dès le premier jour, pas compte tenu de ses terribles exigences,  parfois jugées trop élevées.  Cependant il comptait bien faire du petit un guerrier, un grand guerrier. Il devrait d'abord se rendre compte de ce qu'on lui avait déjà appris, il devrait mettre sa détermination à l'épreuve. Aussi réclama-t-il aussitôt : 

"Je veux que tu adoptes la positon du chasseur, tu la conserveras jusqu'à ce que je t'autorise à te détendre, le parfum qui règne ici t'aide à imaginer celui de la mort, tu vas voir ce qu'est l'attente et tes muscles, même en feu, ne devront pas connaître de repos."

Il s'assit,  conscient que le petit trouverait quelque chose à objecter, sa façon d'enseigner ne plaisait pas à tout le monde et il le comprenait mais s'il le comprenait jamais il ne la changerait, on se distinguait par l'excellence et c'est l'excellence qu'il visait, c'est aussi pour cela qu'il choisissait généralement des mâles,  plus aptes au combat, il n'était pas apte à entraîner de futurs espions. Pour lui le véritable honneur était en terrain régulier,  pas dissimulé dans l'ombre. 



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Dernière édition par Jeu Macabre le Lun 23 Juin - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Lun 23 Juin - 9:45

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Je renifla. Mais Ce n'était pas la tristesse que je sentais dans mon coeur. Ni un quelconque sentiment qui pouvait s'en approcher. L'excitation n'était pas la raison pour laquelle mes muscles se contractaient sans cesse, les commissures de ma bouche tressautaient, ou que mes yeux se fermaient et se rouvraient à un rythme plus qu'agaçant. L'hyperactivité n'avait non plus rien à voir. Non, le sentiment qui m'étreignait le plus, qui m'empêchait de m'assoupir convenablement et rêver de rosée et de cadavres... c'était en fait une immense frustration. Rien de plus, c'était déjà beaucoup. Pourquoi, me demanderez-vous. Un malheureux accident a pris la vie de mon mentor, il y a peu de jours. Mon apprentissage arrive bientôt à son terme, et il eut fallut que cet abruti décide de rendre l'âme maintenant. D'un certain côté, l'hostilité qui régnait à chacun de nos entraînements était réciproque. Il ne m'aimait pas, je ne l'aimais pas. L'idée folle et morbide qu'il ait prévu son coup m'effleura.
Un rire passa ma gueule. Notre mésentente nous suivra jusqu'au bout. Mais qu'importe, il n'était plus là. Alors d'où était née cette frustration? Du fait tout simple qu'ils avaient décidé de m'attribuer un nouveau mentor qui n'était autre que... Jeu Macabre. Oui, vraiment, ils devaient me haïr au camp. Non pas que j'attirais la sympathie. Cependant, j'avais eu l'espoir enfantin et, je dois dire, légèrement stupide, que ce qu'il m'avait appris lors des derniers entraînements étaient suffisant pour faire de moi un guerrier, quelqu'un qui pouvait se débrouiller seul, et au diable le respect mentor/apprenti, je ne l'ai jamais connu. Et bien, à ce que je vois... non. Ils ne me jugeaient pas prêt. Mais au point de me mettre sous la garde de ce chat connu pour son intransigeance et sa capacité à te faire suer toute l'eau de ton corps pour un exercice aussi simple que la chasse... avouez qu'il ne faut vraiment pas m'apprécier. Mais qu'importe. De toute manière, bientôt, je me ferai ma propre idée sur lui. Non pas que je la pense positive, mais bon.
Je me sens bousculé. Vraiment, bousculé. Du genre un coup bien placé entre mes côtes, suivit d'une voix mélodieuse et grinçante d'agacement:

"Debout."


Je leva la tête vers mon "mentor". Ho, seigneur... je ne pourrai jamais m'habituer à cette épellation à son égard. Je pris l'air le plus froid possible. De toute évidence, il n'en avais que faire, mais cela m'apportais un certain plaisir que je ne me refuserais pour rien au monde. Rien. A ce que je vois, lui non plus ne semblait pas enchanté à l'idée de se lever pour aller s'entraîner. Ou bien étais-ce ma présence qu'il jugeait dénuée d'intérêt. Peut-être bien les deux.

"On mange pas, tu vas devoir apprendre ce que c'est que la faim, même en temps de guerre, quand ton estomac te hurlera de le remplir."


Ho, je souffre déjà, ne t'inquiète pas. L'idée de me lever et de te suivre est en soit un calvaire dont je me passerai fort bien. Toutefois, je dois bien avouer que l'idée de ne point me remplir la panse m'énervait légèrement. Bien sur, lui avait envie avant de partir, n'est-ce pas? Je ravala une insulte, et le regarda sortir, en m'incitant à suivre ses pas. Je resta un court instant sans bouger, puis le suivit, la mine aussi massacrante que possible. Ma première impression de cet individu était très mauvaise. Je sens que cela ne pouvait qu'empirer. Traînant les pattes, je sortis du tunnel. Il m'attendais. Puis, en me voyant arriver, repartit. J'eut un rire nerveux. Je ne le sentais pas cet entraînement. Nous sortîmes du camp. L'air alentour était frais, les oiseaux commençaient à piaffer, et l'odeur délicieuse d'un lapin vint se glisser dans mes narines. Mon ventre gronda. Je déglutis, tentant de faire abstraction de ce sublime fumet, et continua de suivre Jeu Macabre. Le ciel était dégagé. Autant le dire, même si ça me fais mal de l'avouer: c'était une journée idéal pour travailler. Si seulement ce travail consistait à apprendre à chasser... Mais je doute que mon nouveau maître soit enclin à me laisser me repêtre d'un mulot ou d'un moineau. Non. Mes membres gémissaient d'appréhension. J'allais surement souffrir.
L'air devint plus lourd, tout à coup. Plus nauséabond. Le brusque changement me donna un haut-de-coeur, et mon souffle se bloqua net au fond de ma gorge. Je fixai le monticule de chair moisie non loin de nous, où s'entassaient des petits cadavres de toutes sortes, et de toutes constitutions. Mon estomac arrêta son caprice. L'appétit se volatilisa, comme par magie. D'un certain côté, ce n'était pas plus mal. De l'autre... avait-il l'intention de me laisser pour mort ici? De cacher mon cadavre sous cette terre décomposée, d'où ne sortait d'une senteur morbide et digne de ce lieu?

"Je vais tester ton niveau, tes aptitudes physiques, après quatre lunes d'entraînement tu devrais être capable de m'impressionner non ?"


Ma machoîre se serra à son sourire. Ho, que j'allais le lui faire ravaler... Bien sur que j'étais près à l'impressionner. Même près à commettre un homicide, s'il continuait à me prendre ainsi de haut. Je tiqua, et ravala un grognement déplacé. Rien ne me ferais plus plaisir que de lui faire mordre la poussière. Mais restons réaliste tout de même, j'avais peu de chance de gagner. Je souris. Cela ne veut pas dire que l'occasion ne se représentera pas plus tard..; je suis parfaitement d'accord pour prendre des coups aujourd'hui, si cela veut dire que demain, ce sera son tour.

"Je veux que tu adoptes la positon du chasseur, tu la conserveras jusqu'à ce que je t'autorise à te détendre, le parfum qui règne ici t'aide à imaginer celui de la mort, tu vas voir ce qu'est l'attente et tes muscles, même en feu, ne devront pas connaître de repos."


Ne pas t'énerver. ne cède pas à cette provocation trop facile, trop tentante. Fait ce qu'il dit. Ou pas. Je fis un immense sourire railleur, laissant échapper un : "A vos ordres, votre altesse" tout dégoulinant de sarcasme, et plia mes jambes. J'étira mon corps, en faisant attention à ne pas gaspiller toute mon énergie à garder en place cette position. Après avoir trouver une position relativement confortable, je tourna la tête vers Jeu Macabre. M'imaginer ce qu'est la mort... Bizarrement, j'y arrive plutôt bien. Je n'ai pourtant pas une imagination débordante, mais c'est un sujet qui me donne souvent des idées plus ou moins étendues et interessantes. Cet endroit la caractérisait si bien... Et mes muscles commencèrent, au bout d'une bonne vingtaine de minute, à se plaindre. Sauf qu'il n'avait pas l'air sur le point de me demander d'arrêter. Son silence me crispait et m'insupportait. Je sussura:

-Puis-je demander, quel est le but de cet exercice, à part bien sur tester ma résistante à devenir une future statue?

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Mar 24 Juin - 15:36

Jeu Macabre apprécia sa mine dépitée, la colère qui brilla soudain dans ses yeux alors que la puanteur ambiante le prenait à la gorge. Lui même la supportait plutôt bien pour avoir combattu à maintes reprises  et entraîné de nombreux novices en ces lieux, en général sa méthode fonctionnait plutôt bien, elle mettait leurs nerfs à vif et il pouvait ainsi distinguer différents caractères,  différentes prédispositions. Il reporta son attention sur le rouquin, plus hautain que jamais. Regettait-il son ancien mentor ? Il en doutait, Nuage Satirique n'était pas du genre à aimer qui que se soit, encore moins quelqu'un qui donnait les ordres. Seulement s'il croyait pouvoir s’affranchir de toute autorité il était tombé sur un os, le lieutenant allait l'astreindre à une discipline de fer que cela lui plaise ou non, qu'il le traite de vieux grincheux ou non. Il en ferait un combattant coûte que coûte. Il avait presque hâte d'entamer les séances de corps à corps pour voir ce que le petit fanfaron avait dans le ventre, il devait déjà rêver de lui enfoncer ses griffes dans le corps. Mais loin de s'en inquiéter, le guerrier sourit d'un air aussi torve que la première fois et enroula sa queue autour de ses pattes. 

Sa petite remarque ne le froissa pas le moins du monde et il l'observa attentivement alors qu'il se mettait en position. Position ancestrale, d'une importance capitale, elle était le pilier de leur survie, sans cette posture pas de chasse et sans chasse et bien pas de nourriture. L'apprenti la maîtrisait plutôt bien ce qui fut une surprise mais il se garda de le féliciter, les récompenses viendraient plus tard tout comme la reconnaissance,  pour l'instant il devait se faire détester de lui, le pousser dans ses retranchements pour le forcer à se dépasser,  à toujours faire mieux. Et il était sur la bonne voie d'après les regards que lui lançait le petit mâle. Le temps passa, de longues minutes qui devaient paraître une éternité lorsque tous vos membres brûlaient de se détendre enfin, surtout quand le but de l'exercice était pour le moins obscur. Le silence déplaisait à Nuage Satirique,  mauvais point, un traqueur se devait d'été silencieux, aussi bien pour la proie que pour lui dans le cas où la discrétion se serait imposée comme je nécessite vitale. Ses pattes étaient agitées de soubresauts nerveux, signe de la fatigue qui les dévorait peu à peu, il pouvait le comprendre,  lui même avait dû se soumettre à ce petit jeu de patience,  et pas qu'une fois. Mais malgré son niveau de concentration peu élevé, il ne doutait pas un seul instant qu'il puisse bondir sur une proie qui passerait par là.

 
-Puis-je demander, quel est le but de cet exercice, à part bien sur tester ma résistante à devenir une future statue?

"L'avantage avec les statues c'est qu'elles ne parlent pas" lâcha-t-il de but en blanc. 

Cependant il lui devait bien une explication,  même si elle lui paraîtrait certainement inutile. 

"Tu peux te détendre, il attendit que cela soit fait, certainement au prix d'un effort douloureux et reprit, s'il t'arrive de manquer cruellement de nourriture, tu n'auras qu'une seule chance, la fatigue aura raison de toi et rater ta cible serait synonyme de graves conséquences. S'il m'arrive de t'envoyer espionner ou éclairer notre chemin, il te faudra peut être demeurer dans une position inconfortable en cas de retraite impossible. De plus il n'y a rien de mal à entretenir les muscles que tu as déjà."

Il se leva lentement, déploya ses longues pattes comme l'albatros aurait pu le faire de ses ailes. Il dominait son monde, les individus de sa taille étaient rares mais si cela pouvait constituer un atout au combat, toute autre était la donne à la chasse ou durant des séances d'observation furtives. Il lui était quasi impossible de monter dans un arbres, gêné qu'il était par ses épaules musculeuses et ses membres qui semblaient n'avoir pas de fin. Aussi le novice serait un élément appréciable qui le compléterai bien pendant leurs entraînements. 

"Je ne me contente pas de t ’enseigner des gestes et autres techniques qui restent plutôt au stade de théorie au final, j'essaie d'habituer ton corps à l'effort,  pas question de te voir te transformer en guerrier gras et flemmard. Maintenant, puisque tu as l'air dans crever d'envie, attaque moi, de la technique de ton choix." 

Le lieutenant perdait rarement ses combats, cet échauffement serait un jeu d'enfant pour lui, cependant il se demandait ce que son ancien maître pouvait bien lui avoir appris, il serait probablement surpris, en bien ou en mal d'ailleurs. Il comptait sur la colère suscitée par ses nombreuses provocations, il se demanda comment l'autre allait réagir, sauter sur lui sans réfléchir,  histoire de mettre sa vengeance à exécution ou prendre le temps, l'étudier avant de tenter quoi que se soit ? Les deux techniques pouvaient porter leurs fruits mais tout guerrier savait que ses émotions ne devaient pas le dominer, son devoir devait être la seule motivation de ses griffes, la seule chose qui les forçait à sortir de leur fourreau de peau. En attendant qu'il fasse son choix, il décida de corser les choses. Une bonne respiration était primordiale et il voulait voir si Nuage Satirique pouvait combattre sans mal un assaillant empreigné de cette odeur de mort qui les entourait. Il s'éloigna, la mâchoire raidie et s'étala dans un monceau de dechets, quasiment sûr que les puces ne viendraient pas l'importuner, il avait fait le nécessaire en passant chez leur guérisseur la veille. Une fois que son pelage fut presque entièrement souillé il se releva et darda sur le novice des prunelles enflammées, comme pour attiser davantage sa colère. Il se tenait donc là debout, les crocs dehors, luisants sur un  faux sourire, le point,  ébouriffé, terrifiant au possible,  évoquant à la perfection les chats errants qui n'hésitaient pas à vous égorger lorsqu'ils tombaient sur vous. Il lui adressa un signe de tête. 

"Approches gamin" 

N’importe qui aurait trouvé la scène étrange mais il avait pour habitude de se plonger corps et âme dans tout ce qu'il faisait. Son jeune protégé, si l'on peut parler de la sorte, supporterait il le fumet qui se dégageait de la fourrure de son mentor ? Cette senteur morbide vous poussait parfois à retenir vote respiration, au risque de s'affaiblir.

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Mar 24 Juin - 20:25

    "L'avantage avec les statues c'est qu'elles ne parlent pas"


    "Et le désavantage avec vous, c'est que vous êtes aussi inintéressant qu'elles". Je me mordit la lèvre, ravalant ces mots, et m'évitant des ennuis que je préférai éviter pour l'instant. J'ignora le ton dénué d'expression qu'il avait employé, jugeant plus sage de ne pas lui donner le plaisir de me voir émettre une quelconque réaction négative envers lui. C'était ce qu'il attendait, je le sentais. Cependant ma question flottait toujours dans le vide qui nous entourait. Enfin, "le vide", je veux dire l'espace putride et nauséabond autour de nous, qui rendait mes migraines matinales aussi insignifiantes qu'un mulot sans queue. Quoiqu'un spécimen comme cela serait sympathique à regarder. Il lui serait presque impossible de s'enfuir.. et ce serait tellement plus simple de l’attraper. Mui, si cela toutes les proies étaient nées sans queues, ou sans ailes même, sans patte, sans rien. Mais là, s'il n'y a rien, alors elles ne sont plus des proies, vu qu'elle n'existe pas. Hum... ne me serais-je pas "légèrement" éloigné du sujet de départ? Si, je crois bien que si. Pour ne pas changer. Je soupire profondément. J'aurai bien voulu continue cette argumentation monologuer, mais l'explication tant attendue semble arriver plus tôt que je ne l'attendais. Je gémis.

    "Tu peux te détendre. s'il t'arrive de manquer cruellement de nourriture, tu n'auras qu'une seule chance, la fatigue aura raison de toi et rater ta cible serait synonyme de graves conséquences. S'il m'arrive de t'envoyer espionner ou éclairer notre chemin, il te faudra peut être demeurer dans une position inconfortable en cas de retraite impossible. De plus il n'y a rien de mal à entretenir les muscles que tu as déjà."

    Hop hop hop. Minute. Moi? En espion? Même pas sur ma tombe mon gars. Jamais. Et si cela devait arriver, la possibilité que la mission échoue par ma faute est potentiellement élevée. Enfin. Je grogne quand mes muscles se remettent en place, les craquent légèrement pour le faire retrouver leurs souplesses, mais ils restent rigides et raides. Heu.. ces deux mots veulent dire la même chose non? Je crois, oui. Et je comprend mieux maintenant la raison pour laquelle il s'était mis dans la tête que m'affamer serait une idée lumineuse. Parfait. Je vais mourir avant même que tout son scénario n'arrive. Pratique, d'un certain côté. Mais je suis peu enclin à accepter cela. Mais je suppose que le fait de dire que j'ai des muscles peut être pris comme une certaine forme de compliment, non? Parce que moi, ce n'est pas du tout comme ça que je le vois. Ho non. Et je ne détaillerai pas ma pensée, elle n'est pas des plus... propre. Mais comment veut-il que je me détende exactement !? Mes membres sont aussi martyrisés que les mulots que je torture avant de les manger . Et c'est peu de le dire. Ho oui, je le hais. Définitivement. Mais il me semble que ce n'est pas nouveau pour vous. Ou moi.

    "Je ne me contente pas de t ’enseigner des gestes et autres techniques qui restent plutôt au stade de théorie au final, j'essaie d'habituer ton corps à l'effort, pas question de te voir te transformer en guerrier gras et flemmard. Maintenant, puisque tu as l'air dans crever d'envie, attaque moi, de la technique de ton choix."


    J'arqua un sourcil, légèrement pris au dépourvu. Que je l'attaque? Non pas que l'idée me déplaisait, et je dois bien avouer que la pensée de plonger mes dents dans son cou ne m'était pas désagréable du tout, mais là, comme ça... Enfin, je n'avais pas été habitué à cela avec mon précédent mentor. Merci pour son âme. J'avais surtout été entraîner une fois sur deux pour les combats : un entraînement de chasse tout les deux jours, et de combats pour ceux qui restaient. Là, je devais enchaîner stabilité et combat. Attention. N'allez pas croire que je ne savais pas me battre, ou n'avait rien appris à ce propos. C'était même ce que je préférais. Je renifla, et courba mon dos, rentra mes pattes, assouplis mon arrière-train, près à m'élancer vers lui. Et là, je le vis reculer vers un tas de pourriture et... s'en étaler?! Ma bouche était ouverte à la manière de celle d'un poisson.

    "Approches gamin"


    Je continua de le regarder, la gueule toujours béante, les yeux plisser comme pour comprendre ce qui s'était passé. Avait-il... juste... plonger la tête la première dans une pile de bestioles mortes? Oui,j'avais bien vu. Je ferma la bouche, et secoua la tête. Ho? Il le prenait comme ça, hum? Je m'approcha un peu, mais m'arrêta quand l'odeur morbide m'assaillit le nez. Je ravala une grimace. D'accord, ça se compliquait passablement. Mon cerveau tourna, m'envoyant des idées étranges et farfelues. Puis, la lumière s'éclaira, d'un cou. Si je prêtais attention à cette odeur, c'est parce que la mienne était bien trop différente pour y être comparer. Donc, logiquement, si mon odeur disparaît, peut-être que j'ai une chance de réussir à ignorer celle-ci. Un plan stupide et illogique? Je n'ai jamais été plus en accord avec vous que maintenant. Prenant mon courage à deux pattes, je m'approcha à mon tour d'un tas. Les mouches y volaient, et les tiques frétillaient à l'envie de m'attaquer le pelage. Et bien tant pis. Je plia mes jambes, et sauta. Atterrissage était.. mou. Le fumet me donna un violent haut-de-cœur, mais je résista. L'effort qu'il me fallut pour rester dans ce tas, à respirer cette odeur plus que désagréable était inouï. Pourtant, aux bout d'une dizaine de minutes, il paya. La senteur se fit moins forte, moins pestilentielle. Bientôt, je put respirer un temps soit peu normalement. A ce moment là, je sortis, recouvert de la tête au pied de cette saleté visqueuse. Ma fierté me perdra. J'adresse un sourire narquois et vacillant à Jeu Macabre.

    -Fraîcheur Lavande...


    Je me remis en position de combat, soit celle que j'avais pris précédemment, et n'attendit pas mon reste pour bondir vers mon "mentor". Vraiment, je déteste ce nom. J'atterrit loin de lui. L'élan du saut me fit glisser vers ses pieds, que j'avais bien l'intention de faire tomber.

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Dim 29 Juin - 16:57

Il le regarda se rouler dans mes ordures à son tour, le nez foncé les yeux plissés de dégoût mais la tête haute. Il laissa le temps faire son oeuvre et bientôt il ressorti, crasseux, noirci par la vermine et les déjections de cette foule noire mais fier, déterminé à se battre. Il lui rappelait son frère au même âge,  ambitieux, obstiné. Mais grâce au ciel il ne possédait pas le même caractère qu’Orage Noir, cela aurait été une catastrophe et quoiqu'il lui en coûta il était déterminé à empêché la moindre parcelle de son coeur d'être dévoré par les ténèbres.

"Fraîcheur Lavande"

La technique était certainement surprenante mais pas mauvaise, d'autant que peu de guerriers l'utilisaient,  quoi de plus discret que d'adopter les lieux pour observer sans être vu ? Jeu Macabre ne fut qu'à moitié surpris de son choix, il avait compris que lorsqu'on fait partie d'un milieu alors on y évolue mieux, plus il s'habituerait à l'odeur plus il ferait corps avec l'environnement et plus il serait efficace. De plus on pouvait s'y attendre l'apprenti était trop fier pour dédaigner quelque chose  qui pouvait lui permettre de se venger. L'occasion était trop belle, il l'avait donc saisie, pour le plus grand plaisir de son mentor qui sourit de nouveau avant se l'observer, de détailler ses mouvements,  son attitude. L'effet de surprise n'y était pas mais c'est sa tactique qui comptait plus et elle était assez bonne, son ancien maître n'avait pas fait que du mauvais travail en fin de compte,  mais il soupçonnait le jeune chat de se débrouiller seul pour ce genre de choses.
Il bondit vers le lieutenant qui put lire toute la hargne du monde dans ses yeux, décidément il ne l'aimait  vraiment pas, mais c'était réciproque. Lui qui n'aimait pas le contact des novices, il supportait moins encore la désinvolture de Nuage Satirique,  jusqu'ici il n'avait rien répliqué lorsque ses remarques étaient désobligeantes, se forçant à être le plus patient possible, mais cela ne durerait pas éternellement. Heureusement pour eux, il deviendrait bientôt guerrier. Malheureusement pour lui, l'ego du jeune combattant grandirait encore.
Il se concentra de nouveau sur le petit mâle qui glissait vers lui dans une feinte vers ses pattes avant. 

L'impact lui coupa le souffle, l'apprenti le faucha comme s'il s'était agit d'un fetu de paille abandonné aux caprices du vent.  Le lieutenant chuta avec un grognement  mais se réceptionna du mieux qu'il pu tout en appuyant sur ses pattes postérieures,  bloquant ainsi l'apprenti qui était toujours, mais en partie,  sous lui. Son corps massif aidant, il parvint à l'y maintenir, s’applatissant au plus près du sol, il essayait de l’empêcher de respirer au maximum. Il imaginait sans mal sa rage et sa gorge emplie de leurs deux parfums acides tandis qu'il écrasait sa queue du bout de la patte, lui interdisant toute retraite,  sans quoi la douleur aurait été terrible, et il se retourna pour placer son visage près du sien.

"Tu es mort" souffla-t-il doucement,  mais aucune moquerie, aucune désapprobation ne transparaissait dans sa voix. 

Il n'ajouta rien et se dégagea pour aider Nuage Satirique à se relever, lorsque ce fut fait il s'assura du coin de l'oeil qu'il n'avait rien. De toute façon il avait veillé à ne pas le blesser. Si l'apprenti cherchait réellement à le battre son aîné voulait seulement lui apprendre quelques petites choses pour parfaire ses mouvements,  pour lui donner une chance de s'échapper si l'occasion s'en présentait. Malgré tout il ne pouvait pas lui enlever, il était doté d'une force surprenante pour un chat de son âge, il était assez prometteur,  cependant il ne pourrait pas le lui dire sans s'attirer des railleries de sa part, cela ne faisait aucun doute. 

"Ton approche était  la bonne, tu as bien fait de m’imiter, si j'avais été un ennemi au pelage sain, je n'aurais pas eu une chance, essaies toujours, dans la mesure du possible, de t ’ adapter à ton milieu, mieux tu le comprendras mieux tu pourras t'en servir à ton avantage. " 

Il fit une pause se racla la gorge et reprit : 

"Ensuite, ton attaque par l'avant était une bonne idée, mais rappelle toi, j'ai pu te plaquer au sol grâce à mes pattes arrières et ensuite me retourner, le bon point c'est que je n'avais pas accès à ton ventre, partie que tu ne dois jamais laisser à découvert. Donc pour te libérer tu aurais pu mordre le mien avant de te retrouver trop loin ainsi n'importe qui aurait eu un mouvement vers le haut ce qui t'aurait laissé une porte de sortie. Cherches toujours un moyen de te sortir d'affaire,  le tout n'est pas de gagner, le but premier doit résider dans ta survie. Un guerrier blessé vaut mieux qu'un guerrier mort évidemment. Essaies de m'empêcher d'atteindre ton ventre et ta gorge." 

Il lui laissa quelques secondes pour assimiler ce qu'il venait de dire, juste le temps de reprendre son souffle et ce fut à son tour de bondir. Au dernier moment le guerrier se déporta légèrement à droite et se retrouva au niveau de ses épaules sur lesquelles il fit pression afin de le faire basculer de côté. 

[Je te laisse me jouer un peu pour quelques mouvements  j'espère que ça te convient]

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Mar 1 Juil - 18:36

    Je le vis retomber sur ses pattes et jura. Je m'apprêtai à me retourner pour lui décocher un bon coup dans la mâchoire ou dans le ventre, suivant l'axe choisit, mais me retrouva à la place plaqué sur le sol dur et poussiéreux du charnier, avec pour seul vu le "magnifique" visage de Jeu Macabre à quelque mètres . Je renifla. Bien. Cela veut-il dire que j'ai lamentablement échouer? Je sentis un poids s'appuyer contre mes poumons, et toussa. Il essayait de m'achever, c'est pas possible ! Je me mis à gesticuler, bouger dans tous les sens possibles et inimaginable pour me dégager de son corps. Il était bien bâti, ça je pouvais le lui accorder. Mes sourcils s'arquèrent. Sérieusement? Je me mettais à penser à des choses pareils maintenant? Un soupir agacé m'agaça. enfin, soupir.. pour le peu qu'il me restait de respiration, c'était déjà un exploit si j'arrivais à sortir ne serais-ce qu'un soufflet. Mes muscles ne tardèrent pas à s'épuiser, faute de sa masse et de ma taille, laquelle je rappelle, ne dépassait pas 10 queues de souris. En parlant de souffle, son haleine vint frôler mon visage. Je retins le peu de respiration qu'il me restait.

    "Tu es mort"


    Okay. Parfait. Alors, si à un moment de cette journée, j'ai pu avoir la pensée que l'on pourrait peut-etre se supporter, j'aimerais grandement remonter le temps pour aller me flanquer la rouste de ma vie, et me fait savoir que Non, ce n'est absolument pas possible que l'on puisse entretenir ne serais-ce qu'une relation normal, mentor/Apprenti. Ma respiration se relâcha d'un coup. L'air remplit mes poumons d'une brise fraiche et puissante. Enfin ! Ma voix était légèrement enrayée par le manque de... bah, d'air, quoi, ce qui me manquait depuis tout à l'heure, ce dont mon très cher mentor s'amusait à me priver. Je sais que dans un vrai combat, je serais, effectivement : mort. Mais étais-ce vraiment d'une nécessité absolue de me le faire savoir? Certes, il me l'avait du ton le plus neutre possible. Certes, parfois, il valait mieux me dire les choses en face. Et certes, il fallait bien que j'assumes ma défaite... Mais bon sang, qu'est-ce que cette phrase pouvait devenir agaçante quand elle sortait de sa bouche !

    "Ton approche était la bonne, tu as bien fait de m’imiter, Pwoua ! Bah encore heureux mon vieux ! si j'avais été un ennemi au pelage sain, je n'aurais pas eu une chance, essaies toujours, dans la mesure du possible, de t ’ adapter à ton milieu, mieux tu le comprendras mieux tu pourras t'en servir à ton avantage. "

    Bien, Bien. Des compliments. Parfait, j'en avais besoin après cette humiliante défaite ! Je grommela des commentaires quelque peu désobligeant, et le fusilla du regard. Non, je ne sourirai pas.

    "Ensuite, ton attaque par l'avant était une bonne idée, mais rappelle toi, j'ai pu te plaquer au sol grâce à mes pattes arrières et ensuite me retourner, le bon point c'est que je n'avais pas accès à ton ventre, partie que tu ne dois jamais laisser à découvert. Donc pour te libérer tu aurais pu mordre le mien avant de te retrouver trop loin ainsi n'importe qui aurait eu un mouvement vers le haut ce qui t'aurait laissé une porte de sortie. Cherches toujours un moyen de te sortir d'affaire, le tout n'est pas de gagner, le but premier doit résider dans ta survie. Un guerrier blessé vaut mieux qu'un guerrier mort évidemment. Essaies de m'empêcher d'atteindre ton ventre et ta gorge."


    J'aurais pu, oui.. J'aurais pu, s'il m'avait laissé le temps ! Et allez, Sati mauvaise fois, le retour. Je dois l'empêcher maintenant? Mais c'est le monde à l'endroit ! (Oui, parce que mon monde à moi n'est vivable qu'à l'envers. Je ne vous demande pas de comprendre. Oust !) Néanmoins, je retins les conseils. Pas par principe bien sur, j'ai plus tendance à les oublier qu'à les assimiler, leur leçon. La meilleur mémoire reste la mémoire physique. Le corps se souvient de ce que l'esprit ignore. Entre autre, on appelle ça aussi les "réflexes". Et j'en avais de sacré bon. Sauf en l'occurrence. Mais on tombe pour mieux se relever, non? La prochaine fois, c'est lui qui mordra la poussière, lui qui embrassera les cadavres sur le sol. Peut-etre même qu'un jour, il fera parti de cette magnifique rangée de corps en putréfaction. Mui.. douce utopie. Je pris ses indications à la lettre, m'appuya le plus possible sur mes membres arrières et bondit vers lui. Il l'évite? Tant pis, je retente. Une pression se fit sur mes épaules, et je planta mes pattes sur le sol. Mon arrière-train fit le reste. Je me renversa en arrière, agrippa du mieux que je pu son cou (ou plutôt la peau de son cou) et roula sur le sol. Mes muscles firent le restes. Reste un seul souci... son poids à lui !

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Jeu 10 Juil - 18:55

L'apprenti changea de tactique comme il le lui avait conseillé, au moins une bonne chose, il commençait à désespérer de se faire obéir mais était certain d'une chose, le novice ne le portait pas dans son coeur. Il n'avait pas voulu s'attirer sa haine seulement son attention, c'était chose faite, même désagréable. Le jeune chat bondit de nouveau mais le rata, alors lorsque Jeu Macabre vint s'appuyer sur ses épaules il tenta de faire contrepoids. Lieutenant ne s'y était pas attendu, bonne idée selon lui, mais il n'eut pas le temps de réfléchir un peu plus la valeur de son action car Nuage Satirique le tirait vers lui, le matou rayé vola au dessus de son dos mais au dernier moment il s'agrippa à sa fourrure rousse, enfonçant ses griffes dans la peau tendre sans pour autant chercher à blesser,  il n'avait pas envie de rendre visite à leur guérisseur,  ce n'était qu'un entraînement. Ils roulèrent un moment, chacun essayant de trouver le point faible de l'autre, l'apprenti faillit se laisser prendre au jeu précédent, le poids de son adversaire représentait une difficulté particulière, mais cette fois il parvint à se dégager. Jeu Macabre, une estafilade sous l'oeil, grogna, fatigué de leur combat qui n'en finissait plus, Nuage Satirique arrivait toujours à lui échapper tandis que lui même martelait son dos et ses pattes de coups, le ventre de l’autre pour cible. Il avait cherché à évaluer son endurance et bien elle était bonne, meilleure que ce qu'il avait pu imaginer, sa petite taille était un atout et s'il pouvait tenir tête à un vétéran tel que lui,  alors c'est à la chasse qu'ils devraient passer. Mais la chasse n'était pas son domaine de prédilection et il soupçonnait la même chose du côté de son élève, quelle partie de plaisir ce serait… Nouveau grognement agacé, cette fois il donna un coup de rein à Nuage Satirique et l'envoya plus loin,puisant dans ses dernières forces, il se releva, écumant mais satisfait. Fier. A la place du petit il se serait estimé heureux ou du moins soulagé, il était rare que le guerrier émette le moindre encouragement, se contentant des provocations ou autres remontrances qui les motivaient assez bien. Il fallait toujours cerner un apprenti avant de commencer, trouver ses faiblesses et s'en servir contre lui, une fois qu'il serait passé outre, alors il pourrait devenir un chasseur à part entière, ici ils devraient canaliser l'arrogance qui l’insupportait plus qu'aucun autre défaut. Il le toisait, campé sur ses pattes, convaincu que s'il ne prenait pas la parole maintenant, Nuage Satirique se ferait une joie de lancer une de ces piques dont il avait le secret. 

"Très bien. Suis moi."

Il se contenta de cela, pas disposé à lui annoncer qu'il était prêt question corps à corps et que même si on apprend tout au long de sa vie, les bases, le principal étaient acquis. Il s'éloigna plutôt rapidement grâce à la longueur impressionnante de ses pattes et les mena hors du charnier, certainement pour le plus grand bonheur de son compagnon. Bientôt la puanteur de leur pelage se fit plus forte, surtout maintenant qu'ils étaient dans un environnement différent. Impossible d'attraper quoique se soit avec cette odeur qui s'accrochait à eux telle une tique affamée. Les bois les entouraient de nouveau, le bruissement des feuilles qui avait résisté au froid le berçait doucement et il souriait hors de portée du regard de son apprenti. Il emprunta un petit chemin de tête qui s'était formé naturellement au cours du temps, il servait parfois d'échappatoire au Clan lorsqu'il était attaqué, le connaître était une bonne chose et vu le peu d'enthousiasme que suscitait le charnier, il n'était pas convaincu qu'il soit connu de tous. Ils serpentèrent entre de petits buissons un moment avant de déboucher sur un cours d'eau qui prenait, au soleil, des teintes argentées. Les clapotis de l'eau vinrent compléter la symphonie qui le charmait depuis un moment. Il invita Nuage Satirique à le suivre avant de dire, toujours dos à lui  :

"Cela ne nous fera pas de mal, tu t’es bien battu, nous passerons à la chasse dès le prochain entraînement."

Il s'approcha de l'eau sans crainte, il n'aimait pas particulièrement se mouiller mais sa volonté à toute épreuves la forçait à faire ce qui était nécessaire, c'est les dents serrées mais sans un bruit qu'il se glissa dans les flots glacés. Il jeta un oeil à son élève qui semblait être taillé dans le marbre, il ne bougeait pas, figé comme une statue de cire. Indifférent aux motifs qui pouvaient le pousser à se cramponner à la berge. Il sortit de l'eau, des frissons jusque dans la moelle et s'approcha du petit, il le força à avancer, imbibant au passage son pelage roux et une fois qu'ils se trouvèrent à proximité du ruisseau il le poussa sans plus de cérémonie. 

"Tu passes chez le guérisseur au cas où tu aies des puces." 

Il braqua sur lui un regard amusé et se plongea à nouveau dans l'eau salvatrice.

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Dim 13 Juil - 14:33

    Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, et pas non plus m'étendre sur lui, bien que l'envie ne m'est pas forcément désagréable... mais je viens une fois de plus de me faire étaler sur le sol. J'aurais pu l'avoir. Sincérement, je pense que j'aurais pu. Mais me voila une fois de plus sur le sol, avec une légère douleur au niveau du cou et de ma tête, celle-ci ayant juger préférable de me faire heurter l'écorce d'un arbre. Je sais qu'elle n'est pas à blâmer. Cependant, ma taille, elle, je pouvais l'insulter et la rabaisser autant que je le voulais. J'en avais le droit, j'était maître de mon corps ! Ne me dîtes pas que je m'insulte moi-même. Vous n'imaginez pas le nombre de fois où je l'ai fait. Donc, maintenant, cela ne me fait plus grand chose à vrai dire. Et en ce moment, ma fierté m'importait plus que toute autre chose. Elle était piétinée, rabougrie, réduite en cendre, suspendue à un arbre et lâcher dans une fosse sceptique. Voila. Autant dire que la boule qui se coinçait dans ma gorge ne risquait pas de s'arranger. Une boule où toute ma haine se regroupait, mais que ma bouche tentait difficilement de ravaler, tandis que mon cerveau essayait du mieux qu'il pouvait de me faire adopter une attitude simple et mature, de quelqu'un qui assure sa défaite. Cependant, je ne pouvais empêcher mes dents de grincer, mes griffes de labourer le sol, et mes yeux de se tendrent en un regard noir et chargé de rancoeur refoulée.

    "Très bien. Suis moi."


    Je le regarda partir, et cracha derrière lui, maugréant au passage des mots dont la politesse étaient plus que discutable. Je traîna des pattes et le suivit, sortant du charnier après lui. Autant dire, j'ésperai que l'on rentre au camp vite fait, bien fait, tranquillement, histoire de m'effondrer sur ma litière et innonder la tanière de ma délicieuse odeur, afin de faire fuir tous les apprentis et de profiter d'un moment de solitude et tranquillité. Un sourire se dessina sur mon visage. Ho oui, un tel moment de bonheur ne serait pas gaspillé. Je jeta un regard à mon mentor. Puis le rabaissa. Et le releva. J'arqua un sourcil, aussi. Pourquoi ne prenions-nous pas le chemin du retour? Celui-ci là ne me disait rien du tout, autant dans mes mémoires que par mes sentiments. Il était trop... buissoneux à mon goût. La vue se dégagea, et j'apperçu bientôt une.. rivière? Je le dévisagea. Que comptait-il faire exactement exactement? M'apprendre à pêcher? Nous ne sommes pas au clan de la rivière que je sache, et je pensais que la chasse n'était pas d'actualité aujourd'hui. Alors quoi? De plus, l'eau devait être glacé, avec un temps frisquet comme celui que nous avions. Je frissonne à cette pensée. Non.. il n'allait tout de même pas...?

    "Cela ne nous fera pas de mal, tu t’es bien battu, nous passerons à la chasse dès le prochain entraînement."

    Mon sourire se liquéfia. Mes muscles se figèrent. Mon cerveau s'éteignit. Si. Il allait. Le sale .. ! Non, restons poli. Je le regarda s'avancer, réticent, et grimaçant dans l'eau. Elle était froide, hein? Très. Et le simple fait de devoir aller dans de l'eau me pétrifiait tout court. Je déglutis. Une sueur froide longea mon échine. Il ne comptait pas que j'y aille.. hein? Parce que, si, justement, ça peut me faire du mal. Rester trop longtemps dans de l'eau glacé pourrait me faire attraper un rhume, qui eventuellement affaiblira mon système immunitaire et d'autres maladies telle la pneumonie pourrait s'installer à l'interieur de moi, me causant d'atroce douleur et surement une mort lente, voir une froideur si dangereuse que mes muscles pourraient perdre de leur efficacité et je deviendrai infirme pour le restant de mes jours, incapable de faire quoi que ce soit, réduit à un état végétalisé comme les anciens, mais à un âge bien moins avancé qu'eux. Soit une mort que je ne désirerai pas. Je ne revins à la réalité quand sentant l'eau à mes pieds. Il ne m'avait quand même pas traîné?! J'ouvris la bouche pour protester, mais un cris terrifié en sortit à la place, quand je me sentis bousculé vers l'avant. Je sentis l'eau s'infilitrer dans mes poils. Ma respiration s'accélera.

    "Tu passes chez le guérisseur au cas où tu aies des puces."

    Je ne l'entendis qu'à moitié. Des puces? Ca refilait des maladies aussi ! Je le vit re-rentrer dans l'eau et battit le plus vite des pattes pour me retrouver sur la berge. Je sortis en trombe de l'eau, le corps pris de spasme, la bouche tremblante. Le froid me happa comme un harpon. Mon souffle n'était plus qu'une fébrile respiration, un soupir tremblant. Je remuais, sautais partout pour me réchauffer, murmurant des:

    -ho mon dieu, je vais mourir, je vais tomber malade, une vilaine maladie. Le froid? Une fièvre? Je vais me mettre à cracher du sang parce que mon corps ne pourra plus rien supporter après ça.. non? Ho mon dieu, ho mon dieu.. je veux pas mourrir, j'ai froid, maman..

    Sans aucun doute, je commençais à faire de l'hyperventilation. Je ravala une bonne fois ma salive, et pris une profonde respiration, me répétant des : chut, tout vas bien, c'est rien, tranquille, respire... à la pelle, et au bout d'un bonne dizaine de coup de feuille, mon souffle commença à s'égaliser. Le froid ne s'en allait point, mais mon pelage commençait à sécher. Je leva un regard meurtrier vers mon "mentor". Ce nom que je commençais à maudir de tout mon être..

    -Vous... vous êtes tellement mort..

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Ven 18 Juil - 16:22

Il hurlait presque, crachait de peur et le lieutenant sentait sous lui ses muscles tétanisés, pouvait presque entendre le rythme incroyable de son coeur qui tambourinait contre ses côtes. Il ne dit rien, se contenta de le lâcher et de le regarder regagner la berge au pas de course, dardant sur lui des yeux aussi durs qu'une pointe de lance. L’eau était froide, glacée même, mais ce n'était pas de l'acide, ce n'était pas du feu et à mesure que l'autre gémissait Jeu Macabre serrait les dents, scrutant le novice l'estomac contracté. Il tremblait de tous ses membres, grelottait comme un chaton qui vient de sortir du ventre de sa mère, encore plein d'un sang qu'il ne retrouvera plus jamais. Nuage Satirique lui était simplement trempé. Son pelage roux, autrefois flamboyant au soleil, s’assombrissait sous l'effet de l'humidité. Une angoisse indicible se lisait dans ses yeux. Il marmonait quelque chose que Jeu Macabre ne parvenait pas à entendre, immergé qu'il était. Il le rejoignit en deux bonds, curieux d'écouter ce qui l'avait à dire. Il avait du mal à comprendre sa réaction, ne pas aimer l'eau était une chose, jouer la biche effarouchée en était une autre. Et il voulait devenir guerrier ? S'il ne savait pas traverser une rivière alors il avait du soucis à se faire. Le vétéran cherchait à former des soldats, des compagnons sur qui il puisse compter le moment venu au coeur de la bataille lorsque la boue et la sueur l'empêcheraient de voir autour de lui. L’Ombre n'avait pas besoin d'enfants fanfarons qui se sauvaient à la première difficulté. Ses pattes s'enfoncèrent dans la terre humide de la rive et il se planta devant son novice qui tentait tant bien que mal de se réchauffer. 

"ho mon dieu, je vais mourir, je vais tomber malade, une vilaine maladie. Le froid? Une fièvre? Je vais me mettre à cracher du sang parce que mon corps ne pourra plus rien supporter après ça.. non? Ho mon dieu, ho mon dieu.. je veux pas mourrir, j'ai froid, maman.."

Il respirait de plus en plus vite, le guerrier crut même qu'il allait sombrer dans l'inconscience mais finalement il parvint à se maîtriser. Il se tourna vers lui, les yeux plein de haine et de rancune et cela fit remonter de terribles souvenirs chez le lieutenant qui essaya de secouer la tête, lui aussi devait retrouver son calme sans quoi… 

"Vous... vous êtes tellement mort.."

Jeu Macabre qui s'était détourné, prenant soin de ravager le sol en toute discrétion, fit volte face à ces mots. Son visage n'était plus que fureur, sa fourrure doubla de volume en une seconde, crocs découverts, masque furieux, son regard assassin en disait long.

"Que sais tu de la mort ?" Hurla-t-il,  hors de lui, ne pouvant plus contenir sa rage, son désespoir même. 

Même s'il n'avait fait que se plaindre, même si son arrogance l'irritait au plus haut point, ce n'était pas pour cela qu'il laissait exploser ses émotions. Mais ses remarques, son attitude, lui rappelaient parfois quelqu'un dont il n'avait pas envie d'entendre parler, dont il cherchait à effacer la mémoire. Un Vertige le prit, il eut l'impression que le monde tanguait que les ombres qui l'avaient guetté sur la Colline Macabre étaient de retour et quelles riaient de lui, trop heureuses de le voir si proche du jeune chat, si tendu… si violent. Mais il suspendit le mouvement qu'il s'apprêtait, comme malgré lui, à exécuter. Son corps, plus trempé par la suée soudaine que par le ruisseau, était agité de sursauts saccadés,  signe de son profond trouble. Il fixa ses yeux pleins de larmes sur ceux de Nuage Satirique et souffla, épuisé, terrifié de se voir ainsi contrôlé par autre chose que lui même :

"Hein qu'est ce que tu sais de la mort ? Oh je te souhaite tellement de ne jamais pouvoir me répondre. Mais ici bas je n'en suis pas si sûr."

Jeu Macabre est un enfant, un enfant perdu, le regard perdu dans le vague, le sourire doux d'un dément sur les lèvres, la tête envahie d'images du passé. Au diable l'apprenti, qu'il le prenne pour un fou si l'idée lui plaisait de toute façon leur relation ne pouvait pas s'empirer. Soudain il retrouva son calme froid d'automate, son refuge stérile de sentiments, la détermination sans faille qui l'animait depuis qu'il avait perdu ce qui faisait de lui un être plus ou moins aimant : la foi. Il s'éloigna de quelques pas, indifférent au regard probablement médusé. Il en avait assez et le petit était certainement prêt. Un peu de bonne volonté suffirait.

"Maintenant rentre au camp, je veux que tu y parvienne seul. Tu veux être guerrier n'est ce pas ? Dans ce cas tu devrais te dépêcher, demain se tiendra ton évaluation, et si je t'entend protester je te jure que tu seras encore apprenti dans douze lunes."

Jeu Macabre,  débarrassé de l'odeur du charnier ainsi que de son parfum personnel grâce aux eaux d'argent, s’engouffra dans les bois sans plus un mot, il ne laisserait aucune trace olfactive et Nuage Satirique devrait effectivement retrouver son chemin seul mais il ne doutait pas un seul instant de sa réussite, il avait dû quitter le camp un grand nombre de fois malgré les interdictions.

> Your Time ♤

L'aube incendia le ciel, empourprant la cime des conifères qui se dressaient fièrement au dessus du Clan de L’Ombre. Aujourd'hui était un grand jour, le jour de Nuage Satirique. Il devrait prouver qu'il était à la hauteur des espérances de son mentor, prouver qu'il était un guerrier, prêt à défendre la tribu au péril de sa vie. Jeu Macabre n'était pas certain qu'il aurait donné celle ci pour ses camarades mais la procédure était la même pour tous, tous devenaient apprentis et tous passaient la célèbre évaluation. Elle était plus ou moins redoutée, plus ou moins stressante, tout dépendait du duo que formaient le guerrier et son novice. Et leur duo était particulièrement hétérogène, tous deux avaient pu s'en rendre compte rapidement. Aussi ce test final ne serait pas une partie de plaisir, loin de là. Mais quoiqu'il en soit, même si le lieutenant était réputé pour être intransigeant, il serait juste et objectif,  la personnalité du petit ne comptait plus une fois l'orée du bois franchie, seule comptait sa performance. La veille, Jeu Macabre avait eu des doutes surtout après la baignade improvisée mais il se disait qu'après tout on était pas au Clan de la Rivière et qu'on ne pêchait que rarement, cependant la question de son courage, de sa fierté personnelle, serait peut être à revoir, ils auraient tout le temps d’en discuter en patrouille. Il sourit à cette pensée,  déjà en route pour la tanière des apprentis qu'il espérait le voir quitter le lendemain. Il croisa Petit Ours et Petite Légende, les enfants d’Etoile de Mystère qui eux quitteraient la pouponnière, ils devaient être impatients, pourtant le rôle d'apprenti était assez ingrat. Il soupira en entrant finalement, délaissant quelques instants la clarté sanglante du jour. Nuage Satirique dormait à poings fermés, paisible pour une fois et il regretta presque de le réveiller,  on était si tranquille lorsqu'il gardait la gueule fermée ! Cependant il n'hésita pas plus et lui donna l'habituel coup dan les côtes qui le fit sursauter. Il n'attendit pas qu'il se lève et sortit, il préleva une grive sur le tas de gibier et la déposa devant la tanière du jeune mâle, il mettait de côté son vieil adage pour aujourd'hui,  il aurait besoin de toutes ses forces.Il l’attendit patiemment puis le mena hors du camp, comme pour la première fois. Il reviendrait en combattant à part entière si le Clan des Étoiles le permettait.

Il avait plu pendant la nuit et l'air, autant que l'humus, était humide, leur hérissait le poil et ils avaient tous deux l'air en colère , ce qui n'était pourtant pas le cas, du moins en ce qui concernait Jeu Macabre,  il était détendu, lui n'avait pas d’épreuve à passer. Ce n'était pas un mauvais temps pour la chasse, la fraîcheur ferait sortir les petits animaux de leurs tanières et atténuerait le parfum du novice. Il repensa à leur altercation de la veille et décida d'enterrer la hache de guerre pour aujourd'hui. Une fois qu'il l'eut conduit à la frontière, c'est à dire non loin du chemin du tonnerre et de ses monstres métalliques, il annonça :

"Voici venu le jour de ton évaluation comme promis, je vais tâcher de tester tes aptitudes dans tous les domaines. Tu devras d'abord marquer la frontière, tu y seras amené de nombreuses fois, choisis le bon endroit c'est tout ce que je te demande. Ensuite suivra une période de chasse, ta position est bonne reste à la mettre en pratique. Je veux que tu ramène au moins deux rongeurs et un oiseau. Enfin prends garde, des ennemis rôdent. Puisse le Clan des Étoiles guider tes pas. Et… pose toi une question : Qu'est ce que la peur ?"

Il n'ajouta rien et s'enfonça dans la forêt, patient, jusqu'à ce que le novice s'éloigne. Il le suivit dans toutes ses missions, plissant les yeux lorsqu'il le croyait sur le point d'échouer, lorsqu'il entendait ses grognements habituels... il se glissait dans les ombres jamais très loin de lui. Il repéra un groupe de pigeons qu'il effraya afin de voir si Nuage Satirique tenterait d'en attraper un. Enfin quand la chasse toucha à son terme il se pencha sur une branche basse et attendit l'approche du novice. Il se jeta sur son dos avec un feulement et ils roulèrent de conserve, crachant tout deux jusqu'à atteindre un filet d'eau. Qu'est ce que la peur, rien de réel, rien qu'une émotion,  une réaction chimique, une chose qui peut être dépassée. La peur n'est rien.


[Je repondrai une dernière fois pour le bilan, je te laisse rep :) ]

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Lun 21 Juil - 12:53


    Je le vis sortir de l'eau. Déjà, cela n'annonçait rien de bon de par son regard meurtrier, et mon instinct m'intima de fuir le plus vite possible, le plus loin. Mais mes membres ne bougeaient pas. Mon corps était encore pétrifié par le froid et la peur, et l'odeur vaseuse de l'humidité collait encore à mon pelage. Si bien que quand il avança, je ne fis rien, ne bougea pas, attendant que le coup vienne. Je tremblais. De froid. Du moins, j'aime à le penser, Cela me donne du courage. Qu'elle ironie.

    "Que sais tu de la mort ? Hein qu'est ce que tu sais de la mort ? Oh je te souhaite tellement de ne jamais pouvoir me répondre. Mais ici bas je n'en suis pas si sûr."


    Sincérement, moi-même je n'esperai pas répondre tout de suite à cette question/affirmation. Cette accusation même. Rien, je ne savais rien de cela. Et qu'il ne me fasse pas croire qu'à mon âge, il en savait autant. Sa vie ne m'interessait pas. Et la manière dont il le disait encore moins. Cette façon haineuse et mélodramatique avec laquelle il me hurlait dessus me faisait penser à une scène toute faite, à un discour qu'il ressortirai chaque fois que la situation l'exigeait. Je n'en sais rien ! Jamais je n'ai été confronté à cela. Et sincérement, c'est pour moi un fait dont je suis fier ! Si lui avait été si accoquiné avec le clan des étoiles, au point d'avoir failli les rejoindre, ou d'avoir vu quelque passer le cap du non retour, c'était de sa faute, pas de la mienne. Qu'avait-il à me crier dessus avec une violence que l'on réserve à un ennemi? Certes, je ne le portais pas dans mon coeur. Certes, je le détestais. Peut-être même que je pouvais le considérer comme un ennemi.. peut-être. Mais se croyait-il au dessus de moi? Pensait-il que sa vie avait plus d'importance? Que parce qu'il avait connu la mort, il pouvait se permettre de laisser parler des mots comme ceux là? Parler.. cracher oui.

    "Maintenant rentre au camp, je veux que tu y parvienne seul. Tu veux être guerrier n'est ce pas ? Dans ce cas tu devrais te dépêcher, demain se tiendra ton évaluation, et si je t'entend protester je te jure que tu seras encore apprenti dans douze lunes."


    Que j'y parvienne seul? Mais bien sur.. excellente manière de me dire de ficher le camp. Mes membres grelottaient encore, mais je ne voulais plus lui laisser le plaisir de me voir en position de faiblesse. Plus jamais. Je pris un souffle et claqua mes muscles pour les réveiller. Le pire entraînement de ma vie... je m'en souviendrai, ça c'est sur. Je lui lança un regard assasin, indifférant au fait qu'il m'ait adressé le même à peine quelque minutes avant. Et je serais un guerrier qu'il le veuille ou non, je n'allais pas le laisser décider à ma place. Bon, je sais bien que ce n'est pas ainsi que ça se passe, et que la meilleur manière de passer au prochain stade était justement de faire de mon mieux lors de l'évaluation. Je le regarda partir devant, et laissa mon souffle partir. Mon corps se remit à grelotter, et tout le stress s'évacua par mes yeux sous formes de gouttes. Je m'assit et essaya de me calmer. Fichu Maladie ! Sans elle, ma vie serait bien plus simple. Je continua à trembler, et attendit que ma crise passe, avant de pouvoir rentrer au camp. Je suivit l'odeur de Jeu Macabre, qu'il avait laissé en partant. A ma grande consternation, elle avait disparut. Jurant dans mes poils, je fis appel à ma mémoire, et ne tarda pas à retrouver l'entrée du camp. J'étais encore sur mon territoire, quand même. La litière chaude de la tanière m'attendait, et c'est dans un soupir fatigué que je m'y laissa tomber.



    Je rêva, cette nuit. Quoi de plus normal, me direz-vous. Mon rêve, c'était moi, seul au milieu du charnier, la nuit. Déjà que cet endroit était inquiétant de jour, alors imaginez quand la lune vient se pointer... c'est plus une hécatombe. J'était donc là, seul, attendant que le jour se lève. L'odeur était parti. Ou peut-être avais-je enfin réussit à m'y habituer. Puis, un bruit. Un craquement sourd, en direction d'un tas de cadavre. Quelque chose en bougeait. Je m'approchai, doucement. Alors que j'allais regarder de plus près, un mulot sans yeux me sauta dessus. Je cris, mais à la place du rongeur, c'est une vague d'eau glacé qui me tombe dessus. Je me retrouve à essayer de nager, le liquide me rentrant dans la bouche, dans les narines, brûlant mes poumons. Et je crois que c'est précisemment là que je me réveille. En sueur, grelottant. Mon souffle est erratique. A côté de moi, il dorme tous. Je met quelques minutes avant d'essayer de retrouver mon sommeil perdu. J'y arrive, bien plus tard.
    Et je suis encore réveiller. Pas par un rêve, non, mais pas une patte qui se coince entre mes côtes et me tire de ma fatigue. Je n'ose pas ouvrir les yeux. Je sais déjà qui c'est. Et sa douce voix vient confirmer mes soupsons.

    Je cracha une injure et pris tout mon temps pour me lever, juste pour ne pas lui faire plaisir. Aujourd'hui était certe un jour important, mais cela ne voulait pas dire que je n'avais pas le droit de profiter de mes derniers heures en tant qu'apprenti pour lui faire la vie dure, du moins le plus que je pouvais. Oui, dernières heures. Parce que j'avais bien l'intention de réussir cette satanée évaluation. Je ricane. Sérieusement, à quoi servait-elle? Je sortit de la tanière, et le rejoignit à l'entrée du camp. Puis le suivit, jusqu'à la frontière, où il s'arrêta.

    "Voici venu le jour de ton évaluation comme promis, je vais tâcher de tester tes aptitudes dans tous les domaines. Tu devras d'abord marquer la frontière, tu y seras amené de nombreuses fois, choisis le bon endroit c'est tout ce que je te demande. Ensuite suivra une période de chasse, ta position est bonne reste à la mettre en pratique. Je veux que tu ramène au moins deux rongeurs et un oiseau. Enfin prends garde, des ennemis rôdent. Puisse le Clan des Étoiles guider tes pas. Et… pose toi une question : Qu'est ce que la peur ?"


    Je le vis s'éloigner, encore. La peur... hein? Comptait-il me faire le même discour que la mort? Que je ne la conaissais pas? Que je n'était qu'un enfant insouciant et puérile? Et puis, sincérement.. une chasse? Génial, ce que je déteste le plus. Autant commencer par cela dans ce cas. Je marcha, et suivit l'odeur fine, presque imperceptible, d'un rongeur. Un seul, c'était mieux que rien. Les oreilles rabattut, je suivit mon odorat. Bientôt, j'arriva à un trou, d'où provenait le délicieux parfum. Mon ventre gronda, me rappelant que je n'avais pas manger depuis la veille au matin. Raison de plus pour réussir. Je miaula dans le trou, assez fort pour effrayer la bestiole et m'écarta, puis alla me cacher. Je la vis sortir, quelque temps plus tard, avec une petite horrifié. Je crois. Elle avait toute les mêmes têtes ces souris. Je longea ma haie, et à une bonne distance, sauta sur elle, et lui atterit dessus. Un vrai coup de bol ! Normalement, je les loupais toutes, et devait les courser. Je souris vainqueur, et la pris dans la gueule, puis dit à qui voulait l'entendre:

    -Ce n'es pas un vieux clan de chat mort qui décidera de mon avenir..


    Je la ramena, creusa un trou pour la cacher, et repartir à l'assaut d'un autre rongeur, et de mes proies préférées.. les piafs. Je suivis la trace parfumé d'un moineau. Mes préférers. Sincérement, il me fut facile de le trouver. Les bruis de toc toc d'une noix contre un arbre me firent lever l'oreille. Je le vis non loin, dans un vieux chêne qui tanguait dangereusement. Pas la peine de monter, j'allais le faire descendre. Je pris une pierre, la première qui me tomba sous la main. Je la lança en arrière, me retourna, et donna un grand coup de patte dessus vers l'oiseau, que je loupa. Celui-ci s'envola dans une suite de piaillement agaçant. Je jura, et lui courut après. La flemme d'en chercher un nouveau. Bon. Courser un oiseau n'aura jamais été la plus fine de mes idées, mais elle en était pas moin amusante. Mon endurance me servit bien ce jour là. Je lui courut après sur une bonne distance, et le vit passer la frontière. C'est dans ces moments là que je la déteste, cette satanée limite. Je grogna, et retourna sur mes pas. Dépité, j'allais me mettre à en chercher un autre, quand je vis le petit cadavre d'un rouge-gorge non loin du chêne, un caillou familier juste à ses côtés. Et bien.. j'avais fait mouche finalement. Dans un énorme sourire, je le pris dans ma gueule et le ramena avec l'autre cadavre, l'enterrant au même endroit. Plus qu'un maintenant.

    A peine eus-je le temps de faire quoi que ce soit qu'un envol de pigeon faillit me raser le crâne. Je sursauta et courrut par pure instinct. Je trébucha sur un rocher et me vautra magistralement sur le sol dure et poussiéreux, avalant de la terre au passage. Mes gémissements s'y perdirent. Quelques chose me tomba dessus, bougeant, ratissant mon dos avec des petites pattes griffues. J'arqua un sourcil, et hurla quand je sentis des dents s'enfoncer dans mon cou. Je me laissa tomber à l'arrière, et vit un mulot s'enfuir. Ho non, je n'allais surement pas le laisser passer celui-là... Je me remis en position, pris de l'élan, et sauta, pour encore le louper. Un énième juron passa ma bouche cette journée là. Je lui courut après... encore. La poursuite fut rude, slalom entre slalom, mais je réussit à le piéger derrière un arbre, et lui briser le cou. Un soupir de soulagement s'échappa. Enfin, c'ets terminé la chasse. Haaa, que je détestais cette chose. Je rapporta encore la proie. Au même endroit. Je ne vais pas redire ce qui a déjà été dit deux fois, je vous préviens. Bon, et où était monsieur je sais tout de la mort qui tue?

    Un nouveau poid se fit sur mes épaules. Plus dure, plus violent. Plus dangereux quoi. Une nouvelle fois, je me mis à ramasser la poussière par la bouche. Finalement, j'aurais préférer ne pas le voir, ce mentor fourbe. Nous roulâmes longtemps, feulant, crachant. Je tentais de le mordre et le griffer à plusieurs reprises, réussissant à lui placer quelques coups dans le ventre de temps en temps. Puis, la fraîcheur abominable de l'eau revint toucher mon pelage. Mon corps se crispa instinctivement, mais cette fois, je m'étais préparer. Je me fis de mon mieux pour ravaler la boule nerveuse qui apparaissait dans ma gorge, et le mordit à la patte, pour sortir le plus vite posisble. J'y parvint miraculeusement. De l'eau... j'allais devenir aquaphobe si cela continuait. Mais aujourd'hui était le jour de l'évaluation. Je ne devais pas flancher maintenant, ce n'était pas envisageable. Alors je pris mon courage à deux pattes, et bondit sur lui. Cette fois, je visais son dos. J'atterit sur lui et sortit mes griffes pour m'accrocher à son pelage. Mon intention : rester le plus longtemps possible sur lui.

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MessageSujet: Re: Succeed. [Sati]   Mer 23 Juil - 1:21

Jeu Macabre enfonça ses crocs sous la peau de son apprenti, parce qu'il ne voulait pas le laisser gagner si facilement, il ne voulait pas l'humilier, il voulait qu'il ait son premier vrai combat,  celui qui ferait de lui, ou non, un guerrier, soldat au service de son Clan, qui lui offrirait sa vie que cela lui plaise ou pas. Il sentit le goût métallique du sang lui emplir la gueule et s'arrêta aussitôt, c'était assez, une petite morsure sans gravité, la maîtrise du geste il l'avait acquise après de nombreuses lunes, des années peut être et il savait qu'on apprenait toujours, chaque jour. Il espérait, sans grande conviction, qu'un jour Nuage Satirique le comprendrait, laisserait de côté son orgueil et chercherait, même si cela pouvait parfois sembler inutile, son honneur. Il sourit, ou du moins esquissa l'ombre d'un rictus lorsque l'apprenti surmonta sa peur de l'eau, comme quoi tout est possible lorsqu'on se fait violence. Le lieutenant fit pression pour qu'ils se séparent, il avait vu ce qu'il voulait voir, pas besoin de laisser le combat s'éterniser. Il le repoussa vivement,  pressé de ne plus sentir ses griffes dans son dos puis s'éloigna sans rien dire, se contentant de l'habituel signe de tête en guise d'ordre. Il connaissait déjà le résultat final, il décidait parfois même avant l'épreuve, mais il avait toujours aimé dresser un bilan détaillé de ces journées si spéciales. Il ne le donnait jamais aux apprentis, il ne voulait pas qu'ils se posent trop de questions, sauf lorsqu'une erreur lui avait sauté aux yeux. Nuage Satirique était endurant, fort, aussi futé qu'il l'avait imaginé et il avait su dompter sa terreur des flots, même dérisoires. Il avait fait un grand pas vers l'âge adulte, car la cérémonie ne désignait pas seulement un nouveau chasseur, elle retirait une bouche à nourrir, libérait un mentor mais surtout elle était un passage, une porte ouverte vers une nouvelle façon de vivre. Jeu Macabre laissait dériver ses pensées vers d'autres temps une nouvelle fois, son propre baptême lui revenait, celui de son frère aussi, si semblable au novice par moments. Il adressa une prière muette à tout ce en quoi il avait pu croire, il se jura qu'il ne laisserait plus personne finir comme lui. Il repéra les proies enterrées par le matou et entreprit de les porter jusqu'au camp.

"De belles prises." Lâcha-t-il document, comme pour ne pas dérange les oiseaux qui animaient les bois de leur chants cristallins. 

 Ils atteignirent le chemin du tonnerre et la soudaine clarté, due au manque d'arbres le tira de sa rêverie éveillée. Le parfum, presque morbide, de l'asphalte, le prit à la gorge mais il s'efforça de l'ignorer. Il s'assit et déposa l'Oiseau de Nuage Satirique devant ses pattes avant de dire, brisant le silence qui s'était installé :

"Tu as bien agit en ne dépassant pas la frontière, te connaissant je me doute que tu l'as déjà fait mais veille, je t'en prie, à ne pas te faire repérer le cas échéant. Mais peu importe ce n'est pas ce que tu as envie d'entendre. Je sais que tu me déteste, mais tu es libre, tu es un guerrier."

Et le lieutenant sourit à ce jeune chat si fier, si imprudent parfois, d'un vrai sourire, le premier réellement sincère.  Et il avait hâte de venir le féliciter en bas du promontoire, de s'effacer pour le livrer à sa gloire, à son renouveau d'un soir. Bizarrement, si son avis l'avait d'abord laissé indifférent, il aurait aimé pouvoir compter sur lui, pouvoir se dire qu'il lui avait apporté autre chose que des courbatures. Mais son orgueil personnel l'empêchait de montrer la moindre affection, le moindre changement d'humeur, parce qu'il avait des responsabilités et qu'il avait compris depuis longtemps que sans attaches on a pas d'ennuis. Il soupira, déçu de son propre comportement, de son repli intérieur et d'un geste doux fit un signe en direction du camp de L’Ombre. 

"Rentrons."

(Pardon pour ce rp pourri :c bref on passe à vol après :) )

The End.

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