« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

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 Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]

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MessageSujet: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Ven 19 Oct - 4:05

**SOMBRE NUIT**
Pour la première fois en tant que père, disponible en Blu-Ray!


Ce matin-là, Sombre Nuit se leva de la mauvaise patte. Pris au piège d'un long cauchemar mettant en scène la mort de la plupart de ses proches, le matou avait passé une terrible nuit. Une chaleur humide s'était emparée de la forêt, agitant le sommeil du matou. Réveillé en sursaut, il prit un long moment à reprendre le contrôle du rythme de sa respiration, et encore plus pour ralentir les battements frénétiques de son coeur. Les os difficiles par cette journée si humide, il gémit de douleur en se hissant sur ses pattes. Il maugréa un peu sur sa blessure à l'épaule, toujours douloureuse, avant de s'asseoir avec précaution. Plusieurs guerriers avaient fui la tanière déjà. Les oreilles du chat noir se plaquèrent contre sa tête. Il devait avoir réveillé tout le monde avec ses mauvais rêves. Se connaissant, il avait peut-être même attaqué l'un des siens d'un violent coup de patte en tentant de se débarrasser d'un ennemi imaginaire. Honteux, il s'ébroua vigoureusement afin de chasser le sommeil de ses muscles endoloris. Pas de chance. Il devrait souffrir un peu son entraînement de la veille en compagnie de Nuage d'Érable. D'humeur massacrante, il s'extirpa de la chaleur suffocante de la tanière pour se réfugier dans la Clairière. Il y trouva là une bande de chats à l'air fatigués. La fatigue... Elle s'accumulait ces derniers temps. La pluie minait le moral des troupes. Mais aujourd'hui, pas une seule goutte à l'horizon. Seulement cette chaleur collante...

Sombre alla s'installer dans un coin reculé, peu enclin à la conversation, pour une fois. Il dédaigna même la présence de sa soeur pour se réfugier obstinément loin des regards. Il détestait se voir ainsi: la fourrure humide de sueur, parsemée de sable et de boue, et toute hérissée, en plus! Grognon, il se coucha sur un pan d'herbe avant d'entreprendre une toilette méticuleuse de sa fourrure. Bien conscient de sa personne, le chat noir adorait voir son pelage briller. Mais même après des centaines de coup de langue, il restait terne et sans vie. Le guerrier soupira. Il ne mangeait pas à sa faim ces temps-ci. La chasse avait été des plus décevantes. Tous les jours, il s'occupait de l'éducation de Nuage d'Érable et son absence parmi les chasseurs se faisait de plus en plus sentir, lui qui faisait partie des meilleurs de son Clan. Le guerrier jeta un coup d'oeil au tas de gibier en se léchant une patte. Une ramasse bien maigre pour cette heure tardive. Avec un petit grognement pour lui-même, le mâle au pelage de nuit se releva et marcha droit vers l'entrée. Il s'enfonça rapidement dans les bois, son idée bien en tête.

Il lui fallait ramener du gibier. Au moins quelque chose. Affamé, ses sens semblaient redoubler d'efficacité. Son nez décelait la moindre petite odeur alors que ses oreilles s'agitaient dans tous les sens à l'affût du moindre petit décalage dans les bruits de la forêt. La forêt. La complice incontestée de Sombre Nuit. Celle qui faisait sa signature. Le chat noir avait toujours eu une façon unique de chasser et de se mouvoir dans son territoire, une technique lui venant de son défunt mentor, Griffe de Ronce. Son apprenti l'avait fait sienne et perfectionné, même après la mort de celui-ci. Aujourd'hui, Sombre Nuit communiait parfaitement avec la nature qui l'entourait afin de bouger au même rythme qu'elle et passer totalement inaperçu, mais aussi pour discerner les bruits provenant d'êtres vivants. Et qui disait être vivant disait nourriture. Disait Clan heureux. La gueule ouverte, à l'affût de toute trace de gibier, Sombre continuait sa quête en s'enfonçant de plus en plus profondément dans les terres du Tonnerre. Il arrivait tout près du Chemin du Tonnerre lorsqu'il perçu une piste intéressante: celle d'un lapin. Plus silencieux qu'une ombre, le chat suivit celle-ci jusqu'à retrouver le terrier. De là, il n'eut pas trop de mal à trouver l'animal. Il l'acheva rapidement avant de repartir vers le Camp. Il avait mis presque deux heures pour ne trouver qu'une proie.

Le guerrier eu plus de chance sur le chemin du retour. Un oiseau bien dodu se posa sur le chemin qu'il empruntait par une chance inouïe. Il avait si faim, à présent, qu'il faillit le manquer. Son expérience eu raison de lui, tout de même. Triomphant, il reprit sa route la queue bien haute, redoutant la pluie. Un amas de nuages sombres couvraient à présent le soleil, rendant l'humidité insupportable. La gueule pleine de ses deux proies, Sombre Nuit avait peine à respirer. Pressant le pas, il soupira de soulagement en voyant le Camp se dessiner au loin dans son champ de vision. Il mourrait de chaud. Il s'arrêta bien sec en croisant un petit ruisseau. Il jeta ses proies à son côté avant de plonger la tête dans l'eau limpide. Ce contact lui fit tant de bien qu'il ronronna doucement. Il avala de longues goulées d'eau fraîche, puis se reposa un peu sous un grand arbre environnant, ressentant une douleur aiguë à son épaule. Si cette blessure avait guéri, elle le faisait toujours souffrir par des journées aussi humides que celle-ci. Avec un long soupir, Sombre reprit sa route avec le fruit de sa chasse. Il avait devoir probablement s'expliquer avec Nuage d'Érable, qu'il avait laissée au Camp toute la journée. Elle ne serait probablement pas très heureuse... Il se rattraperait en l'emmenant chasser de nuit, après une petite sieste, bien sûr! Alors qu'il tournait dans le tunnel d'ajoncs, une petite boule de fourrure lui fonça dans les pattes. Agacé, il s'apprêtait à lui donner un bon coup de patte quand il s'arrêta net. Il s'agissait de Petite Noix.

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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Ven 19 Oct - 6:52

P E T I T E N O I X

Chaud. Il faisait si chaud ! Maman avait pourtant dit qu’il allait bientôt faire froid, très froid ! Alors pourquoi Petite Noix était-elle accablée sous cette chaleur aussi insupportable qu’inhabituelle en cette saison ? Son pelage collait et sentait mauvais, elle avait dû être très active cette nuit. Elle se demandait toujours comment, car il ne lui avait pas semblé pouvoir fermer l’œil cette nuit tellement l’atmosphère était étouffante. Elle avait même dû s’éloigner de la fourrure de sa mère qui la faisait transpirer davantage, se réfugiant à l’entrée de l’Antre. Au petit matin, les deux habitantes de la Pouponnière étaient réveillées. Griffe de Belette se remettait tout juste de la perte de ses quatre petits, aussi elle surveillait de très près Petite Noix. Cette dernière s’en serait bien passée. Roulant les yeux elle rejoignit sa mère, qui commençait à s’affoler de ne pas la sentir près d’elle. Elle lui expliqua qu’elle avait eu trop chaud – il faut expliquer les choses gentiment aux adultes, sinon ils le prennent mal – et que c’était pour cela qu’elle s’était éloignée. La Reine se calma et esquissa même un petit sourire, avant d’étendre une patte pour attirer sa fille vers elle. Surprise, cette dernière protesta et essaya de s’enfuir. Non non non non, pas maintenant ! Mais elle devait admettre que sa mère avait bien plus de force qu’elle. Aussi, elle du abdiquer et recevoir sa toilette journalière. Finalement, c’était plutôt une riche idée. Elle se sentait beaucoup mieux, sa fourrure était toute propre. Griffe de Belette lui expliqua, gâchant le bonheur de Petite Noix, qu’il lui faudrait refaire sa toilette ce soir à cause de l’humidité. La petite fit la moue et marmonna dans son coin tandis que la Reine fit mine de ne pas entendre et fit sa propre toilette. Consciencieuse, cela dura de longues minutes. Un temps interminable selon le chaton qui voulait manger maintenant. Une fois que se mère se fut rallongée sur sa litière, la petite se rua sur les mamelle, avide d’en tirer un bon lait revigorant. C’était sans compter un bon coup de museau qui l’envoya bouler à travers la Tanière. Hébétée, elle se redressa, les yeux ronds, se demandant d’où cela pouvait bien venir. Elle se décida à tenter de nouveau l’expérience, ce qui abouti au même résultat. C’est alors que Griffe de Belette se leva et se pencha vers elle en lui disant de la suivre.

Curieuse et emballée par le fait de sortir de la Pouponnière, Petite Noix trottina pour rattraper la Reine, qui était déjà dehors. Amusée et croyant à un jeu, le chaton sauta pour essayer d’attraper la queue de sa mère tandis qu’elle marchait. Elle était certaine qu’elle le faisait exprès. C’était vrai que Griffe de Belette aimait voir jouer sa fille. Elle aimait la voir heureuse et elle essayait de la distraire dans ce jour difficile. Oui car c’était aujourd’hui que Petite Noix allait cesser de boire son lait. Il fallait maintenant qu’elle prenne des protéines rapidement en mangeant du gibier. Et cela n’allait pas être chose facile. Elle savait que sa fille aimait par dessus tout la chasse et qu’elle rêvait d’attraper du gibier, cependant, le sevrage était toujours quelque chose de difficile. Le chaton ne comprenait pas pourquoi ce soudain refus et l’interprétait souvent comme un manque d’amour maternel. Voyant Petite Noix qui bondissait pour attraper son ennemi, la Reine se surpris à pouffer de rire. Deux Guerrières qui se prélassaient dans le camp étaient elles aussi témoins de la scène, qu’elle regardait avec attendrissement. Une bonne partie du Clan savait ce qu’il était arrivé aux petits de Belette, elle recevait beaucoup de soutient de leur part.
C’était le moment. Petite Noix sauta et d’un coup de patte, son adversaire se trouvait au sol, bloqué par ses pattes avant. Elle planta ses petits crocs inoffensifs dans la fourrure douce, comme signe de victoire. Puis elle se sentit soulevée du sol. Sa mère l’avait attrapée par la peau du cou et la posa devant un tas. En fait, ce n’était pas un tas, mais le Tas. La petite chatte se trouvait devant le Tas de Gibier, cet endroit où les chasseurs déposent leurs proies pour que le Clan en profite. De ses yeux émerveillés, Petite Noix regardait tous les détails, essayant de deviner quels étaient les animaux présents. Mais en fait elle n’en connaissait aucun. C’est là qu’elle sentit. L’Odeur. Le magnifique fumet des proies fraichement tuées. L’odeur entêtante, embrouillait l’esprit de la petite. C’est alors que sa mère attrapa un animal au sommet de la pile et le déposa devant sa fille. Elle lui expliqua qu’il s’agissait d’une souris. Curieuse, le chaton observa l’animal sous toutes ses coutures. D’une patte prudente, elle essaya de le toucher. C’était mou et froid. Un petit filet rouge coulait de la bouche de la créature. Petite Noix se rapprocha de la bête jusqu’à ce que son museau touche presque son flanc. Elle huma, son cerveau analysa et classa l’odeur dans sa mémoire olfactive : Souris. Belette s’allongea en face de Petite Noix en mettant la souris entre elles deux. Quoi ? Il fallait la manger ? La petite en avait mainte fois rêvé, cependant, une fois devant le fait…. Elle s’approcha une nouvelle fois de la souris et la toucha du museau. Instinctivement cela lui mis l’eau à la bouche. Elle ouvrit grand la gueule et planta ses crocs dans la chair. Mmmh. C’était juteux. Elle essaya d’aspirer mais ça ne marchait pas comme les mamelles. Alors, sa mère lui montra comment faire. Belette planta ses crocs dans l’animal, puis pris une bouchée. Petite Noix compris immédiatement et arracha elle-même une bouchée de souris. En réalité ce n’était pas si froid, et puis c’était bon. Encore meilleur que l’odeur. Elle pris une nouvelle bouchée. Puis encore une autre. Satisfaite de sa nouvelle expérience – elle avait mangé de la souris ! – elle trottina vers sa mère en ronronnant. Elle se pressa contre son flanc en la remerciant. Instinctivement elle essaya d’atteindre les mamelles de nouveau. Le résultat fut le même que précédemment. Elle roula dans la clairière du Camp.

Petite Noix pleurait à chaudes larmes quand sa mère la ramena dans la Pouponnière. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait plus le droit de boire le lait si bon de sa maman. Elle aimait la souris mais pourquoi elle ne pouvait pas faire les deux ? Belette avait le regard dur. Même si son cœur lui disait d’aller la consoler, il fallait qu’elle comprenne qu’elle devait évoluer maintenant. Ce n’était pas le lait qui allait la maintenir en vie pendant la mauvaise saison mais toutes les vitamines et la force des animaux dévorés. C’est donc le cœur gros qu’elle laissait Petite Noix pleurer. Cette dernière voyait même flou à cause des larmes qui envahissaient ses beaux yeux jaunes. Sa mère s’allongea sur le ventre, coupant ainsi l’accès à la source de nourriture, et lui dit qu’il fallait faire la sieste à présent. Il faisait trop chaud pour jouer. Se sentant trahie, Petite Noix ne voulut pas s’allonger contre sa mère – et puis en plus il faisait trop chaud – donc elle s’installa près de l’entrée. Elle regarda un moment l’activité dans le Camp en séchant ses larmes. Les chats allaient et venaient, semblant avoir toujours quelque chose à faire. Les deux femelles paressant dans la clairière étaient elles aussi parties faire autre chose de leur vie. Seule Petite Noix était bloquée ici. L'ennui fit place au sommeil et sans s’en rendre vraiment compte, elle s’endormit tranquillement, paisiblement.
Elle ouvrit un œil un peu plus tard dans l’après midi. Elle ne savait pas du tout quelle heure il était. Dans tous les cas, il faisait encore jour. Tout en baillant, elle se redressa et s’étira longuement. Sa mère dormait toujours à poings fermés, toujours sur le ventre. Le cœur de Petite Noix se serra. Plus jamais de lait contre la douce fourrure de sa maman. Elle se retint de ne pas pleurer en fermant les yeux très fort. Quand elle les rouvrit, elle avait décidé de partir à l’aventure. Puisque sa mère ne voulait pas la nourrir, il faudrait bien qu’elle se trouve de la nourriture ! Elle sortit à pas de loups de la Pouponnière, faisant attention à ce que personne ne la voit. De toutes manières, personne ne faisait attention à elle jusqu’à maintenant, elle était trop petite. Elle trottinait dans le Camp et plus elle avançait, plus son plan germait dans sa tête. Elle allait chasser. Oui. Pas question de se servir sur le Tas de Gibier, elle allait attraper elle même sa souris et la dévorer. Tout sourire, elle se dépêcha d’atteindre la sortie du camp. Soudain elle entendit des bruits de miaulements à l’intérieur du tunnel d’ajoncs. Vite, il fallait se cacher ! Elle sauta sur le côté droit et se planqua derrière une motte de terre. Elle regarda passer deux apprentis discutant en rentrant de Patrouille. C’était le moment de bondir ! Elle bondit donc de sa cachette et se rua à toute allure dans le tunnel. Ses petites pattes s’affolaient, elle courait le plus vite qu’elle pouvait. Petite Noix apercevait enfin la lumière et sentait déjà les mille odeurs de la forêt. Alors qu’elle touchait au but, quelque chose vint obscurcir la sortie. Paniquée, elle essaya de ralentir mais ses pattes glissaient sur la terre meuble et elle percuta de plein fouet les pattes d’un chat. Oups. Elle tomba sur le dos, et ce fut avec la peur dans le regard qu’elle vit le chat sur le point de lui donner un coup de patte. Elle ferma les yeux, se recroquevillant, le cœur bondissant dans sa poitrine. Elle attendait le coup. Qui ne vint pas. Prudent elle rouvrit un œil, puis l’autre, et vit que le chat était resté bloqué en plein mouvement, la patte en l’air. En contre jour, Petite Noix ne pouvait pas voir son visage, mais la chance ne se montrerait pas deux fois. Ni une, ni deux la petite détala en passant sous le chat, à travers ses pattes, vers la forêt sauvage et dangereuse.



HS: Couuuuuuuuuuurs

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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Mar 23 Oct - 20:24

Cette petite boule de poils tachetée. Une patte en l'air, une patte puissante, prête à corriger. Mais un coeur incapable. Sombre Nuit s'est arrêté en plein mouvement, lui qui n'a jamais eu le moindre remords à remettre les petits désobéissants à leur place. Il observe cette petite femelle se recroqueviller sur elle-même. L'odeur de sa peur lui parvient, forte, et lui emplit les narines et la gueule, entre-ouverte. Le matou sait bien que la peur forme les chatons, les force à obéir. Pourtant, cette patte musclée n'arrive pas à infliger ce coup promis. Au lieu de cela, elle retombe mollement dans le sable, laissant le guerrier le souffle court. Son cour pompait durement dans sa cage thoracique. Il avait lâché ses proies sur le sol et fixait à présent la pauvre bête apeurée. Sa fille. Mais l'était-elle vraiment? Le résultat d'un commun accord entre deux chats adultes et d'une nuit de patrouille... Sombre doutait bien que cela pouvait compter. Il avait plusieurs chatons dans le Clan, et jamais il n'y avait porté attention. Mais cette fois ci... Un élément important venait brouiller le tableau. Déjà, le chat noir regrettait cette nuit. Il savait bien, dès lors, qu'il s'agissait d'une erreur monstrueuse. Aller faire des galipettes avec la soeur de son meilleur ami... Aïe...

Sombre Nuit considérait aussi la femelle en question, Griffe de Belette, comme une bonne amie. Ils avaient grandi ensemble au sein de ce Clan et avaient suivi leur formation en même temps. Si le matou l'appréciait grandement, il n'avait aucun sentiment pour elle. Sa maxime de vie: ne pas s'attacher. Et voilà cette hésitation devant cette fille qui ressemblait fort à la grand-mère de son père. Le guerrier n'eu pas le temps de se frapper sur la tête avec cette histoire. Petite Noix avait pris la fuite, se faufilant entre ses pattes, direction la forêt pleine de dangers. Furieux, le chat au pelage de la nuit se lança à sa poursuite. Rapide, elle fit un bout de chemin plutôt impressionnant avant que le guerrier ne la rattrape, loin d'être le plus vif du Clan. Il réussit à la contourner et à l'arrêter dans sa course. Cette fois, sa patte ne flancha pas. Il lui asséna une petite claque correctrice en lui dardant son regard le plus menaçant. Il cracha ensuite, de toute sa hauteur, pour mieux l'impressionner.

-Petite folle! Ne sais-tu pas que la forêt entière ne demande qu'à bouffer une petite boule de poils comme toi?

La respiration sifflante, il devait se contenir pour ne pas se laisser aller à sa rage. Il souhaitait de tout coeur se calmer et revenir vers sa nature sereine, mais sa grande inquiétude et la bêtise de la jeune chatte le poussait à bout. De plus, il y avait toute cette fatigue qui le pesait.

[DÉSOLÉE POUR CE POST MERDIQUE... J'ai manqué d'inspi...]

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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Mar 23 Oct - 23:53




J'étais allonger devant l'entrée de la tanière des apprentis. Ce que je faisais ? Je regardais. Pas grand chose de rare, mais je n'avais rien à faire. La plupart des apprentis étaient parti avec leur mentor. Je pensais alors à Sombre Nuit. Lui aussi avait dut partir en patrouille ou quelques choses comme ça. Je soupirais et me relevais. Je m'étirais longuement et partit vers la pile de gibier pour y prélever un petit rongeur qui me remplirait le ventre.

J'attrapais un compagnol assez dodu entre mes crocs, et me dirigeais vers un endroit calme. M'allongeant à l'ombre d'un arbre. La viande était tendre et juteuse, ceci était donc un vrai délice. Profitant au maximum de ces rares moments de détentes. Je finissais alors par une petite toillette bien méritait. De bon coup de langue rapeux sur mes pattes et mes griffes, les rendèrent en un rien de temps propres. Mon pelage ébourrifait à cause du sommeil, étaient soit piquer debout, soit applatit. Des petits bout de mousse était accrocher par ci par là, à ma fourrure.

Alors que j'étais occuper à me nettoyez sérieusement, je remarquais que Sombre Nuit venait d'arriver. Je m'apprêtais à bondir debout pour lui demander si on pouvait aller s'entraîner à la chasse, mais je remarquais qu'une petite chatte me devança. Ne prenant pas les choses du même avis, mon mentor leva la patte pour frappait la petite. Je savais que le guerrier apprenait très bien, mais sa méthode envers les chatons, n'étaient peut être pas... L'une des meilleurs. Retenant ma respiration, je me demandais si le coup allait partir ou non. Je ne voulais pas m'imposer, voyant le visage de mon mentor, qui avait l'air en pleine réfléxion. La petite terrifiait, ne bougeait pas d'un poil. Mais soudain sans rien dire, il partit à courir passant entre les pattes de Sombre Nuit, et s'aventurant au mauvais moment dans la forêt.

Ce n'était plus une histoire entre un guerrier et un chaton, mais une histoire de sauver quelqu'un du Clan. Alors que mon mentor fonçais pour suivre la petite boule de poil, je bondis moi aussi afin de l'aider à retrouver la jeune. Utilisant mes pattes arrières pour passer par dessus les buissons et les trons d'arbre abattu par la foudre. Je vis enfin les deux félins. Je poussais un soupir de soulagement. J'avais pourtant l'impression que je n'avais pas ma place ici. Un frisson me parcouru. Pourtant, ma curiositée me poussait à rester. J'entendis mon mentor feulait :

-Petite folle ! Ne sais-tu pas que la forêt entière ne demande qu'à bouffer une petite boule de poils comme toi ?

Je n'avais pas envie de me mêler de cette affaire, mais le ton qu'avais utiliser Sombre Nuit me dérangeait. Je m'approchais donc me plaçant derrière la jeune. Je prenais une grande inspiration, et miaulais avec beaucoup de courrage à mon mentor :

-Que ce passe-t-il pour que tu t'énerve autant que cela Sombre Nuit ? Je sais que chatons ne devraient ma s'enfuir, mais elle est encore trop jeune pour comprendre sa bêtise non ?...

Je me rendais soudain compte que malgrés mon ton calme, ma voix avait faibli vers la fin de ma phrase. Honteuse d'avoir dit une telle chose à mon mentor, je baissais la tête. Même si je n'avais rien dit de méchant, j'avais l'impression de lui avoir manquer entièrrement de respect....

|| Dit moi si tu trouve que je lui manque vraiment de respect en lui parlant comme ça ;), sinon, ton rp est très bien comme celui de Noix (: ||

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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Dim 28 Oct - 7:16

La forêt, la verdure, la liberté … balayées d’un seul coup de patte. Ne s’y attendant absolument pas, la violence du choc fit tomber Petite Noix à la renverse, heurtant le sol assez violemment pour un chaton à peine sevré. Sa tête bourdonnait tandis qu’un gout métallique emplissait sa bouche. Elle ne pleura pas tout de suite, hébétée elle restait immobile sur le sol, essayant de repositionner le monde. Tout tournait, tout était de travers. Elle ne sentait plus rien. Elle sentait son cœur battre plus fort, elle le sentait dans sa tête, un battement de plus en plus localisé. Soudain elle réalisa qu’elle avait mal, mal à la tête. Son oreille droite chauffait extrêmement fort, elle cligna des yeux. Le monde était flou. Elle paniqua, elle ne voyait plus ! Des ombres, du bruit. Non pas du bruit des paroles. Mais Petite Noix ne pouvait pas comprendre. Toujours la tête dans la terre meuble et humide, elle restait immobile. Elle bougea et cligna ses yeux encore et encore. Ouf, la vision s’éclaircissait. La panique refluait relaissant le champ libre à la douleur. Doucement, des larmes commençaient à couler de ses beaux yeux jaunes et verts. Souffrance et perdition. L’équilibre. Elle était par terre. Elle voulut pour se lever mais ne parvint même pas à se soulever tellement ses sens étaient perturbés. La peur. Pourquoi n’arrivait-elle a rien ? Elle se remit à paniquer ce qui déclencha un reflexe instinctif lui ordonnant de se redresser immédiatement. Le chaton se leva, vacilla et retomba pitoyablement à plat ventre, la tête la première dans les feuilles mortes. Elle ferma les yeux. L’univers tournait. Toute sa perception n’était qu’un affreux manège. Elle sortit ses petites griffes qu’elle planta dans la terre. Usant des muscles de ses pattes avant elle se redressa de nouveau, toujours les yeux fermés. Elle dodelina de la tête tandis qu’elle reprenait une nouvelle fois conscience de sa douleur. Les mâchoires serrées elle sentait les larmes chaudes se perdre la fourrure de son visage. Elle contracta son visage, priant… oui priant que les vertiges cessent. Elle avait envie de vomir et de se rallonger sur le champ. La terre fera un oreiller très convenable… mais elle ne connaissait pas l’instinct qui la forçait à rester debout, affrontant la peur et la douleur.

-Que ce passe-t-il pour que tu t'énerves autant que cela Sombre Nuit ? Je sais que chatons ne devraient pas s'enfuir, mais elle est encore trop jeune pour comprendre sa bêtise non ?...

Petite Noix entendit une voix douce, une voix réconfortante, mais elle ne comprenait pas les paroles ; enfin, elle ne les assimilait pas. Elle rouvrit prudemment les yeux. Mais devant elle se tenait toujours le chat sombre effrayant. Elle se figea. Les vertiges cessèrent immédiatement, la douleur reflua, comme si sa conscience retrouvée l’avait mise à l’écart volontairement, comme une mesure d’auto préservation. Le regard du Guerrier noir était tellement effrayant, on aurait dit qu’il rendait responsable Petite Noix d’un mal irréparable. La petite chatte rabattit ses oreilles. Pleurant de plus belle. Elle voulait juste aller chasser une souris. Sentir la forêt, courir dans les bois comme son instinct le lui dictait. Sa mère la rejetait, et maintenant un Guerrier la grondait, la frappait. En plus il lui avait fait mal ! Elle avait mal à la tête, elle aurait surement une bosse. Un étrange sentiment montait en elle. Elle avait une espèce de chaleur dans le ventre, comme une boule de feu. Pour qui se prenait-il celui là ? Qui était-il pour les faire de telles remontrances ? Quand Petit Renard avait fui le camp, un Guerrier l’avait ramené gentiment à Griffe de Belette. Petite Noix ne se souvenait pas qu’il ait été frappé, même si sa mère l’avait fortement réprimandé et que Renard avait pleurait toute la nuit. Elle avait hâte de rentrer à la Pouponnière maintenant, raconter à Maman ce que ce chat avait fait. Elle ne comprenait pas ce qu’ils voulaient tous à la fin. Pourquoi tout était si violent. Le tonnerre, la mort de ses frères et sœurs, le fait de ne plus pouvoir boire de lait, de ne pas pouvoir chasser… Les larmes de Petite Noix s’intensifiaient. La petite fronça les sourcils, ayant l’air furieuse. Elle recula de quelques pas quand elle fut bloquée par quelque chose. Elle quitta le regard flamboyant du Guerrier pour regarder derrière elle. C’était une chatte visiblement plus jeune que le Guerrier, surement de quelques lunes son ainée. Elle ignorait qui elle était ni ce qu’elle faisait là. Elle fixa l’Apprenti de son regard brillant de larmes pendant un instant. Le complexe d’émotions qui se traduisait sur le visage de Nuage d’Érable ne pouvait pas être compris par un chaton de trois lunes. D’un revers de patte rapide, Petite Noix essuya ses larmes. Puis elle se lécha les coussinets droits avant de se passer la patte sur la tête délicatement. Une douleur se réveilla promptement, elle fut électrisante mais aussitôt qu’elle retirait sa patte, la sensation s’estompait. La petite ne se retourna même pas vers le Guerrier. Elle contourna Nuage d’Erable et se dirigea vers l’entrée du camp.

Rancunière ? Peut être. Non. Surement. Sa mère savait bien qu’elle n’était pas une bonne pâte. Mais visiblement le Guerrier l’ignorait. Petite Noix grogna. Evidemment, il ne la connaissait même pas. D’ailleurs elle ne souhaitait pas le connaître davantage. Elle avait tenté une sortie, il l’avait intercepté, elle avait perdu. La défaite était lourde à avaler, Petite Noix ressentait beaucoup de honte parmi sa haine. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi c’était si grave de sortir du Camp. Surtout qu’elle allait chasser, pas juste vagabonder sur le territoire. Elle aurait pu apprendre un certain nombre de choses. Non elle ne saisissait pas la raison qui aurait pu déclencher cet acte. La réaction du Guerrier l’avait considérablement choquée. Comment un Guerrier inconnu pouvait-il frapper un chaton ? Elle avait vu dans son regard, elle y avait vu du dédain pour elle. C’était son interprétation bien sur. Elle détestait la violence. Elle détestait ce chat. Elle se détestait d’être aussi faible. Elle serrait les dents, regardant droit devant elle. L’entrée du camp était encore loin, et elle marchait très doucement, faisant attention à garder l’équilibre. Son silence vis à vis des deux autres chats présents était lourd de sens. Elle ne pardonnera pas. Cette action restera gravée à jamais dans son esprit. Et même si elle devait côtoyer le Guerrier, jamais elle ne lui pardonnera. Il ne savait rien de ce qu’elle traversait. Non. Rien.
La honte surpassa bientôt la haine qu’elle ressentait. Elle ne se sentait bonne à rien, elle n’avait personne de son âge à qui parler, avec qui s’amuser et occuper le temps, maintenant que ses frères étaient morts. Elle avait encore l’espoir infantile qu’ils pourraient revenir de quelque manière que se soit… mais elle se sentait seule. Le seul moment de joie qu’elle avait eu aujourd’hui avait été frappé d’un coup de patte. Sa mère l’avait déjà bousculée, mais jamais elle n’avait reçu pareille correction. Comment allait-elle faire pour regarder le chat noir dans les yeux ? Elle était sure qu’il allait raconter à tout le monde ce qu’elle avait fait….Tout le monde allait se moquer d’elle. Peut être même qu’elle serait bannie. Peut être qu’il était mieux de quitter le Clan maintenant au lieu d’attendre son bannissement officiel. Elle regarda à sa gauche, les buissons sombres et la forêt inconnue. Non il était mieux d’en parler à Maman avant, peut être qu’elle arriverait à faire changer la Chef d’avis, elle la défendrait comme elle l’a toujours fait. Mais Petite Noix avait besoin d’apprendre à se défendre par elle même… pour se protéger contre la violence… et contre ce chat. Elle ne savait même pas son nom. Mais à quoi bon rester dans un Clan qui se moque d’elle ? Le stress lui dévorait à présent les entrailles, elle avait chaud, le rouge lui montait aux joues. Qu’avait-elle fait… pourquoi était-ce si grave… Etait-elle une si mauvaise chatte ? Elle ne se sentait même plus digne d’être Guerrière. A quoi bon…


HS: désolée ! Pas eu énormément de temps de faire beaucoup mieux :s

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Merci Nuage de Braise !!!
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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Dim 11 Nov - 0:38

SOMBRE NUIT...
All sorts of regrets

Aussitôt le coup parti, aussitôt le regret qui surgit, comme une vague dévastatrice. Le regard de Nuage d'Érable, le pire de tous. Celui de la déception. Un poids bien trop lourd à porter pour le mentor, qui détourna les yeux pour se pencher sur la petite boule de poils qui était allée rouler plus loin. Petite Noix. Elle ne portait pas ce nom pour rien. Une toute petite noix à la tête bien dure. Elle roula de façon misérable dans une herbe pourtant bien douce et se relève comme d'une fin du monde. Sombre Nuit ne pu s'empêcher de ressentir une pointe de mépris pour cet esprit faible qu'il avait mis au monde. En bon géniteur au sein du Clan, il craignait d'avoir faillit à sa tâche avec ce chaton dramatique. Quel utilité aurait Petite Noix au Clan si elle ne faisait que pleurnicher ainsi. Il pouvait apercevoir, au fond de ses prunelles d'enfant, le doute et l'incompréhension s'installer, tout comme une grande hargne envers lui. Sombre Nuit déglutit avec difficulté en suivant la démarche incertaine de la petite qui se relevait et marchait à présent vers le camp, les oreilles bien basses. Comment pourrait-il se faire pardonner après un tel élan de colère? Pourquoi souhaitait-il tant l'approbation d'une pauvre jeune femelle étourdie? Il avait toujours détesté les chatons et leur folie incompréhensible. Il réprimait tous ceux qui tentaient de se détacher du code du guerrier. Surtout les chatons récalcitrants. Un peu de force ne faisait jamais de force. Il avait probablement déjà agit ainsi avec Nuage d'Érable alors qu'elle s'appelait encore Boule d'Érable. Ou peut-être pas. Le matou noir avait l'esprit qui s'embrumait sous l'effet conjugué de la colère et des remords.

Sombre Nuit a d'autres chats à fouetter pour le moment. Il laisse la petite s'éloigner avant de se retourner vers sa jeune apprentie. Sa fierté. Une fille dont il aurait été fier, contrairement à cette petite sotte de Petite Noix. Érable, qui devenait chaque jour plus grande, plus élancée, plus rapide, plus forte et plus intelligente. Ces dernières semaines, consacrées à l'apprentissage de cette technique unique au guerrier de se mouvoir dans la forêt, avaient prouvé encore une fois la détermination farouche dont faisait preuve la novice envers son entraînement. Elle progressait si vite que Sombre craignait de voir la chatte dépasser son talent pour passer inaperçu dans les bois. À sept lunes, elle démontrait des aptitudes bien prometteuses. Elle ne rappelait en rien l'apprenti qu'avait été Sombre Nuit autrefois. Lui qui avait souhaité devenir le plus fort et apprendre à se battre le plus possible. Érable, plus timide, qui se concentrait sur la chasse. Docile, obéissante et curieuse. Les qualités d'une bonne élève. D'une bonne guerrière. Et voilà qu'elle transgressait pour la première fois cette façon d'être parfaite pour remettre en doute les agissements de son propre mentor. N'importe quel autre guerrier l'aurait taillée en pièces, malgré son ton respectueux. Pas lui. Le matou au pelage noir la considéra longuement, pesant les pour et les contre avant de soupirer. Pour la première fois, elle lui faisait penser à lui-même. Un être qui repousse la violence. Sombre Nuit ne désirait pas l'encourager dans cette voie tortueuse qui lui emmenait des problèmes. Ses réticences à détester les autres Clans lui avaient emmené bien des problèmes par le passé. Des problèmes qu'il ne souhaitait pas à sa jeune protégée. Pourtant, au fond de lui, il était fière de cette vision plus étendue du monde. Il fallait tout de même dresser des limites.

-Nuage d'Érable, je te remercie de ton intervention, mais à l'avenir tu ferais mieux de tenir ta langue. Un autre guerrier aurait probablement réagit bien plus méchamment que moi. Si tu ne souhaites pas t'occuper des tiques des anciens, je te conseille de ne pas remettre en doute l'avis de tes aînés.

Il força la petite à le regarder dans les yeux. Lorsqu'il fut certain que le message avait passé, il se radoucit.

-Tu as raison cependant. J'y suis allé un peu fort. Malgré tout, cette petite est tout à fait en l'âge de comprendre et c'est aussi jeune que doit s'ancrer le code du guerrier en elle. Pourrais-tu la ramener à moi, j'aimerais lui parler.

Il ajouta avant qu'elle ne proteste:

-Tu pourras rester. Je ne la frapperai plus, ne t'inquiète pas.

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MessageSujet: Re: Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]   Ven 23 Nov - 16:29

Je baissais la tête. Grattant nerveusement le sol. Mes longues griffes pénétrant régulière la terre molle pour se coincer parmi les petits cailloux. Malgré le fait que j'avais utiliser un ton calme, j'avais l'impression de ne pas avoir respecter mon mentor. Il devait savoir bien plus que moi ce qui était bon de faire, et de ne pas faire. Il irait sûrement répéter cela aux autres guerriers. Que je manquais de respect au plus gradée. Et après, tout le monde me regardera de travers. Je passerais pour une nulle. Une vrai crotte de souris.

Je baisais les oreilles. En guise de soumission. Ou de pardon. Bref, je voulais simplement que mon mentor ne m'en veule pas. Soudain du mouvement à côté de moi attira un petit brin d'attention. La petite chatte, en pleure, se retourna vivement mais du s'arrêter lorsqu'elle me tapa dedans. Je relevais un peu la tête. De toutes petites gouttes perlaient sur ses joues et aux coins de ses yeux. Elle avait une petite marques sur la tête. Je n'eus pas vraiment le temps de regarder ce que c'était car je la vis bien vite prendre la direction du camp. Je décalais ma patte sur le côté, m’apprêtant à faire de même. Mais pourquoi est-ce que je voulais me retirer de cette clairière ? Pour voir si la chatonne rentrait bien au camp ? Ou bien pour échapper au regard de Sombre Nuit ?
Finalement courageuse, je restais là. Mes pattes étaient crispé. Je me retenais vivement de détaler comme un lapin prit au piège. Puis, dans un espoir, je levais lentement, très lentement ma tête. Ma honte de cette audace que j'avais eut, venez rapidement de se remplacer par du défis. Je n'avais jamais voulu manquer de respect à mon mentor. Et Sombre Nuit était assez intelligent pour le comprendre. Il fallait dorénavant que j'assume mes actes. J'étais une apprentie. Pas un chaton qui n'aura sûrement pas hésiter à faire une remarque comme cela à un guerrier. Et puis, j'avais le droit de m'exprimer. Même si quelques fois il vaut mieux que je me taise, j'avais tout de même le droit de donner mon avis sur l'action qu'avait eut mon mentor face à la petite.

Il me dit alors contre toute attente :

-Nuage d'Érable, je te remercie de ton intervention, mais à l'avenir tu ferais mieux de tenir ta langue. Un autre guerrier aurait probablement réagit bien plus méchamment que moi. Si tu ne souhaites pas t'occuper des tiques des anciens, je te conseille de ne pas remettre en doute l'avis de tes aînés.

Ah ! Il fallait vraiment que j'arrête d'être paranoïaque. Je m'étais imaginer toute une scène alors que Sombre Nuit n'avait fait que me mettre « en garde » pour la prochaine fois. Je soupirais, tout de même soulager. Puis il reprit :

-Tu as raison cependant. J'y suis allé un peu fort. Malgré tout, cette petite est tout à fait en l'âge de comprendre et c'est aussi jeune que doit s'ancrer le code du guerrier en elle. Pourrais-tu la ramener à moi, j'aimerais lui parler.

Je souriais. Lisant dans mes pensées, il ajouta, avant que je n'ai eut le temps de dire quoi que ce soit :

-Tu pourras rester. Je ne la frapperai plus, ne t'inquiète pas.

Je hochais la tête. Je trouvais que la situation avait un petit air comique. J'avais l'impression d'avoir donner une sorte de leçon à mon propre mentor. Amusé, j’étouffais un rire à peine audible. D'habitude c'était le contraire. D'habitude, c'était Sombre Nuit qui me donnait de bonne leçon. Reprenant mon sérieux, je me tenais bien droite. La queue en l'air, et mes oreilles qui il y a quelques secondes étaient baisser d'angoisse, c'était redresser pour montrer que j'avais reprit la forme. Je trottinais donc doucement en direction du camp. La trace que je suivais faisait des sortes de zig-zag par-ci, par-là. Soudain l'odeur partit un peu trop sur le côté, s’échappant en quelques sortes du chemin vers le camp. J'accélérais le pas. Le faire d'avoir reperdu la petite me mettait encore dans ces états pas possible. Soudain je la vis. Elle n'avait pas vraiment l'air de savoir où elle allait. Du moins, elle avait l'air de réfléchir. C'était peut être pour cela qu'elle n'avait pas vu où elle allait. Je fis quelques bonds avant de la rattraper. Je me plaçais devant elle et lui souriais. J'agitais les moustaches et m'asseyais comme pour lui faire comprendre que je ne voulais rien lui demander de bien grave. Doucement, je miaulais :

-Pourrais-tu me suivre s'il te plaît ? Il y a quelqu'un qui aimerait te dire quelques choses.

De peur que la petite n'accepte pas en devinant que je parlais de Sombre Nuit, je rajoutais vite fait :

-Il m'a promit de ne rien te faire. Il tiendra parole.

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Interception à l'Entrée du Camp [Prio Noix :B]
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