« Aujourd’hui sera mon dernier jour d’errance,

la fin de ma chute. » Valse des Étoiles
 
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 Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye • Privé Regard Noir

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MessageSujet: Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye • Privé Regard Noir   Dim 27 Jan - 21:05



QUE LES ÉTOILES SE RETIRENT, QU'ON LES BALAYE

-Orest... Je m'appelle Orest.

La chatte était toute blanche et ses yeux étaient si bleus. Si grands ; elle était si belle. Elle s'appelait Angel. Cela lui allait très bien. "Avec ta tête d'ange" lui avait dit le mâle un jour. Et il s'en rappelait comme si c'était hier. Mais il était si jeune à ce moment là ! Il venait tout juste d'avoir douze lunes ! Si jeune... Il l'avait tant aimé et pourtant... Salaud. Il avait été bien arrogant et cruel avec elle. Angel en avait été si peu étonnée que le jeune mâle se sentait presque frustré ! Mais c'est surtout son ego et son amour propre qui avaient prit un coup. Mais finalement, Orest avait reprit du poil de la bête car au fond de lui, elle était toujours là, et il savait qu'elle l'avait pardonné. Quelques jours auparavant, le vagabond avait fait la rencontre de Regard Noir. Tout d'abord il s'était senti pousser des ailes et s'élever aussi haut que le soleil et les étoiles ! Mais Angel lui était revenue en tête et il en avait été déstabilisé et il était parti, sans un mot ni un promesse, juste un timide aurevoir. Il fallait qu'il se débarrasse d'elle une bonne fois pour toute. Mettre un terme à cet amour de jeunesse qu'il avait torturé et qui à son tour l'avait torturé, lui. Il ne souhaitait pas recommencé avec Angel, mais il savait qu'ils seraient toujours proches, l'un pouvait se confier à l'autre sans arrières pensées ! Etait-ce cela que l'on pouvait appeler l'amitié ? Sûrement. Voilà bien des lunes que le solitaire n'était pas allé chez les bipèdes d'Angel, mais il aurait pu faire le chemin les yeux fermés ! Au coucher du soleil, il avait prit la route, un doux sentiment de quiétude l'enveloppant tout entier. Il marchait dans la lueur rousse du début de soirée, se sentant comme dans son élément, comme si il son destin avait été d'aller la revoir, pour tout. Pour lui demander pardon, pour lui demander des conseils et poser des questions. Jamais il ne s'était senti gêné avec elle, pas même au tout début de leur aventure. Le vagabond arriva enfin devant le nid des bipèdes. Il ne senti pas tout de suite l'odeur familière de l'ange, mais en se rapprochant de la palissade, celle-çi se fit fortement sentir. Comme si il était venu la veille, il compta les lattes en bois de la barrière et poussa la seizième qui se souleva, comme avant. Orest glissa sous la planche claire, rampa un court instant sur l'herbe humide et se retrouva dans le jardin. Il avait tellement de souvenirs ici, il avait l'impression d'effectuer un voyage dans le temps ! Le matou fouilla l'endroit du regard, mais pas de traces d'Angel. Peut-être que ses bipèdes ont déménagés ? Perplexe, il fronça les sourcils. C'est alors qu'il le vit. Un monticule de terre, derrière les nid, à demi caché. Son sang se glaça et un frisson parcourra sa colonne vertébrale. Mais il devait savoir ! Les pattes tremblantes, il s'approcha un peu. Une étrange représentation d'Angel trônait au dessus de la motte de terre. Tout se mit à tourner autour de lui et il sentit le goût de la bile racler au fond de sa gorge. Pourtant il avait comprit.

Le grand mâle avait fuit cet endroit et avait courut jusqu'à en perdre haleine jusqu'à nul, part. Oui c'était là qu'il voulait aller. Il courut si vite qu'il eu l'impression de mourir ou bien d'être égal à l'infini. Le soleil avait bel et bien disparut laissant place aux étoiles qui brilleraient toute la nuit avant de mourir en silence, avant de s'éteindre. Un arbre immense se dressa devant lui et le chat stoppa net sa course. Fou de rage, il planta toutes ses griffes dans le tronc noueux de l'arbre et y laissa de profondes empreintes. Il aurait pu se tuer, mais au lieu de cela il se laissa choir au pied de l'arbre. L'odeur lui indiqua vite que c'était un cerisier. Il n'était pas aussi haut que le saule pleureur, mais tout aussi beau. Il aurait voulut lui aussi, s'enraciner dans la terre et ne plus jamais s'en défaire. Elle est morte... Orest se releva. Il s'assit au pied de l'arbre, il se sentait affreusement misérable et resta silencieusement, entamant une sorte d'hommage à Angel, au fond de son esprit. Sous sa patte droite, il sentit quelque chose le chatouiller. Il la souleva et découvrit une seule et unique fleur de cerisier bien conservée malgré la saison peu clémente. Rose pâle et d'une splendeur sans égale. Il la regarda un long moment. L'ange blanc avait brûlé ses ailes, cette fleur était comme elle, et petit à petit elle se consumait, elle se fanait. L'ange blanc était partit, laissant place à l'ange noire et lui comme un idiot tentait de la chasser de son esprit. Deux opposées, le tourmentant jours et nuits. Le chat le plus dormeur de l'histoire était devenu insomniaque. S'élevant de la fleur de cerisier, l'ange blanc volait au dessus de lui. Volait... Volait...
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Regard Noir
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MessageSujet: Re: Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye • Privé Regard Noir   Mer 30 Jan - 20:44



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« L'Amour, avec un grand A, on ne le vit qu'une seule fois. »


Seule.
J'étais seule. Depuis toujours et à jamais. Tout m'a abandonné et j'étais résinée à faire de même. J'avais perdu tout espoir. Toute confiance. J'étais difficile mais je ne l'exprime pas. Je parlais très rarement. De toute façon, à quoi sert la parole pour dire des stupidités, des mensonges ? Ma réflexion était rapidement faite : la parole est sacrée. Les mots gardent leur sens et leur importance s'ils sont peu usités. C'est pourquoi je reste ésotérique. Mais un jour, j'exploserai. Mes pensées, mes opinons vont jaillir de ma tête. Alors je dirais ce que je ressens, ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui. Depuis ma plus tendre enfance, tant de personne m'avait repoussé. Tout cela à cause de mes origines, de mon sang : ma mère était une solitaire et mon père avait appartenu au Clan de la Rivière. Bien des personnes s’étaient demandés ce que je faisais ici au Clan de la Lune. Pourtant je savais que ma place était ici. Alors j'ai dû prouver ma loyauté. Un nombre de fois considérable. Seulement, aveuglés par leur propre jugement, ils n'ont pas perçu mes vains efforts pour les satisfaire. Je n'ai pas abandonné. Et je fus capturée. C'est alors que les soupçons fusèrent… Lâche… Traîtresse… Et tant d’autres. Maintenant que faire pour montrer la sincérité de ma loyauté ? Je restais insensible à ce que l’on me disait. Même dans mon dos. J’étais redevenue froide et plus noire que jamais.
Il n’y a que toi qui me redonne le sourire, qui me fait tout oublier, qui change mon regard… A mon plus grand regret, les moments passaient avec toi sont éphémères. Tu es énigmatique, mystérieux… On dit que les contraires s’attirent mais aussi qui se ressemble, s’assemble. C’est pour cela que je veux te connaître. T’aimer comme je n’ai jamais aimé personne. Orest.



Alors que Regard Noir s’éveillait, le soleil se couchait. Les rayons orangés disparaissent peu à peu de l’horizon. Les étoiles pointaient le bout de leur nez. Leurs éclats étaient encore bien faibles sous cette épaisse couche de fumée naturelle. Une légère bise parcourait le territoire provisoire du Clan de la Lune. Honteuse, elle se mit sur ses pattes encore endolories et fit un rapide brin de toilette. Alors, elle regarda autour d’elle ; les branches du grand saule dénudées s’agitaient à cause du mistral et exceptionnellement il ne pleuvait pas. Pas un seul éclair ne zébrait le ciel nuageux. Les derniers membres encore éveillaient se préparaient soit à la patrouille du soir, soit à se coucher. Aussi discrète qu’une souris, la jeune guerrière se faufila entre les couches des félins et se décida de faire une petite balade nocturne. Elle souhaitait errer sur le territoire du Clan de la Lune. Mais où aller ? La rivière scintillante était en crue, impossible d’y accéder. A quoi cela sert-il de s’aventurer sur la Colline Etoilée si le ciel est voilé ? Elle n’avait pas envie de se rendre à la falaise, de toute façon cette pente abrupte était à l’opposé de la position de Regard Noir. Les Rochers aux Corbeaux, l’endroit le plus sombre qu’elle connaissait jusque là, n’allait pas lui remonter le moral. Mais oui ! Le Cerisier Centenaire ! La jeune chatte se souvenait bien de cet arbre. Au printemps, il est magnifique. Orné de belles fleurs roses, le cerisier donne peu de temps après des fruits rouges sang, toujours apprécié par les pies et les pinsons. La femelle prit alors la direction de ce vieux merisier. Elle y grimpait tout le temps, toujours sur la même branche, plutôt haute. Elle n’a jamais été prise de vertige, la peur du vide lui est inconnue. Ses coussinets s’étaient durcis depuis sa rencontre avec le solitaire, il ne lui restait plus aucunes séquelles de ses petites blessures. Le paysage avait changé : on ne voyait plus les arbres calcinés et la faible odeur âcre de la suie s’était dissipée.


Arrivée au ledit arbre, Regard Noir s’assit et admira le cerisier. Il a toujours été majestueux, quelque soit les saisons. Alors, elle s’imagina à la place de cet arbre. Vivre plus de cent ans, enraciné au même endroit lui semble invraisemblable. Voir la forêt naître autour de vous doit être beau, sans doute. Mais, rien que de penser qu’elle ne pourrait pas bouger lui donner des frissons. Il lui fallait courir pour vivre réellement. Elle secoua la tête, embrouillée : elle n’était pas un arbre mais une chatte. La guerrière de la Lune sauta agilement sur le tronc humide du cerisier. Elle manqua de glisser mais ses serres acérées étaient profondément plantées dans l’écorce de l’arbre. Elle grimpa sur cette branche avec agilité. Toujours la même, la plus solide mais aussi la plus haute. Le bois était strié de ses marques de griffes. La chatte eut un grand moment de nostalgie, le regard dans le vague. Elle contemplait le paysage endormi, même s’il n’y avait rien d’extraordinaire. Quelques arbres plus loin, Regard Noir aperçut une chouette qui prit son envole en hululant. L’oiseau se dirigeait vers l’astre de la nuit.


Soudain, un chat déboula dans la clairière où se trouvait le vieil arbre. Aux aguets et surprise, la femelle se pencha dangereusement pour voir qui avait interrompu le cours de ses pensées. Mais surtout, était-il pacifique ou combatif ? La chatte percevait mal ce dernier à cause de la pénombre. L’inconnu plantait rageusement ses griffes dans le tronc. Alors, en plissant les yeux, elle découvrit que c’était Orest, le solitaire qui l’a aidé à retrouver son chemin après sa capture. Il faut avouer qu’elle n’est pas indifférente au chat aux yeux de miel. Mais sa dernière réaction, avant de se quitter, l’avait laissé totalement perplexe. Elle n’avait même eu le temps de lui dire au revoir : il s’était sauvé comme une souris à la vue d’un chat. Les deux chats s'observèrent longuement, ne savant quoi dire, quoi faire...

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Dernière édition par Regard Noir le Ven 1 Fév - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye • Privé Regard Noir   Ven 1 Fév - 19:38



OREST

Un ange passe.

-Je me demande comment il peut exister tant de haine alors que toi, tu as de l'amour à revendre !

Le jeune félin leva ses prunelles vers la chatte blanche. Son affirmation le rendait perplexe et il ne savait pas vraiment dans quel sens il devait le prendre. Accusation, compliment ? Elle aimait parler et s'écouter, Orest ne savait donc pas s'il devait lui répondre ou non. Après quelques réflexions supplémentaires, il osa une réponse tendre et naïve :

-Mais l'amour que je porte, il est pour toi...

Il avait peur. Elle le regarda. Angel lui sourit.


Une poussière se logea entre les deux yeux du chat, il la chassa d'un mouvement agacé de la patte. Il ne pleurait pas, il ne criait pas son désespoir à la forêt. Il se tenait là, dans cette clairière au cerisier, calme et stoïque comme une statue grecque. La poussière voltigeait toujours devant son museau rose, et le solitaire souffla dessus, la faisant s'élever de plus en plus haut , pour qu'elle touche le ciel. Il la suivit d'un regard doré et incertain, presque larmoyant. La lune ronde brillait d'une pâleur tendre et il vit se dessiner une silhouette qu'il n'avait pas oublié. Comment était-ce possible ? C'est mon esprit qui déraille... L'ange noir, là haut, qui déployait ses ailes devant la lune. Perchée dans l'arbre comme un oiseau de malheur, Regard Noir restait figée, à le regarder. Lui aussi n'arrivait pas à décrocher ses yeux d'elle. Les deux chats étaient en arrêt, ne savant s'il fallait qu'ils se rejoignent. "Pourquoi tant de haine ?" Orest aurait voulut la saluer d'une manière digne, respectueuse et harmonieuse mais à cet instant précis s'était parfaitement impossible. Une âme en deuil ne peut être faussement heureuse. Mais il fallait bien qu'il fasse quelque chose non ? Timidement, il bondit dans un renfoncement du tronc de l'arbre, se concentrant sur la sensation du bois noueux sous ses pattes. S'agrippant d'un côté et bondissant de l'autre, il parvint à peu près à la même hauteur que la guerrière tout en restant à distance.Il détourna son regard d'elle, et chercha quelque chose à dire. Il y avait tant de choses sincères et tendres qu'il aurait voulut lui dire sans la baratiner ! Mais sa gorge sèche et sa langue engourdie faisait l'impasse sur toute conversation.

-Mes maîtres me trouvent sage, parce qu'ils ne connaissent pas mon vrai visage.

Cette affirmation bouleversa et ébranla le corps tout entier du solitaire. Sa compagne avait pour habitude de le perturber, même involontairement et il avait constaté que cette manie avait commencé à déteindre sur sa propre personne. Elle se la jouait par moment, à se prendre pour une chatte ténébreuse et impénétrable, mais lui savait très bien qu'elle ne l'était pas vraiment. Son épais pelage tout gonflé, il se rapprocha un peu plus de sa belle et chuchota :

-Et moi je le connais ton vrai visage ?


Enfin, Orest la regarda. C'était un regard dur, sévère et peut-être même méchant. Mais tout cela n'était qu'une façade dont il avait désespérément besoin. Il avait comprit qu'il ne pourrait pas l'abandonner et qu'il allait tout faire pour rester à ses côtés. Regard Noir. Il aimait ce nom. Il aimait cette différence avec Angel. Il l'aimait. Il voulait être là pour elle... Mais avant toutes choses... :

-J'ai peur d'être mauvais...
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MessageSujet: Re: Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye • Privé Regard Noir   Ven 1 Fév - 23:22



. .

« Être ou ne pas être, tel est la question... »


Regard Noir avait été repéré. Elle restait immobile, tout comme le chat en bas de l'arbre. L'un comme l'autre, ils ne savaient pas quoi dire, pas quoi faire. Alors, Orest fit le premier pas. Il s'avança de l'arbre d'un pas gracieux et s'élança sur le tronc avec agilité. Il plantait ces griffes profondément dans l'écorce pour atteindre la branche où la femelle s'était assise. Comme cette dernière, le solitaire s'était posé à côté de la guerrière. Le regard du chat était dur : la chatte était surprise, elle n'avait pourtant rien fait de mal. Peut-être Orest avait des problèmes en se moment... Quoi qu'il en soit, Orest était dans son cœur à jamais : elle l'aimait. Elle ne pouvait pas le chasser de ses pensées. Alors il dit, sans émotion descriptible :

« J'ai peur d'être mauvais... »

La guerrière de la Lune eut un petit sourire un coin. Ses griffes se crispèrent sur la branche du merisier. En quoi pouvait-il être mauvais par rapport à Regard Noir ? Il ne pouvait pas être pire qu'elle. Non, impossible. Elle avait nuit à tellement de personnes. Elle avait tellement rejetée et a été rejeté. La chatte était perplexe : elle n'arrivait toujours pas à comprendre comment le chat pouvait être mauvais. Quoi que ça soit, Regard Noir voulait le réconforter. Elle s'approcha un peu plus de lui, comme pour lui dire un secret. Dans la nuit, c'était comme un murmure qui s'envoler dans la clairière :

« Tu ne le seras jamais avec moi... »

La guerrière le savait au plus profond d'elle. Mais, elle aussi ne voulait pas faire de mal à Orest. Elle n'était pas beaucoup expressive...

[Pourrit déso :/]

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