« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. »

Masque de Rosée
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fragments Étoilés
Curieux-se.
Curieux-se.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 345
Age : 20
Date d'inscription : 25/02/2011


Mes personnages
Description:

MessageSujet: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Ven 27 Juil - 14:51

F.R.A.G.M.E.N.T.S - É.T.O.I.L.É.S


« Le secret est lourd, la responsabilité écrase.

« Le chaos a été décidé mais la fin reste inavouée.
« Ceci était un appel. La certitude de l’être, ton corps s’étirait alors que ton rêve s’achevait. Elles t’avaient parlée et tu avais riposté. Rien n’était encore perdu mais à savoir qui avait joué. Pourquoi paraissaient-elles si affolées ? Elles n’avaient jamais maitrisées, elles s’étaient contentées de voir durant toutes ces années. Que leur dire maintenant qu’elles ne voyaient plus ? Tu t’étirais dans le néant de ton espace grandissant alors que leurs dernières paroles te revenaient. La réponse t’avait parue évidente, mais l’éclat de terreur dans leurs regards t’emplissait d’une amertume fade d’espoir. Elles étaient venues dans tes rêves et reviendraient bientôt. Ce soir, sans doute. Ton regard parcourait le vide n’y voyant pourtant que trop rien. Perdue dans des pensées qui t’étaient destinée. Qu’allais-tu faire de ton clan ? Tu avais été avertie au moment même de l’apocalypse. Apocalypse… Quelle sensation étrange. Tous frémissaient, tu les sentais se raidir face au ciel voilé et aux étoiles bafoués. Elles étaient dépassées, mais ce n’était pas la première fois. Soupirant tu te redressais, ton regard foudroyant la peur et le néant. Leurs paroles ne te quitteraient pas, mais les tiennes resteraient gravées plus profondément que les leurs. La fin restait inachevée.

« Son regard brulant contre ta peau. Ils t’avaient aussi prévenue d’elle, mais tu les avais prévenus d’eux mêmes. Pauvres ancêtres, étaient-ils à ce point impuissant dernièrement ? Tes guerriers s’amaigrissaient alors que ton univers s’écroulait. Étais-tu donc la seule à garder un soupçon de vérité en toi ? Tu hésitais à prendre confiance à ce regard qui te fixait nuit et jour. Tu te perdais dans les rêves affolés de la voie lactée et ton courage s’intensifiait alors que tu cherchais le secret de la responsabilité. Courage et loyauté. Force et justice. Des mots qui prenaient tous leurs sens dans des conditions telles qu’elles. Un coup d’œil envers ce jour brumeux, le soleil n’était plus et la lune était tombée des vérités. Le fou avait-il eu raison ? Tu sourires solitaire parmi tant d’affolement s’étira alors que tu te jaugeais un instant. Toi. La seule à t’être opposée avec tant de force contre lui. Toi. La seule à l’avoir attaqué et à avoir méprisée. Que dire, que faire ? Tes yeux emplis d’amour parcouraient les masses alors que ton cœur s’emballait. Allait-il avoir représailles ? Un frisson dans ton dos et elle te ramenait à la raison. Qui étais-tu pour t’inquiéter de sorte ? Étais-tu comme le commun, étais-tu celle qui pleurait ?

« Passé derrière présent passant. Un pas alors que ta fourrure venait mordre le céleste. En toi naissait cette beauté sauvage, en toi régnait le courage. Tu n’étais pas la fuyante, tu n’étais pas l’ombre ni même l’éclair.. Tu étais tout à la fois, tu étais le regard de marbre emplis d’amour, l’intouchable sensible et celle qui dirigeait les étoiles. Tu étais Maybe, celle qui avait échappé au jugement dernier. D’un bon vers le promontoire tu t’envolais vers l’histoire ; il était temps d’agir, temps d’écrire. Un regard vers la foule dispersée alors que la foudre venait déchirer les flots dans un lointain proche, un miaulement strident alors que le vent continuait sans fin. Ton pelage ravagé par les étoiles, tes yeux emplis de nuages. Qu’ils viennent à toi, qu’ils t’écoutent et tu les lèverais, tu leur dirais.

« Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ?

« Ta voix tonnait par dessus l’ouragan, ton regard englobait plus que l’océan. Ils étaient tous là, réunis en dessous de tes pas. Arriveraient-ils à suivre, arriveraient-ils à survivre ? Tant de questions dans leurs yeux, tant d’incompréhension et de peur en eux. Pourquoi enfonçais-tu si violement cette pierre en leur cœur, pourquoi ravivais-tu la crainte, pourquoi perçais-tu l’abcès ? D’un clignement de paupière tu n’étais plus assise, de ta présence galvanisante tu les écrasais de ta hauteur, une hauteur qui se voulait insignifiante. Si lointaine mais si proche. Tu étais à eux, ils étaient là pour toi et sans eux tu n’étais toi. Tes pensées étaient insondables alors que tes yeux rayonnaient dans la pénombre plus étranges que jamais. Il était temps de dire, il était temps de convertir toute cette peur. Il était temps d’enlever l’anxiété et de mordre dans l’histoire. Il était temps de faire les choix et d’écrire les premiers sur le parchemin qui montrerait le chemin. Chemin que vous traceriez de vos propres idées.

« N’ayez crainte, n’ayez peur ! Qu’est l’ombre qui dévore notre foret, qu’est l’eau qui se déverse dans nos terres ? Qu’est ce vent puissant et cette lune perdue des étoiles ?..

« Défi. Tous autant qu’ils étaient, allaient-ils relever mon défi ? N’avaient-ils donc pas compris ? Je surplombais le camp de ce trône illusoire… Sans leur croyance envers ce dernier j’aurais déjà été en bas, à leur côté à les galvaniser de chat à chat, leur montrant la voie. Un regard vers le ciel qui n’était plus céleste. Meurtri il se déchirait d’échancrures sanglantes et violentes sous les pleurs de nos ancêtres. Impuissant. Encore, toujours. Leurs rêves n’étaient plus et leurs actions étaient devenues inefficaces, qu’allaient bien faire les autres dirigeant.. ? Un voile sur mon regard, une présence en moi ; une flamme qui ne faiblissait pas. Il était temps d’écrire, il était temps de dire. Alors que la pluie venait s’abattre contre nos pelages ébouriffés ma voix détonna :

« Que dis-je, que puis-je bien poser comme questions futiles ! Que l’ombre s’abatte, que les rivières mugissent et que le vent se lève.. ! Que les nuits dévorent terres et cieux, que le tonnerre fasse règne de terreur et que la lune tombe derrière ces nuages ! Qui sommes nous, qui sommes nous ?!

« Ton cris foudroyait le vent, ton regard euthanasiait la peur alors que ta présence s’écartait de l’ombre. Ne comprenaient-ils pas ? Un coup de patte contre la pierre sous ton corps pour marteler tes paroles, un coup d’œil appuyé pour leur dire. Il fallait comprendre, il était temps de vivre ! Alors que du haut d’un arbre l’aigle se moque d’autres il ne voit pas la foudre qui le décapita. Le but était le même. La vie était de même. Le sombre présage ne faisait rien ! Seul un sentiment battait la peur, seul un sentiment devançait la mort. Seul un sentiment était la clef, et il rayonnait en toi comme peu d’autres rayonnaient. Tu n’avais pas peur, l’espoir était plus fort. L’espoir devait vaincre et si tel était votre volonté à tous, il vaincrait.

« Je vais vous le dire. Nous sommes les chats de ce clan ! Nous sommes ceux qui nous jouons de l’ombre, ceux qui terrassent les flots… Nous sommes ceux qui vivons au vent, ceux qui écoutent les chants.. Nous sommes la foudre, nous sommes le tonnerre ! Nous sommes le soleil et bien plus, nous sommes une éternité éphémère ; oui… Nous sommes des chats. Nous sommes les chats, les chats du tonnerre !

« Mon feulement résonna par dessus la tempête et d’un nouveau regard je les défiais. Ils étaient ceux que j’aimais, ils étaient ceux qui devaient croire. Ils étaient les chats de mon clan, de notre clan. L’espoir devait vivre, continuer à exister. L’apocalypse n’était rien, si la guerre devait venir, alors qu’elle viendrait. Mais la peur n’était pas à craindre, mais la mort n’était pas du chemin. C’était à nous, à nous et à nous seuls de tracer notre volonté. À nous de demander et de nous soutenir. Nous étions ensemble et ce pour le meilleur et contre le pire.

« Alors que dis-je ? Que le vent tonne, que l’ombre s’abatte, que la rivière déborde et que la foudre ébranle terres et cieux alors que la lune sombre dans un monde sans vœux ! Nous sommes les chats du tonnerre, nous sommes notre espoir, notre propre lumière ! Nous vivons ensemble, et nous avancerons ensemble ! Déjà pire nous avons vécu, déjà pire nous avons subis. La mort a frappé des années durant, la maladie nous a meurtris alors que d’autres se portaient bien. Il n’est pas temps d’avoir peur de la mort, peur de l’avenir. Nous sommes aujourd’hui et le futur est présent en un rien de temps ! Alors continuons notre chemin, restons cette flèche dorée et soudée filant dans les courants. Courants que nous choisissons de nous même, ensemble et ce à jamais ! Aujourd’hui, hier ou demain, cela ne changera jamais rien. Qui sommes nous, oui, qui sommes nous ?

« Instant de silence pur alors que d’un bond je sautais à terre. Je n’étais pas qu’une meneuse, j’étais aussi une guerrière, j’étais aussi eux. Ils étaient moi et nous ne formions qu’un. C’est dans cette ardente pensée que je les fixais un autre moment durant, ils étaient une passion à jamais inégalée et dans cette passion se trouvait des chats que j’aimais plus encore que l’amour. Nous avions tous en nous quelque chose à protéger, tous quelqu’un ou quelque chose à aimer, et ensemble rien ne pouvait nous ébranler. L’espoir vivait en mon cœur et demain n’était pas une question, c’était une affirmation, une promesse d’avenir rayonnante, peu importait sa décision. Le clan du tonnerre avait joué sa carte, nous étions soudés et le resterait des lunes encore. Notre projet pour le futur ? Vivre jour le jour, nous préparer, nous exercer.. Et quand la véritable apocalypse viendrait ? Que dire d’autre que nous serions plus prêt que jamais ? Alors avec eux je criais, alors avec eux je scellais cette promesse unie et cet encouragement qui avait exclue d’un geste peurs et autres désarrois :

« Nous sommes le clan du tonnerre !

« Quel est cet étrange gémissement en ton ventre.. ? En toi ce soupçon d’appréhension grandit, les étoiles t’ont parlées et tu ne peux malgré cette espérance lutter.. Leur effroi à votre égard te tétanise avec la lenteur de l’épouvante.. Secret lourd, responsabilité écrasante. Ô Maybe.

Spoiler:
 

_________________
Fragment Étoilés : Il n'est plus question d'être.
Preuve Du Contraire : L'omnipotence d'une reine.


Fragments Éoilés:
 

Preuve du Contraire:
 

Fastes Quiétude RIP.:
 


Dernière édition par Fragments Étoilés le Ven 5 Oct - 17:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prêle des Champs.
Modo Super Pr.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1869
Age : 18
Date d'inscription : 04/12/2010


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Lun 30 Juil - 2:31

Prêle des Champs.

« Une histoire à réécrire. »

Depuis quand la peur ne t'avait-elle pas habitée ?

Elle était présente, elle était pesante et écrasante. Elle te suivait partout, sans relâche, jour après jour ; telle une ombre furtive qui n'était autre que la tienne. Elle savait parfaitement que ce rôle qu'elle tenait ne te tenait pas plus à coeur que ça. Et pourtant, elle se sentait obligé d'intervenir, toujours. De se faufiler parmi toutes tes autres émotions, de se mettre en travers du bonheur et de la certitude. Elle laissait place à l'incertitude à la place, aux questions. C'était un véritable labyrinthe qu'elle était en train de construire en toi. Que pouvais-tu y faire ? Tu étais totalement impuissante : sentiment que tu détestais plus que tout. Sentiment même que tu détestais le plus au monde. Tu devais rester immobile, seule, figée dans le temps. Complètement inerte parmi toutes ces secondes qui défilaient. Les yeux fermés, parce qu'ouverts, tu hallucinais en la voyant te poursuivre, te courir après. Tu en prenais même peur peu à peu, de ta propre peur.

Tu voulais à tout prix l'éviter, toujours. Tu cherchais à te cacher derrière quelque chose de plus fort qu'elle, mais .. Elle te trouvait, encore une fois. Pourquoi était-elle toujours ainsi triomphante ? Tu en finissais même par croire que jamais elle ne voudrait te quitter, que jamais elle n'oserait partir embêter plus intensément quelqu'un d'autre que toi. Elle s'acharnait sur ta personne, elle faisait de ta vie un triste sort, elle la rendait plus dégoûtante, plus détestable que celle que tu voulais plus que tout. Le désir d'une vie paisible, d'une tranquilité totale sans elle t'était à tes yeux désormais impossible. Non .. Il fallait vivre avec, il ne fallait plus essayer de l'éviter, de la contourner. Il fallait l'ignorer, faire comme si ta vie avait toujours été ainsi. Peut-être allait-elle s'en lasser ? Il est vrai qu'elle adorait plus que tout voir dans ton regard l'incertitude traîner par là, sentir au fond de toi cette angoisse constante et permanente qui s'était installée en ton être. Était-ce ça une vie digne de toi, déesse du tonnerre et de la foudre ? Bientôt, bientôt .. Dans un souffle de détermination, elle prit fuite, elle s'en alla vers d'autres personnes, elle se fit un chemin vers la sortie de ton cœur pour s'envoler : vaincue.

Peur, elle n'est plus. Elle s'est évanouie, elle se trouvait désormais parmi les autres décombres de ta vie. Était-ce un renouveau ? Était-ce un signe des Étoiles ? Était-ce tout simplement ton destin ? Et d'ailleurs ton destin .. T'es-tu déjà posé la question de ce qu'il allait être ? De ce qui allait advenir plus tard, dans cet inconnu futur ? Ce sont pourtant des questions que tous se posent un jour ou l'autre. À toi, maintenant, à toi d'y passer. Car se faire une idée de l'avenir, s'est se préparer un minimum aux éventuelles choses qui pourraient se produire. C'est aussi vaincre sa peur de l'inconnu, le braver, marcher dessus, l'écraser et triompher de cette victoire. C'est sans relâche montrer de quoi on est capable, ce dont on a envie ou non. Ce que l'on aimerait vivre ou pas. Cela paraît si bête, si puéril .. Pourtant c'est si important. Qui l'aurait crut ? Tu dois bien te souvenir de cette avant, tu dois bien pouvoir constater cet après .. Tu te souviens de ce trouble que l'on pouvait percevoir dans tes yeux ? Ce floue si total qui brouillait ta vue et celle des autres, cette brume qui s'éprenait de toi et de tes prunelles tantôt jades, tantôt émeraudes .. Tantôt ors ou bien pommes. Toutes ces couleurs qui se changeaient à chaque seconde de tes journées défilantes, elles semblaient se métamorphoser, exploser aux côtés de tes pupilles finement dilatées. Pourtant, l'on y voyait pas grand chose à cause de ce fin brouillard pourtant si dense .. On percevait à peine le noir de tes yeux, ni même cette étincelle qui ne s'était jamais éteinte en l'intérieur de ton regard.

Mais maintenant, maintenant .. Tu sais, tout a changé ? Peut-être à cause de cette apocalypse. Peut-être à cause de tes responsabilités. Peut-être à cause de cette Assemblée. Peut-être simplement à cause du temps passé, de ta croissance enfin accomplie, pourtant si loin d'être terminée. Tu es si proche du but, de ce but que tu voudrais atteindre, que tu es sûre d'atteindre un jour ou l'autre. Tu veux l'attraper, l'atteindre et pourtant .. Tu en as toujours un petit peu peur. Mais, de la bonne peur cette fois-ci. Pas cette cruelle peur qui constamment te collait à la peau avant ce changement, non, pas celle-ci. Elle, elle est partie, elle s'est envolée ailleurs et heureusement pour ton avenir. Un frisson par ci, un tremblement par là .. Et te voilà en train de toucher du bout de la patte ton rêve le plus profond. Ce rêve fou que l'on fait tous un jour ou l'autre, ce rêve qui baigne notre enfance, qui dort avec nous et se réveille à nos côtés. Il est proche. Mais tu ne veux l'atteindre maintenant, non, plus tard.

Pour l'instant, tu as des choses tellement plus importantes à faire. Tu vois ce regard que tu pouvais percevoir avant, en te regardant dans le reflet d'une eau trouble ? Eh bien il a disparu, il a changé. Il a comme pris ses clics et ses clacs pour s'enterrer sous terre. Maintenant, l'on discerne toutes ces couleurs de tes prunelles. Couleurs si chatôyantes, si fortes, si puissantes, si vives et chaleureuses .. Des couleurs marquées par le temps, par le temps de cette vie que tu t'apprêtes enfin à vivre au grand jour. L'on perçoit le plus pur des ors du monde, le plus brillant, scintillant de la Terre entière. Il brûle dans ton regard, il prend feu alors que ce vert une fois clair, une fois foncé, vient se fondre en son intérieur, comme épris de sa beauté. Mais à ça vient se mélanger un orange doux, pulpeux qui vient donner du peps et de la détermination à ton regard. Et surtout, surtout .. Cette étincelle. L'étincelle de ta vie, celle qui depuis ton enfance te dit d'aller plus loin, de toucher de ta patte les étoiles les plus lointaines, d'oser parler haut et fort, d'oser dire ce que tu peux bien penser ou imaginer ! Cette étincelle est si éclatante, si brillante qu'elle t'éblouit toi-même en plus de ceux qui croisent cette flamme qui ravive les couleurs et les sentiments se baignant dans tes yeux. Voilà. Maintenant, tu as changé. Mais ce n'est que le début, le début d'une grande aventure, le début d'un conte qui n'appartient qu'à toi. Un conte qui peut-être un jour, se racontera de génération en génération, qui se donnera comme la clef de tous les secrets du monde. Es-tu prête ?


Noir. Un ciel noir. Non, il n'était pas blanc, gris ou bleu. Il était noir, totalement et absolument noir. Était-ce la nuit, était-ce le jour ? J'en avais moi-même aucune idée, aucune. Pourtant je n'en prenais pas peur pour autant. Tous ces éclairs qui venaient d'un coup d'éclat briller dans le ciel, montrer la blancheur des cieux ; me redonnait un peu plus confiance en moi. Ils me disaient que bientôt aurait lieu la bataille, la plus grande de toutes. Une bataille que personne encore n'avait jamais connu. Ni même les Étoiles et les cieux. Non. Une bataille comme il n'y en avait encore jamais eu auparavant, une bataille divine qui allait bientôt montrer la réalité aux yeux de tous. Fini les secrets, fini les sous-entendus, fini les paroles déblatérées sans que personne n'y prêtent la moindre intention. Je me souviens de ce Solitaire qui avait été considéré comme fou lors de la dernière Assemblée. L'était-il vraiment ? Je finissais par en douter fortement .. Pourtant, il ne dégageait aucune confiance, aucune chaleur dans tous mes souvenirs. J'avais beau chercher le moindre sourire, la moindre étincelle dans ses yeux, le moindre reflet de générosité dans son regard : rien. Le vide. Le néant. Le vide combiné du néant absolu. C'était si .. Étrange.

Ce qu'il pouvait dégager, sa façon de parler, sa façon de crier et de s'approprier tous les regards vers lui. Je ne savais pas du tout que penser de lui. À vrai dire, il avait dit vrai. Oui, le tonnerre grondait désormais dans toute la forêt, le vent se levait déjà depuis quelques jours et soufflait entre les quelques feuilles d'arbres restantes ; puis .. La rivière telle que j'avais pu l'observer dernièrement ne cessait de grossir, d'enfler de plus en plus, comme il l'avait prédit. L'ombre s'était elle aussi abattue sur la forêt, elle avait même pu cacher cette lune qui derrière les nuages avait pris refuge. Quand aux nuits .. Oui, elles étaient depuis ce jour devenues plus sombres que jamais. Mais cela voulait-il dire pour autant que jamais nous non plus, nous allions nous en sortir ? Était-ce un coup de chance pour ce vieux matou ou bien une réalité ? Si c'était une réalité cela voulait donc dire qu'il avait su prédir tout cela, qu'il l'avait vu. Envoyé par nos ancêtres pour venir éliminer les mauvais ? Peut-être après tout .. Mais, je ne voulais pas y croire. Pas maintenant, en tout cas.

« Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ? »

Sa voix, la sienne. Celle qui résonnait dans ma tête tous les jours, celle qui m'avait entraîné et beaucoup appris. Elle faisait réapparition. Et elle disait plus que jamais vrai. Mais, la peur non, je ne pouvais la ressentir. Car la peur, cela faisait quelques jours déjà qu'elle n'avait plus voulu de moi. Bonheur.

« N’ayez crainte, n’ayez peur ! Qu’est l’ombre qui dévore notre foret, qu’est l’eau qui se déverse dans nos terres ? Qu’est ce vent puissant et cette lune perdue des étoiles ?.. Que dis-je, que puis-je bien poser comme questions futiles ! Que l’ombre s’abatte, que les rivières mugissent et que le vent se lève.. ! Que les nuits dévorent terres et cieux, que le tonnerre fasse règne de terreur et que la lune tombe derrière ces nuages ! Qui sommes nous, qui sommes nous ?! Je vais vous le dire. Nous sommes les chats de ce clan ! Nous sommes ceux qui nous jouons de l’ombre, ceux qui terrassent les flots… Nous sommes ceux qui vivons au vent, ceux qui écoutent les chants.. Nous sommes la foudre, nous sommes le tonnerre ! Nous sommes le soleil et bien plus, nous sommes une éternité éphémère ; oui… Nous sommes des chats. Nous sommes les chats, les chats du tonnerre ! »

Oui. Oui, nous sommes les chats du Tonnerre. Ceux qui sont supposés êtres tant absorbés de courage que rien ne leur fait peur. Ceux qui sont supposés s'êtres battus pendant longtemps, très longtemps pour en arriver jusque là, aujourd'hui. Oui, je faisais partie du Tonnerre. Oui, j'en étais fière. Et tout cela je pense que .. Tout cela je pense que ça a trop été oublié désormais. Que les uns s'en fichent, que les autres s'en foutent. Que quelque soit le Clan auquel on appartient, on finira toujours par trouver un arrangement, on finira toujours par survivre. Pourtant, les choses n'étaient pas comme ça avant. Avant, c'était bien plus fort. Avant, c'était bien plus puissant et compliqué. Non, la détermination faisait beaucoup, le courage aussi. Mais jamais on ne pouvait douter de son Clan ou des Étoiles. Qui sommes-nous donc oui, pour en arriver là aujourd'hui ? .. Peut-être était-ce un rappel à l'ordre. Peut-être était-ce un signe pour nous faire redescendre sur terre, pour nous montrer la réalité des choses d'aujourd'hui. Oui, c'était même sûrement cela.

« Alors que dis-je ? Que le vent tonne, que l’ombre s’abatte, que la rivière déborde et que la foudre ébranle terres et cieux alors que la lune sombre dans un monde sans vœux ! Nous sommes les chats du tonnerre, nous sommes notre espoir, notre propre lumière ! Nous vivons ensemble, et nous avancerons ensemble ! Déjà pire nous avons vécu, déjà pire nous avons subis. La mort a frappé des années durant, la maladie nous a meurtris alors que d’autres se portaient bien. Il n’est pas temps d’avoir peur de la mort, peur de l’avenir. Nous sommes aujourd’hui et le futur est présent en un rien de temps ! Alors continuons notre chemin, restons cette flèche dorée et soudée filant dans les courants. Courants que nous choisissons de nous même, ensemble et ce à jamais ! Aujourd’hui, hier ou demain, cela ne changera jamais rien. Qui sommes nous, oui, qui sommes nous ? Un légère pause, avant de reprendre. Nous sommes le Clan du Tonnerre ! »

En moi la détermination prenait place. La détermination comme l'admiration .. J'avais envie de crier Ô combien Fragments Étoilés avait raison, Ô combien elle pouvait en être fière. Cette femelle elle était tant .. Bien plus qu'un Chef, bien plus qu'un mentor, bien plus qu'une amie, bien plus qu'une confidente ou que la fille du tonnerre ... Elle était tellement. Elle était un tout. Sa raison dépassait parfois tout ce que l'on pouvait s'imaginer, ses paroles étaient si justes, toujours à mes yeux. J'en perdais presque mes mots, parfois. J'avais envie d'approuver ses choix devant le Clan entier, la Terre entière même s'il le fallait ! Elle venait de redonner en ceux qui doutait la détermination, la puissance et la force que le Tonnerre avait toujours eut ! Nous ne nous appelons pas Clan du Tonnerre pour rien, quand même. Le tonnerre est brave et puissant, il n'a pas peur de démolir tout ce qui se met en travers de son chemin. Non, il ose tout sacrifier pour faire régner sa force et son autorité. Sur toutes les Étoiles que le ciel pouvait bien compter, qu'elle avait raison ! Elle était la raison même. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, en tout cas, j'espérais bien que si mais .. Elle faisait grandir en moi encore plus fortement qu'avant cette impression de bien-être, de domination, de puissance ultime. Je voulais tant vaincre désormais, je voulais tant réussir, je voulais tant combattre et triompher avec mon Clan. Je voulais surpasser les limites du possible, enfreindre les failles de l'interdiction pour arriver jusqu'au sommet le plus haut. Nous sommes le Clan du Tonnerre. .. Et en moi, ce murmure inaudible :

« Et le Tonnerre vaincra. »

Je te voyais alors déjà, sur les sentiers battus à faire les cents pas pour aider ton Clan jusqu'au bout, pour vaincre ce mal qui s'était épris de la forêt. Je te voyais déjà vancre malgré la boue, malgré la tempête, malgré l'apocalypse même. Et avec toi ce regard déterminé que tu avais enfin retrouvé, ce panache que tu avais perdu, cette audace évanouie. Tout était là pour toi, avec toi pour parvenir à la fin. Bariolée de blessures ou de sang, peut-être. Pouvais-tu décider de la guerre ou non ? Non, bien sûr que non. Et tu espères d'ailleurs ou fond de toi que la guerre n'éclate pas, que le calme règne à nouveau pour pouvoir établir des règles. Tu marches, avec courage et loyauté sur ces terres qui sont celles du Tonnerre. Le cœur battant à cent à l'heure, plus que jamais il n'avait déjà battu. Faisant les cents coups dans ta petite poitrine. Boum. Boum. Résolue à vouloir aller plus loin, indomptable pas même par le feu, décidée à suivre les tiens. C'était l'heure.

_________________

prêle des champs ; spleen ; apache

Anyway :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belle de Nuit
Admin Nighty.
Admin Nighty.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1985
Age : 23
Date d'inscription : 23/06/2009


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Mer 3 Oct - 20:17

Rêve du Tanuki
Nous sommes forts, ô combien, nous sommes Un!
La tête levée, le regard aux cieux tourmentés. Il était assis là, à l'extérieur du campement, à quelques longueurs de queue de l'entrée. Et il fixait les nuages sombres, les éclairs qui se déchaînaient, les eaux torrentielles qui chutaient. De puissantes bourrasques le mettaient à mal, violentant sa fourrure, le malmenant de tous bords tous côtés, & il devait garder ses griffes plantées dans le sol pour ne pas se laisser surprendre. Mais il restait là, figé. Fixant les nuages terribles, l'ombre qu'ils abattaient sur la forêt, cherchant l'astre de la nuit derrière. L'heure tourna, & il se mis à chercher plutôt la lumière du jour. Mais rien n'y changeait, les cieux restaient les mêmes, menaçants & terribles. Incompréhensibles.
Depuis combien de temps il était là, il l'ignorait, les astres masqués ne lui permettaient de le déterminer. Depuis que le début de l'orage l'avait forcé à abandonner l'idée d'un patrouille solitaire d'avant-aube. Une présence chaude vint se blottir contre son flanc gauche, se serrant contre lui de toutes ses forces. Il ne l'avait pas sentie arrivée par la faute des vents, mais il n'eut nul besoin de baisser les yeux pour savoir de qui il s'agissait.

- Quelle folie..

Il hocha la tête pensivement. C'était l'une de ces rares fois où il se mettait à se poser des questions existentielles. A chercher à comprendre. Lui qui habituellement préférait laisser le temps faire & tout simplement vivre, se retrouvait en cet instant à fixer les cieux avec cet air pensif de ceux qui réfléchissent, & cherchent des réponses. Des réponses qui, hélas, ne venaient pas. Cet effroyable orage était trop soudain, trop étrange, pour se comprendre si aisément. Il semblait si peu naturel qu'il en était terrifiant. Qui donc aurait pu lancer tel déluge sur leur si chère forêt? Qui en avait le pouvoir? Hélas, cette question restait sans réponse, & n'avait de cesse de le perturber.
L'autre avait elle aussi posé ses yeux sur l'orage, se serrant contre le grand matou aussi fort qu'elle le pouvait. Son corps fin tremblait -les bourrasques n'étaient guère chaudes-, & elle était tendue. Son visage était le reflet de celui du mâle, la même incompréhension y était inscrite, le même trouble l'habitait, elle affichait le même air pensif. C'était comme un miroir, qui reflèterait le visage du mâle sur le sien, quoiqu'en un peu plus féminin. Un miroir affichant sur leurs deux faces ce même air sérieux qui n'y avait pas sa place, eux qui habituellement étaient si fougueux, si téméraires & heureux de vivre à chaque instant.

- J'ai peur. finit-elle par souffler.
- Je sais, Loutre, je sais. répondit-il sur le même ton.

Il enroula sa queue touffue autour du corps frêle de sa sœur jumelle, comme pour l'apaiser, & elle se détendit très légèrement. Lui aussi avait peur, c'était indéniable. Peur de cet orage, peur des conséquences, pour sa forêt, pour sa famille, peur de ce qu'il ne parvenait à comprendre. Il avait peur, comme elle, la même peur qu'elle. Et ce sérieux, c'était trop étrange, ça ne leur ressemblait pas. C'était bizarre, comme cet orage inexplicable. C'était pas naturel.

Lorsque l'appel retentit, ce fut d'un même mouvement qu'ils se levèrent, & se dirigèrent vers le camp, flanc contre flanc. Il avait gardé sa queue autour de sa sœur, & elle s'appuyait contre lui. Etait-ce plus pour mieux lutter contre les vents ou pour se rassurer mutuellement qu'ils restaient ainsi serrés? Eux-mêmes l'ignoraient, & peu importait. Ils répondirent à l'appel, partant rejoindre les chats de leur Clan au pied du Promontoire. Quelques instants après qu'ils se soient assis, dans la même position que précédemment devant le camp, un troisième félin les rejoignit, se serrant contre le flanc droit du mâle.
Sa fourrure noire avait doublé de volume, ses yeux verts écarquillés reflétaient la peur. Elle tremblait de tous ses membres. Contrairement à Loutre, elle n'avait pas osé sortir du camp pour rejoindre le matou, préférant rester à l'abri du vent dans sa tanière, roulée en boule autour de ses chatons endormis. Ce n'est que lorsque Maybe avait appelé son Clan (& aussi parce que Petit Renard s'était mis à tousser fort) qu'elle s'était décidée à les laisser seuls pour sortir affronter les bourrasques & les averses.. Mais ni son frère ni sa sœur ne lui en voudrait d'être restée à l'abri. Après tout, ce n'était plus uniquement de sa vie qu'elle devait prendre soin.
Le matou roux se pencha légèrement vers la reine sombre, lui donnant un petit coup de langue rassurant entre les oreilles. Il savait évidemment que cela ne l'apaiserait que peu, mais ses moustaches noires frémirent de gratitude face à cette tentative. S'il n'avait le pouvoir de la calmer réellement, le geste l'avait touchée. La femelle au poil de jais releva alors son visage vers le guerrier roux & la chasseuse cuivrée, son petit frère & sa petite sœur dont les regards étaient aussi troublés & inquiets que le sien. Ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre, ils ressentaient tous trois exactement la même chose, la même peur, la même incertitude..

- Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ?

A l'entente de ces mots, les trois chats dressèrent les oreilles & levèrent les yeux vers celle qui était dressée là-haut, sur le rocher.
Curieuse façon d'apaiser les esprits. Mais s'il était une chose que le matou roux avait compris avec le temps, c'était bien que Fragments Étoilés était une chatte curieuse. Elle agissait rarement comme l'on s'y attendait. A sa droite, tout contre lui, Griffe de Belette se recroquevilla un peu plus sur elle-même, comme pour se rouler à nouveau en boule, protectrice, autour de sa portée restée à la Pouponnière. Il effleura le flanc de la chatte noire du bout de sa queue touffue pour l'apaiser. Il ne dit rien, ne bougea pas plus que ce seul geste, se contentant de fixer la meneuse, attendant la suite sans prêter attention à l'incompréhension ambiante ni aux réactions entraînées par cette première phrase.

- N’ayez crainte, n’ayez peur ! Qu’est l’ombre qui dévore notre foret, qu’est l’eau qui se déverse dans nos terres ? Qu’est ce vent puissant et cette lune perdue des étoiles ?.. Que dis-je, que puis-je bien poser comme questions futiles ! Que l’ombre s’abatte, que les rivières mugissent et que le vent se lève.. ! Que les nuits dévorent terres et cieux, que le tonnerre fasse règne de terreur et que la lune tombe derrière ces nuages ! Qui sommes nous, qui sommes nous ?! Je vais vous le dire. Nous sommes les chats de ce clan ! Nous sommes ceux qui nous jouons de l’ombre, ceux qui terrassent les flots… Nous sommes ceux qui vivons au vent, ceux qui écoutent les chants.. Nous sommes la foudre, nous sommes le tonnerre ! Nous sommes le soleil et bien plus, nous sommes une éternité éphémère ; oui… Nous sommes des chats. Nous sommes les chats, les chats du tonnerre !

La voix de la chatte surplombait le vent furieux, le tonnerre tonnant. Elle-même était une tempête, fascinant tous les membres du Clan qui restaient pendus à ses paroles. Elle criait ces paroles si pleines de sens avec un charisme & une conviction qui ne pouvait que les interpeler, les frapper, les convaincre. En resterait-il qui ne seraient point convaincus à la fin de ce discours, qu'ils n'étaient point assez forts pour vaincre l'orage? Non, sans doute.
Le matou sourit. Voilà la réaction qui aurait dû être sienne. Voilà la façon dont il aurait dû agir, comme le Tanuki qu'il était. Pourquoi se poser mille questions existentielles? Carpe diem, ainsi va la vie & puis merde. Peu importe, nous vaincrons. Quelle que soit la raison de cette folie, ce qui est fait est fait, alors avançons, que peut-on faire d'autre? Les explications viendront d'elles-même un jour, alors pourquoi se prendre la tête à tenter de les trouver plus tôt? C'est ainsi ; tant pis. Pourquoi s'en préoccuper plus que de raison?

- Alors que dis-je ? Que le vent tonne, que l’ombre s’abatte, que la rivière déborde et que la foudre ébranle terres et cieux alors que la lune sombre dans un monde sans vœux ! Nous sommes les chats du tonnerre, nous sommes notre espoir, notre propre lumière ! Nous vivons ensemble, et nous avancerons ensemble ! Déjà pire nous avons vécu, déjà pire nous avons subis. La mort a frappé des années durant, la maladie nous a meurtris alors que d’autres se portaient bien. Il n’est pas temps d’avoir peur de la mort, peur de l’avenir. Nous sommes aujourd’hui et le futur est présent en un rien de temps ! Alors continuons notre chemin, restons cette flèche dorée et soudée filant dans les courants. Courants que nous choisissons de nous même, ensemble et ce à jamais ! Aujourd’hui, hier ou demain, cela ne changera jamais rien. Qui sommes nous, oui, qui sommes nous ?

Le silence était d'or au moment où tous attendaient, pendus à ses babines, le clou du spectacle, la conclusion de ce long discours encourageant, teinté de combattivité & d'espoir. Dans ce temps où nul ne pipait mot, la meneuse bondit parmi eux, quittant son Promontoire pour se ramener à la même hauteur que tous. Le guerrier qu'était Tanuki la suivit du regard, comme le firent ses deux sœurs. Non, aucun d'eux trois ne quitta Fragments Étoilés des yeux en cet instant. Loutre frémit -d'excitation?-, elle aussi retrouvait peu à peu ce qu'elle était en temps normal. Son jumeau sourit alors un peu plus. Sans même se consulter, il savait pertinemment que la même pensée les traversait tous deux en cet instant.
Dans la Peine ou la Joie, rien sur Terre ne nous vaincra. Nous sommes forts, ô combien, nous sommes Un!
L'union fait la force, dit-on. Était-ce cela que Maybe voulait mettre en évidence une fois encore, un peu plus que par ses seules paroles, en se joignant à eux au pied du grand rocher?

- Nous sommes le Clan du Tonnerre !

Ces mots brisèrent le silence, cette conclusion que tous attendaient. Alors débutèrent les réactions de tout un chacun. De nouveau, Belette, Loutre & Tanuki échangèrent un regard où perçaient les mêmes sentiments, puis ces trois paires d'yeux où la même lueur s'était rallumée se reportèrent sur le reste du Clan. Globalement tout le monde était d'accord sur le fait qu'une fois encore, comment ne point approuver ces mots prononcés par leur Chef depuis le début de ce discours? Chacun avait sa propre opinion, sa propre pensée, sa propre réaction. Mais une chose était nécessaire en cet instant, plus que jamais, c'était l'union. Qu'importent les différences qui les caractérisaient, leurs relations entre eux. Ils étaient un Clan, ils étaient comme une grande famille, ils étaient Un. Le reste on s'en foutait en cet instant.
Le cœur du matou lui semblait prêt à exploser. Il était un Tanuki. Un Tanuki du Clan, de la famille du Tonnerre. Il était la fougue, la bonne humeur. Le rêve & la paix. La joie & la combattivité. Un guerrier dévoué, prêt à tout pour les siens, pour les aider, de toute les façons possibles. Il était un Tanuki, & il appartenait, comme tous les chats autour de lui, au Tonnerre. En fait non, ils étaient le Tonnerre, tous autant qu'ils étaient. Ils étaient la force & le courage, ils étaient l'union.

- Nous sommes Un. souffla-t-il, & contre lui il sentit ses sœurs hocher la tête légèrement, mais avec un enthousiasme ressuscité par le discours de leur meneuse.






| C'est tout cacateux, mais j'ai fini par le faire quand même, ce RP.. Écrire me manquait x) |

_________________


Dernière édition par Belle de Nuit le Mer 17 Oct - 23:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nuage d'Érable
P'tit nouveau.
P'tit nouveau.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 133
Age : 19
Date d'inscription : 18/07/2012


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Mer 17 Oct - 15:48



Le jour se levait. Mais pouvait-on appeler cela le jour ? C'est vrai, il faisait plus clair que la nuit. Mais la différence n'était pas flagrante. On aurait pu demander à un chat mal voyant, il n'aurait vu que des ressemblances. Le vent, rentrait dans la tanière des apprentis sans frapper. Frigorifiant la plus part des chats se trouvant sur son passage. Le bonheur. La joie. Tout ces sentiments n'étaient plus présent dans le cœur des félins. Mais moi. Je ne voulais pas mourir. Pourquoi cela ? Malgré tout ce que j'endurais en ce moment. J'avais tant de chose à faire. Tant de choses que je n'avais pas encore fait. Vivre... Devenir guerrière. Avoir des chatons. Un apprenti. Et après cela. Seulement. J'accepterais de rejoindre le Clan des Étoiles pour revivre tout cela, mais dans un monde parallèle.



Au dessus de moi, les branches craquèrent. Me recroquevillant encore un peu plus sur moi même, je baissais les oreilles. Je préférais alors affronter le froid. Je me levais donc. Je me regardais un instant. Les paroles d'un jeune apprenti me revinrent soudain en tête « Toi ? Apprentie ? Va plutôt t'occuper des puces des anciens, tu seras jamais une guerrière ». Elle m'avait touché au cœur. Comme une idiote, je n'avais rien répondu. Je préférais me taire. Excepter avec mon mentor. Ce si gentil mentor qui m'acceptait tel que j'étais. Lui non plus je ne voulais pas le perdre. Tout ces chats. Que j'aimais. Ils s'étaient fait une place dans mon cœur. Mais je me rendais compte que j'aurais mieux fait de ne pas m'attacher. Car la séparation est toujours plus dur... Ne pas aimer. Ne pas apprécier. Il est vrai que la vie serait plus facile si on avait pas à se soucier des autres. Mais que ferait-on sans compassion ? Sans amitié ? Sans amour ? Même le chat le plus seul du monde ne me contre-dirait pas. Car les ennemis sont une chose, mais les amis, en sont aussi une.




Mes pattes rentrèrent en contact avec le sol. La terre froide. N'étais plus aussi froide. L'habitude sûrement. Le vent. Ne me claquait plus tel une tornade. L'herbe. Seiche et givrer. Craqueler sous mes pattes. Quant aux chats m'entourant. Ils avaient toujours l'air aussi triste. Même les arbres. Toujours si grand et verdoyant. Paraissait aujourd'hui abattu et gris. Tout comme les nuages. On avait l'impression qu'à chaque instant, ces boules d'ombre laisserait leur colère et leur méprit se déversait sur nous. Quand on tondait l'oreille. On pouvait mettre entendre la plainte aigu et longue du tonnerre. Des éclaires. Un fil lumineux dans le ciel. Mais qui terrifiait plus d'un chat. Le ciel. Avait l'ai mort. Il se laissait aller. S'unifier au couleur des nuages, et me faisait perdre tout espoir. Pourrait-on un jour revoir des couleur bleus, vert ? Pourrait-on un jour revoir des sourires, des rires ?...




Une voix à côté de moi. Je tournais la tête. J'étais sûr d'avoir entendu quelques choses. Pourtant, rien. Pas un chat. La plus part s'occuper du camp. D'autre, les plus courageux. Étaient partie chasser. La force. Présente dans ces chats, étaient d'un grand secoure au Clan. Qui d'après moi. Faiblissait un peu plus chaque jour. L'ombre. La nuit. Rendait toute joie impossible. Et détruisait moralement, plus d'un félin. J'en faisais sûrement partie. Les plus dur. Les moins agréable. Changeaient peu à peu. Chaque jour, les membres du Clan paraissaient un peu plus soudée. Lier. Le travail en équipe était devenu presque une habitude chez les apprentis. Quant au guerriers. La plus part que je connaissais étaient gentil. Au sens agréable. La majorité du Clan aurait pu offrir sa vie si nécessaire. Uni. Voilà ce que l'on était.




Le cri de Fragments Étoilés se fondit dans le rugissement du vent. Pourtant. Tout le monde ou presque le perçut.




Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ? N’ayez crainte, n’ayez peur ! Qu’est l’ombre qui dévore notre foret, qu’est l’eau qui se déverse dans nos terres ? Qu’est ce vent puissant et cette lune perdue des étoiles ?...
Ne pas avoir peur ? Comment ne pourrait-on pas avoir peur ? A tout moment. Un instant d’inattention. Et l'on pouvait mourir. Mourir pour quoi ? Pour quelques choses dont on ignorait la source. Je ne savais même pas pourquoi est-ce que « les étoiles » nous on voulait tant. Notre Chef reprit alors :
Que dis-je, que puis-je bien poser comme questions futiles ! Que l’ombre s’abatte, que les rivières mugissent et que le vent se lève.. ! Que les nuits dévorent terres et cieux, que le tonnerre fasse règne de terreur et que la lune tombe derrière ces nuages ! Qui sommes nous, qui sommes nous ?! Je vais vous le dire. Nous sommes les chats de ce clan ! Nous sommes ceux qui nous jouons de l’ombre, ceux qui terrassent les flots… Nous sommes ceux qui vivons au vent, ceux qui écoutent les chants.. Nous sommes la foudre, nous sommes le tonnerre ! Nous sommes le soleil et bien plus, nous sommes une éternité éphémère ; oui… Nous sommes des chats. Nous sommes les chats, les chats du tonnerre !
Je souris. Ce que je n'avais pas fait depuis assez longtemps. Un sourire de joie. Mais de peur. De force. Mais de faiblesse. Je savais. Je savais que notre Clan était fort. Tout comme ses membres. Je ne devais pas le déshonoré. Je devais, moi Nuage d’Érable, continuait de lutter. Ne pas se laisser abattre. Continuer de se battre. Ne pas tomber sur ce chemin remplit de piège. Continuer d'avancer. Il fallait que je rende mon Clan fière. Je n'étais pas qu'une simple apprentie. Non. J'étais bien plus. Je faisais partie du Clan du Tonnerre. Un Clan de solidarité.
Alors que dis-je ? Que le vent tonne, que l’ombre s’abatte, que la rivière déborde et que la foudre ébranle terres et cieux alors que la lune sombre dans un monde sans vœux ! Nous sommes les chats du tonnerre, nous sommes notre espoir, notre propre lumière ! Nous vivons ensemble, et nous avancerons ensemble ! Déjà pire nous avons vécu, déjà pire nous avons subis. La mort a frappé des années durant, la maladie nous a meurtris alors que d’autres se portaient bien. Il n’est pas temps d’avoir peur de la mort, peur de l’avenir. Nous sommes aujourd’hui et le futur est présent en un rien de temps ! Alors continuons notre chemin, restons cette flèche dorée et soudée filant dans les courants. Courants que nous choisissons de nous même, ensemble et ce à jamais ! Aujourd’hui, hier ou demain, cela ne changera jamais rien. Qui sommes nous, oui, qui sommes nous ?
Un grand silence se fit. Pourtant. On pouvait entendre leur réponse dans nos esprits. Les réponses d'un Clan. Les réponses de notre Clan. Car on est, et on restera toujours une famille. Une famille unie. Ensemble en ne faisait plus qu'un. Ensemble. On pouvait combattre Vent. Eau. Nuit. Et mauvais temps. Car, soudé. On pouvait survivre. Dans un hurlement Fragments Étoilés cria :
Nous sommes le clan du tonnerre !


Je fermais les yeux un instant. Je mettais la tête en l'air. Dans un souffle qui se perdit dans le vent, je murmurais :

Ensemble on y arrivera....



Spoiler:
 


_________________
Chef d’œuvre de Moustache Vanille ♥


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Souffle de Givre
Intéressé-e.
Intéressé-e.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 549
Age : 26
Date d'inscription : 03/05/2011


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Jeu 18 Oct - 0:57

PETITE N.O.I.X.

Perdue dans un demi sommeil, la petite chatte tressautait. Elle courait dans son sommeil, agitée de spasmes de plus en plus puissants. Un bruit sourd de tonnerre la fit sursauter, se redresser, les yeux ouverts mais absents pour finir par tituber et s’allonger de nouveau. Elle pris conscience que sa tête lourde est vraiment bien mieux sur le sol moelleux de sa litière, entouré de la chaleur de ses frères et sœurs. Oui. Elle allait la garder ici. Qu’est ce qu’elle avait sommeil ! Dans ce qui semblait être une autre dimension, elle sentait s’agiter le vent, sifflant de plus en plus fort et la pluie…la pluie devenait plus puissante. Mais cette même pluie la berçait. Oui, quel bruit répétitif, doux et fort, exactement ce dont Petite Noix avait besoin pour repartir dans l’inconscience et dans les rêves de chasse. Ses moustaches s’agitaient doucement quand un coup de tonnerre plus puissant fit se dresser la petite, le poil hérissé, la terreur se lisant dans ses yeux. Le cœur battant à tout rompre et semblant vouloir sortir de sa poitrine, elle regarda autour d’elle. Ses frères ne semblaient nullement altérés par le bruit, cependant l’un d’entre eux, Petit Renard, commençait à tousser légèrement. Un nouveau coup de tonnerre fut suivit d’une bourrasque dont le sifflement terrifia Petite Noix. Reculant, le dos rond, la queue touffue, elle se blottie contre la fourrure maternelle. L’odeur apaisante de celle ci sembla la calmer et un coup de langue affectueux sur la tête, l’ébouriffant quelque peu, termina de la rassurer.
Un éclair. Aussi rapidement que possible, le chaton enfoui sa tête dans la fourrure de Griffe de Belette, pressant ses oreilles contre son flanc pour ne pas entendre le bruit fracassant qui suivit. Elle l’entendit tout de même, mais elle eut moins peur. Était-ce du à la présence de sa mère ? Celle ci lui lécha une nouvelle fois la tête et le dos pour aplatir ses poils hérissés ; puis elle se pencha vers Petit Renard qui toussait vraiment de plus en plus fort et de plus en plus fréquemment… La Reine semblait soucieuse et donna un petit coup de museau au petit, qui laissa échapper un miaulement faible et pitoyable.

Les ombres bougeaient. Petite Noix en était certaine, elles allaient venir la dévorer en prenant une forme terrifiante ! Une larme coula, suivit d’un miaulement qui se voulait encore plus pitoyable que celui de son frère, pour attirer l’attention de leur mère. Celle ci se détacha de Petit Renard pour rassurer une nouvelle fois la petite chatte et entreprit ensuite de la déplacer dans le fond de la pouponnière, où elle ne pourrait plus voir les ombres des arbres la menacer, prenant les formes les plus horribles qui soient sous le joug impétueux du vent. Boudeuse et énervée par la toux incessante de son frère, Petite Noix se recoucha en rond, les oreilles couchées. Elle ferma les yeux très fort, espérant que tout cela allait disparaître très bientôt. Sans même s’en rendre compte, la petite s’endormie, cette fois très profondément, aucun coup de tonnerre ne vint troubler son sommeil.

« Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ? »

Pendant qu’elle dormait, elle n’entendit ni ne vit sa mère s’agiter au dessus de Petit Renard. Il avait l’air fiévreux et ses bronches semblaient sérieusement atteintes. Sans le réveiller, Griffe de Belette le changea de position pour diminuer la toux, ce qui se révéla totalement inefficace. De dépit, elle se leva doucement et enjamba ses petits vers la sortie de la Pouponnière. Avant de sortir, elle leur jeta un dernier regard. La fatigue omniprésente laissant entrevoir une inquiétude certaine. Son beau visage sombre semblait crouler sous le poids du devoir : être mère. La mise bas de cinq petits avait été éprouvante, et depuis ce jour elle n’avait de cesse de s’occuper d’eux, si bien qu’elle ne trouvait pas de repos. Puis, détournant les yeux, elle sortie en direction du Promontoire répondre à l’appel de la meneuse.

Les cinq petits dormaient à poings fermés. Le tonnerre semblait avoir pitié d’eux. Les rêves emplissaient leurs esprits, leurs cerveaux se développaient, se restauraient tandis que la pluie faisait rage. Son tambourinement couvrait même les paroles du Chef du Clan, les petits n’entendaient, dans cette dimension, que la pluie. Petite Noix rêvait qu’elle chassait un petit campagnol dodu. Petit Renard, lui, rêvait qu’il toussait. Encore et encore. Mais cela ne le réveillait pas. Ce fut donc impossible pour les chatons de guère plus d’une lune et demi de s’apercevoir qu’un des branchages permettant l’étanchéité de l’Antre ait été déplacé légèrement par une bourrasque. Cette toute petite ouverture permettait non seulement à la pluie de pénétrer, mais également de l’agrandir de plus en plus. Lentement, mais surement l’eau s’accumulait dans la Pouponnière. A force des Reines et des chatons qui s’allongeaient toujours au même endroit et toujours dans la même position, l’emplacement de la portée de Griffe de Belette commençait à avoir la forme d’une cuvette, légèrement creusée dans le sol dur. Le trou des branchages s’agrandissait peu à peu, permettant à la pluie de tomber dans la tanière. Rapidement, les petits de Griffe de Belette baignaient dans quelques petits centimètres d’eau, mais cela ne les réveilla pas. S’étant endormis avec le tonnerre, le vent et la pluie, ce n’était pas l’eau chaude du ciel qui allait troubler leur sommeil de chaton. Petite Souris, la plus petite, fut la première à suffoquer. Elle s’était endormie au milieu de la « cuvette », là où il y avait le plus d’eau. En trois respirations ses petits poumons étaient remplis d’eau et la petite boule de poil sombre accéda à un nouveau sommeil, sans rêve. Petit Corbeau était allongé près de sa sœur et la rejoignit quelques secondes après. L’autre femelle, Petite Aile dormait sur le ventre, près de Petit Renard. Elle suffoqua et toussa en cœur avec son frère, elle sembla se réveiller, son regard paraissait paniqué, mais en voulant se lever elle trébucha et heurta sa tête violemment sur celle de son frère, ce qui l’assomma. L’eau termina son œuvre, la noyant dans son inconscience.

L’eau montait. Là où elle se trouvait, Petite Noix était plus en hauteur que ses frères mais déjà, l’eau semblait atteindre son dos. Contrairement à ses frères, le contact avec la substance humide la réveilla en sursaut. Son cœur battait la chamade, mais elle se calma au bout de quelques secondes. « C’est seulement de l’eau ». Elle remarqua que sa mère s’était absentée, surement partie chercher un remède pour la toux de Petit Renard, comme quand Petite Souris avait la fièvre ou elle même une toux embêtante. C’était le quotidien des chatons nés peu avant la mauvaise saison. Elle se leva et s’écarta de l’eau. Elle ignorait pourquoi c’était mouillé maintenant ici, mais elle n’aimait pas du tout, mais alors pas du tout l’eau. Puis, le silence la frappa. Petit Renard ne toussait plus ! Quelle bonne nouvelle ! Maman n’avait alors pas besoin de s’absenter, elle pourrait revenir avec eux pour leur tenir chaud ! Toute contente, Petite Noix décida d’aller la prévenir, même si pour cela il fallait braver la pluie – après tout sa mère serait là pour la sécher. Évidemment, elle ignorait que Petit Renard ne toussait plus, car il ne respirait plus. Toute guillerette, la petite tachetée esquiva les goutes et sortie de la Pouponnière, cherchant sa mère du regard. Ceci n’était pas facile, à cause de la pluie premièrement, qui faisait une sorte de barrage visuel, puis parce qu’il y avait énormément de chats rassemblés au milieu du Camp. En haussant un sourcil, Petite Noix se demanda ce que diable ils faisaient là par un temps pareil. Ils espéraient finir tout mouillés ? Les Guerriers étaient parfois bizarres, elle le savait depuis longtemps, mais ça, elle ne le disait pas à sa mère sinon elle se faisait disputer. Et elle n’aimait pas se faire disputer, ah ça non ! Du haut de ses deux brèves lunes, elle se mis à trottiner vers le rassemblement suivant une direction plus qu’aléatoire. C’est puissant le vent. Une grande chatte aux yeux brillants parlait du haut d’un rocher. Elle parlait fort. Petite Noix rabaissa ses oreilles pour ne pas, selon elle « devenir sourde ». Elle regardait le visage des chats qui semblaient écouter la puissante Guerrière. Ils semblaient désespérés mais à la fois contents. La petite ne comprenait pas vraiment ce que cela voulait dire, donc elle continua son chemin, sans prêter attention aux paroles criées pour retentir au dessus des bourrasques et de la pluie.

Elle finit par trouver sa mère à côté de son Oncle et de sa Tante. Ces deux derniers s’occupaient beaucoup de la portée de Griffe de Belette, ils jouaient avec eux même tard le soir, et ce sont eux aussi qui les gardaient quand leur mère allait se dégourdir les pattes. La Reine paraissait éreintée. Cependant, Rêve du Tanuki, son oncle murmura quelque chose d’inaudible pour Petite Noix, mais qui sembla redonner le sourire aux deux femelles. Le chaton se dit que c’était alors le bon moment d’annoncer à sa mère que Petit Renard ne toussait plus, cela la rendrait encore plus heureuse. Elle s’avança jusqu’à ce que sa mère lui porte attention. Celle ci fut grandement surprise de la trouver ici. Elle marmonna quelque chose à propos du risque de maladie mais Petite Noix lui coupa la parole en sautillant joyeusement, attirant l’attention de quelques Guerriers.

« Mais Maman, c’est super chouette, Petit Renard ne tousse plus !! Je me suis réveillée à cause de la pluie et il ne toussait plus, il dormait bien tranquillement….»

Puis elle vit le regard des autres Guerriers, lui faisant bien sentir que sa place n’était pas ici, surement pas pour interrompre une réunion du Clan aussi importante. Prenant conscience du silence qui régnait, elle se recroquevilla et chercha la soutien dans le regard de sa tante.

« Mais… pardon mais c’est vrai, c’est bien quand même… ils dorment bien… même si ils dorment sous l’eau ils ont l’air bien… et puis Petit Renard ne tousse plus et…. »


_________________


Spoiler:
 

Spoiler:
 


Merci Nuage de Braise !!!
Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Étoile Sombre
Modo Patatoïde Affectueuse.
Modo Patatoïde Affectueuse.
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1922
Age : 24
Date d'inscription : 26/07/2012


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Ven 19 Oct - 1:05

**SOMBRE NUIT**

Au fin fond d'une forêt secouée par un vent rageur, sous un couvert sombre de nuages meurtriers aux teintes multicolores, aux teintes grises et noires et rouge sang, un chat avance. À chaque pas, il trébuche et tombe. À chaque pas, il s'affaisse de tout son long pour crever entre les fougères qui pendouillent, sans vie. À chaque pas, il s'arrête pour ne plus jamais continuer. À chaque pas, oui, il crève entre des ombres, des arbres peints de pénombre aux gueules grandes ouvertes, prêtes à l'avaler. Chaque fois qu'une patte se pose en avant d'une autre, le ciel lui tombe sur la tête et lui casse la colonne vertébrale. À chaque décimètre parcouru, ses poumons se vident de tout air pour ne plus jamais se remplir. Ce chat avance, pourtant sans contrainte. Sur ses épaules musculeuses pèse par contre le poids de l'univers. Et à chaque pas, il pense devoir mourir pour arrêter cette souffrance invisible et insupportable. Sa queue pend dans la poussière et s'écorche dans les épines, lui pour qui l'apparence est maître. Sa fourrure noire colle à sa peau, grasse, induise d'une peur pâteuse qui s'infiltre au plus profond de sa chair. Cette peur qui imbibe l'air, la rendant lourde, irrespirable. Chaque goulée d'air le vide de son oxygène. Le matou cherche son souffle, mais cette peur fige les parois de ses organes respiratoires qui se remplissent de cette angoisse gluante. Le chat avance, comme un mort vivant. Mais il avance.

Autour de lui les mêmes chats. Tous pareils à lui. Brisés par la peur. Puant la terreur. Ces mêmes chats aux échines cassées en mille morceaux sous le poids du ciel abandonné des Étoiles. Des chats sans maîtres, ni guides, ces chats qui avancent dans le noir de la forêt dont la vie a été aspirée. Tous ensemble, comme un seul chat, ils pénètrent dans leur Camp, méconnaissable sous cette lumière apocalyptique. Dans un silence assourdissant, ils se dirigent en traînant les pattes jusqu'au Promontoire. Parmi eux, le chat noir, devenu invisible dans cette pénombre et indissociable des autres par cette tragédie, fixe le rocher avec une haine qui bouille en lui comme un jus toxique. Il voudrait le voir brûler, comme le reste de tous ses espoirs. Comme le Promontoire lui semble mal placé devant lui, en pointant le ciel. Il est assis là, plus haut que tous, que tous ses chats qui rapetissent à vue d'oeil. Il les regarde de ses yeux amusés. Que peut-il bien en faire lui, de ce Clan au bord de la folie et du désespoir? N'est-il pas complice de ces protecteurs disparus? N'est-il pas, lui aussi, un membre de cette conspiration visant la destruction de ces chats, attendant ici à ses pieds? Le mâle au pelage sombre sent la nausée l'envahir et un goût de bile lui monter dans la gorge. La colère fait s'agiter frénétiquement ses pattes sur elles-même. Leur ballet incessant ne fait qu’alimenter la frustration, provocant une réaction en chaîne dans son tout corps. Sa respiration qui s'accélère devant ses soubresauts, ses yeux se plissant pour mieux admirer leur spectacle. Sa robe mi-longue s'hérisse, traversée d'un frisson glacé. Autour de lui, le Camp passe du gris au rouge. Le chat veut du sang, il veut la mort.

Sombre Nuit, parmi les siens, veut la mort. Ses parents célestes viennent de l'abandonner, et ce, peut-être pour toujours. Il ne pense pas aux êtres aimés qui ont rejoint le ciel et qui ont toujours veillé sur lui. Il a oublié Griffe de Ronce, son ancien mentor, confident et meilleur ami. Il a oublié les derniers sourires plein d'espoir de sa défunte mère. L'espoir. Qu'en ferait-il à présent? Il est envahit par le doute et la colère. Il n'a jamais manqué une prière, jamais enfreint leur code de conduite à la noix. Pourtant, il a si souvent voulu le faire. Ces règles qui allaient contre sa nature même. Qui faisaient de lui un guerrier et non un pacificateur. Le matou serre les crocs, luttant contre son estomac qui se renverse pour ne pas vomir. Un goût âcre emplit sa gueule et colle à son palais. Il aimerait mordre, mordre des esprits aux corps lunaires. Il aimerait enfoncer ses griffes dans ces Étoiles disparues, là-haut dans le ciel bas, qui frôle la terre dans un baiser glacé. Son désir le plus cher est de voir leur sang argenté se déverser sur la forêt. La vengeance. Pourtant, le pauvre guerrier n’a encore rien vu de la colère de ses dieux fous. Il ignore les souffrances qu’il devra vivre dans les jours, les semaines, les lunes à venir. Sa colère se concentre dans une autre sphère de lui-même. Sa foi se trouve à présent bafouée, lui qui fut un brillant disciple à leurs enseignements. Le chat au pelage de la nuit se sent trahi au plus profond de son être. Sa rage le cloue sur place dans la douleur la plus totale. Ses muscles semblent sur le point de glisser sur ses os et s’affaler par terre dans une marre de sang. Si Sombre Nuit savait pleurer, alors il ne pourrait plus s’arrêter à présent.

Alors que sa douleur menace de le submerger, une ombre se hisse au-dessus de ce rocher. Ses pattes tremblent, mais elle se tient bien droite. Sombre Nuit redresse la tête pour mieux la discerner dans cette pénombre collante. Il s’agit de leur meneuse, Fragments Étoilés. Ainsi prostrée sur le grand rocher, elle a l’air si frêle, si menue, que le guerrier sent son cœur se serrer de désarroi. La colère laisse place à un désespoir infini. Comment le Clan du Tonnerre pourra-t-il survivre à l’absence de leurs guides spirituels? Le mâle au pelage noir fixe la chatte qui semble réfléchir sur les mots à prononcer. Il repense alors à toutes ces fois où il s’est imaginé Chef des siens. Comme un meneur prêt à tout sacrifier pour sa tribu. Jamais rien au monde n’aurait pu le préparer à une pareille nuit. Au contraire. Le matou n’aurait jamais eu la force de s’adresser aux siens alors que la peur et la colère l’étreignait lui-même, menaçant de le faire suffoquer. Solennel, Sombre restait silencieux, cherchant le regard de Fragments Étoilés. Tel un chat assoiffé, il désirait s’abreuver à même la force de la chatte. Car sous ses yeux, le cristallin que formait d’abord la chatte au pelage poussiéreux se transforma en un papillon aux ailes couleur de feu. Son regard changea du tout au tout alors que sa voix se mit à se répercuter dans tout le Camp, bravant la pluie battante et le Tonnerre qui grondait. Le guerrier en resta bouche bée et transi. Une aura blanchâtre s’était formée autour de la meneuse alors que sa voix rauque s’insinuait lentement en lui. Jamais Sombre Nuit ne l’avait trouvé aussi belle, aussi puissante et inspirante.

D’une oreille de guerrier expérimenté, et de l’autre, de chaton apeuré, le mâle noir écouta chaque mot comme s’il s’agissait des derniers. Chaque syllabe, chaque consonne prenait un sens profond au plus profond de son âme. À la fin de ce discours, le matou resta un long moment sans bouger. Il prenait enfin conscience que toute colère ne servirait à rien. Comment combattre un élément invisible? Comment combattre un élément intérieur et profond comme la foi qui fait battre un cœur? Sa blessure mettrait du temps à cicatriser, et se remettrait probablement à saigner prochainement. Mais pour le moment, il allait falloir vivre avec la douleur. Vivre. Finit de crever à chaque pas. Sombre Nuit se remit sur ses pattes, abandonnant son engourdissement de mort-vivant, pour jeter des regards autour de lui. Sur ces chats qui l’avaient accompagné toute leur vie dans cette grande aventure. Le matou passa en revue chacun de ces visages, les uns après les autres, pouvant enfin discerner leurs visages malgré le pénombre. Rose Sauvage, sa bien-aimée sœur, sa seule famille et plus grande confidente. Rêve de Tanuki, son meilleur ami, un frère ou presque, avec qui il avait grandit. Nuage d’Érable, ce petit être qu’il formait et qui lui apportait tant sans même s’en rendre compte. Griffe Lunaire, sa complice et bonne amie dans son originalité. Griffe de Belette, une chatte qu’il appréciait grandement et qu’il voyait d’un nouvel œil depuis la naissance de leurs chatons. Prêle des Champs, sa fière lieutenante. Et Fragments Étoilés, droite comme un arbre, forte comme les plus grands rochers. Sombre Nuit se promit de mourir pour ces êtres chers s’il le devait un jour.

Le cœur battant, le guerrier enfonça ses griffes dans la terre afin de mieux ressentir sa présence sur cette terre. Il n’était pas encore mort. «Venez donc me chercher, pour voir,» pensa-t-il en jetant un air de défi au ciel. «Il n’y a pas de chat plus fort que celui-ci qui se donne, corps et âme, pour les siens. Je déplacerai montagnes et fleuves s’il le fallait! Et surtout, l’Ombre, le Vent et la Rivière ne m’effraient pas,». Revigoré par les paroles de sa chef, Sombre Nuit se lève et marche en direction du Promontoire. D’un geste empli de sens, il pose le museau contre la pierre grise aux pieds de Fragments Étoiles. Le chat noir ferme les yeux un moment, savourant l’énergie de la meneuse qui passait à travers lui par le Promontoire.

-Unis et forts, déclara-t-il assez fort pour que les chats l’entourant puisse l’entende.

Malgré tout, son message ne leur était pas destiné. Tel un cri de défi, il s’adressait au Clan traître des cieux.

_________________
Étoile Sombre:
 

Torrent de Foudre:
 

Songe de Brume:
 

Nuage d'Oiseaux:
 

Foi:
 

Nuage de Ronces:
 

Petite Étincelle:
 

Gardien des Flammes:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ruse du Renard
Admin.
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1574
Age : 21
Date d'inscription : 24/08/2009


Mes personnages
Description:

MessageSujet: Re: EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •   Mar 23 Oct - 22:00

Nuage du Renard

Entends-tu ce grondement ? C'est le début de la fin...
L'Apocalypse

Il fait sombre.
Pourquoi le ciel est-il noir ? Pourquoi la forêt est-elle si calme et agitée à la fois ? Pourquoi le clan est-il rassemblé ? J'ai peur. Mais je dois me montrer brave. Pour moi-même, pour ma mère, pour mon clan. Je perçois également leur angoisse et leur doute. Et cela m'effraie encore davantage. La voute céleste est noire, toute noire. Je frisonne. Cela me rappelle la mort de ma sœur. Ce jour là aussi le tonnerre gronda, la toison se voila, les arbres grincèrent d'horreur, le gibier se cacha. Je sais que nous traversons une ère de changement. Mais je n'arrive tout simplement pas à comprendre pourquoi. C'est ça la fin ? L'apocalypse. C'est ce que dise les guerriers. J'ai six lunes et pourtant, tout m'échappe, j'ai besoin d'explications, j'ai besoin de savoir. Assis près de la tanière où je dors depuis maintenant quelques semaines, je scrute l'horizon. C'est sombre, obscure, comme si nous traversions un tunnel, mais que la lumière n'apparaissait jamais au bout. Comme si nous n'allions jamais en sortir de ce tunnel si sinistre et inquiétant. Mon poil est hérissé : je hais cette atmosphère pesante et lugubre. Je voudrais courir, partir loin et retrouver le soleil, la joie, le bonheur. Ou m'endormir. Je suis bien quand je dors, mes rêves n'appartiennent qu'à moi, moi seul peut décider de ce qu'il advient. Dans mon monde, le ciel est d'un bleu azur magnifique, l'air des bois est agréable, la brise souffle délicatement dans ma fourrure quand je chasse une dizaine de souris chaque jour pour mon clan. Mais la réalité est tout autre. Je me sens insignifiant quand je lève mon museau vers les cieux et que je le vois s'assombrir chaque minute un peu plus. Il faut avoir la foi... mais en quoi ? en qui ?

Car ils nous ont abandonné.
J'en suis persuadé. Il avait pour devoir de nous protéger, de veiller sur le clan du Tonnerre et c'est la forêt tout entière qu'ils ont trahis. Ma réaction de chaton pourrait paraître bien trop catégorique aux yeux d'un ancien expérimenté. Mais j'ai raison. Je le sais. Je n'ai plus confiance en eux. Une bourrasque de vent balaya l'enceinte du clan, et j'entendis les miaulements plaintifs des chatons qui, dans leur pouponnière, se demandent ce qui peut bien se passer au dehors. Je suis un apprenti, mais au fond de moi je meurs d'envie de les rejoindre, et de me blottir contre ma mère et de tout oublier. Enfin, je ne sais pas ce qui est pire : savoir ou rester dans l'ignorance. En vérité, je suis à mi - chemin entre les deux. Je sais que l'heure est grave, ou du moins j'en ai l'impression, je sais que je devrais me battre, contre qui en revanche je l'ignore, mais je ne saurais dire une fois de plus pourquoi. Pourquoi le clan du Tonnerre, pourquoi nous ? Qu'avons - nous fait de si terrible pour mériter cela ? J'ai beaucoup trop de questions qui demeurent sans réponse. Mon esprit est tourmenté, et même si nous sommes tous dans la même situation, je me sens seul. Incroyablement seul.

« Entendez vous ce vent, entendez vous cette furie ?... Ressentez vous la peur ?

En un instant, une masse de chat s'était formée autour du promontoire. Je n'osai bouger, la peur me nouant les entrailles. Un silence lourd s’empara de l'assemblée. J'avais l'impression que bouger la moindre parcelle de mon corps deviendrait un crime, de toute façon j'en étais incapable. L'assistance n'avait désormais d'yeux que pour notre meneuse qui se dressait sur le grand rocher. Moi, ça ne me rassura nullement. Je n'avais d'ailleurs pas tout à fait compris le sens de ses paroles. Mais je sentis la tension qui pesait sur nous tous. Ma gorge était sèche et mon sang comme glacé. J'étais pétrifié. Et je ne savais même pas pourquoi. L'auditoire sembla se re-concentrer quand Fragments Étoilés enchaîna :

« N’ayez crainte, n’ayez peur ! Qu’est l’ombre qui dévore notre foret, qu’est l’eau qui se déverse dans nos terres ? Qu’est ce vent puissant et cette lune perdue des étoiles ?..

Ce n'était que des paroles. Qui ne me rassurèrent guère. Mais je sentais qu'il fallait lui faire confiance, que nous pouvions lui faire confiance. Maintenant encore plus qu'avant. Nous le devions. Le temps sembla ne plus avoir d'emprise sur le camp, il était comme en suspension. En fait, depuis le premier grondement de tonnerre, je me sens comme projeté dans une autre dimension. Et j'espère au plus profond à chaque instant qu'il me suffira de fermer très fort les yeux et de les rouvrir pour être de nouveau chez moi, au calme. Ah non. Ça ne marche toujours pas. Et il en sera de même à chaque fois que je ré-essayerais. Déglutissant, je tentai de me convaincre que ce n'était rien. Je portai toute mon attention sur notre cheffe, me persuadant que ces paroles étaient vraies, qu'elles me redonneraient du courage.

« Que dis-je, que puis-je bien poser comme questions futiles ! Que l’ombre s’abatte, que les rivières mugissent et que le vent se lève.. ! Que les nuits dévorent terres et cieux, que le tonnerre fasse règne de terreur et que la lune tombe derrière ces nuages ! Qui sommes nous, qui sommes nous ?!

Ce discours fut comme un cri, comme un déchirement qui brisa le silence. Je frissonnai. Mais cette fois, je sentis une lueur d'espoir. La volonté revenait, je le sentais. Ce n'était pas mon imagination. Nous ne pouvons abdiquer, nous ne devons pas nous résoudre à abandonner. Que ce soit seul, avec ou sans l'aide du clan des Étoiles, nous ne serons jamais battus. Même si les éléments se déchainaient, que la forêt se retournait contre nous, nous nous tiendrons toujours debout, criant haut et fort qui nous sommes. Je n'entendais désormais plus du tout le vent qui sifflait dans mes oreilles, seul le silence et la voix de Fragments Étoilés résonnaient dans ma tête. Au fond de moi, je pensais que j'étais encore si facile à convaincre, quand il s'agit de sujets importants. Je sentais les guerriers sceptiques autour de moi. Mais j'avais confiance, j'essayais. Il ne s'agissait pas ici de rester buté sur ses opinions pour prouver qu'on a raison à tout prix, mais se rassurer. Oui, je ne suis qu'un jeune apprenti, mais je suis intiment persuadé que je compte et que si j'ai la foi, d'autres l'auront. Une lueur de combattivité s'illumina dans mon regard. Je n'étais pas brisé, je ne l'avais jamais été. J'avais seulement peur. Comme tout le monde. L'Apocalypse, quoi que ce soit, ne tuerait pas notre clan.

« Nous sommes le clan du tonnerre !

Un cri d'espoir. Je le ressentis ainsi. Ce n'était que le début, le début de la fin. La peur ne me quittait cependant pas, mais je savais que tout redeviendrait normal. Un jour peut être. Il le fallait. Je me levai, comme brusquement sorti de ma torpeur, la queue haute, les oreilles dressées et pointées vers l'avant. Courage et Loyauté. Ne jamais oublier cela, l'essence même du clan du Tonnerre, ce pourquoi nous sommes réputés. Je sais que parfois je serai tétanisé devant l'inconnu, devant le déchaînement de la nature, mais je n'oublierai jamais qui je suis : Un chat du Tonnerre, un chat courageux et loyal. Je repris haut et fort, tout en rougissant légèrement, les paroles de Sombre Nuit.

« Unis et forts, et ajouta, quoi qu'il arrive, d'une voix plus faible.

Bien qu'une part de moi restait incertain devant l'avenir, je pouvais affirmer que, ceux en qui j'avais foi désormais c'était mon clan. Je n'éprouvais pas de la haine pour le clan des Étoiles, non, mes sentiments n'étaient pas aussi fort, mais jamais plus dans une situation critique je n'implorerai leur aide. Non, je compterai uniquement sur mon clan. Pour re-gagner ma confiance, le clan des Étoiles devra se racheter, ils peuvent en être surs -bien que l'avis d'un jeune apprenti ne doit pas avoir beaucoup d'impact et d'importance-. Silencieusement, je levai ma truffe vers la toison argenté, et prononça discrètement ces paroles. * Tache de Lion, papa, je sais que vous nous regardez. J'espère que vous, vous ne nous avez pas tourner le dos et que l'ensemble de nos défunts changera très bientôt d'avis et que vous serez présent pour les convaincre. Je vous le demande de tout mon cœur. * Je savais éperdument qu'il était impossible pour un novice de communiquer avec le clan des Étoiles. Mais je priai pour qu'eux deux, au moins, entendent et écoutent ma demande. Je saurai qu'ils m'ont définitivement abandonné si l'Apocalypse empire et persiste. Je resterai cependant solidaire. Attaché, unis pour et avec mon clan.


_________________

Plume de Cardinal

Esprit Ensanglanté

Patte d'Epice

Nuage du Renard

Esprit Nébuleux

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
EVENT • Promesses. •• EVENT TONNERRE SUJET ONE •
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
« Il n'y a que toi, il n'y a toujours eu que toi. » :: JEU. :: Clan du Tonnerre :: Camp :: Promontoire-
Sauter vers: