« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 The fuck, dude. [Rivière & Vent]

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MessageSujet: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Ven 24 Jan - 22:03

Et voilà. De retour. Cela faisait combien de temps, déjà ? Longtemps. Oh là là, qu'est-ce que c'étaient que ces paroles qu'elle imaginait d'une écriture penchée dans sa tête, avec une voix différente de la sienne. Et depuis quand avait-elle quelque concept d'écriture. D'accord, donc en plus d'être devenue légèrement schizophrène, elle avait appris pas mal de choses pendant ces lunes et ces lunes de vadrouille. Neuf vies de chef... Ha, qui avait jamais prétendu qu'il fallait rester chef, pour vivre neuf vies ? Elle n'avait sans doute plus la bénédiction du Clan des Etoiles depuis sa désertion, mais elle avait assez vécu pour la moitié de ceux qui furent les siens. De chat domestique policé  à simple matou errant... des villes grouillantes aux campagnes les plus lointaines. Elle en avait appris, des choses. Peut-être même trop pour une caboche de félin. Les mots les plus hétéroclites volaient en permanence dans son esprit, autant de fragments de savoir aux ailes d'argent affolées, qui se laissaient désirer mais sans se laisser attraper.

Elle avait changé, autant mentalement que physiquement. Elle était méconnaissable. Et elle croyait négligée, ce fameux jour où elle avait abandonné son Clan, avec ses trois pelotes de poussière dans son pelage ébouriffé ? Petite joueuse, va. La chatte qui errait désormais sur les terres de Cerfblanc était littéralement un amas de boue et de poils hirsutes. Son odeur, imprégnée de parfums curieusement ésotériques, n'avait plus rien de celle des chats de Clans. De ce tas mouvant de terre séchée surgissaient, seules preuves de vie intelligente, deux jades qui n'avaient plus rien de triste ou de terni. Non, celles-ci étaient étrangement illuminées, sans joie ni colère, mais simplement écarquillées, aux aguets du moindre mouvement suspect. En devenant tout, elle était redevenue rien. Un chat haret qui vagabondait dans la nature.

Le changement ne s'était pas opéré en une lune, loin de là. Au début, elle se laissait s'encrasser, puis survenait un palier où elle se sentait profondément sale, de façon presque malsaine, et sa langue râpeuse s'activait à redonner un tant soit peu de luisant à sa douce fourrure brune. Mais finalement, les événements s'enchaînaient, elle ne pensa plus à cette étape de répulsion totale, et parvint au niveau suivant. Le stade où elle était tellement souillée, répugnante, que tenter de désépaissir cette couche de crasse semblait l'idée la plus stupide qui puisse advenir. La saleté devint son bouclier. Elle éloignait les acariens, elle éloignait les prédateurs, elle éloignait les Bipèdes malveillants. Elle éloignait les siens. Enfin, ceux qu'elle avait un jour appelé les siens. Elle se souvenait de ce jour où, s'étant aventurée à retourner à la lisière de Cerfblanc, elle avait aperçu de loin un apprenti, qui avait aussitôt relevé la tête, alerté par le bruit et l'odeur. L'angoisse l'avait prise à la gorge. Allait-il la reconnaître ? La dénoncer ? Allaient-ils la forcer à retourner dans leur système absurde de clans égoïstes et belliqueux ? Que nenni. Le novice avait détalé à toutes pattes, en donnant l'alerte à une créature mystérieuse dont la silhouette lui rappelait vaguement un renard. Il allait sans dire qu'elle avait, de même, détalé sans demander son reste, faisant de cette apparition un simple mensonge d'apprenti qui s'ennuyait.

Depuis, elle était restée seule. Elle avait eu le temps de réfléchir. Haha. Ou oui, plutôt de devenir folle. Folle, folle, tellement folle. Comment même savoir si cette folie était réelle, ou simplement le produit de son imagination, comme elle n'avait plus de félin à qui comparer sa santé mentale ? Elle savait juste que cette voix était là parfois, dans sa tête. Et les mots qu'elle prononçait s'imprimaient dans son esprit en lettres de feu, comme s'il y avait quelque part, quelqu'un, quelque chose, qui écrivait réellement son histoire. Et voilà, la voix avait recommencé. C'est ce qu'elle l'entendait dire, parfois. S'amuser à raconter ce qu'il lui arrivait à elle, à la troisième personne, comme si elle n'était qu'un personnage de fiction. Mais elle savait, elle, qu'elle était réelle. Son esprit était réel. Ses souvenirs étaient réels. Sinon, comment aurait-elle pu retrouver le chemin des Rochers Bleus, jadis son territoire de prédilection ?

Sa patte dérapa brutalement, soulevant une épaisse motte de verdure humide. L'idiote. Elle atterrit lourdement sur le sol froid et mouillé. Déconcertée, elle releva la tête et balaya les alentours du regard. Ce n'étaient pas les Rochers Bleus du tout. La preuve, ceux-là étaient verts. Sinon, dans ses souvenirs, c'est aux Rochers Verts qu'elle aurait pensé, non ? Et puis, elle n'avait pas en mémoire de fâcheux épisodes de glissade sur ces fameux cailloux. L'abrutie ne savait même plus quelle était l'odeur du Clan de l'Ombre.

Pathétique.
Pathétique.
Pensait-elle en frappant sa tête contre le rocher le plus proche au rythme de ses mots.

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Menthe
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MessageSujet: Re: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Jeu 30 Jan - 20:14


Tu te traînes, carcasse vide. Allez, plus vite. Encore un effort. Tes pattes te baladent sans que tu t'en aperçoives vraiment. La routine t'as fait plonger, même au beau milieu de l'apocalypse. Patrouiller, chasse les quelques proies qui traînent, au fin fond du territoire de tes anciens ennemis, tes présents alliés, tes futurs .. On ne sait pas quoi. Tu n'as encore pas dormi de la nuit. Ton regard est perdu dans le vide, hanté des mêmes fantômes qui chassent le sommeil dont tu as pourtant tant besoin. Et ce corps. Une guerrière ? Une reine ? Une Étoile, ça ? Allons, relève la tête ! Mais non. Tu n'en as pas envie. Plus envie de rien. Besoin de trop de choses.

Ah nous y voilà. Les rochers moussus. Où qu'elle aille, quoi qu'elle fasse, tout est toujours là pour lui rappeler qu'elle a échoué, qu'elle a été chassée de chez elle par son propre élément. Le petit ruisseau circulant entre les pierres couvertes du végétal spongieux et glissant a gonflé, débordant, rendant les roches encore plus glissantes qu'à l'ordinaire. L'eau ricoche contre. Comme une minuscule rivière. Elle lâche un grognement rageur en frappant sa patte dans une flaque de boue. Le vide au creux de son ventre la regagne aussitôt. Elle le supporte depuis tellement longtemps. Depuis des lunes. Des années. Mais elle en avait vraiment prise conscience à son retour, au pied des chûtes de cette même rivière qu'elle chérit tant, un jour où lassée de tout, elle avait atterrit là. Comme si, en l'échange de sa renaissance, elle devait garder une patte dans l'errance. Un patte dans la folie.

Elle lève à nouveau les yeux. Ce qu'elle a pris pour un vulgaire amas de boue vient de glisser, s'étalant entre deux pierres, un peu plus bas. La scène aurait pu être comique. Mais elle la reçoit comme une gifle. Elle fait un pas en arrière, et observe. À présent, la silhouette se cogne la tête contre les rochers. Les yeux réduits à deux fentes, Étoile de Menthe nage en pleine incompréhension. C'est un chat, elle en est presque sûre. Mais comment l'être totalement ? La chose est couverte d'une épaisse couche de boue, les yeux fermés. Elle est vraiment en piteux état.

N'importe qui aurait pris peur. Ou s'y serait attaqué. Mais pas elle. Elle reste spectatrice, persuadée d'un nouveau coup du sort. Ironie douloureuse. Le temps remonte doucement. Le choc s'intensifie. Et elle revoit. Tout. Elle secoue la tête pour empêcher ces souvenirs grimper le long de son être et enserrer à nouveau son âme. Ne sachant trop comment réagir, elle avance, un pas, deux. Se rapproche. Elle n'ose même pas regarder la frêle boule de poil et de saleté étalée juste devant elle. Essaye de fuir.

« Excuse-moi ? Qui es-tu .. ? »

Une proie du temps, un débris malmené et torturé jusqu'à ne devenir plus qu'une ombre .. Rêve. Réalité. Passé. Présent. Tout est flou autour d'elles.

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Chant des Nuages:
 


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Jour Alpha
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MessageSujet: Re: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Ven 31 Jan - 16:53

Voix. Voix ! A quand remontait la dernière fois où elle avait entendu un autre chat s'adresser à elle ? De façon intelligible, elle entendait. Elle ne prenait pas en compte les "Aaaaahh !" et les "Mais qu'est-ce qu... ?!" horrifiés et dégoûtés des guerriers et apprentis qu'elle avait parfois croisés aux abords de la forêt et qu'elle avait aussitôt fuis, par réflexe. Oh, il y avait bien eu des solitaires de temps en temps, voire même des chats domestiques à une certaine période de son errance. Mais cela faisait assez longtemps déjà qu'elle s'était éloignée d'eux.

Oreilles dressées, elle tourna sa tête engourdie par les coups répétés vers l'origine du son clair et hésitant. Tiens, cela faisait longtemps, aussi, encore plus longtemps, qu'on ne s'était pas adressé à elle sans un ton effrayé ou du moins un rictus de dégoût. Enfin si, peut-être bien que derrière le joli minois argenté qu'elle voyait là, il y avait bien une certaine répulsion. Mais une certaine interrogation pointait par-dessus dans la voix de la chatte cendrée qui se tenait devant elle, et cela lui suffisait bien.

Elle plissa les yeux. Jeune, la petite. Très jeune. Même si tout le monde était jeune de son point de vue. Et propre, la gamine. Du genre à faire la parfaite petite chatte de compagnie, avec sa fourrure argentée toute soyeuse et ses yeux d'un vert brillant. Cependant, le regard aigu de la vieille bique repéra les pattes boueuses laissées sans soin, les débris de mousse qui parsemaient les longs poils gris, tout ce qui trahissait d'une vie sauvage. Enfin après, évidemment, oui, il y avait la lueur farouche au fond des jades luminescentes du regard de la magnifique femelle tigrée, et blablabla, mais ça on s'en foutait un peu, on était pas là pour faire une mimésis.

Processing. Ah oui, c'est vrai, elle lui avait parlé. Elle ne se souvenait même plus de quoi. Mais c'était une question. Et elle n'avait pas envie de répondre à des questions.

« Grmmbbllffrrmm. »

Peut-être avait-elle voulu dire quelque chose, auquel cas sa voix éraillée, abandonnée pendant des jours, lui avait fait défaut, transformant ses propos un tant soit peu intelligibles en gargouillis bordélique. Ou alors, peut-être avait-elle simplement fait exprès de grogner. Sûrement. Aucune envie de répondre, en tout cas. A la limite, ce borborygme pouvait se traduire par Je t'en pose des questions, moi. L'inconnue aurait peut-être pu lire de telles pensées sur le visage de la vieille, mais il fallait avouer qu'un poil sale et boueux limitait quelque peu les expressions faciales. Mais elle s'en foutait, d'elle, après tout. Elle avait d'autres projets en tête. Elle ne savait pas encore quoi. Mais ça allait venir.

Tournant le dos à la femelle grise, elle se remit à marcher de son pas claudiquant, bien qu'elle n'ait nullement besoin de boiter. Elle aimait bien faire ça de temps en temps. C'était comme ça. D'ailleurs, elle avait déjà oublié l'existence de l'autre, là.

Elle parvint bientôt au Camp. Lequel ? Oh, sûrement pas le sien. Mais bon, vu qu'elle n'en avait plus du tout, autant qu'elle s'en choisisse un nouveau, non ? Elle en avait assez de sa solitude. Elle avait bien envie de faire profiter de sa folie à tout le monde.

On était aux alentours de midi, et une relève de patrouille venait de partir, laissant la clairière à quelques chats paressant sous le couvert des buissons pour se protéger du froid, en pleine digestion. Ce fut sans doute pour cela qu'on ne remarqua pas immédiatement ce tas de boue et de poils ébouriffés qui se traîna au centre du Camp. En revanche, la tâche fut moins aisée lorsqu'elle poussa un miaulement strident et éraillé.

« MÉMÉ RENTRE A LA MAISON. ELLE VOUS A MANQUÉS ? » Un ton plus bas, plus grommelant. « Sûrement pas, vu que tous ceux qui ont eu l'honneur de me connaître ont dû clamser depuis. Lopettes fossilisées. »

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Souffle de Givre
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MessageSujet: Re: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Lun 3 Fév - 12:43


Souffle de Givre paressait. Oui vous avez bien compris. Celle qui normalement n’arrêtait pas de la journée, s’offrait un moment de détente dans la clairière du Camp du Vent. Le soleil qui régnait en ce jour avait chauffé les rochers du promontoire, aussi, la Guerrière avait investi le rocher en contrebas, pour profiter de sa chaleur. Elle sentait la cicatrice sur son ventre contre la pierre chaude et cela lui faisait un bien fou vu le froid qu’il faisait. Parfois, cela la démangeait, c’était affreux ! Et ce, malgré les onguents que lui procurait gentiment Naïade. Ses visites dans l’Antre de la Guérisseuse (ou plutôt des Guérisseuses) devenaient de plus en plus espacées vu que Givre commençait à vraiment récupérer. Être pratiquement empalée sur une branche pendant une inondation et après donner naissance à quatre petits ce n’était pas forcément une partie de plaisir. Elle avait d’ailleurs détesté aller à l’Assemblée autant diminuée, mais grâce au formidable travail de Naïade, elle n’avait quasiment aucune séquelle. Sauf ces foutues démangeaisons.

La Guerrière roula pour changer de position faisant face à l’entrée du Camp du vent. Elle avait les yeux à demi clos, appréciant le silence qui régnait, l’atmosphère tranquille et posée. Les autres chats présents étaient silencieux eux aussi. Avaient-ils remarqué Souffle de Givre qui prenait du bon temps, ou alors étaient-ils tout simplement discret en cette belle journée. Dans le lointain de son état comateux, elle entendait ses petits qui jouaient près de la pouponnière. Enfin jouaient … il y en avait déjà un qui pleurait et deux autres qui se battaient mais que faire, il fallait bien qu’ils s’occupent. Il lui tardait de pouvoir retrouver ses terres, son Clan, sa Tanière… quelle tristesse c’était pour elle d’avoir mis bas dans un Clan étranger. Même si elle serait éternellement reconnaissante aux membres du Vent pour les avoir accueillis, elle pensait qu’il était bientôt temps de rentrer chez eux, même si il fallait tout reconstruire. Son esprit rigoureux commençait déjà à prévoir des équipes de chats avec les différentes missions de reconstruction mais elle grimaça.
Il fallait ne penser à rien, ça c’était le véritable repos. Laisser son esprit s’ouvrir aux bruits de la forêt, silencieusement, paisiblement…

« MÉMÉ RENTRE A LA MAISON. ELLE VOUS A MANQUÉS ? »

« Sûrement pas, vu que tous ceux qui ont eu l'honneur de me connaître ont dû clamser depuis. Lopettes fossilisées. »


Souffle de Givre bondit d’une impulsion impressionnante, se jetant littéralement devant le sentier menant à la Pouponnière. Sa queue, sa fourrure étaient ébouriffées comme jamais et, les oreilles en arrière, elle découvrait ses crocs d’un air menaçant. Son cœur battait la chamade tandis que son regard cherchait l’origine de cette intrusion. Ses yeux bleus ne s’arrêtèrent pas immédiatement sur la forme boueuse et poilue qui se tenait à l’entrée du Camp. Puis, à mesure que son cœur se calmer et qu’elle ingurgitait les paroles prononcées, elle fixa la forme qui… bougeait.
Sa fourrure désépaissit lentement et elle fronça les sourcils, toujours gardant ses crocs en évidence. Elle n’avait pas bien évalué la menace, autant se montrer prudent devant cet être si singulier. Lentement elle se rapprocha. Cela avait définitivement une odeur de chat, mais elle ne perçu aucune des odeurs des quatres Clans, ni même des solitaires qu’elle avait connu. Les oreilles vers l’avant, la curiosité prenait le pas sur la méfiance. La chatte qui se tenait devant elle devait venir de loin, c’est à peu près ce à quoi elle même avait du ressembler lors de son retour au Clan après des lunes et des lunes d’absence.

Un déserteur ? Souffle de Givre resta campée sur ses quatre pattes devant l’inconnue, prête à réagir face à une menace. Pour l’instant, l’étrange phénomène n’avait pas d’attitude particulièrement menaçante, bien que son poil négligé empêchait toute analyse plus poussée. Elle ne savait pas tellement comment engager la conversation, ou plutôt le questionnement. Après tout elle venait de violer le territoire du Vent (si ce n’est plus) et le Camp de deux Clan réunis. Si c’était une attaque, elle était soit suicidaire, soit super entrainée… soit ce n’était pas une attaque. Pour l’instant la Lieutenant penchait pour la dernière option.

« … Euh… Qui est-tu et que fais tu sur le territoire du Clan du Vent ? »

Elle n’avait pas voulu rajouter « et de la Rivière » car ça aurait pu être mal interprété. Souffle de Givre commençait à apprendre deux trois tours de politique et de diplomatie. Cela pouvait toujours servir. Elle resta immobile, observant leur « invité » et devina que d’autres chats étaient également intrigués.

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Merci Nuage de Braise !!!
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MessageSujet: Re: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Mar 11 Fév - 19:59

Encore une journée d’hiver, encore une journée d’attente.
La passivité rendait Naïade plus irritable que jamais, et la langueur mortelle dans laquelle se trouvait le camp n’aidait pas à améliorer son mental. Elle se sentait prisonnière de cette torpeur, prisonnière réduite au silence dans l’atmosphère ouatée de la saison. La neige étouffait les bruits de la lande – mais serait-elle suffisante à étouffer le cri qu’elle mourait d’envie de pousser ? Un cri de rage, un cri guerrier, sans doute. Depuis son retour des terres du Tonnerre et sa confrontation avec trois guerriers elle se sentait plus frustrée que jamais. Leur situation n’avait pas évolué depuis des semaines, contraints de demeurer chez leurs alliés Ventards, exilés de leur propre territoire … C’était rageant.

Alors pour se passer les nerfs elle mettait toute son énergie dans son travail, passant ses jours et ses nuits dans sa tanière à trier ses réserves de remèdes, ne sortant que pour se réapprovisionner. Le mal blanc arriverait, comme on le supposait, et elle voulait être certaine de pouvoir y faire face. En l’absence de guérisseur au Clan du Vent, elle se retrouvait à la charge de deux tribus à soigner. Comme si elle n’avait pas déjà assez de soucis comme ça … oh, et au fait, restait-il assez de feuilles de soucis ? Aussitôt, la jeune guérisseuse s’empressa de le vérifier. En appui sur les postérieurs, elle se mit à manipuler consciencieusement les plantes, toute son attention concentrée sur sa tâche … « MÉMÉ RENTRE A LA MAISON. ELLE VOUS A MANQUÉS ? » Le cri strident la fit sursauter, et tout son ouvrage tomba à terre, en un tas désordonné et qui sembla la narguer un moment. Alors la colère monta soudainement en elle et elle bondit hors de sa tanière, le poil hérissé.

« Par le Clan des Etoiles ! Qui se permet donc de … »

La guérisseuse s’arrêta net, considérant avec stupeur l’espèce de tas de boue et de poils hirsutes qui se tenait au centre de la clairière – et au centre de l’attention. Souffle de Givre fut plus rapide qu’elle, puisqu’elle adopta tout de suite une position de défense face au nouveau félin venu – et encore, appeler la chose un « félin » c’était faire une insulte à toute la race. « … Euh… Qui est-tu et que fais tu sur le territoire du Clan du Vent ? » Naïade fut étonnée du ton presque courtois de sa lieutenante, et encore plus perplexe quant à l’attitude passive des autres guerriers. Un intrus faisait irruption dans le camp, et personne ne réagissait ? Fallait-il que ce soit elle qui s’en charge, en plus de toutes ses autres tâches … ? La reine rousse eut un mouvement agacé de la queue en considérant ses pairs et alliés, toujours dans l’expectative. Comme pétrifiés par la puanteur de l’être immonde devant eux.
Puis c’est avec une mine de dégoût et une pointe de regret indéniable que Naïade se força à tourner la tête vers la créature et à s’adresser à elle. Comme si le simple fait de lui parler allait salir son beau pelage immaculé – ce qui, au vu de l’état déplorable de la chose, n’était pas une hypothèse à rejeter.

« On t’a posé une question, misérable. Parle. » lança-t-elle d’un ton autoritaire.

Et vite, que l’on se débarrasse de toi le plus rapidement possible, semblaient préciser ses yeux.

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Valse des Étoiles
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MessageSujet: Re: The fuck, dude. [Rivière & Vent]   Mer 12 Mar - 15:16

Patte Polaire ▬
« Il y a toujours dans notre enfance,
un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir. »


J'étouffe. Il fait trop sombre ici, j'ai envie de profiter du soleil. Je le vois, aux travers des ronces qui forment la pouponnière, qui perce l'épaisse couche de nuages et caresse la clairière de ses rayons lumineux. L'herbe fine qui tapisse le camp me donne envie de rouler dedans, les brins plus long que les autres me donnent envie de jouer avec, les rares feuilles qui tombent me donnent envie de leur courir après pour les plaquer au sol. Mes pattes me démangent, ma fourrure me picote, j'ai envie de sortir. J'en ai besoin. On est beaucoup trop serrer, deux clans dans un seul camp c'est trop. Ici on peut pas jouer sous peine d'écraser les autres chatons ou de bousculer les reines. Et j'aime pas me faire disputer. Et puis ou est maman ? A travers les épines menaçantes, j'essaye tant bien que mal de voir ce qui se passe au centre du camp. Je vois des pelages de toutes les couleurs qui passent, qui entrent, qui sortent... Les guerriers doivent être très occupés. Je frissonne d'impatience. J'ai hâte d'être un apprenti pour pouvoir les aider. Et je deviendrais le plus grand guerrier de la forêt. Comme ça toute ma famille pourra être fière de moi.

Soudain je vois un éclair blanc se poster devant la pouponnière. Maman ! Je regarde derrière moi, guettant un regard appuyée d'une reine m'intimant de revenir près de mes frères et soeurs mais personne ne fait attention à moi. Je prends une profonde inspiration et me fait le plus petit possible, me baissant si bas que mon ventre touche le sol et me faufile sous les branches. Je sens les épines qui me raclent le dos qui tentent de me retenir prisonnier en s'accrochant à ma fourrure mais, indifférent, je continue à avancer péniblement. Ca y est, je suis dehors. Je regarde autour de moi, les yeux écarquillés par la curiosité comme à chaque fois que j'arrive à échapper à la pouponnière. Dans la clairière il y a un attroupement de chat. Il y a Naïade, que je reconnais à cause de l'odeur amère des herbes sur sa fourrure. Et juste à côté d'elle notre lieutenante, ma mère. Poussant un cri de joie aux tonalités suraiguës, je bondis vers elle, courant aussi vite que mes courtes pattes me le permettent. Je ne me pose même pas de question pour savoir pourquoi cet attroupement à lieu. En ce moment dans mon esprit une seule personne occupe la place, ma mère. Quand je suis tout près d'elle je me tapis au sol et, me concentre sur sa queue qui oscille rapidement dans l'air. Souffle de Givre n'a, de toute évidence, pas remarqué ma présence. Tant mieux, l'effet de surprise sera total. L'envie de jouer me prend à la gorge et oubliant soudain le reste je me prépare à sauter. Quand je suis sûr de moi, je bondis tendant les pattes en avant. Je ne sais pas si c'est pas inexpérience ou parce que je suis un parfait empoté mais je rate ma cible et me retrouve à rouler dans la poussière. Je suis stoppé quand je heurte quelque chose, une patte de toute évidence. Je me redresse prestement, honteux et affreusement vexé et relève la tête pour voir qui j'ai heurté.

Mes yeux s'agrandissent d'étonnement. C'est sans doute un chat qui se tient devant moi mais, si s'en est un, je ne le reconnais pas. Tout ce que je vois c'est de la boue montée sur patte avec de la mousse et des brindilles plantées dedans. Seul marque vivante, deux yeux intense aux lueurs folles. Je devrais avoir peur pourtant je ne ressens aucune angoisse en moi. Juste une grande curiosité, qui prend la place sur les sentiments craintifs. Je me contente de dévisager ce qui se tient devant moi avec béatitude, la gueule légèrement entrouverte. Et c'est peut être pour ça que la question franchit mes babines sans que je puisse la retenir.

« - Tu es un buisson vivant ? »

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Merci à tous pour vos si belles créations, je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi. ♥
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