« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

Masque de Rosée
 
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 Suit & Tie.

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Jeu Macabre
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MessageSujet: Suit & Tie.    Dim 25 Mai - 22:42

Il fait nuit. J'me lève doucement pour pas réveiller ma soeur. Innocence du Faon dort à poings fermés, mais même dans son sommeil elle est magnifique. J'ai toujours admiré sa beauté et détesté les regards que les mâles portent sur elle. Je les comprend, mais c'est ma soeur, elle est à moi, à moi seul, pas question de les laisser ne serait-ce que l'approcher. Je l'observe un moment, ses côtes qui se soulèvent doucement au rythme de sa respiration, ses paupières qui s'agitent vivement et son visage qui s'éclaire d'un sourire, elle doit rêver. J'aime la voir heureuse, le contraire m'est insupportable, elle est trop belle pour verser la moindre larme. Je caresse son épaule du bout de la queue, les choses sont parfois ambigües entre nous, on me l'a souvent reproché. Mais est-ce un crime de protéger, d'aimer nos proches ? En l'occurrence elle est tout pour moi, les autres sont morts ou disparus, ce qui revient à peu près au même. S'il devait lui arriver quelque chose... Je  préfère pas y penser, c'est trop. Je chasse cette idée dès ma sortie de la tanière des guerriers. J'ai besoin de sortir, d'aventure, de danger. Le fait que mon Clan soit neutre m'arrange assez, du danger oui, mais sans trop de risques au final, on pardonnera toujours à un jeune chasseur de s'être "malencontreusement" introduit en territoire ennemi. Enfin ennemi pas vraiment, bref vous avez compris l'idée. La lumière de la lune baigne le camp dans une atmosphère étrange, on croirait qu'elle s'est fondue dans le sol, a pénétré le promontoire et a laissé choir ses rayons avant de regagner le ciel. C'est pas mal, et j'suis plutôt content de ma métaphore. Faudra que je la ressorte, collé à une reine ébahie, ça devrait faire l'affaire. Je fais quelques pas bien pénibles après une nuit trop courte, et prélève mon dû sur la pile de gibier qui me semble bien maigre. L'hiver a décidé de confisquer la plupart de mes repas, je devrais aller chasser, me rendre utile mais j'avoue, j'ai pas envie. Une autre mission m'attend, quelque chose de bien plus palpitant, bien plus éloigné aussi et l'idée de la route m'arrache soudain un bâillement, j'hésite une seconde mais une fois mon moineau avalé, m'engouffre dans la sortie. 

L'obscurité m'avale un moment avant de laisser place à Madame la Lune qui décide enfin de sortir de l'ombre. A mon passage, les habitants de la nuit se taisent, surpris de voir le prédateur à cette heure, je souris, marche lentement, histoire de les interrompre plus longtemps dans leur ballet nocturne. Je suis d'humeur lyrique et profite de la vue que m'offre la futaie, on y voit comme en plein jour en terrain découvert et si je suis encore sur mon territoire, si je n'ai rien à craindre, il n'en sera pas de même ensuite. J'entends les cris plaintifs, les alarmes de petits oiseaux inquiets. Je secoue la tête et décide de courir, j'arriverais plus vite, pas la peine de s'éterniser ici. Je n'ai pas encore fait mon choix, je dois visiter un Clan, mais je ne sais pas encore lequel. Finalement, alors que ma course se fait effrénée, mon souffle court, j'opte pour une destination lointaine, le Tonnerre. Le Tonnerre et ses guerriers arrogants, qui croient avoir l'apanage de l'honneur et de la distinction, ces beaux braves qui ne se mêlent jamais des choses moches de la vie. Je m'amuse d'eux, de leurs réactions si belles si étudiées, de leur soi-disant panache. Je vais devoir passer par l'Ombre et ses rats, échapper au Gardien de prison qu'est leur lieutenant. Je crains ce Jeu Macabre, quel drôle de nom c'est presque la caricature du gros bras à lui tout seul, il ne sera pas aussi conciliant que ceux du Tonnerre, oui Sombre Nuit, récemment devenu Etoile Sombre m'inquiète également, mais il a d'autres affaires à régler, du moins plus urgentes que moi. Jeu Macabre n'en fera pas autant, s'il me trouve sur son territoire on pourra m'inscrire sur la liste des "et ils ne revinrent jamais", il me transformerait en chair à corbeaux, assurément, à croire qu'il n'a rien de mieux à faire. Mais je connais les secrets de son territoire pour m'y être rendu plusieurs fois, ce ne sera pas difficile, reste seulement à ne pas lui tomber dessus, il change si souvent ses patrouilles qu'il m'est tout bonnement impossible de les prévoir, on aperçoit ses guerriers à des heures insensées. Je m'estime heureux d'être un lunaire, parfois. En chemin, je me plonge dans un ruisseau glacé, pas très agréable je sais mais parfait pour effacer au maximum mon odeur. Frais comme un gardon, je sors de l'eau et reprend ma route qui commence à être longue. Après une bonne heure de marche, à éviter le charnier et la Colline Macabre qui me font froid dans le dos, après avoir évité un guerrier de l'Ombre de justesse, j'atteins le territoire du Tonnerre. Gronde le Tonnerre et rugissent les éclairs, me dis-je silencieusement selon la comptine qui me berçait autrefois, siffle le vent et s'ouvrent les nuages, revienne le soleil. Et je prie pour qu'il revienne, le gel m'enflamme les pattes et je décide de continuer en hauteur. J'ai dépassé la frontière depuis un moment, brisant de mon allure la barrière olfactive qu'ont tracé les chasseurs ennemis. Je sais, c'est maal. M'enfin qu'y a-t-il de grave là-dedans, un maudit code de maudites règles voilà tout. Je me déplace dans les arbres avec une précautions infinie, mieux vaut éviter de tomber en plein dans leur camp. Ca serait bête. 

Le silence m'entoure, m'écrase d'une chape de plomb alors que j'approche en douceur des tanières, je me trouve juste au dessus d'un bouquet de ronce. Je supplie les étoiles pour qu'il ne s'agisse pas de la pouponnière auquel cas ces sales gosses auraient vite fait de me faire repérer et descend de mon perchoir, souple comme un serpent. Je marche avec une fluidité extrême, soucieux de ne faire aucun bruit. Je met mes talents d'espion à rude épreuve ce soir, mais ça me plaît, encore un truc que je pourrais raconter plus tard. J'approche de la tanière qui exhale un fort relent de feuilles séchées. La guérisseuse ? Rien que ça ? J'ai enfin un but, trouver une plante, rare si possible, et la ramener au camp comme si de rien n'était. On m'acclamera etc etc et le tour sera joué. Reste à récupérer la bonne et à ne pas réveiller la reine. Je m'avance dans l'ombre, atteins le mur du fond et tente de repérer, à l'aveugle, quelque chose qui sente mauvais, y paraît que plus c'est moche plus c'est efficace. Mais je fais tomber quelque chose et un craquement me répond, je me raidis, prêt à lancer un "gentleman cambrioleur pour vous servir" et à déguerpir dans la minute.

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Lun 26 Mai - 17:01

« Let me show You a few things »
L'astre lunaire éclairait la forêt silencieuse, endormie. Un petit vent glacial fait secouer une fine couche d'herbe d'un vert pale. Au dessus du Clan du Tonnerre, de gros nuages chargés de pluie passent lentement. Une atmosphère oppressante plane au tour du camp. Un rayon de lune vient passer dans ma tanière. Il repartit aussitôt. Je ne dors pas. J'écoute le murmure du vent. La valse folle de la nuit. Je lève la tête. Par une petite fissure j'arrive à voir une étoile. Je souris. Cette étoile, petite particule insignifiante du ciel, me fait penser à ma mère. Fine, lumineuse...Cependant sans défense. Ma mère est morte. Depuis dans mon cœur, un vide s'était creusé. Mon visage s'assombrit. Mon sourire, s'efface. Mon regard, nostalgique, fixe le vide. Fixe l'irréelle. Les ombres jouent à leur jeu endiablé sur les parois de mon antre. Je regarde ça et là essayant de recroiser la lumière lunaire. Soudain je fus attiré par un parfum qui m'est inconnu. Ou presque. C'était un félin. Un mâle sans doute, du Clan de la Lune. Il marchait agilement. Comme l'une des ombres, qui tout à l'heure, avait envahi ma tanière. Il avance vers le fond. Je rythme ma respiration pour qu'elle soit semblable à celle du matou. Je me glisse le fond de la paroi en essayant de ne pas me faire repéré. L'animal à quelques pas de moi semble intéressé par les herbes médicinales. Soudain, un craquement se fait entendre. Le mâle avait laissé tomber quelque chose par terre. Je sors de l'ombre et le foudroie de mon regard fière. « Bonjour. Que fait - tu ici? » Avais - je miauler. Je regarde le matou de nouveau. Que fait - il ici? Je voulais le savoir. Et je n'allais, sans doute, pas tarder à le découvrir.

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Ven 30 Mai - 23:41




Talking to strangers.

J’essaie de distinguer un visage, un pelage, une silhouette dans l'obscurité mais rien à faire, je ne parviens qu'à sentir le parfum du tonnerre qui se mêle à celui des plantes. Je crois que j'ai fait tombé du pavot on m'en a déjà donné et l'odeur ne m'est pas inconnue, de mauvais souvenirs me reviennent soudain, on essayait de m'endormir on essayait de me calmer. Je secoue la tête,  je dois sortir de là au plus vite et sans trop faire de dégâts. Elle doit décider de se dévoiler car un rayon de lune vient l'éclairer, sa robe nimbée de lumière bleutée me rappelle les ruisseaux d'argent qui courent sur notre territoire. 

"Bonjour. Que fais tu ici?" 

Elle a l'air plutôt calme pour quelqu'un qu'on essaie de voler, après tout quitter les lieux ne devrait pas être trop difficile, je suis presque sûr de pouvoir ramener un petit quelque chose. Il suffira de l'embobiner,  un beau discours devrait faire l'affaire. Mais je n'ai pas vraiment envie de parler, ça change hein ? Je ne sais pas quoi lui dire, pourquoi pas la vérité ? Après tout que peut elle faire ? Appeler la garde de nuit ? Et après, que feront ils je pourrais toujours prétexter être blessé ou avoir besoin d'aide pour un ami quelconque. On le laissera partir sans faire d'histoire.  J'espère. Mais son air fier, sa position tendue,  me laissent présager une possible contre attaque si j'ose quoi que se soit. Je n'ai pas envie de lui faire de mal, je ne suis pas venu pour cela, mais je n'hésiterai pas si elle ne m'en laisse pas le choix. Je ne peux pas me permettre de me faire escorter jusqu'au camp par une patrouille du tonnerre.  Étoile Destinée serait furieuse, et mieux vaut ne pas la voir dans cet état... elle est déjà assez.. particulière. Je suis déçu ma petite excursion a tourné court finalement, tout ça à cause d'une graine de pavot mal placée, quel imbécile je fais... Malgré ma  déconvenue j'arbore mon plus beau sourire, le plus beau d'après les dires de d'anciennes conquêtes, un sourire en coin,  doux mais celui d'un voleur,  d'un voyou, prometteur d'aventures. 

"Je crois que le terme approprié serait plutôt bonsoir si je puis me permettre belle demoiselle."

Elle se trouve entre moi et la sortie. La sortie qui me tend les bras comme une amante retrouvée, béante si proche. Mais elle n'est pas large, on peut s'y tenir à deux tout au plus, quelques tiges de lierre tombent vers la femelle, mais la hauteur est suffisante. Et je devine qu'il n'y a qu'un seul moyen de passer. Je compte juste sur la discrétion de la guérisseuse,  je sais que ma belle voix ne la retiendra pas longtemps dans la stupeur je dois agir vite. Mes griffes s'enfoncent dans le sol meuble de la tanière,  il y fait plus chaud qu'à l'escompté, on est bien, j'ai presque envie de me coucher sur le lit de mousse qui se trouve à côté de moi, mais je suppose qu'elle le prendrait mal. C'est juste une supposition,  vous croyez que j'ai raison ? La vérité la surprendra peut être  assez pour qu'elle tarde à réagir. 

"J'étais venu vous emprunter, j'appuie sur le mot pour souligner le côté amical de la démarche voyez, quelques plantes afin d'aider un ami dans le besoin" 

Bon une demi vérité soit, mais que puis je faire d'autre ? Je mer tourne rapidement, attrape la première chose qui me tombe sous la patte et m'en saisis sans plus d'examen,  je verrais bien de quoi il s'agit plus tard.  C'est déjà un butin. Je souris de nouveau, la racine dans la gueule, l'air idiot certainement.  Je me prépare,  mes muscles se tendent douloureusement,  terrible vestige de courses trop exigeantes, je regette de ne pas avoir economisé mes forces, j'aurais dû prévoir une retraite forcée.  Mais j'ignore la douleur et me ramasse sur moi même. En un éclair je bondis,  en deux pas je suis près d'elle, en une seconde je vole au dessus de sa tête,  victorieux. Je me réceptionne avec grâce dans ce qui semble être un genre de sable fin, mais alors que je m'apprête à d'étaler vers les bois, guidé par une lune flamboyante,  ma patte se prend dans une racine affleurant près du sol.  Je grogne un "j'en ai marre" résigné et m’écroule aux pieds de la soigneuse, avalant du sable au passage.  Je tente de me relever tant bien que mal, penaud, j'essaie de faire taire mon ego blessé sans succès,  et s'il était possible le rouge me monterait aux joues, certaines seraient heureuses de me voir en mauvaise posture, heureuses de voir que la honte pouvait m'atteindre aussi. 





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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Sam 31 Mai - 18:44

« Let me show You a few things »
L'astre lunaire émergeait d'un voile de nuages gris et couvrait la forêt de son éclat blanc et illusoire. Le souffle du vent caresse la cime des arbres et l'herbe de la lande. Je me tient dans mon entre face à cet inconnu. Il avait miauler « Je crois que le terme approprié serait plutôt bonsoir si je puis me permettre belle demoiselle. ». Je le toise d'un regard hautain et me place entre lui et la sortie. Il s'empare soudain d'une racine et poursuit: « J'étais venu vous emprunter, j'appuie sur le mot pour souligner le côté amical de la démarche voyez, quelques plantes afin d'aider un ami dans le besoin ». Je lui répond sèchement « De mon point de vue vous êtes plutôt venu me voler des plantes en cachette. Venir ici la nuit ne serait pas stratégiquement bénéfique pour Étoile Destinée, cela salirait la renommée de son clan en le prenant pour voleur. Et puis vous êtes seul. Je pense qu'un chef aurait plutôt envoyé une patrouille. Vous le savez bien vous même n'est - ce pas? Et puis vous auriez pu me demander. J'en déduis donc que vous êtes un voleur. » . J'avais prononcé ses paroles en prenant un regard fière et sur de ce que je dis. Je pensait déstabilisé ce chat qui m'est inconnu. Je poursuivit sans attendre « Puis - je savoir votre nom? » . En vérité son nom je le connaissait. J'avais déjà entendu parler de ce félin. C'était Voleur de Sourires de la Lune. Son nom m'était revenu en un instant quand il a pris la peine de parler. Soudain il s'élança, sauta par - dessus moi, atterrit de à la sortit et... Et se prit une patte dans une racine. Le mâle s'écrasa contre le sol. Il se releva tant bien que mal. Il devait sans doute avoir honte. Je le rejoignit « Pourquoi tant de précipitation? » Miaulais - je. Puis je lui glissa une graine de pavot entre les pattes. « Mangez. » Pourquoi soigner un chat ennemi? C'est très simple. Les relations inter - clan ne m’affectent pas trop. Je me doit de le guérir. Je ne veux pas que quelqu'un d'autre souffre.

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Sam 7 Juin - 18:49




I bet you say that to all the girl you meet

Elle reprend la parole, plus sèche cette fois, moins jeune aussi, pourtant je sais qu'elle l'est, essaie-t-elle de jouer aux adultes avec moi ? Elle aura du mal,  je pense rester un gamin toute ma vie et ce n'est pas ces belles personnes toujours sérieuses,  toujours nobles, le pelage bien lisse, qui me donneront des leçons.  Elle énonce l'évidence,  je souris en l'écoutant même si je suis toujours vexé par ma chute. Je dois ressembler à un gosse, voire à un hérisson ébouriffé comme je le suis, mais malgré une démangeaison soudaine au niveau de l'oreille,  je reste immobile, mes yeux bleus braqués sur elle, peut été dans l'espoir qu'elle regard ailleurs, déstabilisée, je pourrais enfin m'éclipser. Elle parle de stratégie,  de mon chef, et bizarrement je m'étais raidis, juste avant de sauter… C'est vrai, j'ai pris des risques, mais alors qu'elle s'avance vers moi, du pavot entre les dents, je ne la crois pas capable de me dénoncer. En fait je ne la crois pas capable de faire de mal à un mouche, je la connaissais de nom, parce qu'elle est guérisseuse et surtout parce que j'aime être informé, elle ne dévie pas de sa réputation. Aimable. Mais pour une fois je ne sais rien d'autre et vu la tournure des événements j'ai presque envie d'en apprendre plus, maintenant que je suis là, à sa merci,  autant discuter un peu non ? Je lui jette un regard faussement méfiant,  histoire qu'elle croit qu'elle m'impressionne, puis me saisis du pavot. Le goût est âpre,  pas très agréable et la graine est coriace, difficile à mâcher. Mais j'ai l'habitude, combien de fois suis - je allé dans l’antre du soigneur de la Lune, écorché après une virée comme celle ci ? Je ne les compte plus. Au bout d'un moment,  je réussi à avaler le fameux pavot, je n'avais pas vraiment mal, mais c'est si gentiment demandé, et puis qui sait, si une douleur se réveillait pendant le trajet du retour, je me serais retrouvé en mauvaise posture. Je décide de lui répondre,  trop longtemps que je la fais attendre et je ne sais pas ce que vaut sa patience, surtout avec quelqu'un comme moi, qui s'est introduit de nuit dans son camp… 

"Mon nom ? Je croyais que tout le monde le connaissait !" Dis je en mimant un air outré. 

Je reprend aussitôt,  conscient que nous n'avons pas forcément le même genre d'humour.  

"Voleur de Sourires, c'est bien la seule chose que je vole d'ailleurs -oui je mens, et alors ? Elle n'est pas sensée tout savoir si ?- pour vous servir, merci pour le pavot,  effectivement venir jusqu'ici n'était peut être pas une bonne idée,  mais je puis vous assurer qu’Étoile Destinée n'y est pour rien, c'était mon initiative" 

Parler de la meneuse me secoue un peu, la peur me serre la gorge, et si je m'étais trompé en venant ici ? Peut être qu'après mon départ elle ira me dénoncer,  peut être que leur chef le prendra très mal, et peut être que tout mon Clan se retournera contre moi le moment venu.  Je remercie le ciel d'avoir plongé le monde dans l'obscurité,  elle ne peut pas voir mes yeux se perdre dans le lointain alors que je réalise,  ou plutôt que je me souviens, qu'ils ne m'aiment pas particulièrement,  ils ont raison, je ne suis pas quelqu'un de bien, j'utilise les autres,  mais ils ne comprennent pas, ils ne savent pas. Mais je sais qu'ils ont déjà trop d'ennuis pour s'occuper d'une histoire pareille, reste à ne pas faire le moindre faux pas jusqu'à mon départ.  Je secoue la tête,  me retourne doucement pour ne pas l'alerte et observe la sortie. Pas de garde, je n'aurais qu'à courir, elle ne me rattraperai pas forcément,  mais c'est risqué, et puis si une autre racine s'en mêle je ne donne pas cher de mon honneur. Et… elle m'a aidé, je ne peux pas le nier, chez moi une dette est une dette et puis nos soi-disant ennemis n'en ont jamais été pour moi,  je déplore même le manque d'unité dan ces bois,  mais qu'importe, je ne changerai pas le monde aujourd'hui,  je ne le changerai jamais. Je la tutoie,  les vous n'ont jamais été mon fort, la politesse exagérée non plus et je me dis que cela la détendra un peu, c'est comme un rapprochement soudain, comme briser une barrière qui s'est dressée entre deux mondes, murs que j'aime assez  démolir. Je me souviens de son nom, un nom magnifique par ailleurs et chuchote,  sur le qui vive. 

"Écoutes, Hurlement de la Louve, me dénonce pas, J’ai été idiot mais ça c'est pas nouveau, ça restera entre toi et moi d'accord ?"

J'espère que le timbre de ma voix, que mes yeux suppliants,  m'aideront dans ma plaidoirie mais bizarrement le coupable se condamne parfois lui même. 

(Excuses moi pour le retard en plus il est court x.x)


 




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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Sam 7 Juin - 23:12

« Let me show You a few things »
La nuit enveloppait toutes chose ou forme. Des nuages voilaient la lune. Une brise froide caressait le monde. L'univers tout entier semblait être dirigé par les astres. Voleur de Sourires avait finit de manger cette graine de pavot. Je pense qu'il en avait besoin. Il finit par miauler:
« Écoutes, Hurlement de la Louve, me dénonce pas, J’ai été idiot mais ça c'est pas nouveau, ça restera entre toi et moi d'accord ? » Son ton avait l'air suppliant. Je souris. Je me rend compte que je suis bien au près de lui. Sa voix me berce. Mon regard devient doux je répond: « Tu sais Voleur de Sourires tu es mon ami. Jamais je ne te trahirais. » A cet instant précis je me sentais plongé dans un rêve. Je ne ressentait pas de l'amour, mais de l'amitié, de la compassion. Ce chat qui jusqu'à lors m'était inconnu était devenu pour mon un être cher. Je ne voulais plus que la nuit parte. Je voulais resté avec Voleur de Sourires. Rien que lui et moi. Une étrange émotion s'empare de moi. Je me rapproche du félin. Je miaule doucement: « Je ne te trahirais jamais. Je te le promet. » J'étais heureuse. Et je me sentais bien. Seul l’immensité du ciel était témoin de notre conversation. Mais que faire? L'amour allait m'envahir. Non. Pas encore. Il rôdait là. Il faut que je parle. Mais que dire? Non. Je n'ai rien à dire. Je regarde Voleur de Sourires d'un regard chaleureux et amicale. D'un geste de la queue je l'invite à renter dans mon antre. Je ne veut pas que quelqu'un nous surprenne. Cela pourrait mal tourner. Surtout que je suis guérisseuse, et soigner un guerrier ennemi en plein dans le camp n'est pas tout à fait commode. Mais bon, je m'en fiche. Tout ce qui compte c'est mon amitié avec le matou. J'ai soudai envie de tout lui raconter...Tout...Tout...

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Mer 11 Juin - 18:18

B l a c k & G o l d. 

Elle change, elle dit qu'elle est mon amie, qu’elle ne pourrait pas me trahir. Est-ce un piège ? Est-elle en train de m'attendrir pour un j’oppose moins de résistance ? Je me tourne,  une fois, deux fois, mais personne ne vient. Alors je décide de jouer la carte de l'humour,  la gêne passera plus facilement, je m'apprête à lui dire que les choses vont trop vite entre nous en riant, mais elle me regarde avec cet air sérieux et détendu,  cet air qui me souffle que c'est dans sa nature, qu’elle est tout simplement gentille et qu'elle a besoin de quelqu'un, que je ne suis pas vraiment un intru,  qu'au fond le destin m’a peut être amené ici. Je ne la quitte pas des yeux, curieux, étonné par sa réaction,  son statut de guérisseuse lui permet de tisser quelques liens plus forts avec ses ennemis, mais ne va-t-elle pas trop loin en disant ceci ? On se connaît à peine, et même si j'avais voulu m'en rapprocher,  c'est trop compliqué.  Bizarrement il me semble plus simple d'entretenir une coûte relation amoureuse qu'une longue amitié.  L'amitié implique des engagements, de la confiance, des visites… et ce dernier point me pose problème,  je sais ce que vous allez me dire, l'amour implique le même genre de choses mais je ne suis pas du genre à les respecter.

 L'amour,  ah le bel amour, cette sensation qui vous donne l'impression d'être complet, le plus douloureux selon moi, le plus éphémère aussi, alors j'en ai fait un jeu, le plus doux d'entre tous, mais on quitte la partie lorsqu'on es fatigué. Il n'y a aucune raison de délaisser un ami. Et tout ce qui représente un frein, une chaîne,  m'est insupportable. Mais je suis aussi curieux,  j'attends de voir, alors sur son invitation j'entre dans sa tanière, quittant l'or des astres qui se détache d'une manière irréelle sur le fond noir que leur offre la voûte céleste, je ne suis pas vraiment rassuré, je devrais partir avant l'aube,  avant que l'on nous surprenne, je ne veux pas lui attirer d'ennuis,  après tout, tout cela est de ma faute et j'ai la nette impression qu'une nouvelle fois, je me suis embarqué dans des complications. La noirceur de son ante nous avale et mes yeux doivent s'y habituer de nouveau, je distingue, à grand renfort de coups de museau vers l'avant,  toutes les herbes entassées ici, plus question de voler à présent... c'est dommage. Je pourrais toujours rendre visite à un autre camp, mais j'espère presque ne pas me faire de nouvel ami. J'aimerais avoir une oreille attentive à qui me confier, c'est vrai, ma soeur ne suffit pas toujours, je n'ose pas tout lui dire, elle le prendrait mal, mais je doute que me rapprocher de la guérisseuse soit vraiment une bonne idée.  Mal à l'aise,  j'essaie d'engager la conversation, presque convaincu de déjà connaître la réponse.  

"Lou’, son nom est beau mais long alors le surnom ne sera pas de trop, tu te sens pas seule ici ? J’veux dire,c'est pas dur d'être un peu... à l'écart ?"

Je suis maladroit, mais je m'en rend compte trop tard, j'espère qu’elle comprendra. Les guérisseurs ont du courage, offerts à la cause des étoiles dès leur plus jeune âge,  seuls pour le restant de leur vie, à regarder le Clan de loin, les chatons qu'ils n'auraient jamais, le ciel pour seul compagnie durant leur sommeil…

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Dernière édition par Jeu Macabre le Mer 11 Juin - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Mer 11 Juin - 20:25

« Let me show You a few things »

« Lou’ tu te sens pas seul ici ? J’veux dire,c'est pas dur d'être un peu... à l'écart ? » avait miaulé Voleur de Sourires. Je frémit. Mon cœur tremble doucement. Lou'? Il m'a donner un surnom. Un petit sourire à penne perceptible s'affiche sur mon visage. Je répond en essayant de me donner un air sérieux « Non...Enfin, parfois j'aimerais... Ma voix se brise. Je reprend en prenant une profonde inspiration Parfois j'aimerais me sentir proche de mes camarades... Quand à la solitude j'ai toujours été seul au fond... Tu sais ma mère est morte. C'est pour ça que je suis guérisseuse. Je veut sauver des vies. Et cela passe avant tout! » Je regarde le matou dans les yeux. J'aimerais qu'il comprenne. Qu'il me rassure. Je lève les yeux au ciel. L'astre lunaire lançait son éclat sur le camp endormi. Les étoiles, comme une multitude de souvenirs, d'êtres, s'entassent dans le ciel. Le Clan des Étoiles doit m’observer. Je frémit de nouveau. Je me tourne de nouveau vers Voleur de Sourires. Pourquoi lui? passe un instant dans ma tête. Pourquoi lui? Ce doit être le destin qui m'a envoyé cet être. Je regarde de nouveau la toison argentée. Je murmure Merci Clan des Étoiles. Merci. Mon cœur et mon âme venaient de parler... Je soupire doucement. Il a raison. La compagnie de quelques personnes, excepté de malades, me ferait surement du bien. Il avait deviné ma solitude. Depuis la mort de ma mère... Non, je ferais mieux de ne pas y penser. Puis une nouvelle question vint à moi: Que faire? Ce chat est d'un autre clan. Et nous sommes amis... Est - ce bien?... Je chasse cette question de ma tête. Et miaule « Et toi...Vol' Je souris, je venais de le surnommer Tu as des êtres chers sur qui compter?... » Je me surprend moi même. Cette phrase était sortie si subitement... Je ne me contrôlais plus. Une sensation étrange m'avait envahie...

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Ven 13 Juin - 14:44

Elle sourit, comme heureuse d'avoir trouvé quelqu'un à qui parler et je réalise que j'étais dans le vrai, elle est seule, sans personne à qui se confier durant les trop longues nuits auxquelles échappent le sommeil, je ne connais que trop bien  cette sensation. Et je ne troyve plus de plaisanterie,  plus de farces ni d'énigme,  je m'étonne d'être devenu aussi sérieux à son contact, mais ça n'est pas si désagréable, plus besoin de jouer de rôle ici, coupés du monde comme nous le sommes, aucun secret, aucune dissimulation ne sont ni valables ni nécessaires, je la considère avec patience, la laissant choisir ses mots. On a tendance à penser que les guérisseurs sont forts, si entourés du clan des étoiles qu'au fond ils ne sont jamais seuls, mais c'est faux, j'en suis convaincu, comment des morts, si puissants soient-ils,  pourraient-ils nous venir en aide? Ils ne le font jamais, alors nous tenir compagnie… je n'y crois pas. Sa voix douce et hésitante achève de me rappeler Innocence du Faon, ma soeur,  si belle si fragile et je sais que j'ai de la chance de l'avoir,  je n'en plains que plus Hurlement de la Louve, elle n'a personne,  pas même un frère qui puisse la rassurer, se pelotonner contre elle les jours de pluie. Les yeux verts de ma jumelle dansent un moment dans mon esprit, mais bien vite, la guérisseuse peut enfin mettre des mots sur ce qu'elle ressent. Mais je ne lis que douleur et angoisse sur son visage et je me sens démuni,  incapable de l'aider. Les membres de son Clan sont-ils donc aveugles ? Je les savais Orgueilleux,  plein d'une fierté démesurée et ridicule mais il semble que même leurs propres camarades doivent se montrer exemplaires, sans quoi on les livre à leur sort sans plus de cérémonie. Je suis peut être loin de la réalité,  ma jeunesse prend peut être le dessus sur ma raison, mais la situation me révolte.

"Non...Enfin, parfois j'aimerais... Parfois j'aimerais me sentir proche de mes camarades... Quand à la solitude j'ai toujours été seule au fond... Tu sais ma mère est morte. C'est pour ça que je suis guérisseuse. Je veux sauver des vies. Et cela passe avant tout! " 

Je hoche la tête,  soudain pensif, mes ardeurs réfrénées par son dévouement. Elle a du courage, il me semble que je sois trop égoïste, jamais je ne me serais lancé sur cette voie, c'est un chemin bien trop hardu,  bien trop solitaire à mon goût,  mais je comprend et respecte son choix, nous avons besoin de personnes comme elle.

" Et toi Vol’… Tu as des êtres chers sur qui compter?... "

Mes yeux deviennent ronds,  la question me coupe le souffle à mesure que les souvenirs affluent. L'évocation de sa mère m'avait déjà surpris, mais à présent l'idée de confiance me replonge dans le passé.  Je suis de nouveau un enfant, doux et naïf, aimant et incompris, rejeté par sa propre génitrice,  oui c'est cela rien de plus qu'une génitrice à présent,  un corps qui donna naissance au mien. Et c'est la haine et les regrets qui m’envahissent. C'est idiot,  mais je lui en veux presque de m'avoir posé la question, j'essaie seulement d'oublier,  et même si cela semble remonter à une éternité,  le sang de ma mère, ses cris, ne sont pas si lointain. 

"Seulement.. ma soeur Innocence du Faon, tu l'as déjà vue ?"

C'est la vérité,  pas entière, mais la vérité quand même ? Ce n'est pas un crime de n'en révéler qu'une partie, si ?

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Sam 21 Juin - 12:55

« Let me show You a few things »

L'astre lunaire était voilé par un nuage. Les nuages. Matière intouchable, chimère irréelle. Je cru distinguer du reproche dans son regard. Aurais - je touché un point sensible. Je m'en voulais un peu de lui avoir poser la question si directement... La réponse ne tarda cependant pas « Seulement.. ma sœur Innocence du Faon, tu l'as déjà vue ? » Innocence du Faon? « Non, il ne me semble pas l'avoir vu, enfin il y a tellement de chats lors des assemblées que je devais ne pas la voir. » Sa sœur devait avoir pour lui beaucoup d'importance. Moi je n'ai plus personne. Ma mère est morte. Je n'ai jamais connu mon père. Je n'ai pas de frères ni de sœurs. Je suis seule, seule au monde. Enfin presque...Mon clan est ma famille! Cependant comme je suis guérisseuse, je me suis toujours sentis à l'écart... Au fond, j'ai toujours été seule. Je n'aimerais plus jamais personne. « Tu sais, moi, je...N'aimerais plus jamais personne... » Je souris d'un sourire mélancolique puis je repris « A part...Toi peut - être! » Je m’approcha du matou. Non, je ne l'aimais pas amour, je l'aimais en tant qu'amis, confident. Voleur de Sourires est devenu un être cher pour moi.

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Mar 24 Juin - 0:29

Can’t make him better.

« Non, il ne me semble pas l'avoir vu, enfin il y a tellement de chats lors des assemblées que je devais ne pas la voir. » 

Pourtant  il me paraît impossible de la rater, même parmi le bloc compact de la foule des assemblées,  elle est tellement belle,  tellement gracieuse, irréelle tant son regard vous envoûte. Elle a tout simplement le don de m’apaiser et ce n'est pas donné à tout le monde, je peux en jurer. Si bien qu'elle attire les convoitises,  les mâles,  charmés,  s'approchent d'elle,  la flattent de leurs plaisanteries douteuses, l'effleurent de caresses prometteuses... Ils me rendent malade, me font réaliser à quel point mon numéro avec les autres femelles peut être insupportable,  mais si je ne compte pas m'arrêter je ne supporte pas non plus leur petit jeu. J'ai envie de leur arracher la fourrure, de leur faire ravaler leurs rictus idiots, mais elle sourit et me demande de la laisser en paix, après tout je suis son frère pas son compagnon. Dans une autre vie nous l'aurions sûrement été... mais les choses sont différentes en réalité n'est ce pas ? Mais on vient m'arracher à mes songes éveillés et c'est tout ébloui d'éclats de lune que je lève les yeux.

« Tu sais, moi, je...N'aimerais plus jamais personne... A part...Toi peut - être! » 

Ne plus jamais aimer personne ? Je ne sais pas si c'est possible, j'ai essayé mais au fond on finit toujours par s'attacher,  du haut de ma belle assurance je ne risque pas moins de retomber dans les terribles filets de l'émotion. Je voudrais en être dépourvu, je voudrais être fort et ne dépendre de personne. Des chaînes,  que des chaînes j’vous dis, les autres c'est des chaînes,  une prison d'angoisse une lente agonie puis la solitude à la fin c'est tout, rien d'autre nous attend. Je grogne intérieurement à l'idée de ce qui va suivre. Elle est seule, sa gentillesse la perdra, elle n'aurait pas dû m'aider. Tout ça n'est pas raisonnable et si je n'aime pas l'être ce n'est pas ce qui me pose le plus de problèmes. Je ne veux pas lui faire de mal, pas à elle qui aurait pu être mon amie, mais c'est ce qui se passera inévitablement, parce que je prend et je jette, je capture et relâche, en plus ou moins bon état. D'habitude je ne m'en préoccupe pas vraiment,  mais elle a l'air si fragile, si brisée malgré son jeune âge,  un peu comme moi, la pitié me serre l'estomac,  autre chose aussi mais je ne saurais dire quoi, la culpabilité, l'horreur de moi même probablement. Je me dégoûte,  mais je dois le faire, pour elle au moins. Je  me refuse à la faire souffrir c'est hors de question, même si ça doit passer par quelques épreuves. Elle m'oubliera vite, on se connaît à peine après tout et je n'ai rien fait pour qu'elle s'attache à moi. Je préfère ça,  mille fois, je préfère qu'elle me hausse maintenant plutôt que de détruire une longue relation à cause de mon goût de la liberté. Je déglutis bruyamment,  cherche mes mots et jette un coup d'oeil à la sortie, derrière moi, les muscles déjà tendus.

"Je t'en prie pardonne moi, mais j’suis pas quelqu'un de bien... on peut pas me faire confiance faut pas que tu.. désolé." 

Je ne sais pas quoi ajouter,  je peux pas lui expliquer que tout simplement jsuis une ordure, un débris qui se nourrit de la douleur des autres pour atténuer la sienne, pour se rendre important,  croire une seconde qu'il est supérieur,  qu'il a le droit de vivre. Tout ce que l'autre, ma mère, m'avait enlevé. Mais je commence à croire qu'elle avait raison, j'suis inutile, bon à rien et surtout j'apporte le malheur partout où je passe. Un haut le coeur me retourne, un dernier regard à la belle guérisseuse et je me met à courir sans un mot à travers la nuit et les ombres qui n'attendaient que moi leur semblable. Le vent cingle mon visage, lui aussi cherche à me punir, les larmes s'arrêtent au seuil de mes yeux, je ne pleurerai pas, pas maintenant que le coupable c'est moi. Se moquer du monde oui, se moquer d'elle jamais.  Et que faire le jour où je la croiserai de nouveau ? Que dire, quelle expression adopter autre que la honte ? Ou l'indifférence,  faire comme si de rien n'était,  mais c'est plus cruel que tout ce à quoi j'aurais pu pensé  et encore une fois ma monstruosité me prend à la gorge. Je m'élance hors du camp à en perdre haleine, les ronces arrachent ma peau, mes je serre les dents, insensible à la douleur. La lune disparaît derrière les nuages, assombrissant ma route, cherchant à me faire chuter, mourir, payer mes dettes. Et je ne sais pas ce qu'elle fait, est elle immobile, pleine de rancoeur envers le déserteur que je suis, me suit elle ? Et je ne veux pas savoir je ne veux pas savoir…

[Encore une ou deux réponses et on pourra clore :3]

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Mar 24 Juin - 10:43

« Let me show You a few things »

L'éclat de l'astre lunaire faiblissait. L'aube et sa douce brise allaient arriver. « Je t'en prie pardonne moi, mais j’suis pas quelqu'un de bien... on peut pas me faire confiance faut pas que tu.. désolé. » Après avoir murmurer ces paroles Voleur de Sourires s'élance hors du camp. Moi je reste là. Encore et toujours, impuissante et inutile. Ça m'était déjà arriver une fois... Avant la mort de ma mère. J'étais plantée la, sur le champs de bataille. Je n'est rien pu faire pour la sauver... Hors de moi, je m'élance à la poursuite de Vol'. Les ronces viennent m'empêcher de continuer, qu'importe. Je cours, j'ai peur. Soudain je percute un être, un objet... Une racine d'arbre. Je tombe. Du sang gicle de mon museau mais je me fiche bien de la douleur. Je vois un peu le matou « STOP! Par pitié arrête - toi! C'est de ma faute. » Des larmes restent bloquées au seuil de mes yeux « Je suis inutile... Comme toujours!... » Mes larmes mêlées à mon sang tombent sur le sol. Je me sens impuissante. Vas t - il s'arrêter? Ou vas t -il continuer?... Je pleure, j'air peur. Le goût de la terre avait envahit ma langue. Je m'écroule sur le sol hors d’allène. « C'est de ma faute... Tu es quelqu'un de bien... J'ai confiance en toi!... » Et c'est la que je réalise que j'étais faible. Avec mon orgueil et mon arrogance j'ai toujours essayer de la cacher. Mais je suis faible. J'ai l'impression que mon corps, sombre dans le vide...

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Ven 27 Juin - 1:41

I can hear sirens sirens, I can hear violins, violins.

Je l'entends courir derrière moi. Alors j'accélère, je refuse qu'elle me rattrape, je refuse de devoir m'expliquer alors que je ne saurais pas me comprendre moi même,  je veux juste être libre, sans attaches juste libre. La colère me prend, mes forces grandissent à mesure que la raison m'abandonne, la course me fait du bien, j’me concentré sur ma trajectoire, du moins j'essaie dans ce noir d'encre,  et j'oublie le reste. Mais j'entends sa voix et je revois son visage si doux,  si confiant lorsque j'étais près d'elle. Pourquoi s'attacher si vite, pourquoi à quelqu'un comme moi ? Mais je me retourne, elle est tombée. Elle pleure. Je serre les dents, prêt,  malgré la douleur que cela me cause, à la chasser à lui dire de retourner chez elle, a lui dire que jamais nous je serons  amis. S'il faut la blesser maintenant pour lui éviter une future déception, j'en suis capable,  personne ne le fait mieux que moi. Je m'approche, mais alors que j'ouvre la bouche pour lui ordonner de déguerpir, je vois le sang. Il souille son museau juvenile comme une tâche noirâtre qui dévore la beauté qu'elle rencontre. Mais elle se met à parler, elle ne s'arrête plus,  et je baisse la tête, mortifié par chacun  de ses mots, tout ce que je voulais éviter arrive, tout se précipite. Je ne veux pas compromettre sa réputation, je ne veux pas quelle souffre,  mais elle semble n'attendra que cela. Comme si tout ce temps elle avait cherché ce mauvais gars qui la mènerait vers l'absence de lois. Mais pour une fois le gars ne veux corrompre personne. Elle dit qu'elle est inutile, que tout est de sa faute, que je suis digne de confiance.  Ne voit-elle rien ? C'est tout le contraire, elle s'attribue toute la responsabilité alors que c'est moi l'origine du problème et c'est moi qui me dresse toujours dans les sables mouvants de l'indécision.  J'aurais eu moins de scrupules avant de lui parler, maintenant comment faire ? Elle m'a ému,  me ressemble tellement, me rappelle tellement Innocence du Faon... Non je ne mérite pas cette confiance qu'elle m'a corde les yeux fermés, parce que je sais que je la trahirais tôt ou tard. Je joue au plus fort, à celui qui est sûr de lui,  mais cela cache tout autre chose, je crois que j'ai peur que l'on ne m'aime pas, je gâche toujours tout alors je préfère partir avant de détruire, c'est un cercle vicieux mais je m'y sens bien et ne veux pas en sortir. Et puis vint cette soirée ou je décidai de voler des plantes.. Il fallait que je tombe sur elle…

Alors je fais ce que je sais faire de mieux, ce que j'ai fait des centaines de fois même si les raisons sont différentes,  même s'il n'y a rien de charmeur là-dedans, même si j'espère qu'elle ne l'interprétera pas mal, ou plutôt qu'elle ne me repoussera pas. Un pas, deux pas, je tend le museau et donne au sien quelques coups de langues comme je l'aurais fait pour ma soeur. J'enlève ce sang qui me rappelle qu'ici le coupable, c'est moi. Les rôles s'inversent,  c'est moi qui l'aide cette fois, et bizarrement ça me plaît, et je comprend ce que cela fait d'être guérisseur, même pendant une minute. Je ferme les yeux, incapable de la regarder en face mais je continue jusqu'à ce qu'on ne voit plus trace d'hémoglobine,  le goût du sang me fait froncer le nez, c'est métallique,  ça a le goût des regrets et des promesses brisées. Au passage j'emporte ses larmes et enfin, nos fronts tout proches l'un de l'autre je dit : 

"Ne redis jamais ce genre de choses, tu ne me connais pas,  mais je sais que sur la balance ta vie pèse bien plus que la mienne. Pourquoi me faire confiance alors que je ne le fais pas moi même ?" 

Je souris, lui adresse un signe de tête qui signifie que ce n'est pas encore fini même si j'aimerais que ce soit le cas, pour elle. Je recule doucement, les yeux plongés dans les siens d'abord, détournés ensuite. De nouveau je fais face aux ombres mais cette fois je n'ai pas peur, je me suis racheté pour quelques temps même si rien ne paiera jamais tout ce que j'ai déjà pu faire. Je me dis que j'en aurais aidé au moins une, j'espère juste qu'elle comprendra que je ne vaut rien,  qu’elle mérite bien mieux, même comme ami. Mais je sais que nous nous reverrons, et plus tôt que je ne le pense, je devine sa nature obstinée, je l'ai vu dans ses gestes, et dans cette façon qu'elle avait de me regarder, comme si en me voyant partir elle voyait partir sa seule chance. Et je la comprend tellement…

[Fin pour moi, je te laisse répondre si tu veux :3]

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MessageSujet: Re: Suit & Tie.    Dim 29 Juin - 12:07

« Let me show You a few things »

Émue. Mon cœur bondissait à chacun des mouvements de sa langue. Plus aucune trace de mes larmes. Ni de mon sang. Nos fronts se touchèrent « Ne redis jamais ce genre de choses, tu ne me connais pas, mais je sais que sur la balance ta vie pèse bien plus que la mienne. Pourquoi me faire confiance alors que je ne le fais pas moi même ? » Puis il sourit et me fait un signe de tête. Je souris à mon tour et plonge mes yeux dans les siens. Puis il part. Mais cette fois aucune tristesse ne vient à moi. Que du bonheur. Je souris et le regarde une dernière fois. Je suis heureuse de l'avoir connu. Alors je murmure sans un dernier soupir « Merci...Vol'. » Puis je me relève lentement. Fait un toilette complète pour laver toutes traces de l'odeur de Voleur de Souris. Et puis mon regard nostalgique je m'avance dans l'ombre. Jusqu'à renter au camp. Je rentre dans ma tanière. Puis je vois l'un de mes tas renversés. Un nouveau sourire imperceptible passe sur mon visage. La fatigue me gagne. Je m'écroule sur le sol. Pensant encore à Vol'. Enfin le sommeil vient me voir. Je ferme les yeux. Ma respiration devient régulière. Je sombre dans l'abîme de la nuit. Et murmure pour la dernière fois « Merci Vol'... Merci. » Puis je sombre dans ce gouffre que l'on appelle " le sommeil "...

H-RP:
 

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