« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 EVENT P.3 - ÉCHÉANCE. Fin de l'event du Tonnerre. /!\

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MessageSujet: EVENT P.3 - ÉCHÉANCE. Fin de l'event du Tonnerre. /!   27.01.13 19:17

« Un air de tragédie.



« Échéance. L’heure est proche. Levez armée, lancez hommes. Devenez gloire, appréhendez la mort. Chevauchez la vie. Ô histoire. Ô fatalité. Quand cesseras-tu tes enfantillages ? Puérilité. Jeu d’âme et de conscience. Que le fer se déploie. Que l’armature se forme. Il est temps d’agir, temps de contrer destin. Qui mènera troupe ? Qui mérite ce rôle ? Qu’est le rôle ? Qu’est l’envie ? Rien. Le rôle n’est rien. Le mérite ne se procure pas. Il nait. Il n’existe pas. Il s’emploi. Qu’est la croyance ? As-tu peur de croire ? As-tu peur d’agir ? Redresse toi. Affronte toi. Bats toi. Oui. C’est cela. Il est temps. Temps de compter, temps d’apprendre. Temps d’espoir. Temps de croire. Croiras-tu ? Il le faut. Il le faut, car de ton âme, tu vas forcer, tu vas plier. De ton âme tout va s’enclencher. Il est heure. Heure de gloire ? Non. Heure de vivre. Heure de voir. Voir si tu peux. Pouvoir. Qu’est la force ? Y parviendras-tu ? Qui es-tu ? Le peux-tu ? Le veux-tu ? Questions. Énigmes. Y répondras-tu ? Trouveras-tu courage de le faire ? Courage. Le possèdes-tu ? Et au delà de tout… Qui es-tu ?

« Mouvement. Ondoiement. Tu t’éveilles. Dans le noir total, ce sont deux éclairements. Mérite. Oui. Tu n’es pas reine, tu n’as pas couronne. Choisie sans doute, toi n’as jamais cherché. Cherché à être choisie. Cherché à être l’élue. Tu es rebelle et vent, feu et rédemption. Croyance. Crois-tu ? Sans doute. Peut-être. A qui vivra verra. Courage. Oui courage. Es-tu celle qui permettra ? En as-tu foi ? En as-tu les épaules, le profil ? Ô dame, ô prêtresse. Ô meneuse. Tes pupilles brillent. Elles s’illuminent. Deux. Elles sont le couple, le duo qui sauvera. Tu ne réalises pas, il est déjà trop tard. Et pourtant. Pourtant rien n’est joué. Dans cet acte final, il faudra tout donner. Alors lentement, tu t’étires. Ton corps s’allonge, se rétracte, puissant. Femme. Femme tu es féline. De ta grâce, de ta puissance tu vas y voir. Endosser l’absolu. Tu ne peux plus te mentir. Car mentie tu t’es déjà trop longtemps. L’éternité est passée, elle ne t’a pas attendue. Tu prétendais incarner ton rang, tu espérais cela suffisant. Mais tu fuyais. Tu fuyais ton grade, fuyais ta vie. Mais à présent, que peux-tu en dire ? Vas-tu apprendre, vas-tu te battre ? Ô oui, il est temps. Temps de défier le temps. Que l’ère s’estompe, que la quintessence prenne place. Oui. Il est heure, heure de défier temps. Répétition ? Sans doute. Tu n’es du céleste, n’es du passé. Non, tu es vivante. Tu es trois. Passé, présent et futur. Vécu, pendant, et prochain. Veille, jour pour lendemain. Éveille toi une fois de plus. Règne. Apprends à régner. Pour une dernière danse, pour une seule et unique victoire. Oui. Va défier. Va défier les lois, va chercher les étoiles !

« Tes yeux se ferment. La bataille commence. Va. Va chercher le rêve, va chercher l’idée. Maintenant que tu endosses, maintenant que tu comprends, viendront-elles à toi ? Lueur. Lueur et soupir. Senteurs, effluves. Vas-tu ouvrir paupières ? Oui. Car ils sont là. Ils sont là, oui. Tu sens leur présence, tu sens l’existence. Eux. Dressés, puissants et immuables. Tu les toises, ils remarquent. Ils ont beau être, jamais tu ne failliras. Tu assumes, tu comprends. Toi et ton rôle ne formez plus qu’un. Uni dans la vérité, uni contre l’éternité. Il te faudra changer, changer les lois, changer le roi. Car à présent, à présent tu diriges. Car à présent, tu as fais tes choix.

« Ta voix tonne. Ils reculent. Eux ancêtres. Eux défunts. Oseront-ils changer les lois ? Oseront-ils te dire ce qu’à jamais ils ne feront ? Calme. Calme tu es, calme tu regardes. Ils commencent, commencent à comprendre. N’avaient-ils donc pas réalisé ? Réalisé à quel point tu avais changé ? Qu’importe. Oui qu’importe. Ils frémissent, ils reculent. Ils comprennent. Enfin. Comprendre est si doux, comprendre est si fort. L’armée est bel et bien là. Ton murmure est telle la lame ; ton regard telle l’épée limée. Mords. Tu mords. Tu mords fort leurs défenses. Tu brises les mythes ; les traditions. Dans un coin, un chat est là. Ton regard s’adoucit alors qu’il prend parole. D’autres le suivent, d’autres s’inclinent. Ils vont céder, ils n’y peuvent rien. Tu as vaincu la toison argentée.

« Dans ce monde perdu des lueurs, perdu du temps et gagné des étoiles. Dans cette atmosphère céleste, dans cet univers temporel… Tu découvres. Tu découvres ce que vous avez engendré. Tu découvres quelle était fatalité. Fatalité que vous avez changée. Redresse-toi, tiens-toi. Découvre, redécouvre le monde. Tu es prête, tu ne failliras pas. Jamais. Plus. Tu esquisses un sourire, tes pupilles scintillent. L’aube arrive, son penchant brûlant t’illumine. Tu es aveugle, aveugle face à cette beauté ; à cette nouvelle vision qui s’ouvre à toi. C’est l’avenir, l’avenir qui s’ouvre. Il s’ouvre à ton être, à tes yeux ronds. Ronds et déstabilisés. Un instant ta carapace craque. Il ne faut pas lâcher. Il arrive, le céleste arrive. Brûlant. Ardent. Il viendra, et couronné de par sa majesté ; il règnera maître. Se mariera de lune, et dans un mariage de nuage, ce sera l’éclatant retour. La foudre ondoiera, le tonnerre s’apaisera alors que les flots tomberont. Ombre chassée de vent, vent emplit d’ombre. Paix et sérénité. Mais au delà. C’était son image. Cette odeur, ce ressenti qui te parvenait. Son arrivée serait la fin. La réelle fin. Fin de tout, début d’un autre. L’arrivée de l’ombre ; la reconversion de l’être… Il était la clef, l’histoire du moment. Il serait le rouage permettant au clan de vivre à nouveau. Liés, unis. Au delà de la tragédie. Tournons l’absurde au ridicule. La tragédie aux rires, et la rage en sérénité. Il était en chemin.


« Un saut. Unique et flamboyant. Un pelage vivifiant. Elle est là, noble, nouvelle, incontesté. Elle sort de son antre, elle est un soleil. Un nouvel espoir. Et elle attend. Dressée, elle attend. Elle attend qu’il arrive. Et il viendra. Il viendra. Et ce dès maintenant. Il surgit. Humble, réel. Alors elle acquiesce. Le ciel lui a montré. Elle l’a vécu. Et à présent, elle est sûre. Certaine. Elle lui sourit. Elle l’attendait. Et ce, ce depuis un temps. Depuis une éternité. Il était la clef. La clef vers l’immunité. Résolution. Avance, œuvre pour. Maintenant que réunis, vous êtes tous ici. Il est moment.

« Bond. Bond céleste et incontesté, d’un second miaulement, tu accueilles les derniers. Ardente. Dans le noir tu ondoies. Brûlante, tu es la nouvelle dirigeante. Hérésie d’un soir, folie d’un matin. A présent que couronne tu acceptes, tu portes ton règne comme peu d’autres à jamais le feront. Reine. Non. Meneuse. Tu les toises, eux, fils et filles d’une seule et même mère. Mère nourricière qui surplombe le monde. Surplombe terre. Ô clan du tonnerre.

« Le voyez vous, tous ? Ce chat. Oui ce chat. Aujourd’hui, ce soir. Maintenant. J’ai eu un rêve. Un rêve ; une vision. Non, que dis-je ? C’est bien plus…
« Ta voix tonne, incontestée. C’est un renouveau, un renouveau dans ton âme, comme dans la leur. Tu esquisses un sourire. Tu n’es plus reine de glace, reine de mensonges et d’avants gardes. Non. Tu es bien plus, bien moins. Tu es un tout. Tu es… Fragments Étoilés. Celle qui à présent, dirige de toute son âme ses enfants. Ses amis. Ses proches. Ses joyeux.

« J’ai vécu. Je suis allée chercher. Je suis allée voir. J’ai lutté. Mais je n’en retire gloire. Vers qui me suis-je dirigée, me demandez-vous ? Vers les étoiles.
« Courte pause. Inspiration. Ta façon de t’exprimer à changer. Ce n’est pas du mystère, ce n’est pas un mensonge. Non, c’est frais. Une délicatesse saccadée. Une saccadée enrobée. Enrobée de douceur. Tout va de soi. Tout n’est plus qu’un. Tout pour un nouvel ailleurs. Un ailleurs qui à présent, se situera ici.

« De mes yeux j’ai vu. De ma parole j’ai donné. Mais à présent, n’ayez crainte. Unis en deux, unis en un. Notre ciel, nos aïeux ont parlé. A tous deux, nous avons vécu. Vécu le renouveau du soleil. Astre flamboyant qui nous a brûlé. Brûlé d’une nouvelle passion, d’un nouveau mariage. Oui. Cette effigie, cet apaisement. Il vient. Non. Il est déjà là !
« Il vient de nous, il vient de vous. Nous avons vaincu, mes frères. Tes yeux s’expriment, ils se déploient, illustrent le monde. Et derrière toi. Derrière tous, ce sont vos ancêtres qui illuminent. Ils sont présents, avec vous. Ils sont là, presque visibles. Autours de tous, ils se mêlent à la foule. À vos côtés, ce sont dirigeants ; illustres lieutenants, jeunes chefs et aïeux. Jeunes et doux. Morts tôt et vieux tard. Tous sont mêlés. Mêlés pour assister. Assister à ce renouveau. Ils sont là, comme vous, pour voir l’apocalypse de la foudre s’achever. Alors tu le fixes. Tu fixes le venu. Tu le regardes, lui sourit, une fois de plus.

« Murmure Éternel. De ta venue, tu scelles le renouveau. N’aie crainte. De ta présence, de nos précieux. De notre céleste. C’est un univers qui s’ouvre. À présent, lié au tonnerre, vivant de foudre et de loyauté. Tu nous sauves de tout. Que les guerres éclatent, que la rivière hurle et que tous se noient de sang. L’ère de peur pour notre clan…
« Tu coupes ta phrase d’un mouvement. Oui. Devant tous, tu t’inclines. Une patte dressée, une tête baissée, tu ne peux refréner l’instant. C’est fini. Achevé. Tu ne sais réellement pourquoi lui ; et pourquoi pas eux. Tu ne sais comment. Comment son arrivée vous a sauvé. A vrai dire, c’est un jeu. Un jeu d’hasard et de passion. Tu ne sais pas ; mais au fond, tu sais. C’est compliqué. Inexprimable. Sa venue vous a sauvé. Votre soutient, vos dires et vos entraides. Tout. Tout n’a fait qu’un. Un clan uni, des épreuves passées. Et même si au loin la pluie tambourine… Vous êtes sauvés. C’est un fait, un dire. Le retour de vos ancêtres parmi vous, en cet instant précis en est la preuve. Et tous chatons, aussi jeune soient-ils ; ne peuvent eux même l’ignorer. Non, ils ne peuvent ignorer, comme pour plus vieux, cette boule de chaleur en vos cœurs. Cœurs qui résonnes, qui résonnes et battent dans un rythme unis ; similaire. Alors tu achèves, de ta douce voix ; de ton être tout entier. De part une dernière volonté. Volonté qui à jamais dite, restera éternelle. Et ce jusqu’à fin du jour même.

« Est terminée.


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Preuve Du Contraire : L'omnipotence d'une reine.


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MessageSujet: Re: EVENT P.3 - ÉCHÉANCE. Fin de l'event du Tonnerre. /!\   30.01.13 5:17

Combien de temps avait passé ? Combien de lunes avaient traversé le ciel depuis que la Toison Argenté avait scellé leur destin ? Petite Noix ne se souvenait pas. A vrai dire, ses souvenirs devenaient de plus en plus brumeux, de puis en plus opaques, qu’elle ne distinguait presque plus le début de sa vie. Elle avait perdu les détails de la nuit où ses frères étaient morts, le jour où elle avait gouté sa première souris, où elle avait tenté de fuguer pour la première fois. Un triste voile sombre s’était déposé sur son quotidien depuis sa naissance mais elle ne se souvenait pas des jours clairs, de la beauté et de la chaleur du soleil sur sa fourrure. Les autres en parlaient avec des regards nostalgiques… mais elle ? Elle était une enfant de l’apocalypse, mot qu’elle avait enfin appris à prononcer correctement. Pour elle, ces ténèbres étaient la base de son existence et son environnement habituel de vie. L’insouciance l’avait rapidement quitté et les seules scènes de joie dont elle se rappelait avaient été passées avec Nuage de Renard ou Nuage d’Erable. Seule dans la pouponnière, elle savait que sa mère faisait des efforts pour essayer de l’occuper mais elle voulait voir autre chose, grandir et évoluer comme les autres chats du Clan. Il lui semblait qu’être jeune était une plaie, une malédiction portée uniquement par elle.
Mais elle voyait son corps grandir, sa fourrure s’épaissir, devenir d’un joli brun tacheté de noir, tel un des grands félins de jadis. Elle savait que son visage changeait également, perdant son attraction de chaton pour évoluer vers celui d’une jeune chatte en pleine fleur de l’âge. Elle n’avait pas beaucoup grandit, et certains anciens lui disait qu’elle resterait surement petite toute sa vie. Attendris par son visage attristé, les vétérans la rassurèrent en lui expliquant que la force d’un Guerrier ne se mesure pas uniquement par sa taille mais aussi l’étendue de son cœur et de sa force mentale. Cela avait redonné le sourire à la petite chatte, cela lui avait donné un second souffle pour trouver sa place.

Parmi tous les chats du Clan du Tonnerre en ce moment, Petite Noix était la seule à arborer un sourire de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Trop petite pour être attristée par les événements, le climat affreux étant son quotidien depuis sa naissance… oui on pouvait dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Elle avait une mère, des amis en les personnes de Nuage de Renard et Nuage d’Erable, un rival qu’elle n’appréciait pas particulièrement mais qui la motivait dans la vie - oui ce n’est autre que son bon vieux papa Sombre Nuit, bref, Petite Noix était un petit rayon de soleil à elle seule. Voir des mines d’enterrement toute la sainte journée lui donnait envie d’essayer de remonter le moral à ces camarades. Elle était devenue le clown de service, profitant de n’importe quelle occasion pour essayer d’arracher un mouvement de la commissure des lèvres de ses compagnons. Elle avait inventé des chansons qu’elle miaulait à tue tête dans la clairière, elle fonçait dans les pattes des Guerriers pour qu’ils jouent avec elles. Sa philosophie ? Tant qu’ils pensaient « Quelle plaie cette Petite Noix », ils ne pensaient pas au mal-être qui les habitait. Alors oui elle faisait le pitre, elle paraissait immature, mais certains s’étaient bien rendus compte de son petit manège, et rentraient (ou pas) dans son petit jeu. Par où elle passaient, elle semait le rire ou l’impatience, la joie où le ras-le-bol, la distraction ou l’ennui. Elle avait une arme secrète quand elle voyait un chat allongé dans la clairière, la mine sombre ou la larme à l’œil ; elle marchait devant lui en se dandinant et faisant des pitreries jusqu’à lui arracher ne serait-ce qu’un petit sourire. Chose faite, elle allait lui lécher la joue et repartait vers la pouponnière.
On la trouvait étrange, immature, joyeuse, positive, hilarante, ennuyeuse, envahissante ou entreprenante, mais la plupart des chats du Tonnerre s’accordaient à dire « Mais on l’aime bien cette petite tête de noix ! ». On se demandait même comment elle avait surmonté son enfance difficile. Ce à quoi la petite répondait allègrement « Quelle enfance difficile ? j’ai une mère, des souris à dévorer, des amis avec qui m’amuser parfois, et le reste du temps pour penser ». Personne ne savait comment se comporterait-elle une fois Apprentie, et à plus long terme, comme Guerrière, mais laissons l’âme grandir et s’affiner avec l’âge. La réponse viendrait bien assez tôt. A bientôt six lunes, ce n’était qu’une question de temps pour qu’on lui offre davantage de responsabilités. Etait-elle prête ? Certainement pas, il lui faudrait un bon coup de bâton sur le crâne pour qu’elle se mette dans le rang, mais cela serait le privilège de son futur Mentor. Lorsque son esprit se mettait à divaguer, Petite Noix se demandait qui Fragments Etoilés allait choisir pour l’entrainer ? Avec qui elle allait découvrir la forêt, le territoire, apprendre à chasser et à se battre ?! Le regard malicieux ne quittait plus la petite qui furetait dans le Camp pour essayer d’apprendre des techniques de dissimulation. Elle faisait aussi, autant d’exercice qui lui était possible de faire, elle n’était pas très grande donc autant essayer d’avoir des muscles assez développés non ?
Ainsi allait la vie de Petite Noix depuis deux lunes déjà.

Un jour, elle se réveilla et, étrangement elle ressentie un changement dans l’air et dans la terre. Intriguée, elle remarqua que sa mère n’était pas à ses côtés. Levant un sourcil, elle mis le nez dehors et remarqua une Assemblée du Clan autour des gros cailloux gris qu’on nomme : le Promontoire. Visiblement, la réunion devait déjà avoir commencé, et leur Chef paraissait également avoir changé. Un frisson parcouru la jeune chatte. Elle sentait …. Oui elle sentait des présences autour d’elle. Présences invisibles. Ce sentiment ne tenait qu’à un fil et était pratiquement impossible à sentir. Si bien que Petite Noix perdit cette sensation et oublia la sensation pour s’avancer, comme drainée, vers les autres chats. Elle ignorait qu’à cet instant, ses ancêtres étaient présents dans le Camp du Tonnerre. Ils étaient revenus se fondre avec les vivants pour saluer un nouveau règne, un nouveau départ pour l’ensemble du Clan. Toute la lignée de Petite Noix est là et la regarde fièrement, alors que la jeune n’en a aucune idée. Ses frères et sa sœur fauchés au berceau sont également à ses côtés, illuminant son esprit de sensation positives. Petite Noix garde les yeux fixés sur la meneuse, resplendissants et lumineux, mais son inconscient capte la lumière des Etoiles ainsi que sa signification. Elle se sent profondément heureuse, en paix… et pourtant, quelque chose monta en elle. Elle avait envie de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle repensait à ses frères, elle se souvenait de leurs morts et de sa tristesse une fois qu’elle eut compris la signification de la mort. Ce qui avait été dissimulé par la mémoire lui revenait au visage, comme une blessure mal cicatrisée qui ressaignait soudainement. Pourquoi elle avait oublié ? Pourquoi avait-elle survécue ? L’esprit de sa fratrie, toujours à ses côtés, l’entourant comme le ferait des amis, continuaient de lui inspirer le bonheur. Des larmes coulèrent sur ses joues. Non elle n’oublierait plus jamais. Elle n’oublierait pas sa famille. La tristesse libera son cœur progressivement d’un poids dont elle ignorait la présence. C’est ainsi qu’elle compris. Elle compris pourquoi elle essayait tant de rendre les autres heureux. Elle avait peur de la douleur de la tristesse et l’avait occulté pendant des lunes, croyant être heureuse. Elle tentait de semer la joie pour elle même en ressentir. La tristesse de la mort de ses frères et de sa sœur ne s’était jamais envolée, elle était juste enfouie très profond, mais restait présente, lui causant bien des tords dans son inconscient.
Les paroles des esprits qu’elle avait assimilé sans le savoir, lui permettraient d’avancer sur un chemin clair et ensoleillé. En acceptant et en confrontant la tristesse, elle avait réussi à s’approcher un peu plus du bonheur, et allait tout faire pour s’en rapprocher. Ces défunts frères parurent sourire dans la brume blanche et se glissèrent auprès d’une autre personne qui semblait tout aussi chamboulée ; Griffe de Belette, leur mère. Petite Noix regardait toujours Fragments Etoilés saluer un nouveau Guerrier, mais la petite ne lui prêta pas attention, elle continuait à boire les paroles de la fière meneuse.

« /.../ L’ère de peur pour notre clan… »

La petite retint son souffle.

« …est terminée. »

Un véritable et sincère sourire apparu sur les lèvres de Petite Noix. Elle semblait avoir grandit, dans ses yeux se lisait de l’intelligence, de la fougue, de la loyauté… elle savait maintenant qu’elle appartenait au Clan du Tonnerre.


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Merci Nuage de Braise !!!
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MessageSujet: Re: EVENT P.3 - ÉCHÉANCE. Fin de l'event du Tonnerre. /!\   24.03.13 12:23

C'était la boule au ventre que s'était réveillé Nuage du Renard ce matin. L'apprenti s'était habitué à cet impression d'étouffement quotidien et de peur qui vous saisissant, vous poursuivant jusque dans vos rêves. La noirceur du ciel, la pluie torrentielle et le vent violent étaient devenus la routine pour lui et le clan entier. Mais aujourd'hui, ce n'était pas cette sensation - ci qui primait dans son tout petit être. Non, c'était comme un soulagement à venir, comme - ci il retenait son souffle pour soupirer plus tard et recommencer à vivre. Ce n'était pourtant pas ainsi qu'il le ressentait pour le moment, actuellement il avait seulement mal au ventre et aucun repas ne pourrait lui enlever cette douleur piquante. Alors il ferait avec. Jusqu'à ce qu'il puisse respirer et sourire à nouveau, que le mal s'en aille. Le rouquin s'étira longuement, une grimace déformant un instant ses traits. Les courbatures de l'entraînement de la veille le faisaient souffrir, c'était le lot de chaque apprenti. D'un pas lent, droit, il se dirigea vers la sortie, aucune émotion particulière sur le visage. Pour lui, ce serait une journée comme les autres, une journée grise, une journée mouillée. Sa queue fouettait l'air, l'humidité était désagréable, et cette sensation étrange dans le ventre n'arrangeait rien. Il devait faire avec. Pas le temps d'aller voir la guérisseuse, qui était très prise ces temps - ci. Il n'allait pas la déranger pour si peu. A moins que cela persiste, mais pour le moment, il n'était pas à l'agonie. Il se préparait à partir à la chasse avec le prochain groupe lorsque le promontoire attira son regard. Fragments Étoilés s'y avançait d'un pas déterminé, presque céleste, comme - ci elle était portée par les étoiles, chose impossible puisque le clan du Tonnerre s'était détourné de celles - ci depuis leur trahison, depuis que l'Apocalypse s'était abattu sur eux. Pourtant il aurait juré apercevoir des lumières bleutées l'auréolée. Était - ce son imagination ?

Elle ne fit pas d'appel. Non. Elle prit la parole ainsi, évoquant tout d'abord un chat, un rêve, une vision. Tout était très confus, et l'apprenti ne comprit pas vraiment de quoi voulait parler la meneuse. Il était plutôt saisi par son assurance et la lueur d'espoir qui brillait dans ses prunelles. Il savait simplement que c'était important. Tous semblant dans la même situation que lui, les sourcils froncés, ils se semblaient pas comprendre tout. Certains hochaient doucement du museau comme pour approuver ses paroles. Renard attendait, écoutait, se laissait captivé par la présence de la féline. Assis, les oreilles droites, il en oublie peu à peu le mal qui lui tordait les entrailles au réveil. Il semblait s'être dissipé, envolé, sans le signaler, comme il était arrivé. Le novice n'y prêta pas vraiment attention, il était trop occupé à déchiffrer à les paroles confuses. Un chat apparut. D'un coup, venant de nul part. Son odeur ? Il la reconnut. L'Ombre. Pourtant la meneuse l’accueillait, le fit passer pour le sauveur de leur clan. De quelle manière, et en quoi était - il un sauveur ? Ébahi, le rouquin ne pu quitter le mâle des yeux. Il était trop choqué pour protester ou dire un mot. De plus, le silence avait envahi la clairière et seul la voix puissante de leur cheffe venait le briser. Il les vit alors. Tel le brouillard, ils apparurent. S'installant insidieusement, sans un bruit, ils vinrent à lui. Les autres ne semblaient pas les voir. Ils voyaient autre chose. Son père. Sa sœur. Sa grand - mère. Sa famille. Des Étoiles. Il ne les avait pas connu, ne les avait jamais vu physiquement et pourtant il sut mettre un nom sur chacune de leur odeur. Un sentiment inexplicable, et joie, d'incompréhension jaillit en lui. C'était trop d'émotions pour un si petit matou. L'apprenti sentit une chaleur douce et rassurante mais également fulgurante le traverser. Ils souriaient juste, il le sentait. Il aurait voulu leur dire tout ce qu'il avait sur le cœur. Leur demander pourquoi ils avaient retourné la nature contre eux ? Pourquoi avaient - ils sacrifié un guerrier, un des leurs ? Mais aucun son ne sortit de sa bouche.

Il resta statique, tout ce qu'il pouvait faire, c'était observer. Il ne voulait pas bouger, de peur que leur présence disparaisse. Il sentit seulement que son père, qu'il n'avait pas connu, était fier de Renard. Du moins, l'apprenti l'espérait. Les minutes s'écoulèrent et il entendit alors la voix de Fragments Étoilés.

« L’ère de peur pour notre clan … est terminée. »

Les odeurs familières se retirèrent alors une à une pour laisser l'actuel clan du Tonnerre seul, se remettre de ses émotions. Nuage du Renard voulut protester, les retenir, les empêcher de partir. Il ne bougea cependant pas. Il respira une dernière fois l'odeur des membres de sa famille décédée, Poussière des Astres, Petite Cannelle, Tache de Lion... puis ils disparurent, laissant des volutes nuageuses derrière eux. Plus rien. C'était fini. Malgré les cieux encore gris et sombre il sut que c'était fini. Et il sourit. Un léger sourire, qu'il ne s'était pas accordé depuis trop longtemps. Ses yeux vairons se rivèrent vers la meneuse et ce Murmure Éternel. Même si Nuage du Renard n'était pas vraiment d'accord avec sa présence, il ne dit rien. Pour le moment. Il ne voulait pas briser l'atmosphère qui régnait. Le moment viendra cependant, où des explications supplémentaires seront attendues. Ce moment viendra bien assez tôt. Pour l'instant, le matou ne semblait pas leur vouloir du mal, et il devait faire confiance à Fragments Étoilés. Et il le ferait. Pour le moment.

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Plume de Cardinal

Esprit Ensanglanté

Patte d'Epice

Nuage du Renard

Esprit Nébuleux

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MessageSujet: Re: EVENT P.3 - ÉCHÉANCE. Fin de l'event du Tonnerre. /!\   30.03.13 17:14


« Quand reviendra le jour reviendra aussi l'espoir. »


Nous ne pouvons compter depuis combien de temps exactement le ciel ne s'était pas dégagé de tous ces nuages noirs qui hantaient nos pensées. Nous ne pouvons plus admirer le chant des oiseaux le matin, la beauté du soleil couchant ou levant, le cours d'eau qui ruisselle le long des territoires, puisqu'il n'y a plus rien de tout cela. Le temps s'était comme arrêté. Cela faisait déjà plusieurs jours ou lunes que le Clan des Étoiles nous avaient jeté un châtiment. De terribles évènements n'avaient cessé de s'enchaîner, pour nous montrer à quelle point le Clan des Étoiles étaient en colère. La plupart des chats avaient perdu la foi. Nous ne pouvons affronter nos ancêtres. Ils nous ont bien démontré comment est-ce qu'ils se chargeraient de nous si jamais nous essayions. Qu'importe. Le Clan du Tonnerre vaincra, unis par la loyauté. Jamais les chats n'avaient été autant effrayés par le Clan des Étoiles. Ne s'était-il pas montré juste depuis que les guerriers le connaissaient, il avait toujours fait preuve de gentillesse et de compassion pour chacun des Clans. Mais à présent, tout avait changé. Ils étaient en colère et répandaient leur rage sur toute la forêt. La peur n'avait cessé de tenailler notre Clan. Nos ancêtres nous avaient donné un avant-goût de ce qu'ils allaient faire. Le cadavre de Tempête d'Ébène qui avait été retrouvé n'était qu'un aperçut. Est-ce que notre Clan se réveillerait un jour ? Est-ce que l'espoir va revenir un jour dans la forêt ? Est-ce que le Clan des Étoiles cessera tout ce chaos qu'il fait régner ? Nul ne le sait. Nous avons perdu foi en eux, c'est tout ce que nous étions capable d'affirmer. Une grise matinée s'annonçait. Non, elle était noire, pour nous autres, chats de Clans. J'étais éveillée dans ma tanière aussi sombre que le ciel qui s'annonçait cette période. Tout était si ténébreux en ce moment... Plongée dans mes pensées, je remarquai que jamais le Clan des Étoiles n'avait fait une telle erreur. Mais qu'est-ce qui avait donc pu les aveugler à ce point sur notre sujet ? En tant que guérisseuse du Clan, j'aurais dû en avoir la réponse. Malheureusement, je restais sans espoir. Découvrir ce mystère était aussi compliqué que cherche une aiguille dans une botte de paille. Jamais ils n'auraient dû agir ainsi. Tous sortaient peu à peu de leur tanière. Je fis exactement la même chose. Dehors, le ciel n'avait pas bougé, mais chaque chat avait retrouvé un peu d'espoir. La peur ne se faisait plus sentir. Perché du haut du promontoire, Fragments Étoilés appela à l'écoute le Clan du Tonnerre. Un grand monde était déjà réuni autour d'elle, prêt à entendre ce qu'elle avait à dire. L'heure était grave. L'apocalypse s'était déjà emparée de la forêt.

C'est en m'approchant de plus près que je pus voir à quel point les chats qui l'entouraient étaient nombreux. Certains d'entre eux ressemblaient vaguement à des silhouettes. Le Clan des Étoiles ! C'était incroyable. Je les dévisageais, ébahie par tant de miracle. Que faisaient-ils là. Sans ne rien leur dire, je pris place à leurs côtés pour écouter ce que Fragments Étoilés avait à nous dire de si important. Apparemment, on ne pouvait pas dire le contraire vu dans les conditions où nous étions menés.

« Le voyez vous, tous ? Ce chat. Oui ce chat. Aujourd’hui, ce soir. Maintenant. J’ai eu un rêve. Un rêve ; une vision. Non, que dis-je ? C’est bien plus… »

Je n'étais pas sûr d'avoir saisi le sens de sa phrase. Un chat, oui d'accord. Mais... lequel ? Ils étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, et si fixes qu'on ne pouvait apercevoir que leurs paupières qui se refermaient avant de se ré-ouvrir directement, pour cligner des yeux. C'était vraiment impressionnant. Fragments Étoilés se sentait... dominante. J'avais enfin compris. Elle s'était enfin décidée à devenir véritablement notre meneuse, la meneuse du Clan du Tonnerre. Enfin. Elle avait eu une vision ? Cela expliquait sûrement la présence de nos ancêtres appartenant au Clan des Étoiles. Je crus reconnaître quelques instants une personne qui ne me dis la seconde d'après plus rien. Pourtant, j'avais un sentiment de déjà vu. Je la dévisageait un peu plus encore... Nuit. C'était Nuit ! C'était vraiment lui. Que faisait-il parmi le Clan des Étoiles ? Ne m'avait-il pas dit que jamais il n'avait eu foi en eux ? M'aurait-il finalement mentit ? Son regard jaune se détacha quelques instants de Fragments Étoilés pour me fixer quelques instants. Je lis dans son expression une confusion. Donc c'était bien ça, il m'avait mentit. Ses pupilles scintillantes me dévisageait. Il n'avait pas changé, comme dans mes souvenirs. Et dire que pendant tout ce temps, je l'avais cru libre de voyager là où bon lui semblait. En fait non, il était là et faisait parti de nos ancêtres. Il avait perdu la vie trop vite, peut-être était-ce à nouveau les guerriers-étoiles qui l'avaient décidé. Je n'étais même plus concentrée sur les paroles de Fragments Étoilés. J'étais trop captivée par Nuit, qui avait rapidement détourné le regard. J'avais eu un grand amour pour lui. Mais c'était à présent un amour perdu. Et puis même, j'étais guérisseuse et lui appartenait au Clan des Étoiles, à présent. Tout ce que je réussis à entendre de notre nouvelle meneuse, ce fut les dernières paroles qu'elle prononça.

« L’ère de peur pour notre clan…

Je détournais à mon tour mon regard vers elle pour voir ce qui l'avait fait stoppé sa phrase. Seulement, elle s'était inclinée devant tous avant de poursuivre sa phrase. C'était une preuve que, même après tout ce que le Clan des Étoiles nous avait fait subir, nous étions encore respectueux envers eux.

... est terminée. »

C'était donc ça. D'après ce que j'avais compris et entendu, un chat sauverait notre Clan. Mais le Clan du Tonnerre aurait-il véritablement un héros qui le sortirait de toute cette pagaille. Le Clan des Étoiles était venu lui aussi pour assister à cela. Mais il n'y avait que de membres du Clan du Tonnerre, ou qui voulaient en faire parti. Mais... tout cela s'expliquait ! Nuit était présent parce qu'il voulait faire parti de notre Clan. J'avais fait tant d'erreur en le jugeant. Tout ce qu'il voulait, c'était mon bonheur. Quand Fragments Étoilés eut terminé son discours, les chats la fixèrent, complètement bouche bée et certains d'entre eux retournèrent dormir. C'est qu'en fait, il faisait nuit, complètement nuit. Les nuages noirs nous aveuglaient même sur le temps. C'était le soir. C'était LA nuit. C'était Nuit. Je le fixais, il me fixa. Je n'en pus plus et sans attendre, je fis demi-tour en direction de ma tanière. Je me retournais une dernière fois pour le regarder. Il me fixait lui aussi. Quelle erreur avais-je fait ? J'aurais voulu courir vers lui, mais je ne le fis pas. Il baissa la tête. Je continuai mon chemin, passa le rideau de plante qui bloquait l'entrée de ma tanière et m'affala parterre, exténuée. Je me mis à pleurer, pour enfin m'endormir.
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